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Looking good, looking bad

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MessageSujet: Looking good, looking bad Ven 28 Déc 2012 - 18:10

Looking good, looking bad
BAKER & IABLONSKI
❝ Cause it's all so clear that without you here I'm the loser of the year ❞ SIMPLE PLAN ©️ TASHAA


    L’ennui. Un état d’esprit qu’il détestait plus que tout dans le monde. C’était même phobique, à ce prix-là. Il avait peur de s’ennuyer, de mourir d’ennui. Pourquoi était-il venu à cette conférence, déjà ? Ah oui, cela lui revenait ; de grands théoriciens et physiciens devaient venir présenter les nouvelles recherches. L’une d’elle parlait des trous noirs, une autre de la possibilité de courber le temps et l’espace. Thomas avait jugé cela intéressant bien qu’un tantinet idéaliste et, vêtu d’un de ses plus beaux costards, il s’était rendu à la Conférence. Il va s’en dire qu’il le regrettait amèrement, maintenant qu’il y était et n’avait qu’une hâte, qu’elle se termine pour pouvoir s’éclipser. Le brouhaha provoqué par les multiples conversations l’assaillait et il ne s’entendait plus penser correctement. A dire vrai, il ne s’entendait plus penser du tout et cela l’agaçait profondément. Lui, dont le cerveau était en perpétuel activité, venait de perdre le fil de ses recherches mentales à cause d’absurdités et de futilités. Les physiciens les plus proches de lui et de son Génie, discutaient physique quantique. Les sens aiguisés, il écoutait d’une oreille distraite leurs spéculations sur la théorie d’Everett, ne retenant pas un sourire narquois. Hugh Everett était un mathématicien qui forçait le respect, selon Thomas, mais ses idées étaient farfelues bien que plausible. Le psychologue faisait, en effet, parti de ceux qui pensaient que les univers parallèles et les réalités alternatives existaient ; oui, il existait, quelque part dans un autre monde, un autre lui qui avait décidé de se faire appelé Nikola. Ou bien qui avait conservé son premier prénom pour faire honneur à sa défunte mère. Il eut une vague de nostalgie qui vint l’envelopper doucement lorsqu’il se mit à imaginer une réalité alternative où il serait en couple avec Rachel. Peut-être même qu’il était le père de ses enfants, dans ladite réalité ? Il se surprit alors à dessiner le portrait d’un petit lui tout en lui attribuant des traits de sa douce Rachel ; le résultat qui en sortit fut un enfant chétif et un peu trop grand pour son âge, avec la détermination et la curiosité de la Rachel de l’orphelinat. Des cheveux courts et ténébreux pour un regard tirant vers le gris d’une rivière ; de petites lèvres roses pâles, une peau couleur neige. Les yeux dans le vague, il finit par se demander quel nom ils lui auraient choisit ? Auraient-ils fait honneur à leur défunt ami commun, ou en auraient-ils choisit un afin d’éviter de remuer le couteau dans plaie ? Thomas en était là dans ses songes lorsqu’une voix qu’il ne connaissait que trop bien le fit redescendre de son petit nuage.

    « C’est bien ta veine, Thomas. Il ne manquait plus que lui pour venir compléter ce tableau ringard. Dis-moi, tu étais suicidaire quand tu as accepté l’invitation ou juste totalement stupide ? » Il fit taire cette minuscule voix alors qu’il observait avec dédain la main qui lui était présentée. Gabriel Grant. Ce n’était surprenant, ce pingouin tout droit sortit d’un film des années trente faisait profiter de sa présence à chaque nouvelle Conférence, prêt à brandir le seul brevet qu’il n’eut jamais reçu. Pour un article qu’il n’avait qu’en parti rédigé. Le pauvre bougre se targuait, en effet, d’être un Génie, mais il était loin d’être une Lumière en orthographe ou en tournure de phrases. Les règles basiques de l’anglais étaient pour lui comme le Triangle des Bermudes ; un mystère qu’il ne saurait résoudre avant la fin de son entière existence. Thomas avait rencontré Grant grâce à un « ami » commun (en réalité, cet ami commun n’était l’ami ni de l’un, ni de l’autre, mais il leur était parfois utile grâce à ses fonds financiers qui semblaient être inépuisables) qui avait alors pensé – bien que cette action ne soit pas son fort – que les deux hommes pourraient unir leur savoir. Il n’avait pas fallut deux minutes au serbe pour savoir qu’il n’allait pas apprécier Grant et il ne doutait pas qu’il en avait été de même pour son interlocuteur. Une compétition s’était immédiatement installée entre eux et Gabriel n’avait jamais manqué une occasion pour faire – gentiment – remarquer à Thomas qu’il ne pouvait pas se considérer comme un mathématicien ou un physicien ou un chimiste ou un biologiste ou un scientifique, plus généralement, puisqu’il avait décidé de se tourner vers Scotland Yard bien trop tôt. Il n’avait pas de diplômes scientifiques et aucun article ou brevet. L’orphelin devait donc supporter les brimades de celui qui se pensait intelligent en silence, mais il prenait sur lui et l’attaquait dès que l’occasion se présentait pour le simple plaisir de le ridiculiser. Ainsi, il étalait son savoir sur plus d’un sujet, conscient que la criminologie était le sujet d’attention, et volait les quelques auditeurs de son ennemi. Ce soir-là, Thomas décida de se montrer clément et préféra attendre que Grant se lance dans un long et beau discours pour le couper et lui montrer que le fruit de ses recherches était erroné à cause d’une erreur de calcul. De débutant se permettrait-il de rajouter afin que l’homme soit la risée de tous ses pairs.

    Des scrupules ? Non, il n’en avait pas. Pas lorsqu’il s’agissait d’un usurpateur, voleur et menteur. Ou de Fellington, mais ce dernier entrait dans une toute autre catégorie. Grant était peut-être mauvais, Fellington l’était bien plus encore. Erskine manipulait, jouait, mentait, trahissait. Il représentait tous les vices humains possibles. Il était le symbole même du Mal. Il battait les femmes avec qui il couchait pour le plaisir de leur être supérieur ; il leur volait ce qu’elles avaient de plus cher avant de les abandonner sans leur lancer un seul regard ; il allait et venait entre leurs draps sans se soucier de leurs sentiments. Il était égoïste et imbu de sa petite personne. Il ne rêvait que de gloire et de domination. On aurait dit un personnage de Comics qui affrontait de vaillants justiciers pour refaire le monde à sa façon à cause d’une femme. Les femmes étaient toujours la raison d’un combat entre deux hommes. Thomas n’y faisait pas exception ; Fellington et lui s’étaient toujours battus pour conquérir le cœur de Rachel. Malheureusement, le plus jeune des deux était bien trop timide à l’époque pour oser se déclarer et Rachel était tombée amoureuse d’Erskine avant qu’il n’ait eu le temps de voir venir quoique ce soit. Oh, depuis, il s’était bien rattrapé. Nombreuses avaient les avances salaces qu’il lui avait fait, n’hésitant pas à mettre son cœur à nu pour la Belle. Mais rien n’avait changé. Il n’était pas Erskine. Il n’avait pas son charisme, pas son talent. Rachel était déjà profondément éprise et elle avait choisit. La vie était injuste puisque l’homme dont elle était amoureux était le plus parfait crétin que le monde ait put voir, mais Thomas n’aurait put le changer. « Alors, Thomas, il parait que tu t’es reconvertit en profiler ? Tu arrêtes donc encore les criminels ? C’est pour cela que tu as quitté la Grande-Bretagne ? » Le silence se fit tout autour de lui. Une lueur de lassitude traversa son visage et il retint un soupire. Il n’eut, cependant, pas le temps de répondre. Un théoricien du nom de Théophile Jefferson venait de se retourner à ces mots et s’était approché furtivement. Une flûte de champagne à la main, il n’hésita pas à déposer une main amicale sur l’épaule de Thomas comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Ce qui était faux puisqu’en réalité, le psychologue n’avait, pour ainsi dire, presque jamais entendu parler de lui. L’homme avait les cheveux poivre et sel, le regard doux. « Vous faîtes réellement parti du Behavioral Analysis Unit ?! Je serai curieux d’entendre quel est votre avis sur cette science, vous qui me semblez être un scientifique de génie. » La demande était davantage un ordre prononcé d’une voix aimable. Thomas lui lança un regard en biais avant d’observer ses longs doigts qui serraient son épaule frêle. Mais l’homme ne sembla pas comprendre que ce contact le dérangeait et ne retira pas sa main. Bon. Le psychologue et ex-lieutenant de Scotland Yard allait devoir faire avec. « J’ai, en effet, travaillé pour le Département des Sciences du Comportement en tant que profiler. C’est de l’histoire ancienne maintenant bien que je travaille toujours pour le Département mais avec un tout autre travail. La criminologie n’a rien d’une science exacte, il s’agirait davantage d’une étude. Au même titre que la psychologie, d’ailleurs. La médecine, la physique et la chimie sont des sciences. La psychologie et la criminologie non. Les profilers utilisent l’analyse d’une scène de crime pour esquisser un profil psychologique. Les calculs n’ont pas leur place dans un profil. » Il s’était éclaircit la voix et s’était exprimé d’un ton rauque et glacial. Il ne se montrait pas chaleureux et seul le cynisme dont il faisait preuve pouvait, parfois, venir briser l’attitude qu’il montrait aux personnes qui lui étaient étrangères. Droit comme un I, les yeux tournés vers la fenêtre la plus proche, les mains dans le dos comme un prisonnier, Thomas savait qu’il avait réussit à voler la vedette à son rival. Malheureusement pour lui, c’était aussi signe qu’il n’allait pas réussir à se dépatouiller des personnes qui l’entouraient avant un bon bout de temps. Et cette idée était loin de le ravir. « Peut-être pourriez-vous nous faire une petite démonstration ? » Un sourcil s’arqua. Une démonstration ? Cet idiot n’avait-il donc rien compris du profilage qu’il parlait en terme scientifique. Le psychologue tourna la tête pour jauger son interlocuteur avec un air hautain qui lui était propre. Il comprit alors que l’homme désirait simplement voir comment les profils se faisaient pour pouvoir mieux faire la différence entre cette étude et ses sciences. Boring. Une véritable perte de temps. « Il n’y a pas de corps, et les profils ne se font pas en un claquement de doigts » répondit-il, agacé et froid. Certes, cette réplique n’allait certainement pas freiner Jefferson, mais cela pouvait lui permettre de choisir une victime. Son regard survola l’assemblé dont l’attention lui était destinée. Un fin rictus déforma ses lèvres.

    « Voyons, Thomas, toi qui te prétends meilleur que tous, tu peux bien nous faire ça, non ? Sortis de nos laboratoires, nous ne connaissons plus grand-chose. » Le regard dur, le serbe ignora son ennemi. Il avait trouvé une personne qui lui semblait intéressante et il n’allait pas se priver d’un peu de piment dans cette soirée monotone. Il pencha légèrement la tête sur le côté, faisant mine de prendre une décision avant de céder à la demande de ces cerveaux. Il ne pouvait pas rater une telle occasion ; mettre son savoir et sa supériorité aux yeux de tous. D’un geste du menton, il désigna une jeune femme, à moins de cinq mètres du groupe qu’ils formaient. Au cours de cette soirée, il l’avait vue à quelques reprises mais n’avait jamais cherché à lui parler. La rater aurait été fait exprès mais l’aborder aurait put être mal vu. Venait finalement le moment propice pour lancer une conversation des plus fracassantes. Thomas avait appris à étudier l’être humain et avait noté depuis bien longtemps que l’Homme n’aime pas être profilé. Encore moins aux yeux du monde. Il y avait donc de fortes chances pour que la jeune femme lui décoche une gifle qu’il aurait sûrement méritée ou, pire encore, qu’elle lui jette son superbe appareil photo à la figure. Une lueur taquine éclaira son regard clair. Il y voyait-là un défi à relever. « Photographe amatrice. Probablement issue d’une famille réputée ou aisée financièrement de la côte Est des Etats-Unis. Nul doute qu’elle a fait de gros efforts vestimentaires pour venir à cette petite réception et qu’elle n’est pas habituée à y être conviée. Je dirai qu’elle est plutôt marginale, le genre un peu frivole et déjantée. Qui aime s’amuser et faire la fête mais qui est entièrement dévouée à sa passion. » Il marqua une courte pause, un large sourire fendant ses lèvres. Il se doutait qu’elle l’avait entendue et espérait même que ce fût le cas. Se dégageant de l’emprise de Jefferson – qui, décidément, restait accroché à lui comme une sangsue – il joignit ses doigts, pensif. Son esprit était assez vif pour pouvoir déceler quelques traits d’une personnalité, mais il ne fallait pas trop lui en demander d’un coup non plus. Son Génie, il préférait largement l’exercer dans les sciences. Son job à lui consistait à écouter autrui et à se servir de ses capacités d’analyse pour apporter un point de vue externe afin de venir en aide à des personnes en détresse mentalement. Rien à voir, donc, avec le profilage. Il y avait goûté, mais ne s’y était pas plût dans cette branche.


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MessageSujet: Re: Looking good, looking bad Dim 26 Mai 2013 - 17:46

Qu'est-ce qu'elle faisait là ? C'était bien la question à 30 millions de dollars ! Assistée à une Conférence sur une de ces théories scientifiques que Marilyn était loin de capter de quoique ce soit. A vrai dire, c'était loin d'être son truc ! Fort heureusement, elle n'était que là dans le but d'appuyer que sur un bouton – soit faire des photos... Mais vraiment, comment avait-elle atterri ici ?

A vrai dire, loin d'être timide, la jeune blondinette s'était pas mal fait d'amis depuis qu'elle a pied sur Quantico ! Tous différents soient-ils, il y avait ce Pete, là, un journaliste. Leur rencontre fut des plus rigolotes. Pour une fois, ce n'était pas elle qui allait vers les autres, mais ce fut lui qui était venu à elle sur la terrasse d'un café, comme un ange tombé du ciel. L'aurait-il pris pour une star ? Avec son look un peu décalé ? Bien possible ! En réalité, il connaissait son site internet professionnel. Il y était tombé dessus par hasard et il l'aurait reconnu. Étrange ? Possible. Il devait apprécié ce qu'elle faisait. Flatteur ? Ca pouvait l'être et c'était le cas. D'abord méfiante puis par la suite, curieuse, ils échangèrent et le courant passait plutôt bien en réalité... Marilyn lui posait un tas de questions et c'était à se demander qui était vraiment le journaliste entre les deux... Et de fil en aiguille, voilà qu'ils passent un pacte.

Ce type se devait aller à une conférence sur une théorie scientifique, bref, un truc bien chinois pour la jeune Marilyn... et il ne voulait pas y aller seul. Il serait en train de la draguer ? Il était bien gentil mais non ! Même si ce n'était pas vraiment ce qu'elle croyait … Enfin, l'idée avait été là. Ceci dit, sachant qu'elle était photographe, il lui proposa d'être sa partenaire de la soirée pour aider son article... En fait, c'était juste histoire pour ne pas y aller seul, quoi... Bien sûr ! Mais si elle acceptait, qu'est-ce qu'elle y gagnait ? Il lui proposa alors qu'il écrirait un article à son nom pour lui faire de la publicité. Mais encore ? Il se vantait même d'avoir des contacts intéressants … Dans quel sens ? Ceux qui pouvaient lui permettre de lui donner des subventions pour ouvrir sa propre galerie ? Fort intéressant, tout ça. C'était vrai. Elle fit une moue – pour y réfléchir à deux fois – et c'était sûrement de la folie mais elle finit par y accepter... Mais elle allait vite déchanter s'il fallait y aller bien habiller...
Ouais, ok, ce genre de conférence, déjà, c'était loin d'être son truc – scientifique en plus ! - alors s'il fallait s'habiller dans une grande robe « classe vieille de l'âge de grand-mère » ou ressembler à un « truc » qu'elle ne saurait vraiment dire... Hum bon, c'était une conférence scientifique – pas de mode - donc elle se devait se rassurer !

Le jour J, elle s'habilla quand même d'une manière classe qui gardait une touche de sa personnalité – nan nan, elle était loin d'être une rebelle, hein ! Habillée d'une petite chemisette blanche, éventuellement accompagné d'une petite cravate noire qui n'était pas tellement serrée au cou, et d'un jean noir … non, on ne pouvait pas dire qu'elle ne faisait pas d'effort au niveau vestimentaire, n'est-ce pas ? Surtout qu'elle avait encore quelques mèches roses et vertes, donc non, ça ne cassait pas l'ambiance. Et puis c'était Pete qui avait voulu l'emmener donc c'était lui qui payera les pots cassés ! Et puis et puis, c'était censée etre scientifique, ses cheveux ne l'étaient pas ? Ah non... En effet, ce n'était pas le cas... Il fallait avouer que le thème de cette conférence était d'un ennui à mourir... Ce n'était vraiment pas sa tasse de thé. Heureusement qu'il y avait son petit bijou au creux de ses mains pour prendre des clichés. Enfin quand elle trouvait des choses intéressantes à photographier, bien évidemment... Autour d'elle, elle voyait des morphologies différents... et des personnalités différentes... il fallait dire qu'elle était au milieu des têtes... des têtes intellectuelles qui ne se prenaient pas forcément pour des merdes.

En jetant son regard autour d'elle, elle vit Pete au loin qui partait à la recherche d'informations. Et après il avait ce besoin qu'elle l'accompagne ? Bien sûr, si c'était pour l'abandonner par la suite, c'était mesquin ! Il avait bien intérêt à tenir sa promesse sinon compter sur le p't*n de caractère de la blondinette, car ça ferait mal … surtout que c'était elle qui faisait les photos donc il avait bien intérêt à marchander.

En prenant une photo dans la foulée, au milieu de ce brouhaha, elle entendit tout de même un « certain » monologue à sa droite... Elle n'avait pas vraiment voulu écouter car tout en devinant que ça allait parler science sur science que … ben là, ce n'était pas forcément exprès d'écouter.. Mais il fallait dire que la personne ne cherchait pas forcément à le cacher et à se taire. Elle détourna le regard vers ce troupeau d'hommes d'un regard perplexe, tendant l'oreille... Ce type, là, au milieu, ne serait pas en train de la jauger et de l'analyser. Elle fronça les sourcils. Oh non, ça ne lui plaisait guère ça... qu'on puisse la juger ainsi... qu'on puisse l'analyser et ce, sans son consentement. Et elle n'allait pas se laisser faire. Oh non, elle était loin d'être une personne passive, ça ne faisait pas partie de sa personnalité. Elle s'approcha d'eux.

Bonsoir Messieurs ! Ca va ? Je ne vous dérange pas ?
Fit-elle à l'ensemble de la troupe. Je peux me joindre à vous ? Car la discussion m'a l'air très intéressante, vous voyez ? Je suis sûre que je peux vous aider à en débattre.

Et puis tout en décochant un sourire aimable à celui qui venait de faire le monologue sur sa personne, celui qui semblait être à la tête du « troupeau » et qui cherchait à faire le malin, son p'tit intello … Ouais ouais, Marilyn le voyait comme ça. Ce genre de personnes l'horripilait. Ce genre de personnes qui se donnait un genre... mais elle essaya de rester le plus aimable possible.

Allez-y, quoi ! Continuez ! Faites comme si je n'étais pas là ! Continua-t-elle à lâcher avec désinvolture, et dans le genre « je vous dirais aussi mon avis quand même ». Vous avez sûrement un tas de choses à dire. J'en suis persuadée.

Oui, maintenant désormais, elle lui donnait l'autorisation de continuer son baratin devant sa p'tite bande de « potes ». Même si ses paroles se voulaient agressives, elle disait ça ... gentiment, pour sa part... Donc en tout cas, ils prenaient ça comme ils le voulaient.

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MessageSujet: Re: Looking good, looking bad Ven 16 Aoû 2013 - 18:07

    Un casse-tête. Voilà ce qu’il lui manquait. Une énigme digne de ce nom qui lui permettrait de s’occuper l’esprit et de mettre de côté les discussions superflues et inintéressantes de ceux qui se voyaient comme de brillants scientifiques. Ces derniers discutaient au sujet de théories futiles que Thomas ne jugeait pas nécessaire d’aborder à chaque conférence – combien de fois avait-il entendu parler de la théorie d’Everett qui touchait aux univers parallèles ? Certes, c’était un sujet d’actualité lorsque les sciences étaient abordées et qui, en temps normal, réveillait la curiosité du psychologue mais il devait bien avouer qu’il préférait y songer seul, dans son appartement. Les autres scientifiques n’avaient pas le recul nécessaire, et encore moins l’intelligence suffisante, pour être capables de réellement comprendre l’avancée de ses théories. La plupart, dans toute leur ignorance, ne savait pas qui avait été le premier à se lancer dans la théorie d’univers parallèles et ne donnait pour référence que quelques vagues personnages – ceux-là dont le nom commençait à s’user pour mauvais emploi – que le britannique avait déjà trop entendu. Et lorsque lui débarquait, avec toute sa culture acquise à coup de nuits blanches dans diverses bibliothèques, pour divulguer le nom de Blanqui, le brave révolutionnaire français, ses pairs riaient de lui, rappelant qu’il n’était pas suffisamment qualifié pour savoir dans quoi il s’aventurait. Quels imbéciles ! Il était probablement la seule personne dans ce bon vieux XXIème siècle à, justement, savoir de quoi il traitait lorsqu’il s’agissât de réalités et dimensions parallèles. Tout ceux qui pensaient le contraire ne le connaissaient pas. « Mais personne ne te connaît. Tu ne te connais même pas toi-même… » Il ferma les yeux et se contraignit à prendre une longue inspiration. Parfois, il se demandait s’il ne devenait pas complètement fou. D’autres fois, il avait l’impression de vivre le scénario d’un épisode d’une série de science-fiction. Son esprit divagua alors ; le fil de ses pensées s’égara pour aller se perdre dans les méandres de multiples versions de lui dans d’autres dimensions, d’autres réalités, d’autres univers. Lentement, son sourcil s’arqua. Les différences pouvaient être infimes – une divergence d’opinion politique, une autre style vestimentaire ou bien une spécialisation éloignée – comme frappantes ; un caractère à l’opposé du sien (bien qu’il s’imaginait difficilement comme un doux agneau, passionné par le guimauve et autre niaiserie de l’existence humaine), un autre mode vie ou un passé moins chaotique.

    Dans le fond, l’esquisse de plusieurs portraits de lui-même avait quelque chose d’amusant. Au moins, son génie était occupé et son naturel air impassible n’en montrait rien. Devant ses yeux défilaient des tableaux qu’il dépeignait mentalement mais son regard suivait quelques théoriciens présents dans la salle des fêtes. Il ne les analysait pas – l’expérience lui avait rapidement appris qu’un seul pseudo-scientifique était à la base de tous les autres et que les analyser un par à un était une perte de temps considérable – pas plus qu’il ne cherchait à établir de lien entre sa personne et eux. Il lui semblait qu’un fossé, aussi large qu’un fleuve, séparait leurs deux mondes. La tête haute, les épaules droites, Thomas se souvenait, avec un voile élégiaque, de l’époque où il avait voulu rejoindre le cercle des chercheurs. Depuis l’enfance il s’était irrémédiablement sentit attiré par les sciences et leurs secrets. Les énigmes et les mystères avaient parsemés sa vie à l’orphelinat et, quand d’autres s’instruisaient avec d’épais bouquins sur l’histoire de l’art, le petit Ivanka, lui, se terrait dans le rayon des sciences et dévoraient les encyclopédies sur la physique des particules et la physique optique. Il s’était passionné sur des sujets comme la mécanique, les trous de verre ou l’astrophysique – bien qu’il ne voyait pas de réel intérêt à observer les astres – et s’était silencieusement promis de devenir incollable sur le sujet. Rachel lui avait offert son premier livre sur Newton et l’alchimie, Erskine, tout crétin qu’il soit, avait cotisé pour qu’il puisse s’acheter un microscope et Alban l’avait épaulé dans ses premières expériences scientifiques. Le quatuor se complétait grâce aux personnalités variées qui le formaient ; la compatissante Rachel, qui faisait toujours preuve d’une grande douceur et qui se complaisait dans la musique et la peinture ; le silencieux Alban, le plus érudit et le plus discipliné qui manipulait les mots avec intelligence philosophique ; le terrible Erskine, mystérieux et charismatique, pour qui la politique était dictatrice et qui avait déjà l’art des mensonges à son actif ; et le brisé petit Ivanka, timide et secret qui puisait l’inspiration et le bonheur dans les livres de sciences. Ensemble, ils parvenaient à rassembler les plus grands domaines du monde. Dommage qu’ils n’aient pas été capables d’empêcher un désastre d’arriver.

    Avant qu’il ne se plonge totalement dans les rares souvenirs brumeux qui lui restaient, Gabriel Grant vint à sa rencontre. Il n’avait pas prononcé plus de deux mots que, déjà, Thomas sentait naître une terrible migraine. La voix monocorde et le ton pompeux que son interlocuteur empruntait dès qu’il s’adresser à lui avait cette étrange faculté. D’une lenteur languissante, le psychologue posa son regard sur cette insulte scientifique avant de hausser un sourcil. Il était peut-être riche matériellement, pour tout ce qui touchait à l’intellect’, Grant pouvait déclarer forfait d’avance. Dans ses yeux brillait une lueur de celui qui allait lancer une blague qu’il trouvait drôle d’avance – mais qui, le britannique aurait put le jurer, ne le serait probablement pas. Et, comme il l’avait deviné, le millionnaire tenait à souligner sa non-appartenance au cercle des scientifiques. Mais Thomas n’avait pas eu le temps de répliquer l’une de ces tranchantes et cinglantes réponses dont il avait le secret ; un homme qui, de toute évidence, devait être important dans le monde scientifique, avait porté toute son attention sur lui. Le psychologue retint une grimace mentale. Il n’aimait pas être le centre d’attention d’une foule trop importante – sauf si cela lui procurait un certain pouvoir et qu’il le désirait. Un troupeau de costards-nœud papillon se forma alors autour de lui et, pris au piège, il n’eut d’autre choix que de répondre aux questions qui lui étaient posées. Les mains jointes et les doigts tendus, l’anglais pencha la tête lorsqu’on lui réclama une démonstration. Ils se croyaient donc un de leur laboratoire qu’ils ne comprenaient pas qu’un profil ne se faisait pas en quelques minutes ? Ses protestations restèrent vaines et, trouvant une proie après avoir balayé la pièce de ses yeux froids, il finit par capituler. Après tout, cela ne pouvait que mettre un peu d’action dans cette réception des plus ennuyeuses. Alors, en réprimant un sourire odieusement narquois, Thomas commença son profil. Toutes les têtes s’étaient tournées vers la jeune fille qu’il avait pris pour cible. Quelle discrétion… L’ex-lieutenant de Scotland Yard voulut pousser un soupire ; tous ces cerveaux se prétendaient brillants, ils n’en restaient pas moins ridicules la plupart du temps. Il n’eut, toutefois, pas le loisir de le leur faire remarquer car la jeune photographe l’avait entendu. Un sourire méprisant étira les lèvres de l’homme. Les choses commençaient à devenir intéressantes.

    De toute évidence, elle n’appréciait guère le fait de voir ainsi sa vie étaler au grand jour – pas besoin d’être profiler pour le noter, elle les avait apostrophé avec une désinvolture propre aux adolescents de cette génération. L’ancien profiler sentit, de nouveau, toute l’attention portée sur lui mais il ne broncha alors qu’elle les incendiait férocement. Parle, parle, ma petite. Thomas n’était pas un agneau docile, bien qu’il n’ait rien d’un prédateur. En voulant se fondre dans la conversation, elle lui lançait probablement un défi – malheureusement, pas vraiment de ceux dont le psychologue était tant friand – et lui promettait de répliquer. A sa façon. Quitte à choisir, le serbe d’origine aurait sans doute préféré qu’elle lui décoche une gifle. Le plaisir malsain qu’il aurait pris à la descendre d’une case en aurait été que plus délectable, mais bon. Il prit un air désintéressé l’espace de quelques minutes, comme pour lui montrer qu’elle n’était pas très amusante comme sujet d’étude. « Réaction typique d’un trouble affectif important par le passé et qui renvoie à une peur panique d’être le centre d’attention de trop de personnes d’un seul coup. Et sans le vouloir, qui plus est. C’est en général le père qui cause ce genre de trouble chez de jeunes personnes ; un père absent, alcoolique, parfois violent donne une personnalité plus impulsive chez les enfants – mais la puériculture n’est pas mon domaine de prédilection. Un regard farouche pour un défi simpliste, un style vestimentaire digne des adolescents pré-pubères qui se cherchent encore, enfance difficile, peut-être ? Sentiment d’abandon de la part de personnes qui comptaient pour vous… Un oncle… Non, plus proche que cela… Un grand frère peut-être, ou un meilleur ami. La photographie vous a donné un moyen de pouvoir vous évadé sans avoir à parler… Vous devriez être traitée, vous savez ? Au moins suivie, un psychanalyste n’est peut-être pas obligatoire pour vos troubles mais vous risquez de développer des tendances à la paranoïa dans un futur plus ou moins proche… » Laconique, froid, un brin acerbe et moqueur, Thomas avait débité cette esquisse de profil avec nonchalance, une main plongée dans une poche, l’autre le long de son corps. La tension dans l’air était électrique, à la limite du supportable et, pourtant, le psychologue s’amusait. Oh, il cachait que le fait d’ainsi dévoiler de sombres secrets d’une personne qui ne lui avait, à première vue, rien fait était comme faire danser ses papilles grâce à un excellent crû.


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