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« L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. »

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MessageSujet: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 1:36

FBI Confidential File n°00328 600 01

VASSILIEV, Nika feat. Eva Green


Identity card ; State of Virginia



200*320100*100

▌N° D'IDENTIFICATION; 00328 600 01

▌SEXE; féminin masculin
▌NOM; Vassiliev
▌PRENOM(S); Nika
▌ÂGE; 28 ans
▌DATE; Le vendredi 15 Janvier 1983 à 7:00
▌LIEU; Volgograd (Russia)
▌NATIONALITE; Américaine et Russe.
▌STATUT CIVIL; Fiancée à Nolan Baker
▌EMPLOI; Journaliste pour le Washington Post
▌SPECIALISATION; Mets ta spécialisation ici (FACULTATIF)
▌ETUDE(S); Faculté de Journalisme
▌VILLE; Washington DC (MD)

▌GROUPE(S) Profiler - Apprentice profiler - FBI - Other
▌HABITATION; Villa - Maison - Appartement - Loft - Studio





about your character
.
Oscar Wilde a écrit:
Un artiste n'est jamais morbide. L'artiste peut tout exprimer.


Description psychologique
Posée, calme, et réfléchie, Nika est, comme tout être humain, un véritable paradoxe vivant ! Elle est capable d’être douce, attentive, chaleureuse, comme sauvage, agressive, rancunière. Elle se fie à son instinct, mais ne laisse pas les rumeurs venir envahir et perturber son opinion vis-à-vis d’une personne. Très tôt, elle a appris à se connaître, sondant son propre esprit, cherchant ses moindres faiblesses pour mieux évoluer, s’endurcir, et a, peu à peu, pris l’habitude de faire de même avec autrui, et elle se sert de ses trouvailles pour mieux parvenir à ses fins. Déterminée, voire trop têtue, lorsqu’elle veut quelque chose, elle s’arrange toujours pour l’obtenir, surtout s’il s’agit d’une exclusivité, bien qu’elle n’ira jamais plus loin qu’un sourire, pas même un diner, par respect et fidélité envers Nolan, car oui, sous ses airs séducteurs se cache en vérité une jeune femme des plus éprises pour son fiancé et des plus romantiques. Ceci peut sembler étrange et improbable car elle ne l’est qu’en présence de l’homme, lorsque ses yeux pétillent quand elle le voit, il est aussi la seule personne au monde qui arrive à la faire rougir à l’aide d’un regard ou d’un compliment, si c’est une toute autre personne, elle se contentera de le remercier d’un air glacial, rajoutant peut-être une légère plaisanterie. Beaucoup la pensent vaniteuse car consciente de ses capacités, de sa beauté, de son effet, et de sa grande confiance qu’elle s’accorde. Confiance qu’elle n’a en très peu de personnes, qui plus est. Sa curiosité dévorante et sa franchise cassante font d’elle une journaliste hors pair, qui n’hésite pas à aller droit au but, n’ayant aucunement peur des réactions d’autrui, ou du ridicule. Littéraire dans l’âme, Nika a une sainte horreur de tout ce qui est scientifique ou qui s’y rapproche, et son esprit vagabondant parfois, elle est capable de faire preuve de réalisme, ou de divaguer sur un ton sérieux à propos d’évènements surnaturels, sans vraiment croire à leur existence. Autoritaire à juste dose, elle n’est pas exigeante avec elle, mais l’est beaucoup envers les autres, ayant peur d’être déçue, ou pire, de souffrir. Son instinct maternel est très développé, bien qu’elle n’ait jamais pensé avoir d’enfant, et, si elle n’aime pas montré ses quelques faiblesses, il lui arrive d’être dans tous ses états lorsqu’une affaire qu’elle suit touche des personnes mineures. Contrairement aux apparences, sa sensibilité n’est que rarement touchée, et ses lèvres s’étirent peu pour former un sourire, mais il est très facile de déceler son humeur à cause de sa démarche. Menteuse invétérée, il lui est aisé de tromper les apparences, et davantage encore lorsqu’il s’agit de Nolan ou Aleksandra. Sa voix douce et aigüe a un côté hautain que peu de personne apprécie. Je vous le disais ; Nika est très dure à profiler, un véritable paradoxe ! Certains disent même qu’elle est labyrinthique et mystérieuse. Elle ne se met jamais dans une colère noire, et n’hausse pas plus le ton ; si on l’énerve, son timbre de voix devient aussi froid que le vent de Russie, et ses paroles aussi cassantes que blessantes seront plus efficaces que n’importe quel acte de violence. Dotée d'un grand sens de l'humour, il peut facilement dévier en forme d'ironie ou de cynisme, art qu'elle a appris à maîtriser avec talent. Elle est aussi excellente actrice, et en aucune façon le fait de devoir se jouer de ses proches ne la dérange.

Bien qu’elle ne soit pas fumeuse, Nika a prit la fâcheuse habitude, depuis qu’elle est toute petite, de jouer avec un briquet lorsqu’elle réfléchit ; « Ca m’aide, admirer le feu me donne généralement plein d’idées… La beauté de la flamme est telle que les mots s’imposent à moi sans que j’aie besoin d’aller à leur rencontre ! C’est magique », répondra-t-elle en guise d’explication pour son geste. Il lui est déjà arrivé d’observer les nuances de couleurs d’une flamme rougeoyante durant plusieurs heures, fascinée, et attendant juste que l’inspiration pour ses articles vienne à elle. De même, lorsque l’absence de Nolan se fait sentir, elle revêt un de ses T-shirts à la fois trop grands et trop larges pour sa carrure menue, et vole ses cigarettes, elle en garde, d’ailleurs, toujours une sur elle. Il lui arrive même de la fumer, en de très rares occasions, grâce à cela, elle a l’impression que son fiancé est près d’elle. Une autre de ses manies, qui agace tous ceux qui l’entourent, c’est sa façon de mordiller ses stylos quand quelque chose lui déplaît. Le seul auquel elle ne touchera jamais, c’est ce magnifique stylo Parker qui lui a été offert et avec lequel elle a l’impression de rédiger les plus merveilleux articles. Et quand ses dents ne s’attaquent pas à ses stylos, leurs victimes sont ses longs doigts ; angoissée, paniquée, contrariée, peu importe son humeur, elle se mordillera l’ongle du pouce jusqu’à le ronger, mais ne touchera, étrangement, jamais aux autres doigts.


Description physique
Ah ! Nika ! Comment la décrire, cette femme dont le corps est le pur reflet de son âme ? Belle, certes. Avec sa silhouette longiligne, sa taille gracile qui semble faite pour qu’une pose avec douceur, ses épaules menues qui attendent qu’un bras les enveloppe de leur chaleur, qui ne succomberait pas à un tel charme ? Tous reconnaissent sa beauté exquise qui rappelle les jours d’été. Ses cheveux, d’un brun que le soleil rend doré, forment des boucles qui lui est presqu’impossible d’attacher pour éviter qu’ils ne viennent obscurcir son visage, et volent au-dessus de ses épaules blanches comme les branches d’un arbre qu’une brise aurait caressé. Ses yeux, d’un bleu électrique, sensibles à la lumière, l’obligent souvent à porter des lunettes de protection solaire, mais attirent les regards sitôt qu’ils sont nus et arborent presque toujours la même expression, une sensation de tristesse, de nostalgie avec un soupçon de séduction qui peut laisser penser que la belle est plongée dans une réflexion ou un souvenir en permanence. Ils peuvent aussi sembler sombres s’il y a un manque de lumière, et étincellent dès qu’une touche de crayon noir vient les souligner avec élégance. Ses lèvres vermeilles ne sont pas plus fines que la normale et se retroussent parfois en un charmant sourire, dévoilant ses dents blanches dans un parfait alignement. Bien qu’elle soit de taille moyenne, Nika aime se chausser de talons pour paraître plus grande qu’elle ne l’est et qui, bien souvent, l’aident à repérer quelques policiers naïfs et prêts à lui donner l’exclusivité en échange d’un sourire. Dotée d’une ossature très fine, la jeune femme n’est pas lourde du tout, mais peut facilement être sujette à des entorses si elle ne fait pas suffisamment attention. Contrairement à son visage, sa démarche est très expressive et indique, pour la plupart du temps, l’humeur de la Russe ; généralement, son pas est fluide, silencieux, mais il est possible que ses enjambées se fassent plus grandes lorsqu’elle est contrariée, ou déterminée.

Aussi difficile dans ses choix de vêtements que pour ses amis ou toute personne ayant la prétention de croire en faire partie, Nika est aussi fan de la mode que des sourires ; très classique, elle préfère les pantalons aux shorts, les robes aux jupes, les tops aux manches longues. Chez elle, il ne sera pas rare de voir la jolie Russe habillée avec une chemise ou un tee-shirt appartenant à son fiancé, avec juste un sous-vêtement, ou d’un haut qui lui est propre avec un caleçon. Bref, vous l’aurez compris, lorsqu’elle est dans sa maison, Nika s’habille décontracté. Si vous la croisez dans la rue, tout dépendra du temps ; si les rayons de soleil viennent caresser ses doux cheveux, alors il y a de fortes chances pour qu’elle soit dans une légère robe aux couleurs claires, ou, beaucoup plus rarement, dans un short qui lui arrive mi-cuisse avec un petit débardeur, mais si, au contraire, la pluie lui écorche le visage, elle sera vêtue d’un pantalon, jean ou non , d’un tee-shirt et d’une veste. Elle se fie au temps pour choisir ses habits quand elle sort en dehors du boulot. Tenez, les agents à qui elle extorque des informations, eux, la verront dans un tailleur-pantalon, plus souvent clair, ce qui permet de faire briller ses magnifiques perles métallique, chaussée de hauts talons ou, tout aussi rarement que les shorts, dans une jupe serrée qui découvrent ses longues jambes fines et blanches. Dès que les nuages ne sont plus pour découvrir le soleil, Nika se voit dans l’obligation de porter des lunettes de soleil, afin de protéger ses yeux trop sensible. Etant une grande journaliste, il est probable qu’elle se fasse inviter lors de grandes réceptions où tous parlent boulot et, dans ce cas, la Russe enfile une robe de soirée longue qui soulignera alors avec perfection et harmonie les courbes avenantes de son corps, cachera la pâleur de sa peau et rendra sa crinière encore plus sombre et ténébreuse qu’elle ne l’est déjà.


Carrière et parcours professionnel
Décrivez ici le parcours professionnel de votre personnage, ainsi que l'état actuel de sa carrière. C'est-à-dire ; les études qu'il a suivit, ses anciens boulots s'il y a, depuis combien d'années est-il dans cette voie, qu'est-ce qui le motive... Soyez un minimum logique ; ne le faites pas devenir agent du FBI à 19 ans alors que l'âge minimal requis est 23 ans. Tout ceci en un minimum de trois lignes.


Liens affectifs et relations

Vassiliev, Anya ft. Helena Bonham Carter ─ Mère
Nika ne la pas connue. Enfin, presque pas ; en réalité, elle a passé un an de sa vie avec Anya, mais c'est trop peu pour que la jeune Russe puisse s'en souvenir. Ce qu'elle sait de sa mère ? Quasiment rien. Elle sait qu'elle est morte en mettant Mischa au monde, qu'elle était, de toute façon, atteinte d'une maladie mortelle et qu'elle n'aurait pas vécut dix ans de plus. Mais Nika a toujours voulu avoir une mère, un parent sur qui compter, à qui parler. Jusqu'à ce qu'elle fuit la Russie, la jeune femme se rendait sur la tombe de sa défunte mère, y déposer des fleurs. Maintenant, elle ne cesse de penser à elle et, souvent, les soirs de l'anniversaire de sa mort, elle lui parle. Pour cela, elle s'enferme dans sa chambre et lui raconte l'avancée de sa vie.... Oh ça oui, Nika aurait aimé la connaître.
Vassiliev, Zakhar ft. Bruce Willis ─ Père
Malgré le lien du sang qui relie Zakhar et Nika, le père et la fille n'ont jamais été proches. Ceci vient du fait que l'homme était toujours absent durant l'enfance de la jeune femme qui lui en veut encore beaucoup. De même, elle n'a jamais accepté qu'il préfère faire la guerre plutôt que rester en compagnie de ses enfants, d'autant plus après la mort d'Anya. Pour ces raisons, Nika s'est toujours montré froide et distante vis à vis de Zakhar et n'a jamais put l'appeler " papa ". Elle sait qu'il ne comprend pas son attitude et qu'il aimerait pouvoir avoir une seconde chance, mais elle ne se sent toujours pas prête pour lui donner un tel privilège. Même si, depuis qu'elle est aux Etats-Unis, il lui envoie souvent des courriers, ele n'a jamais prit la peine, ni le temps, de lui répondre. Elle lui en veut, et le déteste, et elle est trop rancunière pour lui pardonner si facilement.
Vassiliev, Mischa ft. Niall Matter ─ Petit frère
Mischa est le cadet de Nika. Le seul frère avec qui elle est réellement proche... Il faut dire qu'ils n'ont qu'un an de différence et aucun d'eux n'a de souvenirs de leur mère. Ils ont grandit ensemble, et Nika s'est toujours promit de veiller sur lui, même si au fond, c'était davantage lui qui la protégeait. A l'école, dès que quelqu'un s'approchait de trop près de sa soeur, Mischa fonçait tête baissée. C'est sans doute parce qu'ils étaient vraiment très proches qu'elle a mal pris son départ pour l'armée... Elle ne voulait pas voir son petit frère l'abandonner à son tour, donc elle a fuit la Russie. Néanmoins, Mischa restait attaché à elle, et il l'a retrouvé. Il sait qu'il ne peut pas la convaincre de revenir dans leur pays natal, mais il fait de son mieux pour l'épauler et est près à faire parti de sa nouvelle vie..
Vassiliev, Dmitry ft. Dave Annable ─ Frère
Quand Nika est née, Dmitry avait déjà huit ans. Entre le frère et la soeur, ça n'a pas toujours été facile, d'autant plus que le jeune garçon a toujours idéalisé Zakhar quand la jeune fille, au contraire, le dénigrait. Malgré tout, elle a toujours put compter sur lui, et a été plus que peinée de le voir s'enrôler dans l'armée. Il fut le premier à rejoindre leur père sous les drapeaux, et elle a peur de le perdre. Depuis qu'elle a fuit la Russie, elle n'encore plus rarement de ses nouvelles ; à vrai dire, il a dut lui écrire trois ou quatre fois, au maximum. La plupart du temps, il est en train de faire la guerre. Mais, malgré cet éloignement, Nika sait qu'en cas de coup dur, elle n'hésiterait pas à le retrouver pour l'aider.
Vassiliev, Lyov ft. Ewan McGregor ─ Frère aîné
Tout comme Mischa et Dmitry, Lyov est le frère de Nika. Mais il est l'aîné de la famille, ce qui fait de lui le protecteur de tous les autres enfants. Depuis toujours, il met un point d'honneur à défendre et protéger ses frères et soeurs, peu importe les risques. Il avait déjà onze ans, quand Nika est venue au monde, mais il a tout de suite aimé cette petite soeur et s'est mis en tête que jamais rien ne lui arriverait. Tout comme Dmitry, il admire beaucoup Zakhar et a suivit sa voie en s'enrôlant dans l'armée, au grand damne de Nika, mais malgré ça, il en veut à leur père car conscient de la haine qui abrite sa petite soeur. Il sait aussi qu'elle lui en veut d'avoir prit le même chemin que leur père et essaie de se racheter en lui envoyant des lettres régulièrement... Mais ça semble ne pas suffire...
Baker, Nolan ft. Johnny Depp ─ Fiancé
Au début, leurs chemins n'auraient pas dut se croiser... C'est parce que Nika voulait faire partis de ces journalistes qui attrapent les psychopathes qu'elle s'est rendue dans le Casino où se trouvait Nolan. Au premier coup d'oeil, elle l'a aimé. Sans savoir qu'il était l'homme qu'elle recherchait. Tout est allé très vite entre eux, ce qui n'est pas dans les habitudes de la Russe. Mais elle l'aime. Et c'est par amour qu'elle ne l'a pas dénoncé aux autorités quand il lui a révélé sa véritable identité. Depuis, elle lui a promit de la protéger, coûte que coûte. Personne, oh non, personne, ne touchera un cheveux de son fiancé !


about his/her story
.
Oscar Wilde a écrit:
A man can be happy with any woman as long as he doesn't love her.


What's your story ?

La plume se posa délicatement sur le parchemin vieillit et, les longs doigts pâles de resserrant autour du bout, elle se mit à composer sur le papier jaunit un C majuscule. C comme Crétin, Con, Coquille, Costumes, mais aussi, et dans le cas présent, pour Cher. Cher quoi ? Cher qui ? Ce fut la question qui se posa ensuite ; devait-elle écrire le mot qu’elle n’avait jamais prononcé ? Ou bien l’appeler par son prénom et marqué ainsi le refus d’être proche de lui ? Elle hésita longtemps, laissa des gouttes d’encre glisser le long de sa plume pour venir s’écraser sur le papier. Se sentait-elle la force de lui parler, au moins ? Elle ne l’avait pas fait jusqu’ici, pourquoi changer d’avis brutalement ? Elle n’en avait aucune idée. Sans doute l’envie de se confier.

Cher Zakhar,

Avant que tu ne commences à râler, non, je ne peux pas t’appeler papa. C’est plus fort que moi, bien que je te considère comme mon père. Etrange, n’est-ce pas ? Oui, je sais. L’autre question que tu me poseras, c’est ; pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi répondre enfin à toutes tes lettres après des années de silence ? Je ne sais pas trop. Peut-être que je suis enfin prête à te dire tout ce que j’avais sur le cœur ? Peut-être que j’ai puisé le courage de tout te balancer ? Où l’aurai-je puisé alors que je n’ai pas voulu m’enrôler dans l’armée par peur ? En Nolan. Tu ne le connais pas. Personne ne le connait. Sans doute est-ce mieux.
Alors, par où commencer ? J’ai tellement à dire…


La plume quitta la feuille, le temps d’aller se plonger dans l’encrier. Les yeux clairs de Nika Vassiliev se posèrent sur la flamme qui créait un faible halo autour d’elle, juste assez suffisant pour lui permettre de voir ce qu’elle notait dans sa lettre.

J’ai toujours regretté de ne pas connaître maman. Un an de souvenir, ce n’est pas assez. D’autant plus que la mémoire humaine ne peut pas aller au-delà de nos trois ans. C’est sans doute ce fait qui m’a rendu si proche de Mischa. En plus du fait que tous deux nous ne t’avions que très peu connu. C’est vrai, comment connaître un homme qui est toujours dans des pays étrangers pour faire la guerre ? Pour faire le mal autour de lui, abattre des hommes de sang-froid ? Dmitry et Lyov avaient déjà neuf et douze ans ; ils t’avaient connu, t’avaient vu, et rêvaient de devenir comme toi. Je ne le comprenais pas, et aujourd’hui encore, je ne peux pas les comprendre. Qui pourrait supporter l’idée de ne jamais voir sa famille ? Quelqu’un qui se fout d’elle. Tu te foutais de nous comme tu te foutais de maman. Tu n’as pas cherché à t’occuper de nous. Je t’en ai toujours voulu pour ça. Nous n’avions rien de toi. Pas de cartes, pas d’appels. Pas même pour nos anniversaires. A la maison, nous avions tous peur que tu ne reviennes jamais. Et quand tu rentrais, tu prenais tout juste le temps de nous embrasser…

Elle fit une pause, sentant les larmes venir inonder ses magnifiques yeux bleu pétillant, dut se mordre la lèvre pour les empêcher de couler. Pleurer, elle détestait ça. Et ressasser le passé encore plus. Il devait rester là où il était, tout serait tellement mieux ainsi. Malheureusement, elle avait besoin de se vider, de parler, de l’accuser. Cela faisait presque vingt-huit ans qu’elle encaissait les coups sans jamais rien dire, mais elle n’en pouvait plus, et devait se libérer de ce poids qui reposait lourdement sur ses épaules frêles. Reprenant ses esprits lentement, elle poussa un faible soupire de soulagement en sentant ses yeux se sécher, et, malgré elle, elle attrapa le pull over trop large qu’elle portait. C’était un vêtement qui appartenait à son fiancé, Nolan Baker, et qui était imprégné de son odeur et qu’elle aimait avoir sur elle pour le sentir proche. Elle plongea son visage fin dans le pull et huma avec délectation le parfum de l’homme qu’elle aimait. Ce simple geste pouvait parfois la remplir de courage. Et elle en avait bien besoin, en ce moment-même.

J’ai appris à grandir sans toi, à me débrouiller par moi-même puisque je ne pouvais, apparemment, compter sur personne. Très tôt, l’envie de quitter la Russie m’a prise ; pourquoi rester dans un pays qui vous volé vos parents ? Et cette envie s’est renforcée lorsque Dmitry s’est enrôlé dans l’armée. Lui en premier… Et, très peu de temps après lui, Lyov. Ils avaient tout juste vingt-deux et vingt-cinq ans, la vie devant eux. Mais non. Ils t’admiraient trop. J’avais quatorze ans, et j’étais à la charge d’une nourrice puisque toutes les personnes majeures de ma famille étaient sous les drapeaux. La goutte d’eau de trop fut Mischa. Ce petit frère pour qui je donnais tout, que je chouchoutais, que je protégeais… Il m’a avoué, un jour, qu’il avait, lui aussi, comme projet, de rejoindre les rangs de son pays pour défendre la patrie. Alors je suis partie. Oui, Zakhar, j’ai fugué. Je me suis enfuie de la maison pour ne pas avoir à perdre un autre frère. L’armée m’avait tout pris, la Russie aussi. Je n’avais plus rien, là-bas. Comme j’apprenais l’anglais, j’ai sut me débrouiller dans les pays voisins, même si j’étais terrifiée. J’avais dix-sept ans, j’étais incapable de me défendre toute seule. Les rues étaient parfois dangereuses, mais j’étais déterminée. Parfois, je m’introduisais dans certains cours, je me faisais des amis comme ça. Des personnes avec qui j’ai gardé contact, aujourd’hui encore. J’ai beaucoup voyagé, traversé les pays, appris les langues. Ca m’a beaucoup aidé. C’est en Pologne que j’ai trouvé ma vocation ; journaliste. Je me souviens de ce jour. J’avais vu une jeune fille se faire racketter. La pauvre était tellement choquée et terrifiée qu’elle n’avait pas osé bouger, plus tard, j’ai appris que ça arrivait très fréquemment. Pour dénoncer cela, j’ai écrit un article anonyme, que j’ai laissé dans un journal. Il a été publié le lendemain. J’étais tellement fière de moi… Mais ça, tu ne l’as jamais deviné. Pour toi, les journalistes ne sont que des parasites qui vendent leurs corps pour une poignée d’informations.

Ses doigts s’étaient tellement serrés autour de sa plume qu’ils blanchirent. Toute sa haine envers son père sortait d’un coup, comme une tempête qu’on n’aurait put préparer. Elle appuyait sur la plume qui crissait sur le parchemin. Des larmes de colère avaient de nouveau remplis ses deux perles et ses dents grinçaient les unes contre les autres. Les gouttes d’eau salées dévastaient ses joues déjà creuses et pâles pour venir terminer leur chute sur le papier ancien et créer une flaque, seule future preuve qu’elle avait pleuré. Alors qu’elle ne pleurait pas. Surtout pas pour un homme comme lui. Allant chercher de l’encre noire dans l’encrier, elle reprit le fil de sa lettre.

Oui, j’ai déjà vendu mon corps pour un scoop, mais non, je n’en suis pas fière. Oh, ça non. Je voulais l’exclusivité, et j’avais appris qu’elle ne s’achetait que d’une seule façon. J’étais jeune, j’avais besoin de l’argent que mes articles me procuraient, j’avais conscience d’avoir un corps mûr pour ma petite vingtaine d’années, j’en ai profité. Ca ne m’a rien importé d’autre que la gloire des autres reporters. Et puis j’ai quitté la Pologne. J’avais, à présent, assez d’argent pour quitter ce continent et partir aux Etats-Unis, là où j’avais toujours rêvé d’aller. Là où tu partais faire la guerre, tu t’en souviens ? Bien sûr que tu t’en souviens ! Comment pourrais-tu oublier tous les cris, toutes les lamentations que tu as pût entendre ? Quand je suis arrivée aux Etats-Unis, je ne tenais pas en place ; il avait tellement de villes que je désirais visiter ! San Francisco, Las Vegas, Los Angeles, Phoenix, Dallas, Denver, Chicago, Detroit, plus aucune ville n’eut de secret pour moi. J’ai voyagé, ça oui. J’ai pris des accents, appris de nouvelles langues ; l’arabe, le français, le portugais, l’espagnol, le roumain, le bulgare… J’ai amélioré mes articles, ma façon de les écrire, je savais attiser la curiosité de mes lecteurs, j’étais la meilleure reporter dans chaque grand Quotidien où je travaillais, j’usais de mon corps pour charmer les policiers, les avocats, je mentais aux familles des victimes, je me faisais leur amie. J’étais devenue une actrice, en plus d’une journaliste. C’est à mes vingt-six ans que j’ai habité à Washington DC. Le Washington Post m’a presqu’immédiatement engagé ; le Directeur avait entendu parler de moi, de mes articles. Il savait que je bougeais tout le temps et que je pouvais lui faire faux bond d’un moment à l’autre, mais il me voulait parmi ses employés. J’ai accepté. Un jour, mes articles m’ont mené à Quantico ; un tueur en série sévissait là-bas, plusieurs grands journalistes de différentes villes voisines avaient accourut, mais il me fallait l’exclusivité. Je devais avoir ce scoop, et personne d’autre ! Heureusement, j’ai beaucoup de sources, l’une d’elles m’a informé que le tueur en question devait se rendre au Casino. Contrairement à ce que tu peux penser, ta fille est courage ; en effet, je m’y suis rendue. Là-bas, j’ai rencontré un homme. Un certain Nolan Baker. Quand j’ai plongé mon regard dans le sien, j’ai décidé d’arrêter de coucher pour des scoops. On a parlé, et ce que je craignais est arrivé ; je suis tombée amoureuse. Qui l’aurait crut ?

Elle fit une énième pause pour reprendre de l’encre, mais les souvenirs affluèrent d’un bloc, lui tira un léger sourire. Elle se revoyait, dans sa robe noire aux manches tombantes s’approchant de lui pour l’aborder pendant que son « infiltration » se déroulait. Elle était tout de suite tombée sous son charme. Nolan l’avait immédiatement et irrémédiablement attirée. Elle n’avait pas sut résister. Et puis, alors que leur relation évoluait petit à petit, elle a apprit. La nouvelle qui avait semblé foutre sa vie en l’air ; Nolan Baker, l’homme qu’elle aimait, était le tueur en série le plus recherché de la côté Est du pays. C’était lui qu’elle avait traqué en se rendant au Casino. La jeune Russe en a tout de suite avertie son compagnon qui n’a put nier ; oui, il était bien un psychopathe. Mais oui, il l’aimait. Cet aveu a été dur pour elle, à encaisser, mais elle lui a pardonné. Parce qu’elle l’aimait. Elle lui a promit de ne rien dévoiler de son secret, et le protège même aux yeux du monde, et lui, il lui réserve l’exclusivité de ses crimes. En réalité, il lui dévoile quelques détails pour qu’elle garde toujours une longueur d’avance sur les autres Journaux. Seulement, ce point – et elle en a parfaitement conscience – peut faire d’elle une des suspects sur ses meurtres. Elle s’en fout ; tout ce qu’elle veut, c’est protéger Nolan.

En mai de cette année-là, j’ai reçu un courrier de Mischa. Il avait retrouvé ma trace et prenait de mes nouvelles depuis ces longues années passées sans nous voir. Il fut le seul à prendre cette peine. Je l’en remercie toujours. Et puis tu as commencé à vouloir me joindre, toi aussi. Tu sais ce qu’il s’est passé ensuite ; je ne te répondais pas, je t’en voulais trop. Maintenant, je peux te dire que je suis heureuse, en couple avec Nolan. Fiancée, devrai-je dire, même, puisque c’est le cas. Ca fait quinze mois que je le connais, et je l’aime. Je suis prête à beaucoup pour lui, nous avons des projets. Mon premier souhait, c’est de ne pas te ressembler ; ne jamais abandonner ma famille. Pour l’instant, je tiens parole. Nous verrons par la suite…

D’un geste brusque, Nika jeta la plume sur son bureau, attrapa le parchemin et le froissa. Dans un excès de violence, elle se leva et balança le papier à terre avant de taper des poings sur la table. Elle resta un long moment ainsi, laissant les larmes évacuer ce surplus de rancœur. Les tremblements l’avaient pris et elle finit par se laisser tomber à terre. Encore une fois, elle avait rédigé une lettre pour son père, que jamais, elle ne lui enverrait. Elle n’avait pas assez de force pour tout lui reprocher. Enfouissant son visage dans ses mains, elle pleura silencieusement avant de se relever, d’essuyer ses yeux du revers de la main. Il fallait qu’elle se ressaisisse. Lentement, presqu’au ralentit, elle sortit de la pièce pour se diriger vers la chambre. Là, elle se glisse habilement sous la couverture pour venir se blottir contre le corps chaud de son fiancé. Elle sentit sa poitrine se soulever à un rythme régulier, posa la tête sur sa poitrine, passa un bras autour de son torse musclé qu’elle caressa du bout des doigts. Elle savait qu’il ne dormait pas. Et qu’il avait compris ce qu’elle avait essayé de faire. Mais pour son silence, elle murmura dans les ténèbres de la chambre trois mots qu’elle ne prononçait quasiment jamais ;

Je t’aime.


what about you ; behind the screen ?
.
To catch a criminal, you have to think like one !

● Prénom/Pseudo :
● Âge : 16 yo
● Autre(s) compte(s) : Natasha Williams - Christopher Roberts
● Niveau d'activité :
● Niveau de RP : Débutant Moyen Bon Très bon
● Comment as-tu découvert le forum ? Qu'en penses-tu ? : J'étais sur la toute première version ; il est juste le Meilleur CHIBI
● Quel est le personnage de la série que tu préfères ? : Bah, Natasha Williams ! Tss, namé la question ! Elle va venir, dans la saison 7, sisi ! Dans mes rêves. Elle se mariera avec Aaron Hotchner Wink
● As-tu quelque chose à rajouter (question, remarque...) ? : Yes, I know what you're thinking ; You again !
● As-tu lu le règlement ? :


Dernière édition par Nika Vassiliev le Ven 6 Mai 2011 - 0:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 2:51

TASHAAAAAA-CHOU !!!!!! <3
Bonne chance pour la suite de ta fiche *o* <3
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 Nolan Baker 
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 4:02

*Est tellement heureux de voir sa chérie, pointer le bout de son nez, qu'il lui donne un tendre et langoureux baiser*
On va faire un couple d'enfer tous les deux, c'est certain ! Hanlala

Bonne chance pour ta présentation, qui je sais, va être magnifique ! love


Nolan & Marilyn

« Quand un médecin tourne mal, il devient le pire des criminels. Il a le sang-froid et la connaissance. »
© belzébuth
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 8:00

Tashanounette =D <3
Bonne chance pour la suite de te fiche calin
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 9:42

Mercii Coeur Je vais tâcher de l'avancer right now ~
Mais d'abord ; avataaaars *ç*

Bien sûr qu'on va faire un couple d'enfer, mon amour ! (Comme tous mes couples Arrow)
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 11:35

hey hey hey bienvenue ou re bienvenue peut-être

-euh quelqu'un pourrait me dire pourquoi Nolan s'emporte comme sa?
[Narrateur]-car celui qui le contrôle est amoureux de la fille qui vient de s'inscrire surement *sort*
-Ah ouais pas bête Laughing ... nan sérieusement pourquoi un unsub se met dans cette état?
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 Aaron Hotchner 
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 18:12

HY ReBienvenue

Bon bah pas la peine de faire tout le blabla habituel, tu connais déjà tout ^^ Alors bon courage pour la suite d ta fiche Wink




❝ sometimes there are no words, no clever quotes to neatly sum up what’s happened that day. sometimes you do everything right, everything exactly right, and still you feel like you failed. did it need to end that way ? like i said, sometimes there are no words, no clever quotes to sum up what’s happened that day. sometimes, the day just… ends. ❞
► a. hotchner
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Jeu 5 Mai 2011 - 20:49

HY
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Ven 6 Mai 2011 - 0:06

x) Merci Coeur Tashons de finir cette fiche Arrow
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Lun 4 Juil 2011 - 17:20

L'histoire de Nika étant (enfin) complète, je m'auto-valide royalement x) Coeur moi les RP HY
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Lun 4 Juil 2011 - 18:13

j'adore le vava et l'histoire
un lien xd Yeepee
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. » Lun 4 Juil 2011 - 20:16

Merci beaucoup Smile
Pas de soucis pour le lien Wink
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MessageSujet: Re: « L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. »

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« L’art est en réalité le miroir, non de la vie, mais du spectateur. »

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