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Des fois l'acharnement paie...(Harry)

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 Ava Solis 





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MessageSujet: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Ven 1 Mar 2013 - 22:54

FLASHBACK:

Patron: - Ava ma belle, j'ai une demande de papier pour toi. Tu connais Harry Hudson?

- C'est pas le boxeur ça?

Patron: - Exactement! Tu as une mémoire c'est pas croyable! Enfin je veux que tu me fasse un papier sur lui depuis ses 12 dernières années il doit bien avoir quelque chose de neuf non?

- Sauf votre respect patron... je doutes que se soit une bonne idée. 12 ans à chercher sa fille c'est pas le genre de chose dont on se remet facilement et je suis certaine qu'il ne veut pas nécessairement en parler...

Patron: - Ava ton boulot c'est de fouiller, de trouver des sujets intéressants et ÇA c'est intéressant. Il a une salle de boxe en ville. Allez je compte sur toi!

Je me retrouvai seule en poussant un soupir. Pourquoi fallait toujours que je me retrouve avec les articles les plus difficiles? Je m'informai donc aux journalistes sportifs les plus aguéri et chacun me souhaita bonne chance car il n'aimait pas les journalistes et les entrevues étaient souvent longues et exténuantes. Bien bravo Solis pour ton ambition de fou!
FIN DU FLASHBACK


Des semaines à le téléphoner et lui laisser des tas de messages sans réponses. Je me trouvais harcelante à la limite du fanatisme. Si ça se trouve il doit déjà être en démarche auprès des autorités pour ne pas que je l'approche! Puis mon patron qui me colle aux basques si j'ai réussi à lui parler. Des fois j'ai envie de lui refiler sa demande de papier, qu'il le fasse lui-même si ça l'intéresse! Moi j'aime pas harceler les victimes. Puis on s'entend que de voir sa femme et son fils mort sous ses yeux et apprendre la disparition de sa fille c'est pas jo-jo non plus!

J'étais nerveuse et irritable, je peinais à dormir tellement cette demande me rendait nerveuse. Une chance que j'ai dit à personne que je faisais un papier sur le Bourreau de Quantico! Mon patron jubilerais comme un gamin c'est pas possible! Enfin après des semaines sans réponses à mes messages et un patron qui commençait à paniquer je me décidai à me rendre à sa salle de boxe. Je pris mon temps me revêtant d'un jean et d'un t-shirt et laissai mes cheveux lâche et bouclés avant de me regarder une dernière fois dans le miroir et prendre ma veste et me diriger vers la salle.

J'étais arrivée et la salle allait bientôt fermer ses portes pour la soirée. J'entendais les derniers éclats de voix qui sortait de la salle mais des coup frappé dans un sac de sable il me semblait. J'étais pas super fan de sport mais j'admirais le courage et la force de caractère des boxeurs. J'entrai timidement dans la salle et de l,endroit ou je me trouvais c'était sombre et mal éclairé mais là dans un coin je vis un homme taper à grand force dans un sac de sable.

Grand et avec une carrure très imposante je plaignais le mec qui le rencontrais seul dans la rue! Je sus tout de suite qui c'était! Harry Hudson champion du monde et surtout homme meurtri et éploré. Je restai là muette et surtout silencieuse à le regarder faire. Comment j'allais arriver à approcher cet homme? Enfin juste qu'il me parle et qu'il m'accorde cette putin d'entrevue que mon patron me demandais. L'approche douce et détendue c'est ce qu'il fallait avec cette montagne de muscles. Je mis les mains dans les poches de ma veste de cuir et m’avançai lentement.

- Excusez-moi... monsieur Hudson? dis-je en toussant légèrement.

Aille! J'avais peur là! Enfin plus intimidée qu'autre chose. Il avait un regard presque meurtrier alors je stoppai tout de suite et dégluti lentement. J'étais un puceron à côté de lui moi!! D'une pichenette il me collai sur un mur pour un long moment! Cependant je plantai mes yeux dans les siens et prit un grande inspiration.

- Bonsoir, je suis désolé de vous déranger. Je suis Ava solis, la journaliste qui vous envoie des messages depuis des semaines. Écoutez je sais que vous n'aimez pas les journalistes mais... je vous jure que je ne veux pas ressasser de vieilles blessures.


** Ben oui alors tu fais quoi là présentement?** pensais-je
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Sam 2 Mar 2013 - 3:43

- Pense à ta posture de défense Zack, c'est bien l'attaque mais si tu ne sais pas parer ni esquiver tu ne tiendras pas deux minutes sur le ring…

Le jeune homme risqua un coup d'œil vers moi pour me faire comprendre que la consigne avait bien été entendue, avant de se reconcentrer sur son adversaire, Teddy, un garçon d'à peu près du même âge que lui mais légèrement plus grand et fort. Il repositionna ses jambes et ses bras mal placés, mais fut vite à nouveau déstabilisé par l'avalanche de coups de son adversaire qu'il n'arrivait pas correctement à parer, tentant vainement d'attaquer à de mauvais moments, tout en ratant les vrais failles dans les attaques de Teddy. Le problème de Zack c'était qu'il était beaucoup trop sanguin et sûre de lui, il attaquait, attaquait encore, même face à un ennemi plus fort que lui, il ne changeait pas sa façon de considérer le combat qu'il pensait mener d'un bout à bout à force de coups de poings. Il connaissait pourtant les techniques de défense et de feinte, mais il ne pensait jamais à s'en servir, il fallait constamment le lui rappeler, et très vite, pris dans le feu du combat, et surtout dans cette situation ou bien vite la supériorité en force et en technique de Teddy d'un niveau juste au-dessus du sien le surpassait de trop, il oubliait toutes mes recommandations et l'importance de sa défense dont je ne cessais de lui rabâcher les oreilles. Si je le faisais boxer contre Teddy, qui avait l'amabilité de modérer ses coups, conscient qu'il servait ici à l'entrainement et à l'enseignement de son cadet, c'était pour qu'il apprenne que le rentre dedans ne marchait pas toujours et que face à un adversaire supérieur en force il fallait user d'autre chose que de la force pour pouvoir vaincre. Mais il manquait encore du truc qu'on appelle l'humilité, et même face à Teddy qui le renversait au sol et mettait fin à l'instant au combat, il ne comprenait toujours pas… Mais bon, c'était ainsi avec les jeunes, il fallait faire preuve de patience, et puis je ne cherchais pas en faire des professionnels, il y en avait que je formais en professionnel, d'ailleurs Teddy avait l'air de plus en plus intéressé par mes entrainements, mais d'autres n'étaient là que dans un cadre amateur sans d'autres visées, en cela je n'étais pas là pour leur pourrir la vie non plus, juste pour leur apprendre et les aider à avancer à leur rythme.

Posant une main sur la corde je passais en-dessous, grimpant sur le ring. Teddy tendit la main à son coéquipier au sol pour l'aider à se relever, Zack voulu la refuser, mais me voyant arriver légèrement en pétard qu'il n'est pas encore une fois écouté ce que je lui disais, il se ravisa et cracha sur son orgueil. Bon, je n'étais pas vraiment en pétard, je n'avais pas dans l'idée de m'énerver contre lui, c'était encore un gamin, et il avait des défauts comme tout le monde, il venait là pour se détendre, pas pour se faire engueuler. En soit il était plutôt rare que je me mette en colère au club, ça devait arriver trois fois par semaine tout au plus, mais le plus souvent c'était sur des trucs plus graves, j'étais surtout intransigeant sur les manquements au règlement, à la fois celui du centre, comme celui de la boxe en combat. Il m'était par exemple déjà arrivé de foutre à la porte de ma salle pour une certaine période des jeunes qui en combat n'avaient pas respecté le cadre de l'entrainement, ou même du combat de boxe, et avaient utilisé des coups interdits et dangereux pour régler des comptes entre eux qui n'avaient rien à voir avec la salle de boxe. Je n'étais pas si dur que je leur apparaissais, mais c'est vrai que j'étais plutôt impressionnant pour des jeunes, surtout dans le cadre des entrainements où j'étais à la fois pédagogue mais aussi très autoritaire, car pour moi l'apprentissage de la boxe, comme de n'importe quel sport, devait passer par une discipline et une rigueur extrême. Mais s'ils craignaient ma colère, je ne m'énervais pas vraiment si souvent. Je parlais un peu fort c'est tout. Non, l'état de colère c'était encore autre chose que de juste gueuler. A ce stade ça passait encore.

- Bon on arrête là les gars, il est tard. Teddy bon combat, merci d'avoir bien voulu aider Zack à s'entrainer. Zack tu as encore beaucoup de progrès à faire sur la défense, quand tu reviendras je veux qu'on bosse ça en priorité.

La nuit était déjà tombée, Zack et Teddy étaient les deux derniers, tous le monde était fatigué, il était temps de s'arrêter. Ca ne servait à rien de continuer de toute façon à des heures pareilles et il était l'heure aussi pour moi de fermer le centre et de rentrer chez moi. Mais je n'étais pas pressé, je n'avais comme d'habitude rien d'autre de prévu à ma soirée que de taper dans un sac de boxe, rentrer, m'occuper de mon chat, manger devant la télé, et allait dormir en pensant à Maya, ou a Sury. Joyeuse soirée en perspective. Et après le toubib me disait d'éviter les sujets de stress ou de contrariété.

Zack : " Pardon Monsieur Hudson. "

S'excusa Zack penaud, au moins était-il conscient de son erreur, il avait l'air reconnaissant en tout cas de ne pas m'avoir foutu en rogne. Ce n'était jamais très bon. Ils enlevèrent leurs gants et partir vers les vestiaires pour se changer. Pendant ce temps j'allais au bureau où je me fis couler du café, en attendant je regardais deux trois papiers sur mon bureau, rien de trop urgent, je les rangeais sur le rebord de la table et retournai prendre mon café. En passant je tombai sur la photo de Maya et de moi-même, d'il y a bien 20ans, posée sur l'une des étagères, entre mes photos de championnats et mes récompenses. Je m'arrêtai et du bout des doigts effleurai son visage à travers le cadre froid en verre transparent. Je m'en détournai, amère et fatigué, laissant là mon café pour retourner dans la salle. Je m'affairai à ranger des équipements et à remettre dix fois les mêmes objets en place, histoire de m'occuper la tête, souhaitant fuir mes souvenirs, encore. Les deux jeunes ressortirent du vestiaire et après un dernier " bonne soirée " quittèrent ensembles le centre pour rentrer chez eux. Me retrouvant seul je pouvais disons changer le niveau de mes occupations. Je retournai à mon bureau et bandait mes mains rapidement avant d'attraper les gants rouges accrochés au clou sur le mur et de les enfiler.

La boxe, s'était toute ma vie, maintenant qu'il ne me restait plus qu'elle, et la colère. La colère, la fureur, et la douleur, d'avoir vu ce que j'avais de plus chers étendus et sans vie dans une mare de sang, d'avoir perdu l'amour de ma vie, d'avoir perdu un fils si jeune, et de ne même pas savoir si je devais faire le deuil ou non de ma petite fille disparue, qui peut-être était là quelque part dehors, victime des pires violences que je ne pouvais même pas imaginer. Ma vie se résumait à présent à leur absence, et à ma colère. Je ne cessais jamais d'être en colère et passait une majeure partie de mon temps à essayer de la canaliser et de l'expulser pour réussir à garder un semblant de maitrise sur moi-même et sur ma vie. S'en était presque pitoyable. Mais je n'avais rien d'autre, rien que la boxe. Alors je frappais, nuit et jour, dans un sac de sable, jusqu'à l'épuisement, je frappais, pour essayer de faire taire la bête à l'intérieur, jeter un peu d'eau, sur le brasier de ma fureur. Je frappais dans le sac de boxe, encore et encore, aussi vite et fort que je le pouvais, je n'écoutais plus rien autour de moi, fermant les yeux, je me contentais de frapper inlassablement. Mais j'avais beau y mettre toute ma violence, toute ma haine, toute ma souffrance, je ne parvenais à voir en fermant les yeux que le corps nue et couvert de sang de Maya tenant mon fils mort dans ses bras, les yeux révulsés d'horreur, leur peau lacérée… Je revoyais encore et encore la chambre de l'hôtel, aux murs retapissés de leur sang, et eux là dans un coin, baignant dans leur sang, morts, après avoir souffert durant des heures et des heures. Et je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Sury, qui restait toujours dans mon imagination l'image, la dernière que j'eu d'elle, de cette petite fille d'à peine 8 ans aux beaux cheveux roux, douce et fragile, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander ce qu'ils lui faisaient, si elle était encore en vie, et ce qu'elle vivait… Où était-elle ? Qu'est-ce qu'ils lui avaient fait ? Depuis que Jack m'avait dit pour… Pour ce qu'il avait découvert… Je n'en dormais plus la nuit. Chaque fois que je fermais les yeux, je la revoyais constamment…

Je m'arrêtai soudain dans ma course effrénée pour distancer ma mémoire en entendant la voix féminine qui venait de briser le silence de la salle, et le hurlement de mes pensées, je tournai mon regard noir de haine et de fureur vers l'inconnue qui venait de faire irruption dans la salle de boxe. Je ne savais ni qui elle était, ni ce qu'elle voulait, et présentement malgré mon caractère plutôt doux envers les femmes je n'en avais absolument rien à foutre d'elle et je ne voulais qu'une chose c'est qu'elle se casse. J'allais lui répondre que le club était fermé lorsqu'elle se présenta à moi, me laissant muet une bonne seconde le temps que j'explose de colère. Alors c'était elle cette journaliste qui me harcelait depuis je sais pas combien de semaines ? Je détestais déjà les journalistes du temps de ma carrière de boxeur, mais depuis les meurtres j'avais découvert qu'ils pouvaient être encore plus détestables que je ne pensais déjà. Au bout de 12 ans ils ne pensaient pas qu'il était peut-être bon d'arrêter le tir avec leurs conneries ? Ils m'avaient pas déjà assez gonflé comme ça pour qu'ils viennent en redemander encore ? J'en avais vu de ces merdeux de journalistes toujours entrain de courir après leur scoop, qui n'en avaient rien à carrer des gens, ça ne les dérangeaient absolument pas de faire comme ça irruption dans votre vie privée pour venir vous détruire gentiment juste pour un article à la noix dans leur journal à la c… Vraiment des emmerdeurs de premières, et emmerdeuse présentement, ils n'avaient aucun respect pour la vie des gens et mettaient leur nez partout juste pour un peu de sensationnel pour leurs lecteurs boutonneux avides de grandes sensations émoustillantes. A parce que madame ne veut pas "ressasser de vieilles blessures" alors qu'est-ce qu'elle venait faire ici à me parler du passé, 12 ans après, pour encore tirer d'un filon déjà bien épuisé des chercheurs d'or dans son genre une dernière pépite, un dernier recoins inexploré, une dernière facette dont le public de s'est pas encore régalé de la souffrance d'Harry Hudson. C'est qu'ils aimaient ça, les vies brisées, les gens qui perdaient tout et passaient le reste de leur existence seuls à souffrir et à se tuer à petit feu de douleur, les gens qui n'avaient plus rien, qui avaient tout perdu, ils aimaient venir en remettre par-dessus, ça ils aimaient exploiter les drames des gens, ça leur rapporter de l'argent et un peu de gloire dans leurs vies misérables… Car comment nommer une vie où l'on passe son temps à traquer et à exploiter la misère des autres sans aucun respect pour eux, juste pour sa propre jouissance de voir les gens souffrir, et de les harceler sans relâche pour être sûre qu'on les tient assez pour qu'ils puissent pas s'en sortir…

Furieux et hors de moi je m'approchai de la petite femme aux cheveux blonds, me plantant devant elle, de toute ma hauteur, mes poings serrés et tous les muscles de mon corps complètement contracté, la regardant droit dans les yeux.

- Vous n'avez rien à faire ici ! Le club est fermé !

Dis-je d'une voix froide et menaçante, et encore elle avait de la chance, parce que si ça avait été un homme, et ça avait été le cas quand des journalistes masculins m'avaient un peu trop gonflés, je les foutais juste dehors sans transition ni dentelle. Là j'étais encore " gentil ", je ne m'en prendrais pas à une femme, aussi exécrable soit-elle. Mais ce genre de truc avait le don de me foutre particulièrement en colère.

- Je ne vois pas en quel droit vous vous permettez de venir jusqu'ici m'harceler encore comme si vos messages à répétition n'étaient pas déjà suffisants… Je ne sais pas ce que vous cherchez mais il n'y a rien d'autres à trouver que ce qui a déjà été dit en 12 ans, le sujet a été épuisé y a longtemps…
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Sam 2 Mar 2013 - 4:37

Ah! Merde! Je le voyais s'approcher et sérieusement je préférerais me trouver à mille lieux d'ici moi! Tiens pourquoi pas dans les bras de Dexter dans mon appart ou le sien? Enfin n'importe ou sauf là mais je savais que si je ne rapportais rien à mon patron il me talonnerais encore quitte à venir avec moi s'il le fallait. Intérieurement je le traitais de sale enfoiré de merde car il devait savoir qu'il réagirait comme ça! C'était pas un con quand même! Enfin là je crus que oui pour m'avoir harceler de la sorte! Enfin je devais calmer le jeu mais comment? J'avais rien pour moi... j'étais journaliste et il n'aimait pas les journalistes. Instinctivement en le voyant aussi furieux et tendu devant moi je reculai d'un pas. Oui bien je voulais pas trop fini encastrée dans un de ses mur de plâtre non plus!

- Monsieur Hudson....

Il ne me laissa pas finir et là sérieux je commençais à en avoir marre de me faire renvoyé de tout les côtés moi! D'abord un patron qui me lâche pas et maintenant lui qui me gueule dessus non mais j'ai la tête d'un "punching-ball"?? Malgré que je m'étais reculé d'un pas et qu'il me dépassait d'une bonne tête... non deux vu ma grandeur. Je plantai mon regard dans le sien le soutenant le plus que ma peur me le permettais. Je demandais rien merde! Juste qu'il me rencontre un peu et je pourrais lui dire ce que je veux!

- Hé ho! Ça va oui! D'abord calmez-vous, je... je sais que mes mots sont mal choisi mais mon intention n'est pas de reparler de ce qui c'est passé il y a 12 ans. De toute façon tout le monde le sait. Puis ça serait cruel de vous faire revivre tout ça!


Hé merde! Pourquoi j'avais gueuler dessus? Je pris un respiration en fermant les yeux, il fallait que je lui explique que je ne venait pas de mon plein gré aussi... mais là c'était mettre mon patron dans la merde! Oh et puis pourquoi je m’embarrasse de ça?? C'est quand même lui qui me pousse depuis des semaines à faire une entrevue sur lui alors que je lui répète qu'on devrait le laisser tranquille. Non mais c'Est vrai quelle victime sauterais de joie à voir un journaliste débarquer pour l'interviewer sur... sur quoi en fait? Comment il s'en sort depuis tout ce temps? Y'a qu'a voir que le pauvre homme était meurtri et habité par une culpabilité et une colère énorme. Vraiment mon patron était un homme intelligent dans sa stupidité, envoyer une femme au lieu d'un homme qui se serait fait casser la gueule à coup sûr!

- Écoutez monsieur Hudson, c'est mon patron qui m'envoie et je vous jure que ce n'est pas MON idée. Je veux seulement discuter avec vous j'ai même pas d'enregistreuse ni même de papier pour écrire. Juste une conversation toute simple rien de plus.

** Bravo Solis! Il va tellement gober une connerie pareille!" pensai-je. Non mais c'est vrai comment de journaliste sportif il avait vu défiler? Comment de journalistes peu respectueux de sa vie avait cogné à sa porte pour le faire replonger encore et toujours? J'étais une des rares journaliste à respecter le désir des victimes à garder le silence. De ce fait souvent ce sont les victimes elle-même qui me recontactait quand l'enquête piétinait ou qu'il voulait seulement raconter leur histoire "pour aider d'autres personnes" comme ils me disaient. Je n'étais pas une de ses rapaces avide du moindre scoop et c'est peut-être pour ça que mon nom n'était plus à faire. Fonceuse oui mais pas au point de gratter le bobo de Harry. Ambitieuse certainement mais pas suicidaire. Mais en même temps c'était mon job et ça mon patron en entendrais parler aussitôt que j'aurais fait un papier. Ce sera le premier sur Harry et le dernier. On devait laisser cet homme en paix!!

- Quelques minutes je demande seulement quelques minutes... s'il-vous-plaît monsieur Hudson.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Dim 3 Mar 2013 - 3:10

Je vis la journaliste reculer devant moi, je ne bougeai pas et la regardai en croisant les bras sur mon torse. Elle avait l'air partagée, d'un côté je savais que mon petit numéro d'intimidation pour la faire fuir avait au moins un peu d'effet, d'un autre coté je la sentais bouillir intérieurement, ce qui se confirma quand elle explosa soudain, se mettant à crier, enragée. Enfin, en colère, elle était marrante disons, une toute petite femme qui s'énervait et qui pestait, on aurait dit un chat. Un peu comme Maya quand elle était en colère, ce qui était très rare, mais qui arrivait quand même, une toute petite femme qui déployait d'un coup une énergie énorme juste pour s'énerver. J'haussai un sourcil en la regardant finir de parler, avant de la voir fermer les yeux et tenter de reprendre son calme. Bon, j'y avais peut-être été un peu fort, mais c'est sensé être connu que je peux pas voir les journalistes. C'est pas comme si ils étaient pas prévenus. Bon idéalement je pourrais aussi me formuler la pensée que peut-être elle ne faisait qu'obéir à des ordres de son patron et qu'elle n'y était pour rien la pauvre… Mais non, ma compassion ne pouvait pas aller aussi loin que ça. Et si j'avouais que mon comportement pouvait être un poil excessif, voir un peu volontairement agressif et injuste envers elle, je n'allais pas non plus l'aimer pour autant. Je m'en foutais bien de ce dont elle voulait me parler de toute façon, je ne pouvais pas encadrer les journalistes, c'était simple, clair, précis, rien de plus à rajouter. Mais comme je ne pouvais décemment pas l'emplâtrer dans un mur j'allais tout de même devoir me calmer, à commencer par desserrer poings et mâchoires. Je soupirai intérieurement et tandis qu'elle reprenait la parole je me pinçai l'arrête du nez fermant les yeux, technique de gestion des nerfs peu utile mais fréquemment utilisée. Bon, donc, c'était son patron, plus possible d'échapper à la pensée de compassion de " ah c'est pas sa faute c'est son boss qu'est un débile et sadique sur les bords aussi ", mais non vraiment ça passait pas. Et puis je comprenais pas de quoi elle voulait me parler non plus. Et vraiment je l'aimais pas, c'est plus fort que moi. Mais c'est vrai que je pourrais faire preuve, dans l'idéal, d'un minimum de compréhension pour elle qui essayait juste de faire son boulot… J'ai beau le tourner dans tous les sens j'ai du mal. J'inspirai profondément en levant les yeux avant de reposer mon regard sur la journaliste. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'étais plus calme, mais au moins ma colère et violence latente s'était transformée en une froideur glaciale, tout aussi impressionnante, mais beaucoup moins dangereuse.

- Et donc vous voudriez parler de quoi ?

Demandai-je d'une voix irritée et sombre, poussant un soupire de lassitude et de colère mêlée. Et puis qu'est-ce que j'en avais à faire de toute façon ? Pourquoi je lui posais la question ? C'est pas comme ci là subitement aujourd'hui j'allais accepter de me coltiner un de ces minables journalistes qui venaient encore me bouffer le peu de patience que j'avais. C'est fou comme ce genre de personne pouvait facilement faire de n'importe quel jour une journée absolument détestable. Je n'étais pas de si mauvaise humeur que ça avant qu'elle ne vienne débaroulée dans mon club, maintenant on aurait dit un vieux loup agressif.

- Vous direz à votre patron de s'acheter des c******* et de venir me voir directement que je lui explique ce que je pense de ses idées.

Je pouvais au moins lui reconnaitre qu'il y avait une lâcheté caractérisée de la part de son patron en l'harcelant elle pour qu'elle vienne me voir en dépit du danger que ça pouvait représenter, essayez pour moi d'aller interviewer un grizzli. En tout cas je n'allais pas prendre pitié d'elle et j'avais vraiment autre chose à faire. Non, en faite, quoique je fasse, tout serait bien mieux que de la supporter deux minutes de plus. Je me détournai, lui tournant à moitié le dos, et commençai à défaire mes gants de boxe tout en continuant d'un ton désintéressé comme si je ne me préoccupai même plus de son existence ou de sa présence ici.

- J'ai des choses à faire, je vous prierai de sortir d'ici maintenant…

Je fis quelques pas en direction du bureau, défaisant les bandages à mes mains, puis m'arrêtai, soupirant. Je me retournai vers elle et la regardai, là, plantée au milieu de la salle de boxe, elle n'avait pas bougé, et me fixait avec des yeux suppliants de petit chien battu. Bon, en faite si, elle était capable de me faire pitié.

- Bon… Vous voulez du café ?

Je l'invitai à contre cœur à me suivre vers le bureau qui se trouvait au fond.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Dim 3 Mar 2013 - 4:31

Lui parler de quoi? Je le savais même pas moi-même l'ordre " Fais un papier sur Harry" c'était tout. Je voulais pas revenir sur les évènements passés tout avait été dit et redit et je dois dire que ça avait passablement irrité et blessé la masse de muscles devant moi. Mais je voulais savoir s'il avait une piste concernant sa fille surtout. Comment il s'en sortait... le truc banal pour un lecteur mais qui pour moi était de la torture pure et simple. Je le fixai du regard me taisant je voulais avoir l'air de celle qui était en contrôle d'elle-même mais au fond Harry le savait que je tentais seulement de me faire plus dure qu'en réalité. Depuis mon agression dans une ruelle avec Dexter j'étais plus craintive. Oui mon tendre m'avait bien défendu... enfin comme il pouvait mais je restai avec cette peur qu'un jour ou une nuit une bande m’attraperais seule dans le noir sans que j'ai personne pour me défendre et là sérieusement me retrouver dans une salle de boxe avec l'ancien champion du monde qui ne pouvait pas me sentir ça me faisait cet effet.

Quand je lui parlais de l'idée (géniale) de mon patron je vis son regard s'assombrir et sa voix résonner dans sa salle telle le grondement des enfers... enfin j'étais persuadée que ça ressemblait à ça. Je soutenais toujours son regard et je dus me retenir d'éclater de rire. Au moins sur ça on avait raison c'était un gros froussard mon boss, de bonnes idées mais trop con.

- Je lui dirais monsieur Hudson n'ayez crainte.

Oh! Que oui et en claquant mon article en faisant bien comprendre à la horde journaliste de lui foutre la paix dans mon papier. Il ne m'aimait pas qu'est-ce que je pouvais lui faire? Ma personne ne se définissait pas en mon métier mais bon c'était comme ça! IL jouait les durs pour me faire peut... et ça marche que voulez-vous! Je ne lui demandais que quelques minutes rien de plus au pire il me jetera dehors à coup de pied au derrière quand il en aurais marre de voir ma figure mais pour l'instant je voulais connaître l'homme pas le boxeur, pas les crimes auquel il a fait face. NOn je veux savoir ce qui se passe en lui, comment il arrive à ne pas devenir dingue... quoique de se côté.

- Avec plaisir monsieur.

Je lui offrit un sourire poli mais je savais bien que ce gros ours ne me le rendrait pas. Je le suivis à distance respectable comme si j'avais peur qu'il me bouffe si j'étais trop près de lui. Je me sentais affreusement minuscule à ses côtés. Je me sentais une puce à côté de Dexter alors que là.... un microbe peut-être? Enfin je pris place sur une chaise droite peu confortable pendant qu'il me tendait ma tasse avec "2 sucre 1 lait SVP". Je pris une gorgée du liquide en savourant les délices et les effluves. Je devais commencer car il devait déjà avoir hâte que je foute le camp.

- Monsieur Hudson, je sais que tout ce qui peut toucher... enfin votre passé est extrêmement douloureux. Je ne veux as revenir sur ceux-ci car il n'y a rien à dire en fait. Mais je voulais savoir... ,je baissai les yeux quelques minutes, Comment vous vous en sortez et si vous aviez de nouvelles pistes pour votre fille. Je sais que le dossier est classé mais... je sais pas peut-être que... enfin une piste pourrait la rouvrir non?

Je connaissais bien le système judiciaire et à toute les fois un gentil policier gardait une copie du dit dossier ou se battait pendant toute sa vie pour chercher une piste aussi infime soit-elle pour redonner espoir aux familles. Harry ne devait sûrement pas faire exception. IL devait avoir un complice dans la police ou le FBI aller savoir à la CIA au même le Pentagone... Harry était connu de tous, son histoire aussi impossible que TOUTES les forces de l'ordre reste muettes!! Mais je n'allais pas étayer ici mes hypothèse il protègerait sa source et c'était compréhensible.

- Écoutez, si je peux aider à ce que votre fille revienne je le ferais malgré que vous ne m'aimiez pas. Je ne souhaite pas votre malheur peu importe ce que vous pouvez penser de moi.

Pourquoi j'avais l'impression que cet homme peut importe ce que je dirais ne me croyait qu'à moitié? Pourquoi je m'acharnais à répondre aux ordres d'un patron trop stupide pour venir faire ses choses lui-même. Je voulais montrer patte blanche mais je savais que ce qu’il me donnerait comme infos je devrais les utiliser intelligemment. Une chance que j'ai une bonne mémoire mon patron aurai son putin d'article sur son bureau demain matin avec une Ava qui crachera son venin contre lui.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mer 20 Mar 2013 - 4:44

Il n’avait même pas besoin de vérifier si elle le suivait bien, de un il entendait ses petits talons claquer sur le sol de salle de boxe, résonnant dans le silence glacial, de deux, c’était évident qu’elle le suivait, il lui accordait les deux minutes pour lesquels elle le harcelait depuis des semaines, elle n’allait pas se barrer comme ça la sangsue. Je la fis entrer dans mon bureau, allumant la lumière, ce n’était pas l’idéal niveau confort mais c’était déjà un peu plus « agréable » niveau ambiance que la salle de boxe pour la jeune femme. Et puis en même temps qu’est-ce que je m’en foutais qu’elle apprécie ou pas la déco. Je fis couler du café et lui en servis une tasse, je l’invitais à s’assoir sur une chaise, et m’assis en face d’elle avec mon gobelet de café brulant à la main. Elle commença par prendre quelques secondes pour rassembler ses idées et préparer ce qu’elle voulait dire, avant d’oser enfin se lancer, un peu maladroitement je dois dire mais bon j’avais vu pire, enfin entendu. Je la vis baisser les yeux, visiblement mal à l’aise, avant de continuer après un long temps de silence, super question, elle voulait savoir si en gros j’enquêtais en secret avec un appui d’un membre des services de l’ordre pour retrouver Sury… Exactement le genre de chose qu’il fallait taire et garder absolument secret au risque de mettre la carrière de mon meilleur ami en danger si jamais l’on découvrait nos investigations secrètes sur le dossier clos de la disparition de ma fille. J’observai la journaliste, réfléchissant, demeurant impassible, ou du moins essayant, préférant déguiser mes émotions à son regard d’aigle qui perçait les gens et leurs secrets, je devais réfléchir à ce que je pouvais bien lui dire sans pour autant trahir ou mettre en danger Jack. Fantastique… Pourquoi avais-je eu pitié d’elle ? Je soupirai, bon, il fallait bien que j’y réponde quelque chose, je n’avais pas envie non plus de me ronger les veines pour une journaliste, mais en même temps je ne pouvais pas m’empêcher d’être méfiant, surtout avec ses airs de bonne sainmaritaine, c’était forcément suspect, elle cachait quelque chose, et ça allait me retomber dessus si je n’y prenais pas garde. De toute façon avec ces gens là on ne pouvait s’attendre à rien d’autre qu’à des coups de couteaux dans le dos, j’avais eu largement d’expérience en la matière pour le savoir, les journalistes n’étaient pas dignes de confiance, s’était des sangsues, des parasites, qui se collaient à vous, et vous lâchez pu, puis ils vous dévoraient de l’intérieur, ils vous volaient à vous-même, faisait de vous ce qu’ils voulaient, vous détruisant à petit feu si on y prenait pas garde.

Comme je ne répondais pas, cherchant toujours en faite quoi lui répondre sans pour autant me trahir, et sachant combien il fallait être très attentif à ses moindres mots en présence des journalistes, pesant bien le pour et le contre pour chaque hypothèse que je me formulais intérieurement, suspectant ce que pourrait en déduire frauduleusement ma perfide interlocutrice… Elle essaya de me rassurer encore une fois sur ses bonnes intentions, je voulais lui dire « désolé ma petite dame mais les bonnes intentions ça ne fait pas tout si derrière c’est pour se servir de moi après m’avoir gentiment brossé dans le sens du poil en m’harcelant pendant des mois pour m’extorquer des informations pouvant être potentiellement dangereuses pour les personnes concernées, mais ça vous vous en foutez bien vous voulez juste vendre… » Ca devait être ce qu’on appelait reprendre du poil de la bête. J’avais réussi à me calmer un peu, et revoilà que mes nerfs se durcissaient et que mon corps se tendait, serrant fermement les points, mon regard s’obscurcissant comme l’expression brute sur mon visage. Un tempérament merdique ? Ouais, c’était plus fort que moi, avec ce genre de personne je n’arrivais vraiment pas à apaiser le monstre de fureur qui grondait à l’intérieur de moi, à chaque fois qu’elle me déballait ses inepties pour m’amadouer je n’avais qu’une envie c’était de cogner dessus. Quelle folie était-ce que de demander à qu’on me foute un peu la paix ? C’est vrai, en quel droit mériterai-je qu’on respecte ma vie privée, ma souffrance face à la tragédie que j’ai vécu, mon deuil, face à la perte de tout ce que j’avais de plus cher, aux corps morts des miens, et à la disparition de mon enfant, qui était là quelque part dehors entrain de subir des choses que cette journaliste sans cervelle ne risquait pas d’être capable d’imaginer sans tomber dans les pommes. Faire revenir ma fille ? Comment ? En écrivant que son papa est à sa recherche avec son pote du FBI l’agent Sutton qui aura l’amabilité de rendre sa plaque demain matin pour faute grave pendant que Harry se fera démonter la gueule par la mafia qui veille au grain, et plus particulièrement à un grain qui s’appelle Sury et qu’ils ne comptent pas lâcher comme ça… Faire revenir ma fille hein ? Tu comptes peut-être aller la chercher dans la prison où elle est enfermée ? Ou peut-être juste envoyé une gentille petite lettre aux monstres qui la détiennent pour dire que s’ils ne la relâchent pas ils auront un article sur eux pour dire que c’est rien que des vilains pas beaux. Ca l’intéressait tant que ça de savoir où était ma fille ? Elle avait qu’à prendre sa place, mes problèmes seraient réglés et elle me gonflerait moins. Je la fixais avec ce regard de haine, de colère, et de mépris, profond à tel point que si on pouvait tuer avec les yeux elle serait déjà morte depuis déjà un bon moment. Ils avaient vraiment le chic pour me mettre hors de moi. En quel droit pouvais-je demander qu’on me laisse respirer, vivre, au lieu de chercher continuellement à briser un homme qui est déjà mort. Qu’est-ce qu’elle savait de tout ça ? De la douleur, de la souffrance, de cette chose ignoble qui allait au-delà des mots, de ce qu’on pouvait ressentir, quand notre cœur, notre âme, était répandue sur les murs et par terre en morceaux de cadavres et mares de sang, quand la chair de votre chair était mutilée, torturée, quand l’amour de votre vie gisait, lacérée, des yeux de terreurs pures vous fixant sur un visage mort, des yeux qui vous disait combien ce que vous avez permit, en étant pas là pour les protéger, pour les défendre, était affreux, monstrueux. Comment cette chose vous hantez, continuellement, tandis que vous n’êtes plus qu’un fantôme, un mort vivant, incapable de vivre, condamner à ne pas mourir, à survivre, à rester, après, seul, quand tout le reste a disparu, quand votre monde s’est écroulé, et que les vestiges, les ruines, pierres tombales blanches dressée sur les cercueils de chênes sont tous ce qu’il reste dans le néant absolu où vous errez. Ils restent pour vous rappeler continuellement, au cas où que vous seriez capable de l’oublier, qu’ils sont morts et que vous vous êtes vivants. J’étais en colère, plus que ça, c’était une chose qu’elle n’imaginait pas, qu’elle ne concevait pas, que peu de personnes sur cette Terre était capable de concevoir, ma colère, ma fureur, était au-delà de toute chose, idée, que l’on pourrait coller à ces mots. Non, rien, aucune comparaison, rien, ne pourrais donner le sens véritable de ce qu’est ma fureur. Elle n’est ni la foudre qui transperce le monde en deux blocs de terre brulée, ni l’ouragan qui arrache les arbres et les maisons de leur socle, ni le séisme qui déchire les profondeurs du monde et fait hurler les vagues déferlantes, piqures salées sur les déchirures, les plaies de notre corps, elle n’était pas le volcan qui gronde et vient vomir sa brûlure sur le visage des innocents, pour leur rappeler leur inconformité dans un monde de vices où le mal à la mode, à un tel point que le meurtre et la torture sont les sports les plus répandus dans ce magma de déchets et d’excréments que représente l’humanité. Personne ne pouvait comprendre ce que c’était que la fureur telle que je la vivais, comme un animal qui hurlait et se débattait en permanence, et ce n’était encore rien, non, c’était bien pire que ça, c’était une fureur a l’état brute, une forte du chaos, quelque chose d’infini, qui n’avait ni début ni fin. Je poussai un soupire, fermant les yeux, avant de me masser doucement les tempes, passant mes mains sur mon visage fatigué et ridé. Je me fais vieux pour que vous continuiez à m’emmerder continuellement comme ça, vous ne trouvez pas ? Je croisais mes mains, et choisissant bien mes mots lui répondit enfin, en tachant surtout de pas faire trop de conneries.

- Le dossier est peut-être classé pour la police, mais pas pour moi. Je ne peux pas abandonner Sury, je sais qu’elle est en vie, et je continuerai la chercher, pas jusqu’à ma mort, mais jusqu’à que je la retrouve, et je la retrouverai… C’est une promesse que je lui ai faite.

Je fis une pause, me demandant comment aborder, ou sauter, la partie concernant les pistes, je n’avais déjà aucune envie de parler de ça, déjà que quand on abordait la situation avec Jack ça me mettait dans une rage folle à en faire trembler et tomber les murs, alors allait lui dire à elle ce que ma fille est entrain de subir pendant qu’on est tranquillement là à papoter en buvant ce café qui me brule la gorge à chaque fois que j’en bois une gorgée, mais ce n’est pas grave à croire que j’aime souffrir, non là je peux pas. Et puis je devais protéger l’anonymat de Sutton dans cette affaire, et le mieux pour pas qu’on connaisse le secret d’une affaire, c’était encore de ne pas en parler.

- Je… je suis toujours à sa recherche et je suis pour l’instant piste dont je ne peux pas vous parler.
Au moins je parlais juste en mon nom, je ne voulais pas supposer qu’une tiers personne était mêlée à cette histoire, non, pour elle, je serais tout seul, je devais protéger la carrière de Jack, et pour ça ne pas dire un mot sur son travail qu’il effectuait en secret pour moi. Quoi de pire pour les secrets qu’une journaliste fouineuse cependant…

- J’espère qu’elle sait que je la cherche, qu’elle sait que je ne l’ai pas abandonné, j’aimerai… Qu’elle puisse le savoir, qu’elle sache qu’elle n’est pas seule, et que où qu’elle soit, quoi qu’il se passe, je la trouverai et je la sauverai…

La grosse vague de fureur était passée, c’était autre chose maintenant, et j’avais les yeux légèrement rouge, je passais à nouveau mes mains sur mon visage, poussant une longue expiration avant d’inspirer profondément en fermant les yeux. Derrière le masque de l’ours, transparaissait l’homme brisé, cet être éparses, éparpillés en mille morceaux de soi, autant de larmes dans un océan. La dépression et la fureur chez moi étaient jumelles. Jamais l’une n’allait sans l’autre.


Dernière édition par Harry J. Hudson le Mer 20 Mar 2013 - 12:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mer 20 Mar 2013 - 5:45

Pendant de longues minutes son regard s'attardait sur moi et non pas pour détailler mon physique. Non il me regardais avec méfiance, haine et surtout mépris. En fait je crois que si j'avais été un moucheron il se serais fait une joie de m'écrabouiller entre son pouce et son index et même de prendre plaisir à m'écrabouiller. Il semblait vraiment se méfier de tout mes mots et même de chaque intonations de ma voix mais s'il savait! Je voulais autant me retrouver assise ici que d'avoir une balle dans le crâne. Les secondes s'écoulèrent ainsi que les minutes. À le voir penser ainsi j'avais la certitude que quelqu'un l'aidait et qu'il voulait protéger cette personne. Bien sûr pas besoin d'être un génie physique pour savoir que c'était un des membres des forces de l'ordre.

J'étais dans le journalisme judiciaire depuis longtemps et je savais que révéler qu'un policier aidait Harry déclencherait une enquête interne pas possible et bien sûr la possibilité que cette dite personne se retrouve au chômage. Il ne m'aurait pas avec ses explications mais je goberais le tout et l'écrirais pour protéger cette personne. Je n'étais pas du genre à balancer les gens j'étais assez discrète sur mes sources et mes informations mais ça même si je lui dis il finirait par me balancer par la fenêtre alors autant me montrer docile.

- Je vois. Donc vous n'avez jamais cru à cette hypothèse de la police.

Simple observation en fait. Le dossier avait traîné des mois voire des années durant sans aucune trace de la fillette alors faute de preuves on ferme le dossier et on le met dans les "Cold Case" comme ont appelle. Les archives de toutes les forces de l'ordre en étaient remplies et malheureusement trop peu finissaient par être résolues.

-Cette piste, vous la suivez depuis longtemps? Elle est sérieuse au moins?

* Mais non pauvre conne! Il va suivre une piste toute fausse!* Je secouai légèrement la tête faisant valser mes boucles blondes sur mes épaules. Je ne voulais pas mettre en doute la véracité de ses propos puis Elle ne pouvaient qu'être vraie, je le sentais en fait. Chaque mimiques de visage, chaque geste me le prouvaient en fait.

- Désolé je voulais pas dire ça. Écoutez je vais faire savoir à votre fille que vous êtes toujours à sa recherche, que vous la trouverai. Vous voulez me parler d'elle?

Je le vis se passer une main au visage visiblement torturé par ce qu'il vivait depuis ses longues et interminables 12 années. Je ne pus qu'être compatissante devant cet homme brisé, et mille fois harcelé par des journalistes verreux. Je n'étais pas l'un d'eux et je voulais qu'il le sache mais il me mettait dans la même catégorie alors que pouvais-je faire? Le supplier de me croire il me rirait au visage! J'en avais vu des coriaces mais des comme Lui? Jamais! Il ne livrerait que quelques infos par bribes et je devrais faire avec c'est tout. Accepter que cet homme veuille bien me parler c'était déjà une victoire en somme.

- Monsieur Hudson, je veux savoir également, vous comment vous sentez-vous devant tout ceci, et comment vous vous en sortez. Je vois bien que vous avez un gym super alors vous aidez des jeunes mal en point? Ou tout ceux qui veulent apprendre la boxe?

Ça me serait utile tiens contre mon connard de patron! Lui foutre une bonne droite sur la gueule pour ainsi lui faire comprendre quel con et quel lâche il est! C'est pas croyable qu'il m'envoie ici alors que je suis grosse comme un pou malade à ses côtés. Je portai sur le boxeur meurtri un regard doux et empathique car vraiment voir cet homme aussi détruit me pinça le coeur. J'aimais pas faire souffrir les gens surtout des hommes tel que lui plus grand que nature, qui se battait pas dans un ring et surtout pas pour un titre mais seulement pour survivre dans sa propre tourmente, sa propre vie, son propre ring.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Dim 2 Juin 2013 - 1:17

- Non.

M'étais-je contentais de répondre. Je croirais à la mort de ma fille le jour où je verrais son cadavre, pour le moment aucune preuve pouvait le prouver. Et rien ne pourrait me convaincre. J'étais certain qu'elle était encore en vie, et je le serais jusqu'à ma mort. La police se trompait, ils avaient pris la seule hypothèse que leur incompétence avait pu leur suggérer. Classée l'affaire en concluant sur la mort au lieu de faire leur boulot. Je tournai à nouveau comme un lion en cage à travers tout le bureau, de la tristesse j'étais revenu à la fureur, mais elle n'était plus autant dirigée vers la petite journaliste blonde. Malheureusement ma colère n'avait rien de physique sur laquelle se défouler, et ceux depuis douze ans. Rien que du vide, du silence, du mystère, des questions. Frapper lui les questions n'apportent aucune réponse, mais rien que pour le soulagement de pouvoir le faire j'aimerais que les questions soient en dures.

Je cru que j'allais lui sauter à la gorge en entendant sa question. Elle se foutait de moi ou quoi ? Le pire, s'était de devoir imaginer que oui cette piste était sérieuse, et que ma fille était certainement aux mains d'horribles monstres qui lui faisaient des choses pour lesquelles elle préférerait être morte. Comment cette garce pouvait oser poser une question pareille, j'avais une furieuse envie de la foutre dehors illico, et en plus je suis sûre que si j'avais le malheur de la pousser un peu à l'épaule elle me foutrait un procès. Comment osait-elle venir ici, sur mon territoire, pour proférer des choses pareilles. Son patron allait m'entendre, les journalistes n'avaient aucun scrupule et moi non plus. Je la regardais maintenant, debout, du haut de mes 1 mètre 87, avec mes 80 kilos de muscles, mes bras croisés, les poings serrés, une fureur brûlante dans mon regard.

- Mais qu'est-ce que vous croyez ?

Lui hurlai-je à la figure, vociférant comme un fou. Mais elle se rattrapa immédiatement, et elle s'en mordait visiblement les doigts. A l'instant, pendant une seconde, sans que cette réflexion ne soit vraiment consciente, j'hésitais entre éclater de fureur, et répondre à sa question. Je lui tournai le dos et pris une inspiration profonde. Sur une des étagères contre le mur, cachée derrière des trophées, il y avait un cadre avec une photo de Sury. La photo datait de l'année avant son enlèvement, on était partis au zoo, elle adorait les singes capucins et on l'avait prise en photo juste devant leur grille, avec un beau capucin juste à côté. C'était l'automne, elle avait un petit bonnet rose avec des petites oreilles dessus, elle portait son manteau violet et elle avait ce sourire si jolie et enfantin, que je ne reverrai jamais. Je pris le cadre en soupirant, au moins sa vision avait eu le don de me calmer, me faisant passer de nouveau de la fureur à la mélancolie, je tendis le cadre à la journaliste pour qu'elle puisse regarder la photo.

- C'était l'année de ses sept ans, la photo a été prise à une sortie au zoo, elle adorait… elle adore les singes capucins.

C'était même ses animaux préférés, elle adorait les singes, et ont lui avait offerte pleins de peluches, son doudou préféré était un capucin, elle ne s'en était pas encore séparée lorsqu'elle avait été enlevée, c'est dur pour une petite fille d'être séparée de son doudou, elle avait du se sentir tellement perdue. Je gardais le silence, ne rajoutant rien d'autres, la photo montrait bien quelle petite fille avait été Sury, souriante, douce, gentille, aimée et aimante, une enfant épanouie et heureuse… Moi je n'étais pas capable d'en dire d'avantage. Sury, c'était Sury, il n'y avait pas besoin d'en dire plus, il suffisait de voir son visage. Et quant à mon visage… Il était assez explicite. J'étais perdu, depuis qu'ils n'étaient plus là, j'étais un satellite hors de son orbite, une nuit sans jour, une étoile sans lumière. J'étais égaré dans mes pensées, j'entendais à peine sa phrase, et il me fallut une minute avant d'avoir à nouveau mes idées claires, pour pouvoir lui répondre. Je décidai de sauter le début de sa question, pour aller directement sur le sujet du club et des jeunes que j'entrainais. Ca me permettait par la même occasion de passer à autre chose, déviant de la question épineuse de qui était caché derrière notre enquête illégale.

- Les deux. En reprenant la gestion du club j'ai aussi repris le projet, les idéaux, de mon ancien entraineur. Pendant les dernières 30 ou 40 années de sa vie il s'est attaché à aller chercher ses boxeurs dans les milieux les plus défavorisés, les quartiers les plus durs, parce qu'il croyait en le pouvoir qu'avait la boxe d'aider les jeunes en difficulté. C'est lui qui m'a fait sortir de prison, bien sure je serais sortis à la fin de ma peine, mais je pense que j'y serais certainement retourné si il ne m'avait pas aidé à changer et à me construire une nouvelle vie grâce à la boxe. C'est ce que je fais ici, en poursuivant son travail, je vais à la rencontre des jeunes qui sont dans des situations difficiles mais qui en même temps n'ont jamais eu la chance de s'en sortir. Le club est très apprécié ici pour son implication dans la communauté et dans le quartier, et nous y accueillons beaucoup de personnes très différentes qui viennent pour différentes raisons mais trouvent tous du plaisir à la boxe.

J'avais parlé étonnamment beaucoup, plus qu'à mon habitude, mais à vrai dire j'étais content de parler d'autre chose, et le club c'était un peu comme mon trésor, j'adorais cet endroit, j'adorais faire ce métier, et si j'avais repris les idéaux de Carl ce n'était pas que pour honorer sa mémoire, c'est parce que je pensais qu'il avait raison. Je voyais dans les jeunes que j'entrainais ici celui que j'étais et qui ne s'en serait pas sorti si celui de qui j'avais pris la place ne l'avait pas aidé.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mar 4 Juin 2013 - 7:16

Aille... En entendant Harry me gueuler dessus j'avais l'envie irrépressible de me sauver à toute jambes. C'est qu'il faisait peur quand même! Son corps s'était tendu comme un arc, ses poings se sont fermé et toute sa colère irradia de lui tel les flammes de l'enfer. D'un coup je me dis que c'est là que j'étais... en enfer. Je me tus docile mais surtout respectueuse de sa douleur et de sa peine qu'il trimballait depuis beaucoup trop longtemps. Je restai muette et il se tourna dos à moi et je poussai un soupir de soulagement silencieux. En voyant sa figure virer au rouge mes muscles c'était tendus en attente d'un possible bottage au derrière ou qu'il me crie de foutre le camp, chose que j'aurais fait sans demander mon reste. Je le voyais tenter de contrôler sa colère et sa peine.

Sérieusement c'était horrible de le voir se battre ainsi avec lui-même et moi qui devait faire un article sur ce pauvre homme meurtri... vraiment c'était du masochisme!! Il fini par se calmer et se tourna vers moi avec un petit cadre. IL me le tendit et je la prit délicatement et regardait le petit bout de femme souriante entouré de capucins. Il me dit une phrase, une seule mais qui valait tout pour moi. Pendant de longues minutes je regardai la petite fille. Qu'était-elle devenue? Où était-elle? Je ne voulais pas laisser aller mon imagination car on en voyait souvent des horreurs, je voulais garder espoir pour lui, pour elle, pour les deux. Je voulais qu'un jour il se retrouve, qu'ils soient de nouveau ensemble. Cet homme avait un coeur grand comme l'univers, enfin je le supposai sinon pourquoi continuerait-il de se battre autant pour son enfant depuis 12 longues années.

- Elle est magnifique monsieur Hudson.

Je lui redonnais le cadre et un instant je senti la chaleur des doigts de cet homme. Il émanait de lui une chaleur, ou la colère aller savoir, qui brulait. Était-ce ça se consumer de rage? Si oui il devait bruler à l'intérieur. Je me montrai sympathique et gentille car déjà que je savais qu'il avait les journalistes en horreur, je ne voulais pas en rajouter.

Il me parla de son gym, cet havre où il aidait les jeunes en difficulté et probablement son temple où il devait se défouler. Il me parla de ce gym, cette place où quelques petits malfrats moins chanceux par la vie trouvait une ligne de conduite, une figure paternelle et une oreille attentive pour eux. Je repensais à mon frère ainé qui lui avait essuyé les moqueries et c'était fait battre dans la cour d'école tout ça parce qu'il était Mexicain. Je suis certaine qu'il aurait aimé avoir un club proche de la maison, et surtout un entraineur comme Harry. IL en parlait avec une telle tendreté que s'en était touchant à force. Bon pour moi c'était simplement un vieux gym poussiéreux qui sentait la sueur mais pour lui c'était tout, son ancre pour ne pas sombrer. Son port d'attache pour ne pas s'éloigner et se perdre.

- En effet on en parle dans le coin et un peu plus loin. Vous avez toute une réputation qui vous précède monsieur Hudson. Je trouve admirable que vous vous occupiez des jeunes qui en ont besoin, très charitable à vous.


Je lui fis un petit sourire tendre. Ce n'étais pas des paroles mielleuse pour l'amadouer, c'était sincère et bien senti. J'admirais les gens qui faisait de grande choses avec leur coeur et leur passion. Pour lui il aidait des jeunes à se sortir de la rue ou des gang mais pour eux il était le modèle à suivre, l'homme à respecter. Je fini ma tasse et la posai sur un bureau à mes côtés.

- J'imagine que ce gym, bien que vous en parler avec une émotion tendre, a permis de... comment dire... survivre à tout ceci.

Je le regardais doucement sans autorité ni même curiosité malsaine, c'était une observation, enfin je n'osais pas lui demander ce que plusieurs disait du genre " Tu crois qu'il est devenu dingue?" Oh! Non il ne l'étais pas! Et loin de là! Très allumé et toujours avec cette quête de revoir sa fille.

- Monsieur Hudson je... comment vous avez fait pour vous en sortir de cette histoire? Car je sais que certains journalistes ne vous ont pas lâcher avant longtemps et ont été peu respectueux de votre détresse. Mais une fois seul, vous avez fait comment?


**Oui parce que plusieurs serait devenue fou!** pensais-je.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Lun 17 Juin 2013 - 11:15

Il avait soigneusement reposé le cadre sur son étagère après que la journaliste le lui ait rendu. Elle l'avait méticuleusement observé, Harry n'avait rien dit, perdu dans ses souvenirs, ses pensées, où il revoyait la petite fille qui devait avoir beaucoup grandie à présent. Elle devait être différente, plus grande, sa croissance était plutôt lente quand elle était petite, son père était plutôt grand, mais sa femme plus petite mesurait dans les un mètres 65. Ses cheveux s'étaient peut-être éclaircis ou brunis, mais ce n'était pas sûre, Maya avait depuis toujours cette belle chevelure de flamme qui avait fait tourner la tête à Harry la première fois où il l'avait vu, dans ce café, les cheveux attaché, il rêvait qu'elle les relâche, elle était si belle. Sury devait être devenue aussi belle que sa mère. Elle avait hérité des traits de son père, ils devaient toujours être visibles, quant aux yeux ils avaient du rester de la même couleur que les siens, ce doux noisette changeant à la lumière pour se fondre parfois en un gris plus pluvieux. Peut-être un peu moins doux, plus dur, ou au contraire plus tendre, plus profond, plus vif… C'était des détails qu'il ignorait, il essayait d'imaginer, ça ne restait que des rêves. 

Changeant de sujet pour son plus grand soulagement, il vint à parler du club et en assez grande profusion d'éloquentes paroles à son sujet, passionné et ravi de parler de ça. Il en était fier, c'est vrai, cet endroit qui était tout pour lui le rendait heureux et par-dessus tout permettait de rendre heureux d'autres personnes. C'était un havre de paix pour les combattants solitaires et perdus. Comme Harry. Ce n'était pas pour rien. Tout ce qui lui restait de sa vie était entre ses murs. Tout ce qu'il y avait d'important. Sauf une qui manquait, qui n'était pas là, qui ne serait peut-être jamais là. C'était pour ne pas y penser tous ces coups frappés dans les sacs remplis de sables. C'était pour oublier ce qu'on lui avait enlevé, qu'il avait cherché en vain jusqu'alors. C'était aussi pour se souvenir, car il ne devait pas oublier, perdre espoir et s'avouer vaincu face à la seule réponse que l'on est capable de lui répondre, le néant. Il n'oubliait pas, il gardait espoir, il se battait continuellement. Mais ce combat avait-il une issue ? 

Les compliments, Harry n'aimait pas les compliments, surtout ceux faits par les journalistes. Les compliments étaient un moyen d'entrer dans les bonnes grâces de leur destinataire, ils étaient souvent suivis d'une question plus privée, personnelle, à laquelle le destinataire n'aurait normalement pas répondu, mais y répond alors flatté par les compliments de son interlocuteur. Les journalistes faisaient très souvent cela et Harry n'avait aucune confiance en eux tout comme en leurs paroles. Ils étaient traitres, fourbes, manipulateurs, voila tout. Et leurs compliments ne pouvaient être que faux et intéressés. La jeune journaliste blonde avait l'air sincère, mais depuis le début elle jouait le jolie rôle de la journaliste innocente et gentille, qui ferait pas de mal à une mouche tellement elle n'a rien dans les poings. Aucune rage, juste un ravissant minois. Pensez-vous ? Non, ce genre de personne se servaient de leur " innocence " pour appâter leurs proies, les rendre crédules, malléables. Mais Harry était un peu comme un bon gros roc de pierres bien solide, inébranlable, une montagne que rien ne faisait bouger. Et les compliments, sérieusement, il s'en foutait. On amadouait pas les fauves. 

Et voila les questions personnelles, enfin, c'était toujours mieux que " Est-ce quelqu'un de la police vous aide de façon secrète pour retrouver votre fille ? Est-ce que je peux avoir son nom ? ", mais bien sûre… On va aller flinguer la carrière d'un ami pour qu'elle puisse faire un beau papier pour son boss. Et puis qui disait qu'elle n'avait pas raconté des bobards sur son patron ? Harry savait très bien ce qu'on pouvait dire de lui dans certains milieux, pas mal de journalistes disaient qu'il était particulièrement réfractaire à les laisser faire leur boulot, agressif et difficile à faire parler, voir à pouvoir parler avec… D'autres avaient été jusqu'à dire qu'il était devenu fou après la mort de sa femme et de son fils, ce qui dans un sens n'était pas tout à fait faux. Il avait traversé une période difficile de dépression profonde et c'est vrai qu'avoir ces vautours sur le dos constamment à grappiller la moindre miette de malheur qui tombait à leur portée pour leurs journaux à sensation n'aidait pas. Mais il y avait survécu. S'il est vrai qu'il avait des problèmes de dépressions régulières, d'agressivité et d'addiction à l'alcool mal maitrisées, tout comme une fâcheuse habitude de ne pas se soumettre aux traitements des médecins dans une attitude typiquement suicidaire en préférant se faire souffrir plutôt que de se laisser soigner, il n'était pas complètement devenu fou. C'était grâce au club, grâce à Carl son défunt ami et mentor qui lui avait légué sa mission de toute une vie en héritage, avec les clés du gymnase. Grâce à sa mère encore en vie, à ses amis, à Jack qui l'accompagné toujours et depuis le début dans sa lutte, à Gillian qui même si elle ne le savait pas l'avait sauvé, pas grâce à sa thérapie non, mais elle était arrivée dans sa vie et elle y avait fait un peu de lumière dans les obscurités, elle était comme un Jiminy Cricket, le guide à travers les longues nuits… C'était grâce aux autres qu'il avait tenu. Grâce à sa mission, sa promesse, de retrouver sa fille, puis à celle de prendre la suite du travail de Carl pour rendre aux autres ce qu'on lui avait donné. De l'espoir. Il en manquait, mais malgré tout il continuait d'en donner aux autres, et il avait remarqué que c'était à travers eux qu'il puisait le sien. 

Ca elle l'avait bien dit, les journalistes ne le lâchaient jamais et il n'en considérait aucun comme assez respectueux pour qu'il le respecte à son tour. Mais qu'attendait-elle qu'il réponde exactement ? Il ne voulait pas s'apitoyer sur son sort, sur sa souffrance, il n'aimait pas en parler, surtout avec des inconnus, déjà il était rare de le voir se confier  à ses plus proches amis, alors pensez-vous qu'à une journaliste… A vrai dire il ne savait pas quoi répondre. Gêné et troublé il prit la défensive, qui avait l'air assez agressive chez lui pour intimider n'importe quel interlocuteur, sauf peut-être cette petite demoiselle mais alors là il ne voyait pas comment. 

- Vous pensez peut-être vous aussi que je suis devenu fou ? 

Il avait croisé ses gros bras en travers de sa poitrine, une posture impressionnante, debout il dominait complètement la frêle silhouette de la blondinette écrasée par son ombre massive. Il n'avait vraiment aucun scrupules à effrayer les journalistes. Ca et les mafieux c'étaient ce qu'il détestait le plus. 

- Sachez que je me débrouille très bien, quant au club il appartenait à mon ancien mentor qui me l'a légué à sa mort, je n'ai fait que reprendre son travail… Cet endroit me calme…

Sauf quand on venait y foutre la pagaille avec son nez de fouineuse extravertie blond décoloré. Là, non, il n'était pas du tout calme. On aurait dit un ours tombé dans un piège, en réalité il était aussi méfiant que craintif face à la jeune femme. Il la jaugeait, il la déstabiliser pour tester ses limites, sa volonté, ses capacités. Etait-elle aussi dure qu'elle en avait l'air ? Pour l'instant elle n'était pas partie en courant, c'était un signe. Téméraire blondinette. 

- On a tous nos façons comme nos raisons de nous défouler… La mienne a toujours été la boxe. Et vous, mademoiselle Solis, comment vous défoulez-vous ? 

Quoi elle était là pour parler de lui ? Ca ne l'empêchait pas de lui parler d'elle. Et puis si elle voulait jouer à ce jeu là, Harry savait aussi être joueur, comme lorsqu'il avait disputé cette légère altercation avec la femme du bar il y a quelques semaines. Sauf que là il ne cherchait qu'une chose, mettre au tapis son adversaire. 
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mer 19 Juin 2013 - 22:50

Imposant. Voilà le seul mot qui me venait en tête quand je levais mes yeux mordorés vers lui. J'étais assise droite la jambe croisée pendant que lui était debout l'air grave, le visage buriné par la colère et la peine. Comment il arrivait à tenir? Ok oui la boxe et aider les plus jeunes et les petits caïds de rue mais ça aidait pas quelqu'un à ce point? Il devait en taper des sacs de sable, oui bien le souvenir que j'avais en le voyant en entrant tantôt il devait sortir sa rage ainsi. Parce s'il avait une femme dans sa vie, il serait plus calme, posé. Dites ce que vous voulez, c'est cliché mais c'est vrai. Mon Dexter était beaucoup plus calme depuis quelque temps, amoureux et tendre comme pas un.

 Sa voix me tira de ma rêverie. Tel la voix des ténèbres sortie de l'enfer. Et merde! Je voulais pas le blesser! En fait je pensais tout le contraire des autres journalistes ou passants. Il n'était pas fou il est très intelligent et stratégique. La preuve, il ne me faisait toujours pas confiance. Je me levai tranquillement comme si par cette simple manœuvre je tenterais d'adoucir une brute pleine de muscle comme lui. Je levai les mains doucement, c'était chiant à la fin! D'habitude je réussissais à adoucir les plus récalcitrant mais là... Niet, nada!
 
- Non je ne pense pas que vous êtes dingue et je suis très loin de le penser. Je suis certaine que ce gym et le fait d'aider les autres vous calme.

 ** Ouais tu parle! Une chance que je suis une fille sinon tu m'aurais bouffé tout cru!** Je n'allais surement pas le contredire quand même! Malgré le fait que je me montre gentille et douce il n'abaissait pas sa garde. Lentement je commençais à m'énerver intérieurement, j'en avais marre de jouer à la gentille fille tout mignonne qui n'a qu'à battre des cils pour faire tomber un gros bourru, mal léché en plus! Il me regardait intensément. Le boxeur n'avait pas oublier ses réflexes. Il m'analysait comme si j'étais un adversaire à abattre, celui qui ruinerait sa vie alors que justement j'allais faire le contraire!! Putin mais j'en ai marre de me faire chier! Je suis une battante, celle qui brave les dangers devant des criminels, celle qui va dans les prison pour les interroger, celle qui court les salle juridique pour connaître les sentences. Pas cette espèce de larve que j'étais là!

 Il me retourna la question avec ce ton à la limite de défi. Je relevais mes yeux vers lui mais la lueur de la gentille journaliste c'était éteinte pour répondre à celle de Harry qui brillait toujours dans ses yeux. Pour lui je n'était qu’une adversaire, un puceron à chasser d'un coup de pichenette. Il allait voir ce gros ours grognon!! Je n'étais pas arrivé là ou je suis en faisant les ronde jambes et avec de petites passe sous le bureau!


 - Pour me défouler je traque les criminels, je les pourchassent comme un cauchemar, je leur colle au cul comme de la merde pour que tout le monde sache à quel point ils sont vils, sombre et ignoble. J'aide les victime à parler de leur histoire pour en aider qui sont passé par la même expérience. J'harcèle mes sources pour avoir ne serait qu'une foutue piste de merde dans les enquêtes des policiers. Ainsi leur refiler des infos pour les aider dans leur boulot déjà pas facile.

 Je serrai les mâchoires le corps raide et tendu. La tête légèrement en avant mais Ô combien relevé pour fixer ce mastodonte. Je réalisais à peine que je voulais lui tenir tête, l'écraser juste par la culpabilité! Ouais ben faute de muscles ont fait avec ce qu'on peut...

 - Sinon je me chier à faire comprendre à un gros con dans votre genre que je suis pas méchante. Que je suis capable de sensibilité et d'être humaine. Mais ça c'est trop difficile à comprendre parce que vous êtes aveuglé par la seule idée de merde que TOUT les journalistes sont des fouille merde, des rapaces et des vautours qui vienne vous pourrir la vie!


 Je sentais mon coeur battre dans ma gorge. Pendant de longues minutes je sentais mon sang bouillir, et mes joues devenir rouge. Je le fixai les lèvres pincées et mes poings serrés contre moi. Mais vous savez l'état de rage ne demeure pas éternel lentement mon esprit rationnel reprenait le dessus et ce que je ne voyais presque plus aveuglé par la colère et que j'entendais à peine aussi me revenait. Mes sens reprenait leur place en moi lentement et tout aussi lentement je prenais conscience de se que j'avais dit, de ce que je lui avais balancer au visage.

 Lentement mon visage du se décomposer d'horreur. J'avais oser gueuler à Harry Hudson que c'était un gros con!! Putin mais j'avais quoi moi??? C'est fou comment j'aurais aimé faire de la magie! Je me passai une main au visage tentant de reprendre mes esprits

- Désolé M.Hudson... je... je n'aurais pas dû....


 ** Pitié ne me lancer pas par la fenêtre!** JE m'attendais à tout en faite. Il aurait le droit de me crier dessus que je ne broncherais pas. Heureusement que j'avais encore ma veste sur moi je pourrais ainsi filer à toute vitesse si j'avais besoin!


Dernière édition par Ava Solis le Dim 30 Juin 2013 - 8:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mer 26 Juin 2013 - 9:25

Après avoir passé tout l'entretien à s'écraser comme un puceron sous la menace d'un pouce, la jeune journaliste blonde se mit enfin à avoir un peu de répondant. Le boxeur surpris l'écouta s'énerver soudain, se transformant en une sorte de moulin à paroles hargneux alors qu'un instant plutôt elle en était encore à lui cirer les pompes avec son club, espérant le convaincre de pas l'écraser comme un lamentable et faible petit insecte. Il croisa les bras et resta sans bouger et sans rien dire, la regardant juste pendant qu'elle explosait. Il n'était pas un mec méchant, il était même plus gentil et sympa que la plupart des gens se l'imaginaient lorsqu'ils pensaient à la carrure imposante réputée pour ses grandes victoires et sa puissance implacable sur un ring de boxe. Mais c'est vrai qu'avec les journalistes il avait tendance à être assez dur, trop peut-être, certains trop cons ne méritaient pas sa colère, et d'autres pas si merdiques auraient peut-être plusieurs mérités un peu de compassion de sa part. C'est sûre qu'il était pas du genre à la " compassion ", on lui reprochait beaucoup son manque d'empathie, étonnant car ses proches en fait trouvaient qu'il n'était pas si nul que ça en matière de sentiment. Il avait juste cette fureur en lui qui donnait l'impression qu'aucun sentiment positif envers quiconque ne pouvait le traverser, c'était tout à fait faux en réalité.

Elle le surprenait, fallait le dire, il n'avait pas pensé qu'elle pouvait avoir autant de force de volonté en la voyant lui lécher les pompes jusqu'à la semelle pour attirer sa sympathie. Elle avait complètement perdue le sens commun en tout cas et oubliant toute mesure ni idée de précautions lorsqu'on s'adressait à un roc comme Hudson, elle se mit à l'insulter. C'était comme un chaton furieux et minuscule qui soudain battait du poing contre lui. Il fronça les sourcils un instant, puis finalement haussa le sourcil gauche en la regardant. Peut-être cette boule de nerfs méritait-elle un peu plus son attention ? En tout cas on avait jamais osé lui parler comme ça. Les gens s'écrasaient en face de lui, jamais on n'oserait le traiter de " gros con ", juste à titre d'exemple… Mais la petite souris aux poings serrés l'avait fait. Et elle s'en mordait les doigts. Du rouge de la fureur elle vira au cramoisie de la honte, et de la crainte. Après avoir autant gueulé sa petite voix de souris complètement paniquée parut étrange lorsqu'elle s'excusa platement. Non mais qu'est-ce qu'elle croyait ? On ne lui parlait pas comme ça. Mais qu'est-ce qu'il allait faire en même temps ? Lui en foutre une ? Elle avait au moins mérité une chose, elle l'avait impressionné. Il sourit et ne put finalement retenir un petit rire. Il ne s'était vraiment pas attendu à ça, une vrai furie blonde.

- Non, en effet, vous n'auriez pas du…

Répliqua-t-il, conscient cependant que n'importe qui en face de lui aurait peur de se faire frapper dessus après ça, il se détendit un peu et s'assit à demi sur le rebord du bureau derrière lui. Il n'était pas si en colère que ça, à vrai dire, elle l'avait vraiment surpris, et il était impressionné par sa force de volonté. Les journalistes étaient plutôt teigneux et collants, des connards à la file indienne, mais elle, elle avait le courage que ces moutons trouillards fuyant au moindre éclats de voix et l'harcelant toujours à bonne distance de ses poings n'avaient pas. Elle avait le courage de lui parler en face, au lieu de lui lécher les pompes en minaudant dans un hypothétique espoir que son décolleté dont il n'avait vraiment rien à foutre ne lui parle et l'adoucisse un peu. Tactique de merde.

- Vous êtes une femme plus surprenante que je le pensais je dois l'avouer…

Dit-il en prenant dans sa main machinalement un objet posé sur son bureau, c'était une balle de baseball blanche, ça lui servait d'antistress, pour lui c'était assez mou. Non pas qu'il était stressé mais qu'il ressentait le besoin soudain d'occuper ses mains. C'était toujours mieux de lui taper dessus.

- Donc… Vous lui vouliez quoi au gros con ?

Releva-t-il avec une pointe d'amusement. Elle avait au moins gagné un peu de son respect, mais elle allait devoir jouer un peu plus finement si elle ne voulait pas être éjectée de la partie. Il ne répondrait pas à tout, mais il pouvait répondre aux questions qui étaient bien posées. Elle lui avait montré qu'elle n'était pas juste une blonde aguicheuse et chiante, maintenant elle devait lui montrer aussi qu'elle pouvait être intelligente.

- Posez les bonnes questions et je vous répondrai…

Dit-il en lui lançant la balle de façon à qu'elle puisse la rattraper. C'était une balle signée d'un jour connu de son équipe préférée, les deux entretenaient une admiration mutuelle pour la discipline de l'autre et ils étaient bons amis à une époque.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Dim 30 Juin 2013 - 9:10

Je ne menais pas large! Je voulais tellement me trouver à mille lieux d'ici! Ça m'étonnait presque qu'il ne m'es pas jeter à coup de pied au train sur le trottoir ou même qu'il me dise de foutre le camp de sa grosse voix tremblante comme les roulement d'un tonnerre sorti droit de l'enfer. J'avais honte de moi, jamais je n'insultais ceux que j’interviewais, je pouvais me montrer froide,distante mais pas cette petite boule tremblante de rage. J'avais eue l'air de quoi face à lui? Un chaton exerçant à griffer et feuler? J'avais baissé la tête me sentant vraiment honteuse. Je la relevait quand je l'entendit émettre un petit rire. Je rêvais là? Non il avait même un petit sourire en coin! Alors là j'aurais tout vu! Moi qui croyait qu'il allait me balancer par la fenêtre il était là à sourire comme s'il se foutait de moi.

- Bien je me surprend moi-même monsieur Hudson dis-je un peu ébahie

Il ramassa une balle qu'il serra dans ses grandes mains. Ses mains qui avait terrassé nombres d'adversaire. Le champion qui avait vu sa vie basculer le même soir que sa victoire. Je détachai mes yeux de ses larges mains un peu ridés mais tout de même menaçantes et il me renvoya ma réplique en plein visage et je souris un peu gêné le rose colorant mes joues.

- Simplement discuter avec vous je vous l'ai dit. dis-je en soutenant son
regard

Il me dit de lui poser les bonnes questions et qu'il me répondrai et il m'envoya la balle que je rattrapai d'une main sûre. Par chance j'avais jouer au baseball avec mes frère et j'étais pas mal quand même sans me vanter. Je fis tourner la balle dans ma main et vis une signature. Je la reconnu tout de suite c'était celle d'un grand joueur renommé, je le savais pour avoir écouter des match à la télé. Je relevai mon regard mordoré vers celui-ci impressionné qu'il ai un tel objet dans son gym.

- Le soir ou.. enfin le soir fatidique vous avez arrêter la boxe et une fois que les journalistes vous ai enfin lâcher vous êtes... comment dire, disparu de la carte. On ne vous a pas revu nulle part. Vous avez fait quoi pendant 12 ans? Je veux dire oui vous avez des pistes intéressante mais cette personne qui vous aide vous l'avez dénicher comment?

Oui il n'a sûrement pas été se pointer dans un poste de police pour demander l'aide d'un policier quand même! Cette personne l'avait aider de son propre chef au prix de sa carrière. Cette personne était là ce soir fatidique, elle lui avait proposé son aide. Mais bien que ma curiosité était de savoir qui était cette âme charitable, je ne tenterais pas de chercher qui c'est.

- Si ça vous inquiète je ne chercherais pas qui est cette gentille personne, ni même dévoilerait son existence dans mon papier. dis-je avec un sourire entendu

Je restai devant lui le regardant avec un respect nouveau, peut-être dû au fait qu'il me montrait ENFIN un intérêt poli. Je n'étais plus une lèche-botte pathétique à ses yeux mais une professionnelle. Et entre vous et moi, j'aimais mieux ça!

- Croyez-vous que cet... attentat contre vous soit l'oeuvre d'une bande criminalisé ou simplement un acte gratuit? Et aucune lettre pour une rançon quelconque pour votre fille?
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Jeu 4 Juil 2013 - 21:51

Il lui avait donné une chance, une seule, à elle de la saisir, sinon là il la foutrait dehors, mais s'il lui avait donné cette chance c'était bien parce que quelque part il croyait qu'elle pouvait faire mieux que ça. Ca valait mieux pour elle de toute façon. Tous deux avaient l'impression que la personne en face d'eux avait changé, il la voyait différemment à présent, elle semblait plus profonde et moins superficiellement blonde. Elle avait reprit son calme, mais elle n'était plus tout à fait la même qu'avant. Elle rattrapa pas la balle et la fit un peu tourner dans ses mains, le temps de trouver ses mots, elle avait bien compris le poids des siens, elle n'avait plus le droit à l'erreur. Et c'était pas mal, elle réattaquait d'une assez bonne façon, elle utilisait les bons mots, les bons détours, pour ne pas le brusquer, c'était ça qu'il fallait faire pour faire parler Harry quand il ne le voulait pas, ne pas foncer directement mais prendre des chemins détourner et que la conversation y mène toute seule sans que personne ne l'y force. Il commença par répondre à sa première question, non sans y avoir avant réfléchis, se replongeant surtout dans ce passé là, ce qu'il s'était passé après, une époque sur laquelle il avait du mal à revenir. Plus que sur d'autres en réalité, c'était différent de parler du soir du match par exemple, ça ce n'était qu'extrêmement douloureux, c'était différent de parler des 12 années qu'il avait vécu depuis, et du gym aujourd'hui, certains pouvaient même arriver à le faire parler de sa jeunesse et de la période qu'il avait passé en prison même s'il n'aimait pas trop revenir là-dessus il était quelqu'un d'honnête à ce sujet. Mais ça, c'était différent, différent des seuls souvenirs et des émotions qui lui étaient rattachées. Cette période là, juste après, ça avait été comme une traversée dans le noir, tout y était sombre et comme dans un rêve nimbé de brumes. Revenir dessus clairement lui était impossible, non pas qu'il avait oublié, non, il se souvenait de tout très exactement, mais il avait beaucoup de mal à le transmettre à quelqu'un, il en avait beaucoup parler avec Gillian. Cependant, il pouvait en dire quelques petites choses à la journaliste. Il expira longuement avant de lui répondre, regardant un point par la fenêtre sale.

- Je ne me voyais pas reprendre la boxe après ça… Surtout que le match de ce soir là et les assassinats étaient liés, du moins ça n'a jamais été prouvé, beaucoup le pensent d'autres croient que c'était un hasard, mais moi je pense que s'était lié. Le monde de la boxe est un monde dangereux malheureusement et ce ne sont pas les boxeurs qui décident de comment ça se passe… Il faudrait que ça soit différent, quand j'entraine mes boxeurs et que je vois comment certains sont bons je me demande toujours par quoi leur carrière sera brisée.

Il s'arrêta un instant, ses yeux perdus dans le vide, il repensait à sa lente descente en enfer, à la dépression, aux tentatives de suicides, il inspira avant de continuer.

- Après je me suis concentré sur l'enquête policière, je ne vivais plus que pour les nouvelles que j'attendais d'eux, mais qui ne vinrent pas. J'ai décidé de disparaitre du monde de la boxe définitivement et de m'éloigner d'ici, quand l'affaire à été classée je suis parti de San Francisco, je me suis installé à Brooklyn, près de mon ancien entraineur, c'est lui qui a insisté que je vienne là-bas, quitte à que je disparaisse, il voulait toujours pouvoir me tenir à l'œil.

Et heureusement qu'il l'avait fait…

- Pour la suite de l'histoire vous la connaissez pour ce qu'il y a à en connaitre, après un moment j'ai accepté de travailler au club de boxe avec mon ancien entraineur jusqu'à sa mort en 2008 où j'ai repris sa suite. Parallèlement j'ai continué mes recherches pour retrouver ma fille, aidé d'une personne dont comme vous le savez je ne peux pas vous dire le nom. Mais si vous tenez à le savoir j'ai pas eu besoin d'aller le trouver c'est lui qui est venu, il était là depuis que ça a commencé.

Il se tut, il en avait dit bien assez, voir trop, si elle était intelligente, ce dont il ne doutait plus, elle devinerait qu'il avait certainement travaillé sur l'enquête au tout début, peut-être même qu'il avait fait parti des policiers présents le soir à l'hôtel. Avec son côté fouineuse et sa volonté à toujours découvrir ce qu'on ne veut pas lui apprendre elle serait tout à fait capable de trouver un nom… Il suffisait de fouiller dans les vieux rapports aux archives. Il ne doutait pas non plus qu'elle y arriverait. Elle le rassura néanmoins encore une fois en disant qu'elle ne divulguerait rien à ce sujet. Il ne lui faisait toujours pas complètement confiance, mais au moins sur ça il était capable de la croire un petit peu plus déjà, elle était capable d'être en colère aussi, elle était capable de comprendre les sentiments et surtout les vies en jeu là-dedans. Il planta son regard dans le sien pour lui répondre :

- Je préférerai sur ça que vous n'en parliez pas du tout, il y a des vies en jeu là-dedans, vous êtes capable de le comprendre je pense ?

Il ne posa pas sa question avec dédain mais plutôt sur un ton entendu, oui, il était à peu près sûre maintenant qu'elle ne dirait rien. Il enchaina dont la suite de ces questions, s'adossant contre le dossier de la chaise, réfléchissant tout en parlant :

- Non, il n'y a pas eu de lettre de rançon, ni rien de ce genre en fait, depuis sa disparition ça a été le silence radio le plus total, ce qui est assez étrange au gout de la police qui pensait aussi à une demande de rançon, ce qui laisse penser que les ravisseurs ne veulent surtout pas qu'on fasse du bruit autour d'eux ni qu'on puisse les trouver…

Ce qui rejoignait la piste de Jack, les cartels et mafias aux têtes de réseau de prostitution de ce genre là ne voulaient pas de publicité, ils avaient leurs moyens de pression biensûre comme l'attaque qui avait eu lieu contre Harry quelques jours après, mais ils ne voulaient pas qu'on puisse les repérer alors une fois qu'ils avaient attaqué ils redevenaient invisibles…

- Comme je vous l'ai dis… J'ai toujours pensé que les assassinats étaient liés à ce match, j'avais reçu beaucoup de menaces et de pressions pour que je le perde, mais…

Mais ça c'était une histoire compliquée, il avait côtoyé pas mal le crime dans sa jeunesse, jusqu'à aller en prison, il ne voulait plus être lié à ce genre de personnes et d'organisations criminelles et il refusait d'avoir des rapports avec eux de près ou de loin. Donc il avait refusé de rentrer dans leur jeu. Il soupira baissant la tête, il se pinça l'arrête du nez.

- Je pense que les personnes qui sont responsables de ça sont les mêmes qui ont voulu faire pression pour que je perdre le match et les mêmes qui se sont attaqués à moi quelques jours après…

Ca aussi c'était un fait connu, on avait beaucoup parlé de la tentative de meurtre sur Harry Hudson qui avait même été touché par balle et qui avait du passer du temps à l'hôpital, la police pensaient aussi que les coupables étaient les mêmes personnes qui avaient commis les meurtres. Dans l'emballement autour de l'affaire de la famille Hudson qui avait fait couler beaucoup d'encre c'était l'un des points qui avait été aussi pas mal relayé dans cette histoire très mystérieuse et qui n'a jamais révélé ses secrets, restant à jamais un mystère qui passionnait encore ceux qui se penchaient dessus.

- C'était loin d'être gratuit… une organisation mafieuse est derrière tout ça, mais la police n'a jamais pu arrêter les coupables ni la démanteler….

Pour lui, le coupable c'était lui-même, en gagnant le match il avait signé leur arrêt de mort, il le savait, même si Gillian lui avait dit des milliers de fois qu'il n'était pas responsable, lui il savait que c'était de sa faute en vérité.


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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Dim 7 Juil 2013 - 3:37

Je tripotai la balle que je tenais entre mes petites mains. Malgré qu'il m’ait enfin vu comme une personne, il n'en reste pas moins que je me devais de retenir qu'il pouvait toujours me foutre un coup de pied au train pour me sortir de son cher gym. Il prit un temps énorme avant de me répondre, fixant un point dans le vide, probablement une image se dessinait pour lui, de sombres et douloureux souvenirs. Je voyais son regard s'assombrir et enfin lentement il me formula ses pensées, répondit lentement à ma question. Je pouvais sentir, outre sa "confiance", la douleur et la détresse que cette perte horrible avait causé pour lui. Je vis dans son visage, chaque mots combien ils étaient douloureux à prononcer, le plissement d'une ride au coin de sa bouche. Il est vrai qu'après cette nuit horrible, on n'avait plus aucune trace de Harry... enfin après qu'une bande de journalistes peu professionnel l'ai lâché. J'imagine avec grand peine ce à quoi il avait du passé, le pourquoi il avait rejoint son entraineur.

Je demeurai muette le temps de son discours entre coupés de long silence, de soupirs, de ton de voix changeant. J'étais hypnotisée en fait me plongeant avec lui dans ses sombres pensées, tentant de ressentir cette douleur atroce avec lui. J'avais un peu baissée la tête mais la relevai en entendant que la personne qui l'aidait était là avec elle ce soir-là. Je savais qu'il me suffisait de fouiller les rapports de police pour trouver cette personne. Si j'étais peu respectueuse des gens, et une "fouille merde" je le ferais... mais je ne le ferais pas. Il me demanda de rester discrète, voire ici muette sur cette personne. Je regardai ses yeux bruns longuement, il ne me mettait pas au défi mais le demandais simplement.

- Vous pourrez comptez sur mon entière discrétion monsieur Hudson.

Ouais et même si je lui promettait monts et marées je savais qu'il aurait encore et encore des doute sur ma paroles c'était à moi de lui prouver. Je le ferais et j'avais bien mon idée là-dessus. Il continua sur sa lancée, pas de rançon, pas de lettre expliquant un geste aussi horrible et gratuit. Simplement une bande de cons décimant une petite famille unie et heureuse. Bien sûr les doutes qu'il avait, étaient les même que plusieurs journaliste moi compris. On avait étudier cette cause quand j'étais en journalisme et la même hypothèse revenait.

- On a disons... étudier cette affaire quand j'ai étudier en journalisme et la même hypothèse que vous revenait. Mais il vous ont approcher pour miser sur votre défaite ou simplement un coup de fil?

C'était étonnant quand même! Je le regardai me demandant pourquoi une groupe de mafieux pourris avait voulu ça? Et ce venger sur de pauvre victimes innocentes? Je savais que j'avais qu'`
- Que ferez-vous quand vous l'aurez retrouvé votre fille? Resterez-vous ici à Quantico ou vous allez déménager? Remarquez que je ne dis pas ça pour vous coller au cul mais... simplement pour m'informer.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mer 7 Aoû 2013 - 16:42

Elle l'avait écouté sans rien dire et sans l'arrêter, pendant un long moment, ne montrant pas de signes d'impatience ni d'empressement, elle comprenait la difficulté de sa confession et la lenteur qu'elle lui obligeait. Au moins obtenait-elle enfin ses réponses et cela devait la ravir, quoiqu'elle semblait plutôt attristée maintenant qu'il lui communiquait sa propre douleur. Il lui faisait assez confiance pour croire en sa promesse, elle ne dirait rien, du moins il l'espérait, il la croyait. Son aveu suivant le surprit plus, et il ne savait pas très bien comment prendre cette nouvelle information si bien qu'il commença par hausser un sourcil. Etudier cette affaire à l'école de journalisme ? Ca ne lui plaisait pas, c'était même très déstabilisant, se sentir, non seulement lui mais aussi sa famille et sa tragédie, comme des rats de laboratoire, les sujets d'études d'inconnus qui se penchaient sur vous et vous disséquaient de l'intérieure comme un veau aux abattoirs. Ils étaient étudiés ? Comment cela se faisait-il ? Comment pouvait-on ainsi étudier des gens, qui plus est des victimes d'un si sinistre drame ? Harry était perplexe, très et si bien qu'il n'en pouvait ressentir de la colère tant son étonnement et son interrogation prenait le pas sur ses objections. Des pensées noires se faisaient en lui et comme elle venait de terminer sa question qu'il avait à peine entendu et qu'il tentait alors de se remémorer, il chercha à se concentrer pour lui répondre plutôt que de remuer inlassablement le terreau d'une querelle vaine.

- Pardon ?

Perdu il la pria de répéter en s'excusant. Il prit ensuite un temps pour réfléchir, ou plutôt se souvenir, se souvenir de cette époque lointaine dont l'écho résonnait aujourd'hui en lui comme une autre vie.

C'était une autre époque, celle des grands rings, des ceintures d'or et d'argent et de la télévision, dans les arènes combles où explosaient les flashs des appareils photographiques et les bruits de la foule comme les dents des mâchoires où s'écrasaient les poings rouges et noirs. Des combats de légendes remplissaient le flot ininterrompu de la presse et des pages sportives qui se repaissaient de cette période glorieuse de la boxe. Ce siècle était assurément celui de la boxe, elle n'avait jamais autant eu de succès. Mais l'image de force et de gloire que représentait les grands boxeurs cachait bien souvent un commerce de gladiateurs assez sinistre pour se rappeler les vieilles époques romaines dont seul reste aujourd'hui les vestiges d'une vertigineuse civilisation de ruines. Oui, l'alcool, la drogue, le sexe et l'argent coulait à flot. Mais le milieu avait la main mise sur tout ce qui passait de brillant et d'un peu vert si vous voyez ce que je veux dire. Les boxeurs se coltinaient leur whisky dans un coin sombre d'une ruelle et leur rail de coke suffisait à leur besoin pendant que les vrais maitres du jeu s'empiffraient sur leur dos d'un profit insidieusement volé par les armes efficaces de la menace et de la corruption. Le milieu de la boxe était loin d'une belle image de fraternité et d'honneur sportif. Non, c'était un ramassis d'escrocs, de financiers, de voleurs, de parieurs, de junkies et d'assassins, le tout tenant dans la main gantée de la mafia. Mais tous ne tombaient pas devant eux, ce n'était pas qu'une question de lâcheté, d'honnêteté ou d'honneur, il en fallait plus qu'une bonne paire pour dire non à la mafia quand c'est celle-ci qui dictait toutes les lois du milieu. Certains, pour d'incompréhensibles raisons, différentes pour chacun pour sûre, refusaient de lécher les pompes des connards en costume qui d'un leur volaient tout leur fric mais en plus pouvait leur reprendre tout ce qu'ils avaient plus rapidement qu'ils ne l'avaient gagné. Harry Hudson avait eu ses raisons, il regrettait ce qu'il avait perdu et aurait bien aujourd'hui échangé la liberté contre les siens. A l'époque il avait simplement refusé de se plier à ces pratiques criminelles qui avaient fait lois sur le monde dont il était venu. Mais lui venait d'encore plus loin, de la prison, de la misère et des gangs de rues, alors face à la pègre il avait répondu non. Et son intégrité lui avait valu tout ce qu'il chérissait au prix de la liberté.

Il releva les yeux vers la journaliste, il avait besoin d'un verre là, ou mieux d'une dose d'héro, il tourna légèrement la tête regardant une boite posée sur une étagère, ça ferait l'affaire. C'était une petite boîte rectangulaire et poussiéreuse, en bois vernis d'un rouge sombre où se dessinaient des lettres d'or. Se levant il l'attrapa et l'ouvrit, en sortant un cigare brun dont l'odeur cubaine épicée embaumait déjà le petit local.

- Ca vous dérange si j'en fume un ? Vous en voulez ?

Demanda-t-il ne souhaitant pas incommoder la jeune femme par l'odeur de la fumée, fut-elle celle la plus délicieuse des cigares cubains. Ceux là étaient tous particuliers, c'était son ancien coach qui les lui avait offert, je vous dis pas donc de combien ça date, mais Harry ne fumant presque jamais, c'était mauvais pour un sportif, encore plus pour un vieux comme lui, la boite était encore à demi pleine. Quand il eut son approbation il coupa le bout du cigare comme il était de coutume de le faire pour mieux savourer son arôme, puis sortant un briquet gris métallisé d'un de ses tiroirs il alluma une flamme au bout avant de se mettre à fumer en se rasseyant. C'était pas bien, certes, mais ils étaient sacrément bons ces cigares. Après en avoir respiré une bonne bouffée qu'il avait recraché dans l'air en volutes brunes et piquantes de fumée, plongeant son regard dans la nébuleuse grise, il s'enquit de répondre à la précédente question de la jeune femme qu'il avait alors laissé sans réponse.

- Vous connaissez un peu comment ça se passe ?

Commença-t-il par demander en tournant ses yeux vers elle. Elle savait de quoi il parlait, de pègre, de mafia, de l'empire du crime, et de leurs liens avec la boxe qui leur fournissait un de leur principal revenu y a quelques années de cela. Au temps de sa gloire et de sa chute.

- La boxe a toujours appartenu au monde de la mafia, encore plus à mon époque, la vérité c'est que la plupart des matchs étaient truqués, de grands boxeurs se faisaient descendre d'un coup un soir en plein combat et on réentendait plus jamais parler d'eux. De nouveaux prodiges étaient balancés en pleine lumière mais ils finissaient tous par disparaitre un jour. C'était pas une question de talent, ni d'entrainement ou d'adresse, non c'était juste une question de fric. Tant que les gros bonnets vous aimez bien y avait aucun souci, ils aidaient les plus grands à le devenir, et puis ils les faisaient tomber. La corruption, c'était ce qui régnait sur le monde de la boxe à l'époque, corruption et menace, voila comment on gérait ça. Ceux qui leur résistaient finissaient avec une balle dans la tête.

Il s'arrêta, fumant encore quelques bouffées de son cigare, prenant le temps de penser, de se souvenir, dans l'épaisse fumée sombre qui les enveloppait peu à peu, propice aux songes du passé. Il lui raconta un peu comment c'était, cette époque là, ce monde de l'ombre, de la nuit, et son lien étroit avec le crime. Il lui dépeint minutieusement et avec l'adresse du narrateur de polar l'atmosphère enfumée et suintante de transpiration de l'univers de la boxe, à la fin du XXème siècle, dans le pays du règne de la corruption et de ce qu'on appelait la liberté. Puis, il lui parla un peu de lui, de son passé, pour ce qu'on en savait, bien peu, seulement qu'il était sombre et cachait beaucoup de secrets. Il lui parla un peu, de façons détournées et sans l'avouer vraiment de ces fameux secrets, pour pouvoir lui expliquer pourquoi il avait fait ça, pourquoi il avait dit non. Il avait voulu protéger sa famille, leur intégrité, leur liberté, leur honneur, en refusant de se plier à ces pratiques criminelles, il s'était trompé. Il en vint ainsi par cet étrange état de causes à effets, stimulé par l'épaisse fumée qui embaumait le petit bureau, à lui avouer ce qui pour lui était la vérité. Qu'il avait commis ces crimes, que sa famille était morte par sa faute. Ce n'était pas sans verser quelques larmes masquées par la fumée de son cigare qu'il parvint à avouer à la journaliste le vrai fond de sa pensée.

- J'aurais du perdre le combat comme ils me l'avaient demandé… Si je l'ai gagné, si j'avais cessé déjà depuis un bon moment de suivre leurs ordres et de me soumettre à leur chantage, ce n'est pas pour l'argent ni pour la gloire ou la reconnaissance, c'est parce que je refusais de me plier à ces pratiques criminelles, je tenais à notre liberté et à notre intégrité… Je voulais protéger ma famille de la vie que j'avais mené et leur offrir une existence normale et sur un chemin juste… C'est comme si j'avais moi-même appuyé sur la détente…

Un silence pesant rempli la pièce déjà obstruée par toute la fumée qui l'obscurcissait. Des volutes dansaient devant le visage terne et dur d'Harry éclairé par moment par quelques braises échappées du bout de son cigare dont il se débarrassait de la cendre dans un petit cendrier sur le bureau, habituellement rangé avec le briquet dans le dernier tiroir gauche. Ainsi maquillé de brumes il semblait d'autant plus inquiétant que ses révélations en dessinaient un terrifiant portrait. Il plongea son regard rougeoyant dans celui de la journaliste, et une seule question l'animait, il la suppliait d'y répondre, d'apaiser le tourment de son âme. Suis-je coupable ?

Finalement, elle posa une question à laquelle il ne s'attendait pas vraiment. Il n'avait pas vraiment réfléchis à ça en fait, ce qu'il ferait après, il ne savait même pas si un jour il retrouverait sa fille, il essayait déjà d'imaginer qu'il y parviendrait, alors rêver de ce qu'il se passerait ensuite…

- Je ne sais pas… Je n'y es jamais vraiment pensé… Le club a besoin de moi mais d'autres peuvent s'en occuper, je pense que je… qu'on resterait un peu… Mais peut-être que…

Peut-être qu'ils partiraient, oui, ailleurs, loin de tout ça, pour refaire leur vie, enfin, pas la sienne, il était trop vieux, mais refaire la vie de Sury, en sécurité, à l'abris… Il avait du mal à se projeter dans cet avenir là. Il toussota et sentit son cœur se serrer dans sa poitrine, sa respiration s'était accélérée brusquement et il avait un peu de mal à respirer, il écrasa le cigare presque terminé dans le cendrier, l'éteignant, et se leva pour pousser un velux et faire un peu d'air afin de faire sortir la fumée.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Jeu 8 Aoû 2013 - 21:35

Si j'avais su la colère sourde qui grondait en lui suite à cet aveu j'aurais expliqué un peu plus. En fait on a explorer les faits, et articles dans le but de ne PAS faire la même chose. " La preuve irréfutable du journalisme de poubelle, la raison pourquoi on nous hait" avait scandé mon professeur. Il était un fervent de l'éthique, du professionnalisme et du respect du sujet. Laisse venir à vous les faits, faites-vous respecter et ayez des contact divers dans la plus grande discrétion et respectez-les. Oui s'il avait un qui prenait son boulot au sérieux et avait la passion de nous l'enseigner c'était lui et de nombreux journalistes de ce pays me ressemblait, juste parce qu'ils avaient croisé la route de ce gentil professeur.

Il prit de longues minutes avant de me répondre, comme s'il retombait dans cette soirée fatidique. Je ne le pressai pas ni le bousculai, j'attendais simplement. Cependant son souffle semblait être plus court et ses yeux fouillait la pièce minuscule où nous étions. Il prit une boite poussiéreuse et une fois nettoyée je dus constaté combien elle était belle et ouvragée mais surtout vieille. Quand il me proposa un cigare, enfin qu'il en fume un je secouai la tête doucement. Ça ne me dérangeais pas le moins du monde il arrivait à mon père d'en fumer et bien que ça faisait des années que j'étais partie il m'arrivait de lui offrir une boîte de cigare cubain, ses préférés. L'effluve me piqua le nez et je reconnue là l'odeur typique des cigares préférés de mon père.

- Euh... en fait un peu mais... pas assez à vrai dire.

J'avais quelques contacts des rues qui œuvraient au sein des paris illégaux, certains même pour la mafia mais disons que ce n'étaient pas les premiers que j’appelais quand j'avais un congé. Il m'expliquait comment le système fonctionnait à son époque et dire que ça me surprenait aurait été mentir. En fait tout le monde s'en doutait mais de me le voir confirmé ici par le grand Harry Hudson me fit frissonner. Plusieurs star de la boxe avait basculer dans l'oubli et maintenant moi je savais pourquoi. J'avais encore la tasse de café entre mes mains mais j’avais plus ou moins de envie de prendre une gorgée comme glacée par cet aveu.

Il m'expliqua qu'il aurait dû perdre ce combat, au moins pour avoir ceux qu'il aime autour de lui et non se retrouver seul a espérer le retour de sa fille. Malgré ma volonté de ne faire rien paraître pour ainsi lui éviter le regard de "pitié" qu'il avait dû avoir, ceci me toucha droit en plein coeur. Ça devait être horrible de vivre avec l'idée que si on avait fait l'autre choix on aurait ses enfants autour de soi. Je restai muette et un silence lourd tomba sur la pièce. À la fois chargé de culpabilité et de compassion. Pendant de longues minutes, on se regardaient sans rien dire tentant, je le crois, de communiquer avec les yeux.

- Je... je vous dirais monsieur Hudson que je peine à imaginer votre tiraillement intérieur mais vous n'êtes coupable en rien de ce qui est arrivé. Vous avez respecté votre intégrité et votre...désir de ne pas faire partie de ce monde de délinquants. Je sais que la perte est horrible, je l'imagine à grande peine mais... pensez-vous que votre femme aurais accepté un marché pareil? Je suis certaine de où elle est ou même votre fils il sont fiers de vous et de votre décision... malgré les conséquences encourues.

Je fini ma phrase avec un petit sourire compatissant et bu la dernière gorgée de mon café froid et fort. Ma dernière question sembla le surprendre mais il y répondit, un peu rêveur et songeur. Je lui souris gentiment et regardai l'heure.

- Je vous remercie monsieur Hudson. Je vais y aller et j'écris l'article dans le plus grand respect et confidentialité. Ça va aller?

Après m'être assurée qu'il allait bien et non s’effondrer sur le sol je quittai et déjà j'avais en tête ce que j'allais écrire. Je le débutai le soir même prise d'une folie d'écriture énorme. J'écrivis sans m'arrêter pour vérifier les fautes. J'écrivais telle une furie m'accordant à peine un regard à l’horloge à mes côtés. Je m'endormis sur le canapé. le doigts reposé sur le clavier. Ce fut l'alarme de mon cadran qui me sortit de ma torpeur. Je me dépêchai et me rendit qu Quantico Daily et fonçait droit vers le bureau de mon patron.

- Vous êtes un salopard, un sale con et un froussard de la pire espèce! Vous saviez que monsieur Hudson ne me ferait rien parce que j'étais une fille. Vous êtes trop froussard et vous manquer de couilles pour le faire vous même c'est ça?

- Ava ma belle, tu as travaillé fort et je comprendrais que tu n'ai pas pu réussir....

- JE L'AI TON PUTIN D'ARTICLE! Mais sache ceci, si jamais tu me le redemande c'est non et si je vois un seul de tes comparse allez le déranger je demande à monsieur Hudson de leur exploser la gueule. Mais moi je ne retournerais pas le déranger il demande à être tranquille!!

Je plaquai mon article sur le bureau mes yeux bruns lui lançaient des éclairs de rage. Je pris mes effets et une copie de mon article pour me re-diriger vers le gym laisser là hier soir. Je me stationnai et pris une grande inspiration avant de descendre de la voiture. J'étais vêtu d'un tailleur beige et de talons de la même couleur et mes cheveux retenus en un chignons lâche j'entrai dans cet antre de mecs aux odeur puantes. Aussitôt les sifflements accompagnèrent mon arrivée, mais je me dirigeai vers le bureau sans un regard aux boxeur.

- Monsieur Hudson? Bonjour, je viens seulement vous remettre ceci et vous dire que plus personne en viendra vous déranger. Je... j'ai fait un message clair à mon patron.

Je lui tendit une longue enveloppe servit d'un sourire.
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MessageSujet: Re: Des fois l'acharnement paie...(Harry) Mar 13 Aoû 2013 - 22:52

Pendant longtemps ils restèrent ainsi enveloppés du silence et de la fumée aux rouages de cendres, à communiquer à travers les yeux les échos indicibles de leurs mots intérieurs, leurs pensées informulées. La journaliste, pétrifiée par ses révélations, son récit à l'encre noir, était restée glacée, figée dans un mutisme où se lisait, à travers les silences, une profonde douleur. Au-delà même de la seule souffrance qu'on faisait endurer au cœur d'un homme, c'était un froid pernicieux, délicatement mortel, comme les crocs du serpent il vous mordait en un éclair d'un poison mortel dont le frisson s'écoulant dans vos veines faisait mourir votre corps d'une terrifiante agonie. Un peu perdue, lentement, hésitante, elle se remit à parler. Oh Harry n'allait pas lui en vouloir, dans un instant pareil ou flottait une telle atmosphère d'exprimer ses sentiments comme cela. D'une autre, à un autre moment, il l'aurait certainement pris mal. Mais là, il lui avait livré une part de son cœur, de sa souffrance, et elle y avait répondu avec sa propre sensibilité, humainement. Pas comme ces chiens de journaliste qui se battaient pour le moindre petit scoop déchiquetant sous leurs crocs affamés les victimes de leur soif d'informations mal acquises. Harry demeura silencieux, en l'écoutant, et encore après, il n'était pas en colère, il n'était pas fâché, ni énervé même, il n'allait pas non plus s'effondrer là sous la claque douloureuse qu'il venait de se prendre, c'était ni la première ni la dernière, mais il pouvait pas faire autrement que de fermer sa gueule parce qu'y avait rien qui venait à sa bouche à part de se traiter de minable et d'incapable, de meurtrier. Mais il devait bien l'avouer, la blonde avait pas tord, et c'était pas juste parce qu'elle le disait, mais pleins d'autres le lui avaient dit aussi, y avait Jack, Gillian, Carl, tous ils avaient dit les mêmes mots, tous ils lui avaient demandé ce que Maya aurait pensé. Et ils avaient raison, ils la connaissaient presque autant que lui en dirait, pourtant c'était pas une femme commune, mais là-dessus, ils avaient raison. Plusieurs fois il lui avait posé la question, sur sa tombe froide dans les brumes du cimetière où tout est gris, où tout est mort, elle avait jamais répondu, évidemment. Il essayait de l'imaginer, l'imaginer lui dire que c'était pas sa faute, qu'il avait eu raison, ça il y arrivait pas, parce que la Maya qui lui parlait dans sa tête c'était que l'image de sa propre culpabilité.

Il ne lui répondit rien, parce qu'il pouvait pas plus qu'il ne voulait pas, et même s'il avait voulu il n'avait bien aucune idée de quoi dire. Les brumes se dissipèrent, la fumée s'enfuyant peu à peu par le velux ouvert, et il la regarda, la fumée lui piquait les yeux, mais dans son regard profond comme la nuit et comme l'eau, elle pouvait voir qu'il la remerciait, vraiment. Ouais, quelque part, il lui était reconnaissant, et en tout cas il avait pu envie de la cramer sur le bûcher des journalistes chiants qui le collaient comme des mouches, et encore dirais pas quel genre de mouches. Elle lui était même sympathique, un peu, faut pas pousser non plus elle était quand même journaliste. A ce sujet elle décida qu'il était temps pour elle de prendre congé, Harry lui demanda gentiment si elle avait tout ce qui lui fallait, ça c'était rare il espérait qu'elle en était consciente, c'était pas tous les jours qu'il collaborait comme ça avec les gens de son métier. Il se leva, la remercia et la raccompagna jusqu'à la sortie. Il s'était remis de ses émotions, du moins en apparence, reprenant son air d'ours bourru à ceci prêt qu'il se montrait un tout petit plus humain et sympathique qu'à son arrivée, mais ça l'avait un peu chamboulé de parler de tout ça, et de s'ouvrir surtout là et au moment où il ne croyait pas le faire. Il s'était fait avoir faut croire, mais il voulait espérer que la blonde était bien la gentille fille comme elle avait essayé de l'en convaincre. Il en aurait en tout cas la preuve le lendemain.

- Ca va, bon retour et bon courage pour écrire votre article.

Il l'avait vu partir puis il était lui-même repartit à ses occupations avant qu'elle vienne semer le chaos dans son gymnase. Une demoiselle charmante finalement. A quoi il s'occupait déjà avant qu'elle ne débarque comme ça ? Ah oui… Frapper dans du vent pour sortir de sa tête les visages et les parfums entêtant de son passé. C'était fichu là et il était crevé faut dire, ça l'avait épuisé, il se sentait épuisé, de plus en plus. Il soupira et repartit dans le bureau, sur le coin trainait une pile de papiers qu'il avait posé là pour s'en occuper plus tard, bon ben quand il faut bosser… Il s'assit au bureau et commença à s'occuper de tout ça, l'administratif c'était un calvaire pour lui mais bon fallait bien le faire, quoique si quelqu'un pouvait le faire à sa place ça lui enlèverait une belle épine du pied… Comme c'était bien chiant et long il finit par craquer et repousser la paperasse en vrac sur son bureau avant de se prendre la tête entre les mains poussant un soupire profond, sa respiration s'heurta et un tressautement douloureux serra sa poitrine. Il porta sa main à son cœur et une grimace tordit son visage. La respiration accélérée il se releva et prit bandages et gants de boxe, il rejoint son meilleur ami le sac de frappe et laissa s'écouler dessus toute la rage contenue dans ses poings, jusqu'à qu'il ne puisse plus respirer et qu'il se laisse tomber contre le mur.

Il était rentré tard la veille, et en mauvais état. Epuisé comme à demi mort, c'était comme ça qu'il se sentait à l'intérieur. Il avait nourri son chat avant d'aller pioncer, encore une nuit à pas réussir à trouver le repos, à se réveiller tout le temps, à faire des cauchemars… Alors c'est sûr qu'il tirait sérieusement la gueule au petit matin. Il avait bu pas mal de café arrosé d'un peu de whisky, ça tient mieux éveillé, mais avait fini par s'enterrer dans son bureau sans en sortir, et on était pas venu avant longtemps l'y déloger, c'était un mauvais jour et ça n'avait échapper à personne. Et les mauvais jours surtout on lui foutait la paix avant qu'il nous en foute une. Jusqu'à que la journaliste de la veille refasse son apparition et ce coup-ci Harry ne lui sauta pas dessus toutes dents dehors pour l'agresser. Il lui ouvrit au contraire la porte de son bureau et lui offrit d'y entrer, après avoir jeté un regard meurtrier à la bande de boxeurs shootés à la testostérone qui avaient sifflé son arrivée, c'était pas comme ça qu'on traiter une femme. Il prit l'enveloppe qu'elle lui tendit et l'ouvrit, en sortant le papier à l'intérieur il s'assit sur le rebord de son bureau et lut rapidement, mais avec une certaine émotion cachée, les quelques mots d'écrits. Il releva la tête et lui sourit, lui répondant un bref merci, à sa façon, sans en dire trop, là où tout ne pouvait pas passer par les mots. C'était léger, mais tout de même un baume apaisant sur sa douleur. Plus que d'avoir tenu parole, c'était de cela dont il lui était le plus reconnaissant. D'avoir rendu ce jour un peu plus meilleur.


RP TERMINE
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