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THOMRICK ▲ They say you've been dancing with the devil

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MessageSujet: THOMRICK ▲ They say you've been dancing with the devil Ven 5 Avr 2013 - 5:17


they say you've been dancing with the devil.  (kendrick & thomas)


Sentant l’air froid lui morde la peau du visage, le vent faisant voler ses cheveux, la jeune femme resta un moment debout, dehors, à observer le stationnement pratiquement désert de l’hôpital de Quantico.  Quelques voitures au loin, près de la sienne, un papier d’emballage de barre chocolaté traversant le vaste étendu, poussé par le souffle du vent.  Qu’attendait-elle pour se remettre en marche et se diriger vers son véhicule et quitter cet endroit au plus vite avant que les souvenirs lui reviennent en mémoire?  Trop tard pour cela, ils avaient déjà pointé le bout de leur nez bien avant qu’elle n’arrive ici.  La mallette qu’elle tenait dans sa main avait l’air étrangement lourde, comme si la jeune femme allait se disloquer l’épaule si elle la tenait trop longtemps.  Elle avait hâte de rentrer chez elle, de se laisser tomber sur son lit et dormir, dormir, dormir.  Ne pas manger, même si son ventre commençait à crier famine, essayer de ne plus penser à rien.  Se laisser bercer par cette si grande fatigue qui l’assommait et la rendait comateuse.  S’endormir pour ne plus jamais se réveiller, cela pourrait aussi être bien amusant.  Mourir dans son sommeil, c’était moins pire que de mourir d’une surdose de médicaments ou finir le corps pendant dans le vide, retenu par une corde.  Il lui semblait que la mort rodait autour d’elle, attendant patiemment son heure pour frapper, pour emporter la jeune femme avec elle.  Kendrick, ou celle que l’on pouvait questionner si l’envie de suicide nous prenait.  Parce qu’elle savait tous les meilleurs nœuds pour se pendre, parce qu’elle connaissait la bonne technique pour mutiler le corps sans qu’on puisse le réparer, parce qu’elle savait quels médicaments étaient les plus pratiques pour l’overdose.  Elle connaissait tout et, pourtant, elle se tenait là, encore, vivante, sur les marches de cet hôpital.  Elle aurait eu plusieurs excellentes occasions pour le suicide, mais elle avait préféré se meurtrir d’une autre façon, en sautant un repas, puis deux, et pourquoi pas trois.  Paradoxalement, c’était vers elle qu’on se tournait aussi pour avoir les meilleurs conseils de régimes santés.  Parce que, ça aussi, elle les connaissait tous.  Les diètes, tout, en passant des plus saines aux plus directes, les difficiles, comme celles qu’elle faisait.  En fait, à Kendrick, on lui demandait toujours conseil.  Chaque jour de sa vie, elle les passait à conseiller les autres, à les aider, alors qu’elle avait autant besoin de cette aide que les autres filles qu’elle voyait.  Elle en était consciente, mais elle n’aimait juste pas parler de sa vie avec les autres, à quoi bon, cela ne ferait que les inquiéter et elle ne voulait pas qu’on s’inquiète pour elle.  Sauf que dans cette ville, il n’y avait pas un chat qui s’inquiétait pour elle.  Il n’y avait qu’elle pour s’aider.  Et elle ne faisait rien.  

Les voix de deux personnes sortant de l’hôpital la firent sursauter et elle se décida enfin à descendre les escaliers, pour ensuite entreprendre de traverser le stationnement.  Sa voiture était loin, malgré tout, elle ne mit pas bien long avant de l’atteindre.  Elle avait le pas rapide.  Cherchant ses clés dans son sac à main, elle les trouva et déverrouilla les portières et s’assied, déposant son sac à main ainsi que la mallette sur le siège passager.  Au moment où elle allait mettre le contact, la sonnerie de son téléphone retentit:  Ariel there was a fire in your house they say.  And now your bedroom is all up in flames.  There was a fire in your house they say.  They say you've been dancing with the devil.  Grimaçant, elle s’étira et fouilla dans son sac à main pour y dénicher son téléphone et répondit.  Sa patronne.  Qui lui demandait si elle n’avait pas le dossier de l’affaire Tania Johnson chez elle.  Réfléchissant un moment, Kendrick lui donna une réponse négative, mais elle lui promit qu’elle le trouverait.  C’était un dossier important, après tout.  Mettant fin à la conversation, elle raccrocha et rangea son téléphone d’où elle l’avait sortit.  Elle mit le contact, fit marche arrière et sortit de l’aire de stationnement en s’enfonçant dans la nuit noire de la ville, chantant les paroles de la chanson qu'elle avait utilisé en sonnerie, chanson qui arrivait toujours à se glisser dans sa tête pour n'en resortir que lorsqu'elle n'y pensait plus. Ariel has disappeared.  How could she be so damn naive.  Dancing with the devil.  Maybe the devil took her.  Or maybe she just chose to leave.  Dancing with the devil. La jeune femme savait où elle trouverait le dossier.  

Se garant dans la rue en face de l’appartement, elle coupa le contact, enlevant la clé de la voiture et la gardant dans ses mains qui avaient déjà commencées à trembler.  Elle n’avait pas envie de le voir, pas envie de lui parler, ne serait-ce qu’une seule seconde.  Mais elle n’avait pas le choix, parce qu’elle avait promit de ramener le dossier et elle était sûre que c’était lui qui l’avait.  Restait à savoir si elle avait perdu ou non son temps en allant le voir; Elle savait qu’il trainait des dossiers jusqu’à chez lui, mais celui qu’elle cherchait, il l’avait peut-être laissé à son bureau.  Et puis, peut-être n’était-il même pas chez lui.  S’il n’était pas là, elle devrait faire un peu plus de route pour aller pêcher ce dossier.  Serrant la mâchoire, elle prit une grande inspiration, ramassa son sac à main, cacha la trousse médico-légale dans le creux, sous le coffre à gant, puis elle ouvrit la portière et sortit.  La coréenne contourna sa voiture et observa des deux côtés de la rue avant de traverser rapidement la rue.  Une seconde de plus et une voiture l’aurait heurté, mais ça, elle s’en fichait.  C’était un peu ce qu’elle avait recherché en décidant de traverser.  Reprenant son souffle, elle fixa la porte d’entrée de l’immeuble quelques instants, incertaine.  Elle pouvait encore faire demi-tour et rentrer chez elle pour se couler un bon bain chaud pour se détendre.  Sauf qu’elle avait promit à sa supérieure et elle détestait rompre des promesses.  Poussant un petit grognement, elle finit par entrer dans l’immeuble et c’est à pas rapides qu’elle monta les escaliers pour arriver au palier où habitait l’homme qu’elle venait voir.  Elle connaissait bien l’endroit, à force de passer à l’improviste.  Elle n’aimait pas l’appeler, elle préférait lui gâcher son moment en apparaissant à sa porte.  C’était bien plus drôle que de prévenir de son arrivée.  Ses chaussures à talons claquant sur le sol du couloir, elle se stoppa devant la porte de l’appartement et cogna trois fois à la porte.  Quelques secondes passèrent et elle tendit l’oreille, essayant de discerner un bruit provenant de l’intérieur.  Il était peut-être à son bureau.  Marmonnant quelque chose d’inintelligible, elle allait se retourner pour partir quand la porte s’ouvrit.  Arquant un sourcil, la jeune femme  fit claquer sa langue contre son palet avant de prendre la parole : « Salut the Beast, t’aurais pas le dossier Tania Johnson avec toi, par hasard?  S’il est à ton bureau, pas grave, je passerais le chercher demain. » Bref, efficace, allant droit au but, elle n’avait clairement pas l’intention d’entrer dans l’appartement de ce cher Thomas Iablonski et de s’éterniser ici.  « Si tu l’as ici, donnes-le moi, on en a besoin à mon travail. »  Le ton sec et autoritaire que Kendrick prenait détonnait avec celui qu’elle avait à l’habitude, gentil et rassurant.  Pas grave, elle n'était jamais gentille et rassurante avec Thomas.  C'était tout le contraire.  Vraiment, elle ne l'appréciait pas.


Dernière édition par Kendrick L.-J. Hwang le Jeu 4 Juil 2013 - 8:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: THOMRICK ▲ They say you've been dancing with the devil Jeu 20 Juin 2013 - 13:27

They say you've been dancing with the devil
HWANG & IABLONSKI
❝ They've made me feel like a prisoner, they've made me feel set free. They've made me feel like a criminal, made me feel like a king ❞ HAWK NELSON ●● WORDS


    La télévision. Une invention Ô combien passionnante, bien qu’un peu inutile et encombrante, pour tout être humain. Peut-être n’était-il pas humain ? Après tout, cela pourrait expliquer bien des choses sur sa personne. A commencer par son désintérêt total pour cette télévision, nouveau hobby de l’humanité. Il gardait les yeux rivés sur l’objet comme s’il cherchait à le faire entièrement disparaître par sa pensée seule sans y parvenir. Elle était éteinte, laissant un rayon de soleil se reflété sur son écran noir et lui faisait face, tentatrice. Il savait qu’il pouvait lutter. Il l’avait bien fait, jusque là. Borné, à la limite du capricieux, Thomas refusait d’accorder le moindre coup d’œil à la télévision si elle était allumée. Son attitude lui attirait l’exaspération de Basile, mais peu lui importait. Il était hors de question pour lui de s’abrutir devant le flot d’absurdités qui était diffusées grâce aux différents programmes ; les séries, les émissions de téléréalité, ou pire encore, les publicités. Autant de mensonges qui, pourtant, savaient appâter les plus idiots de l’espèce humaine. Au plus grand damne de Thomas, son colocataire en faisait parti. Le britannique avait, en effet, insisté auprès du serbe pour aller acheter de nouveaux meubles ensemble car c’était un choix qu’ils devaient faire ensemble – le psychologue avait bien sûr compris que c’était surtout parce que Basile ne désirait pas qu’il critique des meubles hors de prix à peine seraient-ils installés. Entre deux grognements mécontents et en traînant les pieds, Thomas avait finit par capituler et suivre celui qui pourrait se vanter d’être son ami, dans les magasins, n’oubliant pas de se montrer le plus désagréable possible afin de le faire craquer. Mais Basile semblait avoir une patience à toute épreuve – sûrement s’était-il habitué à devoir supporter Thomas et faisait maintenant fi de toutes les gamineries que le plus vieux saurait inventer. Au milieu des canapés et autres fauteuils, le médecin légiste avait exprimé son désire d’acquérir une télévision. L’autre avait d’abord pensé à une blague avant de s’apercevoir le sérieux de son colocataire. Avait suivies plusieurs protestations dans l’espoir de le convaincre d’oublier très rapidement cette idée, arguant qu’il valait mieux acheter un kit du bon scientifique plutôt qu’une télévision et que, jusqu’à présent, ils avaient bien survécut sans et s’en portaient très bien. Mais l’autre n’avait rien voulu savoir. « Avoue-le, Thomas… Basile te rend faible. Comme si tu ne l’étais pas suffisamment. Tu es incapable de lui dire non. N’as-tu pas honte ?! Toi qui te vante d’être inébranlable, incapable de tenir tête à ton colocataire ? Tu es pitoyable, Thomas. » La ferme, voulut-il murmurer mais ses lèvres restèrent scellées. Son lui intérieur avait raison. Il était faible face à Basile. Il y avait pourtant eu une époque où les rôles avaient été inversés. Une époque où Thomas tenait les rennes pendant que son colocataire se contentait de suivre. Après tout, n’était-ce pas comme ça qu’ils en étaient arrivés là ? Rencontrés à l’Université où ils avaient du partager une chambre, l’héritier serbe avait convaincu le nordique de le suivre lorsqu’il avait prit un appartement tandis qu’il bossait à Scotland Yard et l’avait entraîné avec lui en Amérique, l’obligeant à quitter famille, boulot et amis pour sa seule personne. C’était égoïste, il en avait bien conscience. Mais c’était Thomas. Il s’en foutait. Sans qu’il ne puisse comprendre, il ne se sentait vraiment chez lui que si Basile partageait son appartement. La relation plus qu’ambiguë qu’ils entretenaient soulevait bien des questions dans le voisinage et nombreux étaient les rumeurs qui courraient sur eux. Si le médecin légiste semblait agacé par celles-ci, le psychologue, lui, les ignorait avec la même désinvolture qui faisait de lui un être détesté.

    Les pieds de la chaise raclèrent le sol lorsqu’il recula sans aucune douceur et le parquet craqua alors qu’il laissait ses talons nus fouler le sol. En quelques enjambées, il entra dans la cuisine ; petite pièce exiguë qui avait tout juste la place pour un frigidaire, une table et deux meubles pour les couverts. Dans un geste brutal il ouvrit la porte du frigo et, légèrement penché, il parcourut l’objet des yeux. Vide. Il était quasiment vide. A l’exception d’une bouteille de lait entamée le matin-même, d’un restant de raviolis et de quelques bouteilles de bière allemande. Un juron s’envola dans les airs pendant que la porte du frigo se refermait dans un bruit sourd. « Basile ! » appela-t-il tout en continuant à fouiller dans les placards. Mais il ne trouvait toujours pas son bonheur. Claquant la porte du placard dans un geste boudeur, il passa ses mains sur son torse avant de réajuster sa chemise blanche. Ils avaient trouvé le temps d’acheter une télévision mais leurs placards étaient vides. Comment c’était possible ?! Quittant la cuisine rapidement, Thomas insulta son colocataire, les dents serrées. « Basile ! » Mais toujours pas de réponse. Ce qu’il pouvait l’agacer lorsqu’il faisait sa sourde oreille, comme ça ! Pestant contre le médecin légiste, Thomas entra dans la chambre de ce dernier, faisant valser les documents qui reposaient paisiblement sur le bureau. « Basile, le frigo est vide. Faudrait que t’ailles acheter de nouvelles feuilles de thé. Profites-en pour récupérer une bouteille de Châ… » Mais il se tut en remarquant que la pièce était vide. Il se renfrogna et retourna dans la salle principale, s’étala de tout son long sur le canapé trop petit pour ses longues jambes. Il détestait quand Basile disparaissait sans le prévenir au préalable – bien que ce dernier assurait que si, c’était juste le psychologue qui n’écoutait jamais. Récapitulons sa situation ; il était seul, devant une télévision éteinte et qu’il refusait catégoriquement d’allumer, sans rien à grignoter ou à boire et la lame de l’ennui commençait à le guetter. Il pouvait la sentir flotter au-dessus de son crâne. Croisant les bras et s’enfonçant dans les coussins du divan, il se renfrogna encore un peu plus. Il n’avait pas envie d’aller à la supérette au coin de la rue pour remplir lui-même le frigo et les placards. « Et tu te laisserais mourir de faim car tu as la flemme de mettre des chaussures ? Bon à rien ! » Il ignora et étira les allumettes qu’il appelait jambes. Quelques os craquèrent lorsqu’il fit pivoter ses chevilles et un léger grognement lui échappa. S’il ne trouvait pas une idée lumineuse pour l’occuper dans les minutes qui allaient suivre, il allait finir par devenir fou. Et Basile allait encore l’assommer de conseils idiots.

    Trois minutes ne s’étaient pas écoulées qu’il avait finit par se relever d’un bond. Bien qu’il ne soit pas hyperactif, il ne tenait pas en place. Thomas fit le tour de lui-même avant de flâner dans l’appartement, une main sur son torse, l’autre plongée dans sa poche. « Tu ressembles à un lion en cage, Thomas. Cesse donc de tourner en rond ! Tu me donnes le tournis ! » De nouveau, il n’accorda aucune attention à cette voix qui avait le don de lui taper sur les nerfs. Il passait devant la chambre ouverte de son colocataire lorsque son regard sombre se posa sur la chaîne hi-fi de celui-ci. Le serbe frotta ses doigts l’un contre l’autre en pénétrant dans la pièce une nouvelle fois. L’air fourbe et avec un zeste d’innocence, il alluma la chaîne, inséra un CD et lança la musique. Instantanément, ses yeux se fermèrent et un sourire naquit sur son visage. La mélodie débuta et il se détendit aussitôt. « Les quatre saisons » de Vivaldi était un air qu’il appréciait toujours à sa juste valeur. Les mains valsant dans l’air, il glissa jusqu’au salon où il alla s’installer dans le fauteuil qu’il s’était approprié. La musique classique, quelque chose qu’il avait appris à apprécier que trop tard selon lui. Quand il était à l’orphelinat, il préférait encore se plonger dans un bouquin plutôt que d’accorder la moindre attention à la musique. Rachel, pourtant, avait bien tenté de l’initier à cet art qui la passionnait déjà à l’époque. Sans grand succès. Le petit garçon avait secoué sa main en vantant la lecture et les énigmes sans écouter sa douce jouer du piano. « Et tu te demandes pourquoi elle a choisit Fellington ? » L’élan de sympathie qui l’avait bercé s’évapora soudainement. Il fallait toujours que son lui intérieur vienne briser ces instants, rares, de détente qu’il s’octroyait. « Je suis là pour ça, vermine. Pour te rappeler que tu n’as pas ce droit. T’amuser t’est interdit. » Thomas arrêta de marcher. Ses yeux tombèrent sur le miroir du salon et il vit son reflet l’accuser. L’insulter. Le descendre. Ce regard hautain et blessant, ce sourire narquois et prétentieux, cet air assassin qu’il ne se connaissait pas. Qui était-il devenu ? « Tu aimerais le savoir, n’est-ce pas ? Souviens-toi, Thomas. Rappelle-toi d’Alban… » Les couleurs quittèrent son visage. Il n’y parvenait pas. Aucun flash, aucune image ne lui venait malgré tous ses efforts.

    Ce furent des coups contre la porte qui l’enlevèrent à ses songes et ses peurs. Peur de ne pas réussir à trouver de réponse. Peur de ne pas pouvoir comprendre. Plusieurs secondes passèrent sans qu’il n’esquisse le moindre mouvement. Basile avait peut-être oublié ses clés. Et bien soit ! Il attendrait dehors, un juste gage pour ne pas avoir prévenu Thomas de ses plans pour la soirée. Le psychologue ferma les yeux tandis que la petite voix dans son crâne le traitait de gamin boudeur. Mais le silence qui suivait était signe que son colocataire n’attendait pas derrière la porte. Il fronça les sourcils et alla ouvrir la porte de son pas long. Il n’attendait personne. Ne voulait même voir personne. Des regrets l’assaillirent à peine eût-il vu qui patientait dans le couloir de l’immeuble. Tout, mais pas elle. La jeune femme ne lui laissa pas le temps de s’exprimer. Comme d’habitude. Elle réclamait un dossier et un sourire carnassier étira les lèvres de Thomas. Voilà voilà, le commun de leur relation. De par son statue de femme, elle était aussi capable de garder ses dossiers que de rendre son boulot intéressant et venait toujours se traîner à ses pieds pour lui demander de l’aide. « Tiens tiens, Cinderella. Encore besoin de moi, je vais finir par croire que tu ne te passes plus de ma personne. » Il lui lança un regard à la dérobée, sachant que son attitude machiste avait le don d’agacer Kendrick. « Tania Johnson tu dis ? » lâcha-t-il en se détournant pour entrer dans l’appartement, laissant la porte ouverte. Il se souvenait vaguement d’avoir vu ce nom sur l’un de ses dossiers, n’était pas certain, cependant, de l’avoir emmené chez lui. Laissant Kendrick choir sur le seuil de la porte sans prendre la peine de l’inviter à entrer – après tout, il n’avait vraiment pas envie de la voir prendre ses aises dans son fauteuil – Thomas alla rejoindre sa chambre où le chaos régnait. Si Basile était un maniaque de la propreté et du rangement, le serbe, lui, était un amoureux du bordel. Les livres s’étalaient sur le sol et des dossiers jonchaient le lit une place et demie. D’un air négligent, il fouilla, laissant les papiers tomber par terre sans s’en soucier. Tania Johnson, Tania Johnson. « C’est celle dont le procès est à la fin du mois ? » Il n’avait jamais su faire preuve de tact mais cette tare se multipliait par deux lorsqu’il s’adressait à la coréenne. Toute excuse était bonne à prendre pour la taquiner, la faire sortir de ses gonds. Soulevant la couverture roulée en boule au pied du lit, il continua son exploration à la recherche, non pas d’un objet précieux, mais bien d’un dossier. Il retint un soupire. Décidément, Kendrick savait comment faire pour venir lui faire perdre son temps.
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MessageSujet: Re: THOMRICK ▲ They say you've been dancing with the devil Mar 30 Juil 2013 - 8:20

Le voir apparaitre derrière la porte qui s’ouvrit ne l’enchantait guère.  C’était presqu’à croire qu’elle aurait souhaité qu’il ne soit pas là.  Après avoir frappé quelques fois, elle aurait pu hausser les épaules et rebrousser chemin, reprenant sa route pour se rendre jusqu’à chez elle où elle aurait pu se faire couler un bon bain chaud avant de se mettre tôt au lit.  Cette perspective lui aurait plu, l’écho de celle-ci se faisant encore entendre dans sa tête alors que, de ses yeux noisette, elle observait sans grande joie l’homme se trouvant devant elle.  Thomas n’avait pas l’air d’apprécier cette visite à l’improviste à 23h00 du soir et cela arrivait à faire sourire la coréenne.  Elle en aurait pratiquement ri de fierté tellement elle était heureuse de gâcher la soirée du psychologue.  Pareille à une enfant ayant obtenue vengeance.  On aurait pu les comparer à des jeunes de huit ans se faisant constamment la guerre pour savoir qui des deux était le plus fort.  Il devait l’être, il était bien plus intelligent que Kendrick, malgré tout, elle s’entêtait à jouer à ce petit jeu puisqu’elle s’amusait grandement à le voir la mépriser autant.  Parce que, d’une certaine façon, elle était sûre de se faire entendre par quelqu’un, aussi peu respectueux envers elle soit-il.  Ils n’avaient, du moins, rien en commun, rien à s’avouer.  Ils n’avaient jamais fait la conversation simplement pour le plaisir.  Ils ne s’étaient jamais confiés l’un à l’autre.  Elle ne savait rien de lui, il ne savait rien d’elle, sauf s’il osait l’analyser pendant leurs rencontres, ce qui l’étonnait beaucoup.  Le serbe était du genre à vouloir éloigner le plus la jeune femme de sa vie et elle essayait de faire de même pour lui.  Pourtant, il était fou de voir à quel point les deux passaient du temps ensemble alors qu’ils auraient préférés ne plus travailler sur les mêmes dossiers.  Ils se détestaient, essayaient de s’entendre pour le travail, finissaient mystérieusement par se retrouver dans le même lit le temps d’une partie de jambes en l’air.

La vie était faite de choses étranges. Cet homme partageait le même prénom que son agresseur et cela ne l’arrêtait aucunement de coucher avec lui. Il arrivait à la faire sentir horriblement banale, mais elle continuait encore et encore de passer du temps avec lui. Elle ne faisait jamais de drame, ne se plaignait jamais. Après tout, c’était premièrement pour le travail. Et ensuite, le sexe entrait en ligne de mire. Il était donc vrai d’affirmer que leur relation ne pouvait pas s’expliquer simplement. C’était avant tout un désir primaire, mais il y avait autre chose. Pour Kendrick, c’était du professionnalisme teinté d’autre chose. Et ce quelque chose d’autre, elle préférait ne pas y penser. Écarter le plus possible cette autre possibilité. C’était peut-être pour cela qu’elle préférait jouer la dure à cuir avec lui. Pourtant, c’était un peu con, un peu ridicule, quand on savait que Thomas était psychologue et qu’il pouvait aisément cerner qui elle était vraiment. « Tiens tiens, Cinderella. Encore besoin de moi, je vais finir par croire que tu ne te passes plus de ma personne. » Il était rare que cela lui arrive, mais elle ne répliqua pas à cette remarque. Il n'eu droit qu'à un soupire las et un haussement de sourcils de sa part. Une chose dont il savait très certainement à son propos, c’était qu’elle détestait cette attitude détachée et machiste qu’il prenait lorsqu’il parlait d’une affaire impliquant le droit des femmes. L'informant sans gentillesse du pourquoi de sa visite, elle croisa les bras contre sa poitrine. « Tania Johnson tu dis ? » Le sourire en coin qu’il lui offrit suffit à la crisper, même si elle n’en laissa rien paraître. Au seuil de la porte, elle observa l’homme qui s’éloigna de l’entrée, la laissant choir là, ne prenant même pas la peine de l’inviter à l’intérieur. Cela montrait à quel point il aimait la voir à sa porte.


« Tu ne m’invites même pas à entrer ?  Quelle impolitesse, Thomas ! »  Suite à ces paroles teintées d’un brin de méchanceté et au goût amer qu’elle avait minaudé d’une voix chaude, Kendrick osa s’aventurer à l’intérieur de l’appartement du psychologue.  Elle s’arrêta tout de même près de la porte qu’elle referma derrière elle, sans pour autant enlever sa veste.  Elle en faisait déjà beaucoup en entrant chez lui comme ça, elle se retenu de céder à son habitude d’allez prendre ses aises sur le confortable canapé au salon, bien qu’elle en ai envie, simplement pour le voir grimacer à cette seule idée. Son parfum fleural resterait après son départ, il humerait l’air et ne pourrait que penser à elle. C’était un jeu, un jeu d’enfant, entre eux. Comment se pourrir la vie un peu plus, et que le meilleur gagne. Rien qu’en débarquant chez lui à l’improviste, elle venait de marquer un point. À voir comment il réagirait à sa présence. Il n’avait déjà pas l’air heureux de voir ce doux minois dans son appartement. Un fin sourire aux lèvres, la jeune femme observa un instant l’appartement : tout était calme, relativement bien rangé, mis à part la chambre de Thomas, qu’elle pouvait entrevoir d’où elle était. Elle ne pu retenir un lourd soupire en le voyant autant chercher. Il faisait preuve d’un manque flagrant de professionnalisme qui agaçait grandement la coréenne. La voix de l’homme résonna de la chambre : « C’est celle dont le procès est à la fin du mois ? » Évidemment, il ne trouvait toujours pas le dit dossier. Ça ne l’étonnait pas. Il était aussi en ordre qu’elle était en santé mentalement. Le fouillis était partout dans leur vie. Piétinant le sol du talon de sa chaussure en suède, Kendrick s’avança lentement dans l’appartement de son collègue à pas de loup, doucement, sans se presser. Il était déjà trop tard pour espérer retourner chez elle à temps pour pouvoir se couler un bon bain chaud et profiter du reste de la soirée. Il lui bouffait son temps, autant qu’elle pouvait lui faire perdre le sien. Un cercle vicieux entre les deux.

S’aventurant dans la cuisine, elle osa ouvrir une des armoires pour y sortir un verre avant d’ouvrir le réfrigérateur et de prendre le pichet d’eau glaciale qu’elle versa dans le dit verre. Elle prenait ses aises, elle faisait comme si elle était dans son appartement. Il prenait son temps ? elle s’installait confortablement. « Oui, c’est elle. T’as intérêt à retrouver le dossier. » Une gorgée d’eau, puis quelques pas dans l’appartement. Ses doigts glissant contre les meubles non poussiéreux, envahissant un peu plus à chaque seconde l’espace personnel du psychologue. Le verre dans la main, son autre main dans ses cheveux, elle se posa devant la chambre de l’homme, le sourire dégoulinant d’irritation aux lèvres. « Tu devrais vraiment faire le ménage de ta chambre: On dirait celle d’un adolescent pré-pubère. » Étant tout de même un minimum civilisé, elle n’osa pas entrer dans sa chambre sans permission, même s’il n’y avait rien d’intéressant à voir. La travailleuse sociale ne lui proposa même pas de l’aider. Il ne méritait pas son aide. Vidant son verre d’eau suite à sa nouvelle gorgée, elle le déposa sur un meuble près de la porte de la chambre. « Tu me fais perdre mon temps, merde. » Et elle, elle lui faisait perdre le sien, mais ça, elle ne l’avouerait pas.
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