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La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan)

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 Jack Sutton 





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MessageSujet: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 27 Déc 2012 - 5:06

M:- OH! Mon Dieu!! JACK! Jack! Qu'est-ce que t'as fait gros gamin??

Ainsi les effluves des mot de ma tendre maman me parvinrent à travers les méandres de ma tête. J'avais eu la garde de Lili et à peine avait-elle passé quelques mois où elle s’acclimatait bien je voyais bien qu'elle était nerveuse depuis un moment et qu'un rien la faisait sursauter. Je restais alerte mais pas assez il faut croire. Un soir alors que j'étais simplement sorti pour aller au dépanneur pour acheter du lait et quelques grignotines pour nous deux, c'est là que son ravisseur la pris. Quand je revins, on sent que quelque chose c'est passé on dirait que chaque chose semble figé. J'ai appelé Lili maintes fois mais en ayant cette peur au ventre. Je gardai un pistolet de caché dans une table d'appoint dans mon entrée. De ce fait je la pris tout en continuant d'appeler Lili. Ma mère était absente voulant aller faire un tour de boutique pour sa nouvelle petite-fille qu'elle adorait déjà.

Je fis le tour de mon logement et fini par la chambre de Lili en espérant la retrouver roulée en boule sous ses couvertures ou du moins sous son lit. Quand j'entrai je vis que cette simple note : " Elle est à moi. Tu ne la retrouveras pas" Je crois que c'est là que je me mis en mode panique. Mon côté protecteur et paternel pris le dessus et je partit à l'extérieur en courant mon pistolet bien accroché dans ma ceinture de pantalon et je courais dans les rues hurlant le nom de Lili. Soudain un cri clair, glacial qui se tut immédiatement et quand je me dirigeai vers la source du bruit je ne m'attendais pas à la retrouver. Je voyais une forme sombre et noire près d'elle et aussitôt je me ruai vers elle et hurlant de rage mais ce que je vis me fis stopper et figé d'horreur. Elle gisait là ses yeux bleus fixant la toile noire de la nuit qu'elle ne verrait plus jamais et à ses côtés un homme déjà à ses derniers soubresauts de vie. J'avais pris mon téléphone appelé les urgences dans un états second. Pendant que je les attendaient je me tournai vers la petite forme frêle et la pris tendrement dans mes bras et la berçait comme je le faisais souvent pour la rassurer. Le sang ruisselait de la plaie de son cou et tachait ma chemise mais on s'en fout... j'avais perdu ma fille. Après que les secours soient arrivés je repris le chemin de chez-moi un peu hagard, encore une fois j'étais seul une note trouvé sur les lieux qui disait "Je t'avais dit qu'elle était à moi". Je pris toutes mes bouteilles d'alcool et vidaient les verres aussi vite que possible.

M:- J'ai besoin d'une ambulance....


Me voici donc à l'hôpital ayant à peine conscience de ce qui se passait autour de moi. Je sentais la main de ma mère sur moi attendant un docteur. Elle sanglotait, je lui avais fait mal, j'avais perdu sa petite-fille et elle était morte.

M:- Docteur! Enfin vous voilà! Je... je sais pas ce qui se passe.... Jack, mon fils enfin... Aidez-moi je vous en prie.

Elle était paniquée, affolée et regardait ce docteur aux yeux d'acier presque implorante. Je sentais l'alcool à dix mille à la ronde. Elle le savait mais elle espérait se faire dire que je n'allais pas finir dans une boîte de bois aux côtés de Lili.

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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 27 Déc 2012 - 10:59

Rare garde de nuit passée à filer un coup de main aux urgentistes de la mine. Débordés. Ils n'ont de cesse de l'être. L'ennui, c'est que nous aussi, là-haut, on a pas mal de boulot. Enfin voilà, cette nuit là, j'y étais moi aussi. Et quand j'ai vu les cheveux sombres de Lili arriver sur ce lit, collés par un sang commençant à coaguler, j'ai reçu comme un choc électrique en plein milieu de l'estomac. Comment était-ce possible ? Je savais que c'était elle, je ne pouvais pas me tromper. Ses yeux bleus, son teint pâle, ses cicatrices que je connaissais si bien. Tout s'accélérait dans ma tête. Aussitôt, sans prendre le temps d'enfiler une blouse de protection supplémentaire, je me dirigeais vers la trauma 1, donnant mes instructions aux ambulanciers qui poussaient le brancard roulant. Ils me parlaient.

" Multiples plaies entrantes a couteau. A reçu 35cc d'adré', choquée une fois, sur place. Hémorragies à l'abdomen, et une plaie béante, en forme d'étoile juste à côté du coeur. Le gars savait ce qu'il faisait. "

Evidemment qu'il savait ! Lili était recherchée par le cinglé qui l'avait malmenée, violée et maintenant tuée. J'aurais du m'y attendre. Mais la placer dans un centre n'aurait rien changé. Il aurait tout de même réussi à mettre la main sur elle. C'était toujours comme ça. A mes ordres, nous l'avons portée sur la table. Déshabillée en quatrième vitesse et badigeonnée de bétadine autour de ses plaies.

" C'est la gamine qu'on a retrouvé y a quatre mois hein, docteur ? "

Je n'avais rien à répondre, et l'ambulancier sortit. Il comprenait sûrement que je devais faire mon boulot. Ils auraient bien le temps de jaser à tous propos plus tard ! Lili ne respirait plus. Le sang autour de son coeur et de ses poumons ne devait pas aider. Un interne pratiqua l'intubation et une infirmière se chargea de la faire respirer artificiellement. Nous allions la sauver. Sa situation était véritablement critique, mais je devais tout faire pour la sauver. Lui rendre la vie. Je m'étais toujours battu à ses côtés pour la maintenir dans la réalité, dans la vie. Il fallait continuer.

" Aspiration ! "

Voilà, c'était plus clair. Nous allions d'abord attaquer les plaies du coeur. En étoile. Ce malade n'y comprenait rien ! Heureusement qu'il n'avait pas touché le coeur. L'interne, avec son externe, se chargèrent de soigner et calmer les hémorragies de l'abdomen. Nous travaillions au coude à coude, sur le corps de cette petite fille, et nous nous gênions.

" Qu'est-ce qu'il fout l'avis chir' !
- Il est là. On se calme docteur Wa... Oh mon Dieu ! C'est la petite Lili ?
- Oui. Admirez le travail de ce malade.
- On la monte au bloc de suite. Elle est stable. Enfin, plus ou moins. Merci Dr. Walker, on s'occupe de tout maintenant ! Allez, on se dépêche ! "


Je les regardais emporter Lili vers la table d'opération. Elle allait y laisser la vie. Je le savais. Je sentis une légère défaillance, mes jambes tremblaient. Je retirai mes gants couverts de sang. Ma blouse était foutue. Je la roulai en boule et la balançai sur le sol. Ce carrelage ensanglanté. Comment avait-il pu faire cela ? Si je le tenais, je crois que j'aurais pu le tuer. Et ce détraqué courrait toujours ! Pourquoi ne voulait-il pas tout simplement foutre la paix à cette jeune fille ? Et Sutton ? Que faisait-il là ? Pourquoi est-ce qu'il n'était pas au chevet de sa fille cet inconscient ? Sous les assauts de la colère, de la fatigue et parce que j'étais désemparé, je saisis ce qu'il restait du kit d'intubation pour le jeter par terre. Puis je quittai la pièce avec violence. Je me rendis jusqu'à la réception, où je m'emparai du téléphone. J'allais composer celui de l'agent fédéral, lorsque je vis son nom sur le tableau des admissions. Je me rendis alors jusqu'à son lit.

" C'est Jack Sutton ? Je m'en occupe. Qu'est-ce qu'il a ? "

Non mais je rêve ?! Ce type sentait l'alcool à plein nez ! Comment pouvait-il se mettre minable à ce point alors que sa fille gisait sûrement inerte sur une table ? Je ne pus retenir le coup. Je n'y avais pas mis beaucoup de force, juste assez pour le sonner encore plus et le faire saigner du nez. Sa mère, oui, je crois que c'était elle, bien que la panique déforme assez son visage, me criait de me calmer.

" Tu vois, Jack ! Tu vois ce que t'as fait ? Tu trouves le moyen de boire pendant que ta fille, celle que tu as tant voulu, est en train de crever au bloc ! Tu devrais être là-haut, à lui tenir la main ! Et tout ce que tu trouves à faire c'est faire pleurer ta mère et occuper le lit d'un vrai patient ici ! Va te faire foutre ! "

Je marchai d'un pas rapide vers l'extérieur. Une fois la porte passée, le froid de la nuit recouvrit mes émotions et me calma. Je m'assis sur le petit trottoir qui bordait l'entrée du personnel des urgences, et, prenant ma tête entre mes mains, je tâchai de fixer mes idées. Je venais de frapper un patient, de l'insulter, devant une bonne vingtaine de témoins. Qu'est-ce que je foutais merde ? Lili devait être en train de se battre là-haut, et moi je faisais n'importe quoi ! Je me relevai. J'étais plus calme. Plus serein. J'avais retrouvé ma respiration, et ma façade de calme professionnel. C'est d'un pas décidé que je retournai à l'intérieur de l'hôpital et me dirigeai vers le lit qu'occupait Jack Sutton. Je présentai mes excuses à sa mère, et au malheureux commençant à cuver.

" Excusez-moi madame. Je n'aurais pas dû réagir de cette manière. Je... un autre médecin peut se charger de son cas, si vous préférez ? "

Je saisis une mèche et commençai à soigner les saignements de nez de l'agent fédéral. Je voulais m'occuper de lui. De toute façon, si je ne pouvais plus aider Lili, je devais au moins prendre Jack Sutton par la main et lui dire qu'il fallait faire face. Affronter et se battre. Toutefois, il était ravagé par la tristesse et les remords, et l'heure n'était ni à l'espoir, ni aux remontrances.
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 27 Déc 2012 - 15:41

Je sentis à peine le coup mais il fut assez fort pour que je sentes de l'humidité me sortir du nez mais ma mère hurler de rage et de panique. Quand le docteur fut partit je peinais à ouvrir les yeux et je voyais déjà ma mère fouiller dans son sac à main en grommelant. Elle repoussa qui conque s'approchait de moi. Elle allait éponger les dégâts quand elle le vit revenir, elle pinça les lèvres et le regarda longuement et froidement seule comme une maman peu faire. Je grognai en sentant quelque chose me toucher. Oui bien j'avais mal quand même!

M:- Vous allez vous occupez de lui jusqu'à ce que je retrouve mon Jack!

Elle baissa les yeux sur la plaque du docteur et malgré mon inconscience je sentis sa main se crisper sur mon épaule. Être plus alerte je lui aurais dit de ce calmer qu'il avait eu raison de foutre son poing à la gueule. Oui je savais que je devais être là-haut à attendre des nouvelles de Lili. Mais je le savais, son coeur battait plus quand je l'avais contre moi. L'homme l'avait retrouvé et il c'était donné la mort juste à ses côtés. Je sentais ma mère à la fois raide de panique et de colère avoir été conscient je l'aurais calmée mais bon j'étais dans les vapes parce que j'ai voulu geler mes émotions, oublier la vision d'horreur que j'avais vu parce que j'ai voulu agir comme un con quoi!

M:- Vous êtes celui qui l'a aidé pour Lili.

Elle le regarda faire en caressant ma tête. Je sentais sa caresse sur mes cheveux et instantanément malgré mon état de boisson très avancé des larmes coulaient de mes yeux qui fut immédiatement épongée. Elle se pencha vers le docteur et planta ses yeux bruns dans les siens durement, froidement soutenant son regard telle un lionne sur sa proie.

M:- Je ne porterai pas plainte si c'est ce qui vous fait peur docteur. Cependant sachez ceci, si vous retoucher ne serait-ce qu'un cheveux de mon fils.... Je m'occupe de vous personnellement.

-M'man....

J'avais demander à tout mon corps d’interagir avec ce simple mot. Je parvins même à bouge rune main lourde pour qu'elle atterrisse mollement sur la main de ma tendre maman. Je savais qu'elle voulait protéger son fils mais ce n'était pas mon premier coup de poing ni même le dernier alors... Je sentais chaque mouvement autour de moi mais j'étais trop paf pour agir. Je crois que j'avais entendu coma éthylique mais encore là j'étais trop loin et engourdi pour en avoir pleinement conscience. Je la sentis se relever et toisant le docteur.

M:- Maintenant on doit pouvoir le placer dans une chambre au lieu qu'il pourrisse dans un corridor non? Puis je sais qu'il aura besoin de beaucoup de soins... il est complètement démoli. Beaucoup plus que vous pouvez l'imaginer docteur.

Je grognai à la fois de peine, de colère mais aussi je voulais qu'ils se ferment et me laisse tout seul!! Je voulais me rouler en boule sous mes couvertures et me laisser submergé par la peine, la dépression.. enfin tout pour ne plus avoir mal. Je n’entendais plus rien autour de moi, Je voulais me tourner en position fœtale mais j'étais bien trop bourré pour faire quoique se soit. Tout ce que mon corps arrivait à faire présentement était de laisser les larmes couler des mes yeux fermés et écouter les bruits ambiants.
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Ven 28 Déc 2012 - 11:45

De la tendresse maternelle. Cette femme avait tant d'amour pour son fils. Cela me touchait, bien sûr. Ca me rappelait comment la mienne s'était battue pour que j'essaie d'être digne de leur éducation, et comment j'avais tout foutu en l'air. Un peu à la manière de Jack Sutton aujourd'hui. Mais lui, il était un homme alors que je n'avais été qu'un adolescent. Je lui en voulais toujours, bien que je n'aie pas la moindre idée de ce qui avait pu se passer quelques heures auparavant. La mère de l'agent fédéral ne me laissa pas faire mijoter mes idées plus longuement et entama les menaces. Elle voulait que je m'occupe de son fils, sans violence ni réprimandes, que je le soigne simplement. Elle exigeait également qu'il soit déplacé dans une chambre. Vu son état, nous n'avions pas le choix. Sous les effets de l'alcool, il était hors de question de le laisser ici, avec la possibilité de se faire du mal ou d'en faire aux autres patients. Il allait avoir besoin d'une bonne surveillance. Les flics, on sait pas ce qu'ils ont dans le crâne par moment. Puis, la violence, ça les connait, personne ne peut dire le contraire. Je relevai mes yeux vers ceux, bruns presque noirs de chagrin et de colère, de madame Sutton.

" Je vais me charger de tout cela. J'en ai pour quelques minutes. "

Je me rendis à la réception des urgences pour prendre un téléphone. Je voulais faire admettre l'agent Sutton en médecine. Une fois qu'il aurait désaoulé, je pourrais lui faire des examens supplémentaires, et si nécessaire, lui faire passer des entretiens psys. Voilà, c'était bon. J'avais un peu exagéré le cas de notre agent fédéral pour être sûr qu'il ait un lit là-haut. Ensuite, je suis allé voir le chef des urgences. Je lui ai dit que j'avais pas mal de patients là-haut, et que c'était plutôt calme ici, maintenant. De plus, il ne me restait que deux heures de garde en bas. Il me libéra, en me demandant de répondre à mon bippeur en cas de nécessité. J'ai accepté et je suis directement retourné voir les Sutton mère et fils.

" Vous avez une chambre en médecine. Une infirmière va vous y conduire et vous aider à mettre Jack sur un fauteuil. Si vous voulez bien m'excuser, j'apprécierai aller me changer. Je vous retrouverai là-haut, et nous pourrons faire tout ce qui est nécessaire pour aider votre fils à se sentir mieux. "

Je me suis de nouveau éclipsé jusqu'à la salle des médecins. Je ne comprenais rien à tout ce qui venait de se passer. J'étais comme dans un état second. Je m'assis sur le sol, le dos à mon casier, et j'ai pris quelques secondes pour essayer de me concentrer. J'avais vu les plaies de Lili. Elle avait très peu de chance de survivre. Qu'allais-je dire à Jack Sutton, lorsque l'heure viendrait de le préparer à son deuil ? Mieux valait peut-être attendre avant de lui en parler ? Je n'en savais rien. J'étais perdu. Il y avait du brouillard tout autour de mes neurones et la connexion se faisait avec beaucoup de peine. Je me relevai. Un peu trop rapidement, sans doute, car ma tête se mit à tourner deux ou trois secondes. Cela passa. J'enfilai alors un pyjama propre. Puis, je me rendis dans la salle où j'avais prodigué les premiers soins à la jeune Lili. Ma blouse était roulée en boule, encore sur le sol. Le personnel d'entretien était en train de laver le carrelage qui avait vu choir le sang d'une enfant sur ses petits pavés blancs. Je récupérai tout ce qui traînait dans mes poches pour les transférer dans celles du pyjama que je portais. Puis, je laissai ma blouse souillée dans l'une des poubelles destinées au nettoyage des vêtements médicaux. Ensuite, je suis monté, par les escaliers, jusqu'à l'étage des hospitalisations en médecine. Là, j'ai demandé où avait été placé l'agent Sutton. " Chambre 439 " me répondit la secrétaire médicale. Je marchai d'un pas rapide jusqu'à la porte de cette petite chambre. Parfaite. Un seul lit, les Sutton allaient être tranquilles ! Je toquai et entrai.

" Me revoilà. "

Je m'avançai vers le lit. A l'aide de mon stéthoscope, j'écoutai ses voies respiratoires, son coeur. Tout semblait normal de ce côté là. Le nez ne saignait plus. Je retirai la mèche et le sparadrap que j'avais placés une bonne demie-heure plutôt. Oui, c'était bien fini. Je palpai l'os principal du nez. Rien n'était cassé. Fort heureusement ! Car sinon, je crois que j'aurais eu droit à un combat de catch contre la mère de mon patient. J'inspectai ensuite les yeux de l'agent fédéral. Ses pupilles étaient un peu dilatées, mais son regard se vivifiait. Il revenait parmi nous. Lentement.

" Jack. Vous m'entendez ? "

Lui aussi devait avoir cette brume autour des yeux et des neurones. Quelque chose d'impalpable, mais de tellement présent. Pour faire des examens supplémentaires, et enfin savoir ce qu'il s'était passé, je devais attendre que notre homme ait pleinement, ou presque, cuvé son vin. Hors, c'était pour le moment impossible. Une perf' de vitamine B1 pourrait accélérer le processus et diminuer le désir de boire de mon parient. Je demandai à une infirmière de se charger d'aller me chercher tout cela.

" Jack, je vais vous faire une perfusion de B1, ça va vous aider. "

Lorsqu'elle revint, je le piquai et lançai la perf'. Voilà, d'ici un quart d'heure, notre père adoptif devrait se sentir mieux. Ou plus présent en tous cas...
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Ven 28 Déc 2012 - 16:01

Bien que l'alcool avait cet effet anesthésiant il n'en reste pas moins que j'Étais salement dans les vapes. D'abord je n'Étais pas un gros buveur quelques bières à l'occasion mais je tenais mal les spiritueux. En effet ça me faisait cet effet, je tombais comme une roche et malheureusement ou comme un imbécile j'avais vidé une bouteille de vodka à moitié ainsi que du whisky et du scotch donc tout pour vraiment oublié la vision d'horreur que j'avais eu. Malgré tout l'alcool que j'avais ingurgité et l'odeur pestilentielle que je dégageai mon cerveau me rappela cette image. Je me sentis partir vers quelque part. La main de ma mère dans la mienne mais trop faible pour la serrer.

Comment j'avais fait pour être aussi idiot je n'avait même pas fait ça avec Julia. NOn car avec elle j'étais encore quelqu'un de respectable alors à sa mort je me suis jeter dans les cours du FBI un autre moyen de geler des émotions. Mais Lili... J'avais mis tant de temps à l'apprivoiser, elle avait mis tant de temps à voir en moi un homme bien. J'entendais les conversation autour de moi mais trop saoul encore pour réagir. J'avais vraiment fait l'imbécile! Dire que ma mère avait été faire des courses et m'avait trouvé affalé sur le sol empestant le fort.

M:- Merci docteur

Une chambre,,,je n'entendait plus rien sauf les sanglots de ma mère. Je ne savais même pas si elle savais pour Lili. Je tentais de revenir à la surface mais j'avais été fort dans ma consommation alors la lutte était disons difficile. Habituellement sur la boisson j'étais jovial et je taquinait mais là même ça était trop plein d'alcool. Je ne sais pas combien de temps c'était passé mais j'entendais ma mère sangloter... enfin renifler à côté de moi mais à l'âge que j'avais je savais qu'elle pleurais silencieusement. J'entendais des "Pourquoi Jacky, Qu'est-ce que t'as fait" désespéré et pour la première fois d ema vie j'étais trop amorphe pour la prendre dans mes bras et la rassurer.

Je senti le froid du métal sur ma peau il m'examinait mais je luttait pour revenir vars ma pauvre mère qui sanglotait.. bon plus maintenant s'étant repris quand Declan avait entré. Aille! Une lumière dans les ténèbres de mon ivresse ça fait mal. Je l'entendis me parler et je voulais lui répondre mais j'avais vraiment exagérer la dose là! Dire que je lui avais il y a quelques mois à peine que je buvais presque pas! Il devait bien être en rogne contre moi... c'était peut-être de là le coup de poing. Je sentis une aiguille entrer dans mon bras et ce pincement ne fit que me faire froncer des sourcil un peu. Maintenant il fallait attendre.

Un quart d'heure plus tard je rouvrais les yeux la bouche pâteuse et vraiment les odeurs de soulerie me collant à la peau. Je vis le visage soulagée de ma tendre maman devant mes yeux mais je savais que ma fille que je m'était tant battu à avoir, était partie rejoindre les anges. J'étais pas stupide, je le savait j'avais senti la vie quitter son corps lentement. Je l'avais bercer contre moi, j'avais son sang sur ma chemise. Je souriais pas, je pleurais pas tout ceci viendrait bien assez vite en fait je prenait connaissance avec ma chambre. je vis un lent tour visuel et mes yeux s'arrêtèrent sur un bureau dans le coin. L'endroit où souvent j'allais chercher Lili parce qu'elle c'était glissé en-dessous.

M:- Jack? Ça va?

- Elle est morte maman.

Je tournai mes yeux vers elle. Mort, éteints, grave. Mon regard était aussi implacable que la vérité. Je ne la sentais plus dans mon coeur et dans mon corps. Peut importe comment on peut annoncer ça, je me sentais vide de vie une enveloppe de peau sans vie. Le yeux de ma pauvre mère se remplirent de larmes et elle me serra contre elle. Je serrai les mâchoires et la serrai contre moi. Elle s'assied sur le lit en fixant ses mains pendant que je retournai mes yeux vers Declan ils étaient remplis de larmes mais restaient figés là.

- N'est-ce pas docteur? Pas besoin de me mentir je ne la sens plus...

M:- Jack... je t'en prie... me chuchota-t-elle

- Maman, retourne à la maison d'accord? Les détails que je dois donner ne sont pas tendre. Je ne veux pas que tu entendes ça. C'est trop horrible...


Elle me planta ses yeux marrons dans les miens et pendant une long moment rien ne se dit. Nous étions proches au point de nous parler presque avec le regard. Je ne voulais pas qu'elle entende tout ça elle aurait des cauchemar toute sa vie la pauvre. Après de longues minutes elle me fit un sourire triste et déposa un baiser sur le front. Elle me dit qu'elle allait appeler Delphine pour la mettre au courant. Oui Delphine! J'avais besoin de sa douceur, de son calme elle me comprendrait elle saurait quoi me dire parce que là tout ce que je voulais c'était me rouler en boule sous les couvertures et ne jamais en sortir.

- Alors docteur, elle est morte n'est-ce pas?

Je contenait ma tristesse mais les larmes étaient toujours figés dans mes yeux d'ébènes attendant le signal pour couler. Signal qui viendrait inconsciemment je suppose car pour l'instant je me sentais trop fatigué, trop vide pour faire quoique se soit. J'avais frôler le bonheur pendant quelques mois et encore une fois on m'enlevait ma raison d'être. Je voulais maintenant être partout ailleurs sauf sur cette terre sans ma Lili mais je n'avais pas ce "courage" disons ça ainsi pour me faire sauter le crâne. Je fixai Declan avec ce regard que seul un parent endeuillé peut avoir.

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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Mar 1 Jan 2013 - 14:59

Delphine avait de plus en plus de rendez-vous médical depuis son agression avec sa patronne. Son état s'aggravait mais elle n'en parlait à personne, elle préférait garder tout en elle pour ne faire de mal à personne. Elle avait déjà fait pleurer Samantha à ce sujet, elle ne voulait que personne d'autre ne pleure pour elle, alors elle ne parla pas, préférant souffrir seule et accumuler les crises. Elle avait réussi à reprendre le travail mais personne ne pouvait la touchait sauf les petits d'ailleurs, ils n'y étaient pour rien dans tous ça les pauvres. Mais elle y allait surtout pour la petite Elodie. Une petite fillette de 4 mois que Delphine allait possiblement adopter. Pourquoi ? Cette petite avait perdue ses parents comme Delphine et elle vivait sous la tutelle de sa grand mère de 80 ans qui commençait à être fatiguée de s'occuper seule de cette petite. C'est ainsi pour celà que Delphine l'accueil quelques nuits pour permettre à la grand-mère de se reposer. C'est d'ailleurs le cas aujourd'hui. Le seul soucis dans ses cas là c'est qu'elle ne peut pas la confier, elle est obliger de la garder avec elle sinon ça risquait de mettre en péril la procédure d'adoption.

Delphine avait rendez vous pour son coeur aujourd'hui. Elle avait peur d'y aller à la fois pour entendre le verdict des medecins à ce sujet et aussi parce qu'elle aurait la petite avec elle. Cela va être assez compliquée mais elle n'aurait pas le choix. Depuis quelques temps elle se faisait pleins de film dans sa tête : et si elle finissait par mourrir si elle n'avait pas sa greffe ? Comment elle allait faire ? Qu'allait devenir Elodie ? Delphine ne préférait pas y penser et essayer de vivre sa vie au maximum même si elle sait très bien que si elle n'a pas de greffe, elle sera plus ourte que prévue.

Delphine avait du mal a ouvrir les yeux ce matin, elle avait pas beaucoup dormit cette nuit à vrai dire et quand son réveil sonna ce matin elle aurait préférer rester au lit à vrai dire. Elle éteignit rapidement le réveil pour empêcher tout risque de réveiller la petite puce qui dormait dans la chambre d'a côté. Delphine passa une main sur son visage et ses cheveux en baillant et posa son regard sur le réveil : 7h02. Elle soupira et se leva doucement avant d'avancer en mode zombie jusque dans la cuisine où elle mit en route la cafetière. Elle eut le temps d'aller pousser l'interrupteur pour ainsi pouvoir allumer la lumière dans la pièce et elle eut même le temps d'ouvrir lentement les vollets avant que son café soit prêt. Elle prit sa tasse doucement et la garda longtemps entre ses mains comme pour se réchauffer les mains et regarda par la fenetre en buvant lentement. Elle resta debout, immobile et fini son café en quelques minutes. Delphine déposa sa tasse dans l'évier et avança dans le salon et attrapa son IPod sur la table basse et le mit dans l'enceinte spéciale et mit de la musique mais pas trop forte. Le son devait être à 10 voire 15 grand max. La jeune brune bailla un peu avant de se rendre dans la salle de bain pour aller prendre sa douche. Au moment ou elle entra dans la douche, la musique ♫"Party Shaker"♫ se fit entendre. Un bon moyen de bien se reveillée avec une bonne douche bien chaude. Elle resta de longues minutes à laisser couler l'eau chaude sur sa peau en restant pensive. Delphine se décida enfin à sortir et attrapa sa serviette pour se secher les cheveux avant de se l'entourer autour d'elle. La musique qui passait maintenant est celle d'Evanescence ♫"Bring Me To LIfe"♫ une musique qui avait une lourde signification pour elle. Elle se secha les cheveux au seche-cheveux et se les lissa ensuite tout en ayant les larmes au yeux avec la musique. Elle sortit lentement de la salle de bain quand la musique changea, elle s'attendait à une musique joyeuse et entrainant mais en faite pas du tout, c'est encore une musique à lourde signification pour Delphine, de la même chanteuse ♫"My Immortal"♫. Elle resta debout devant la porte de la salle de bain sans rien dire e restant immobile. Pleins de mauvais souvenirs lui revient à l'esprit. Mais après quelques secondes, elle soupira et se rendit dans sa chambre. Delphine lança la serviette humide sur son lit qu'elle n'avait pas encore refait d'ailleurs, elle se trouna et alla ouvrir son armoire et regarda ce qu'elle avait dans sa garde-robe. Elle sortit un slim noir qu'elle revetit avec une ceinture argenté avec quelques chaines derrière. Avec sa elle mit un t-shirt blanc un peu ample avec des dentelles aux extremités de celui-ci. Elle mit par dessus celui-ci une petite ceinture en cuir marron pour qu'il soit un peu moins ample. Question accessoires, Delphine ouvrit sa boite à bijou et mit le collier ou dessus il y avait le pendentif qui avait appartenue à sa defunte mère. Elle mit à son poignet droit le bracelet qui appartient à sa soeur, comment le sait-on ? Parce-qu'il y a gravé "Kelly" dessus. Elle mit également une montre que lui avait offert sa mère de substitution et une bague que lui avait payer Kylian pour se faire pardonner de leur première dispute. Elle referma son armoire et se regarda dans le miroir pour remettre sa coiffure en ordre et pour le maquiller légèrement. Elle se mit à chanter une partie de la chanson qui passait toujours mais qui était bientôt terminer, elle avait chanter cette partie a l'enterrement de ses parents et quand elle se mit a le rechanter, elle eut tout de suite les larmes aux yeux.

Citation :
♫ I've tried so hard to tell myself that you're gone
But though you're still with me
I've been alone all along ♫

Elle sortit ensuite de sa chambre doucement et alla voir si la petite Elodie dormait toujours. Elle était vraiment adorable cette petite puce. Elle dormait les petits poings fermés au niveau de sa tête et suçant sa petite tétine.

Delphine retourna dans le salon et laissa la musique. Elle n'était pas trop forte alors elle ne risquait pas de réveiller Elodie. Elle prépara tout ce qu'il fallait pour la petite, le biberon, le transat et les habits. Tout était prêt il n'y avait plus qu'a attendre qu'elle se réveille. La jeune brune eut le temps de lire un peu avant d'entendre les petits pleurs de la jeune enfant. Elle alla la prendre dans les bras et s'occupa d'elle. On n'avait pas entendu Elodie pleurer de toute la matinée, on l'entendait gazouillé dans son transat et jouer mais c'est tout. Delphine apprégendait la visite à l'hopital de plus en plus, surtout que l'heure approchait.

15h19. 15h30. 15h45... Les minutes défilaient à vitesse grand V. Delphine alla chercher le petit manteau blanc d'Elodie et commença a lui mettre par dessus sa petite robe robe à motifs fleurit. Elle prit la petit fille dans ses bras et avança en direction de l'entrée. Elle mit ses chaussures doucement en essayant de ne pas perdre l'équilibre. Elle prit sa veste, son sac à main et ses clés et sortit avec Elodie dans les bras. Elle l'installa doucement dans la voiture. Elle avait du mal à sourire mais le fait de voir le visage radieux de la petite, la fit sourire doucement. Le trajet se passa dans la bonne humeur, sous les rires de la petite. Mais une fois garer sur le parking ce n'était plus du tout la même ambience et la petite l'avait très bien sentit car elle ne gazouillait même plus. Delphine sortit de la voiture et prit doucement Elodie dans les bras en avança vers l'entrée de l'hopital. Delphine haissait vraiment cet endroit mais elle était obligée d'y aller, peut être qu'un jour elle aurait un donneur, mais bon ça relève du miracle.. Depuis 15 ans il n'y avait pas de changement mais bon le point possitif c'est qu'elle devait être en haut de la liste maintenant.

Une fois à l'accueil, elle se rendit compte qu'elle était en avance pour son rendez-vous. Elle avait rendez-vous à 17h et il n'était même pas 16h30. Elle avança donc en direction de la salle d'attente en berçant la petite pour qu'elle s'endorme, ça serait bien. Mais sur le trajet, elle manqua de percuter une femme qui sortait d'une chambre completement boulversée.

Oh pardon excuser moi, est-ce que vous allez bien ? Je ne vous est pas fait mal ?

C'est au moment ou elle allait lui répondre qu'elle se rendit compte de qui c'était. C'était la mère de Jack, l'agent du FBI qu'elle considérait comme son père.

Madame Sutton mais qu'est ce que vous faites ici ?

Elle la laissa lui expliquer. Delphine était inquiete même si elle ne savait pas ce qui pouvait se passer. Quand elle lui avoue que c'était parce ue Jack avait été hospitalisé, Delphine eut les larmes aux yeux et elle murmura "Oh non papa". La mère de Jack avait certainement du l'entendre vu son regard interrogatif mais Delphine ne lui expliqua pas, elle ouvrit doucement la porte et entra avec Elodie. Elle s'avança doucement vers le lit.

Oh non papa ! Mais qu'est ce qui s'est passé ? Qu'est ce que tu as fait ?

Delphine regarda à la fois Jack et le medecin présent avec les larmes au yeux, attendant une réponse.


Il y a toujours un moment où le chemin bifurque. Chacun prend une direction différente en pensant que les chemins finiront par se rejoindre. Ce n'est pas grave, on est fait l'un pour l'autre, notre fin nous réunira. Mais à la fin n'arrive un putain d'hiver. ▵ ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 3 Jan 2013 - 15:50

Je pouvais lui mentir. Pour le préserver. Pour qu'il aille bien quelques secondes de plus. Pour que la tristesse ne le ravage pas encore tout à fait. Je pouvais lui mentir pour des milliers de raisons, mais je n'y arrivais pas. Je le regardais, avec ses yeux rouges de larmes, dire à sa mère qu'elle était morte. Il était véritablement anéanti. C'est cela, au sens littéral, le néant avait fait place nette dans son âme. Il n'y avait plus rien, sauf peut-être la tristesse, le désespoir. D'une vois presque dure, il demanda à sa mère de quitter les lieux. L'agent Sutton allait se confier à moi. Enfin, j'allais savoir ce qui s'était passé quelques heures auparavant. Je ne le savais pas encore, mais en bas, aux urgences, ils avaient eu le corps de l'homme qui avait enlevé, séquestré, et maintenant blessé à mort Lili. Ils l'avaient déclaré mort, pour les papiers. Suicide. Mais tout cela, je ne le savais pas à l'instant où sa mère quittait la pièce. Je ne savais pas non plus que la petite Lili venait de décéder sur la table. Je voulais croire qu'il y avait probablement une chance qu'elle survive, battante comme elle était ! Alors Jack Sutton tourna son regard vide vers moi. Il y avait quelque chose, une lueur éteinte dans ses yeux, que j'avais déjà vue chez la petite Lili. L'atrocité de la torture physique et morale chez la jeune enfant était bien plus perceptible que l'insoutenable douleur du deuil et des images que l'agent fédéral devait affronter. Une fois de plus, il prononça ce qu'il avait besoin d'entendre. Elle est morte. J'étais divisé entre le mensonge poussant à l'espoir et la vérité abrupte. Je pouvais lui montrer mon optimisme, ce que je ressentais réellement. Je voulais croire au talent fou de nos chirurgiens. Je voulais croire qu'elle allait s'en tirer sans trop de séquelles. Mais j'avais vu, tout comme lui, les entailles profondes. J'avais pu relancer son coeur, mais pour combien de temps ? Au moment où je choisissais la franchise, comme chaque fois que je faisais fasse à l'un de mes patients, la porte s'ouvrit, laissant entrer une jeune femme d'une vingtaine d'année portant un bébé. Celle-ci s'approcha de l'agent fédéral en l'appelant très naturellement "papa". Je ne dis rien face à ce touchant tableau, cependant, je ne comprenais plus rien.

Jack Sutton avait-il déjà une fille ? Peut-être une erreur de jeunesse, car leur quinzaine d'année d'écart pouvait le justifier. Toutefois, la jeune femme - jeune maman ? Car elle tenait dans ses bras un bébé qui pouvait très bien être le sien - avait posé une question. Qu'était-il arrivé à notre Jack ? Ah ! La bonne affaire, l'intéressé allait justement me faire le récit de tous ses soucis récents, de ce qui l'avait conduit jusqu'ici à la suite de sa fille adoptive montée au bloc. Il ne répondait pas. Peut-être réfléchissait-il à ce qu'il allait lui dire. Je ne savais pas si j'avais le droit d'intervenir, mais c'était là l'occasion de parler franchement avec Jack Sutton. De lui dire ce que j'avais fait pour Lili à son arrivée, et ce que les chirurgiens faisaient pour elle. Je pris une courte inspiration avant de me lancer. D'abord à l'intention de la jeune fille de Jack, puis à mes deux interlocuteurs réunis :

" Je suis le Dr. Walker. Il y a deux heures ou plus, Lili, la fille adoptive de Jack, est arrivée en ambulance. Le détraqué qui l'avait séquestrée l'a retrouvée et l'a poignardé. A plusieurs reprises. "

Je disais tout. Pour moi, il ne faisait aucun doute que cette jeune femme et Lili étaient des soeurs désormais. Jack ne m'en avait jamais parlé, mais peut-être avait-il retrouvé son erreur de jeunesse dernièrement. Je poursuivis, ne doutant pas une seconde des liens du sang qui unissaient tout ce beau monde.

" Elle était en arrêt à son arrivée. J'ai réussi à faire repartir le coeur, et on l'a tout de suite montée au bloc pour que les chirurgiens essaient de réparer ses plaies. Elle avait perdu beaucoup de sang, c'est vrai, mais tant qu'on n'a pas de nouvelles, c'est que tout n'est pas terminé. "

Je fis un piètre sourire se voulant rassurant à Jack. Il était toujours plus difficile de mentir franchement à des patients que l'on a côtoyé pendant un certain temps. Je fis quelques pas vers le lit et dit à l'intention de Jack Sutton :

" Je vais aller voir en chir', s'il y a du nouveau. Je vous laisse quelques minutes. "

Je quittai la pièce rapidement et, en refermant la porte derrière moi, j'expirai longuement. Sa famille le soutiendrait. C'était déjà un bon point. Restait à savoir si tout ce que je lui avais dit se révélerait exact. Lili se battait-elle toujours ? Je me mis en marche vers les escaliers que je dévalai jusqu'au second. Voilà. Dans quelques secondes, j'allais savoir si le coeur de Lili battait encore, ou bien si son corps reposait, inerte, sur la table...
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 3 Jan 2013 - 19:08

Si je m'étais douté une seule seconde que Delphine croiserais ma mère dans les couloirs je crois que je l'aurais retenu encore un moment. Cependant comme je ne le savais pas je continuai de regarder le docteur avec la folle envie de savoir. J'avais bu oui, j'avais perdu la carte et solide en plus! Je voyais les images derrière mes paupières closes et à chaque fois je réprimai l'envie d'aller me rouler en boule en-dessous des couvertures. Je comprenais là pourquoi ma Lili faisait ça, c'était réconfortant et protecteur tout à la fois. Je voyais le doute danser dans les yeux gris du docteur. Je restai impassible pas un sourire ou un soupir les larmes figé au coin des yeux attendant que la vérité éclate et me confirme ce que mon coeur savait déjà. Il semblait danser avec la possibilité de me remplir d'espoir mais s'il m'avait menti je crois que j'aurais épuisé mes dernières forces à être en colère contre lui. Je continuai de le fixer le regard vide d'émotions, une fois que j'aurais eu la certitude de ce que je croyais je pourrais tout lui dire, tout ce que j'avais vu, le cri glacial de peur qui continuait de hanter ma tête et qui tournait en vrille sans que ça cesse. J'allais le presser de question pour que cette attente finisse quand je vis ma petite Delphine entrer dans la chambre... non débouler dans la chambre en m’appelant papa. Je fermai les yeux de résignations quelques secondes avant de les ouvrir et la fixer le regard aussi vide.

Je ne dis rien pendant qu'il parlait même si c'était pour visiblement tenter de me rassurer mais je savais je voulais juste avoir la confirmation, peut-être qu'elle se battait un peu quand même mais je savais que non j'avais vu l'étincelle de la vie s'éteindre devant moi. Je risquai un oeil vers Delphine et ne fit même pas un geste pour prendre la petite Elodie alors que d'habitude je me lançai sur elle. Non j'avais plus le goût de rien et de me savoir maintenant dé-saoulé me dégoûtait! J'avais envie de boire à en perdre la tête encore tenter d’effacer ses souvenirs qui remontaient en moi et qui me faisait mal à un point tel que j'avais envie de m'arracher un bras. Je vis le sourire de Declan qui se voulait rassurant mais je ne fis que le regarder ayant l'air de dire "Inutile, je sais" mais je suis bon joueur et tentai un sourire pour calmer les doutes du docteur.

Je fis un signe de tête à Declan pendant qu'il m’avertit qu'il allait en chirurgie pour s'assurer que Lili se battait. J'attendis qu'il soit sortit et remontait les couvertures à mon menton avant de fixer Delphine. La pauvre était inquiète j'avais tort de penser que sa présence me ferais du bien, j'avais envie d'être seul... et saoul.

- Je me saouler la gueule, voilà ce que j'ai fait. J'ai vu et entendu Lili. Elle est morte je le sais.

J'avais même pas envie de savoir pourquoi elle était là, moi dans ma tête ma mère l'avait appelé un point c'est tout. Je me roulai en position foetal recroquevillé sur mon malheur. Je relevai la tête vers Delphine et prit la petite Élodie et la lovai contre moi. Je sentais toute la vie émanant de se bébé, elle était rose et dodue. Une petite pleine de vie ses grand yeux bleus s'ouvrirent sur moi et aussitôt je fus happé par ce que je voyais. Tout la candeur et l'innocence d'un enfant. Je fermai les yeux pris dans un tourbillon d'émotions avant de les ouvrir et poser mon regard de braise sur elle.

- Pourquoi tu m'as appelé papa? Declan ne sait même pas ce que c’est pour toi. Lui il est certain que j'ai une fille et que je suis grand-père alors que c'est pas le cas! Parce que si j'étais un vrai père, un bon père je n'aurais pas laisser cette pourriture avoir Lili, je ne lui aurais pas laisser la chance de la tuer... Je suis nul comme père.

J'étais convaincu et surtout profondément blessé. La conviction que je n'étais pas fait pour le bonheur s'ancrait en moi de secondes en secondes. J'étais sur cette terre pourquoi? Simplement pour foutre la merde autour de moi et être malheureux comme les pierres voilà pourquoi j'étais ici. J'étais même trop con pour avouer à Lucy que je l'aimais comme un dingue! Oui j'avais eu un début de vie pas ordinaire bien ceci traça tout ma vie.

- Je t'avais demander de pas m'appeler comme ça devant les gens...


J'avais le regard posé sur le bébé à mes côtés qui me fixait de son regard d'ange. en fait c’est plus le papounet que je ne voulais pas qu'elle me sorte en public. Papa ça ne me dérangeait pas vraiment, j'étais presque en âge d'avoir eu un enfant plus jeune quoique si on calcule bien je l'aurais eu à 15 ans!!! Bof présentement je me fouatait pas mal de tout ce qui m'entourait sauf d'Élodie qui ne gazouillait pas mais ne faisait que me regarder impassible tout comme moi.
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Mer 9 Jan 2013 - 18:22

Delphine resta debout dans la chambre regardant le medecin et écoutant ses explications avec les larmes aux yeux. Elle n'avait même pas été tenue au courant de ce qui c'était passer pour Lili, cette petite qui avait vécue un enfer un peu comme elle et qu'elle avait prit sous son aile et qu'elle protégeait comme le faisait une grande soeur envers sa petite soeur. Mais elle essaya de ne pas montrer ses émotions. Juste quelques larmes qui lui coulait sur les joues mais pas plus, ils n'allait pas être deux dans un état pas possible même si dans le fond, Delphine était completement retourner par la nouvelle. Elle le regarda sortir en le remerciant à petite voix, n'osant pas vraiment le regarder. Elle reposa doucement son regard sur Jack, celui qu'elle avait toujours considérer comme son père, il l'avait toujours protégée et aidée à remonter la pente quand elle n'allait pas bien. Mais là c'était différent, c'est lui qui était pas bien. Elle s'approcha doucement avec Elodie dans les bras lui demandant ce qu'il avait fait. Elle prit une chaise qu'elle posa près du lit et s'assit doucement, gardant Elodie contre elle pour le moment, écoutant la réponse de Jack. Elle lui prit doucement la main et lui caressa le dessus de la main avec son pousse doucement.

Papa tu n'y es pour rien, tu ne pouvais pas empêcher ce qui est arriver. Boire n'arrangera rien, tu me l'a toujours dit. Ne perd pas espoir, pas maintenant...

Delphine ne savait pas trop quoi dire. Pourquoi ne pas perdre espoir ? Lili est en train de mourrir, normal qu'il réagisse de cette façon vous me direz mais bon. Delphine aussi va mourrir, son état s'agrave jour après jour et elle n'en a parler à personne a part les medecins qui la suivent depuis des années pour essayer de lui trouver une greffe au plus vite mais pas de résultat. Hors de question d'en parler à Jack de toute façon il s'en foutterait et ça se voit. Depuis qu'il avait adopter Lili il ne voyait que par elle et Delphine était mise de côté. Même là maintenant qu'elle est en train de mourrir, il aurait put se donner la mort pour aller la retrouver. Delphine n'aimait pas ça.

Elle regarda Jack sans rien dire, que dire de toute façon ? Elle le regardait se rouler en position foetal pendant quelques minutes. La jeune brune se leva doucement pour sortir son portable de sa poche et ainsi voir l'heure qu'il est. Elle repoussa son regard sur Jack mais quand son regard croisa le sien, elle détourna le regard, posant doucement Elodie près de lui et se rasseyant doucement sur la chaise près d'eux. En voyant Elodie près de lui comme ça, elle trouvait ça trop mignon mais en même temps elle pensait que la petite ne se retrouverait pas seule si un jour Delphine devait partir. Mais après ce que Jack viens de faire, pas sur.

Les paroles que venait de dire Jack vexa au plus au point Delphine. Ca voulait dire quoi ça ? La jeune brune se leva de son siege et commençant à marcher dans la chambre les larmes aux yeux. Pourquoi avait-il dit ça ? Un gros blanc pessant c'était installé une fois que Jack avait dit ce qu'il avait à dire. La jeune brune ne savait pas quoi lui dire, elle avait surtout trop de chose à dire mais ne savait pas par quoi commencer. Une chose est sur, plus jamais elle ne l'appelerais comme ça, même en privé, il avait été trop loin et avait jouer avec son coeur comme si c'était un simple jouet en caoutchoux inutile. Elle finit par ouvrir la bouche essayant de ne pas s'énerver même si on entendait quand même dans sa voix sa petite pointe d'énervement.

Pourquoi je t'es appeler comme ça ? Parce que avant ça ne t'avait jamais déranger et tu te comportait comme tel avec moi mais bon à ce que je vois c'est plus du tout le cas, j'aurais du m'en douter de toute façon. Depuis que tu as adopter Lili tu es devenu distant avec moi, quand tu viens me voir c'est juste pour voir Elodie et me demander si ça va et rien d'autre. Tu as toujours préférée Lili a moi, et maintenant qu'elle est sur le point de mourrir, tu veux perdre la vie, mais qu'est ce qui t'es passer par la tête hein ? Ta petite fille aurait fait comment sans toi hein ? Qui vieillera sur elle quand... oublie, je t'en parlerais pas, pas maintenant. Un bon père ? Si tu l'a été, Lili avait confiance en toi et tu as veiller sur elle, tu étais à ces côté quand elle allait mal... alors arrête de dire que tu as été un mauvais père. Tu as fait beaucoup de chose pour moi aussi mais on s'en fou, c'est la passé. Mais tu sais quoi ? Si ça te dérangeait tu n'avait qu'a me le dire ! Je ne t'aurais pas manger pour autant Jack. Tu veux que je t'appele comment ? Monsieur ? Jack ? Papa c'est hors de question.

Delphine essaya de se calmer un peu, elle ne voulait pas que son coeur s'embale, pas devant Jack. Son coeur battait rapidement, tellement rapidement qu'elle dut se tenir au lit de Jack pour essayer de se calmer en restant debout. Elle essayait de rester discrete pour autant. Elle se sentait de moins en moins bien et tenait mal sur ses jambes. Elle entendit à peine la phrase de Jack et lui répondit d'une voix assez faible.

Oui monsieur....

Elle porta une main sur sa poitrine avant de faire un léger malaise. La dernière chose qu'elle avait entendu fut les petits gazouillement d'Elodie. Elle rouvrit les yeux après de longues minutes...

(HRP : Désolé du retard Embarassed J'espère que ma réponse vous conviendras...)


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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Ven 11 Jan 2013 - 15:01

" Declan ! "

Ma main se posait sur la porte de l'observatoire du bloc où se trouvait Lili, lorsqu'une voix m'interpella. Essoufflé d'avoir dévalé les marches deux à deux des escaliers et de m'être précipité jusqu'ici, je me retournai vers la provenance de ce timbre de voix qui ne m'était pas inconnu dans un souffle court. Je cherchai du regard le grand chirurgien au cheveux rasés de près. Je sentais les battements de mon coeur frapper contre mes tempes. Ma poitrine se soulevait avec difficultés et je sentais comme un poids peser dessus. Enfin, mes yeux rencontrèrent ceux du Dr Swift, notre meilleur chirurgien. Aussitôt, je compris. Il s'avançait vers moi, et il posa une main que je sentais glaciale sur mon épaule.

" Je suis désolé Declan. J'allais monter voir sa famille. Il n'y avait plus rien à faire. "

Mon regard se vida de tous ses sentiments pour se perdre sur une surface inexistante, entre le sol et moi. J'eus de plus en plus de mal à respirer le temps de quelques secondes. Mon esprit se brouillait, toutes les idées se mélangeaient, les souvenirs, plus ou moins récents. C'était impossible, j'avais moi-même procédé à la réanimation, j'avais utilisé le défibrillateur de mes propres mains. Je regardai mes paumes ouvertes vers le plafond. Il n'y avait plus rien à faire. J'avais pourtant tout fait. Lorsque j'avais quitté Lili, son coeur battait !

" Mais il battait! Son coeur battait ! "

J'avais relevé mon visage redevenu expressif vers mon collègue. Je fronçais les sourcils, le regard grave. Je voulais savoir exactement ce qu'il s'était passé. Je lui en fis la demande, non sans employer un ton sans doute excessivement directif. Le chirurgien me proposa de m'asseoir sur l'une des chaises du couloir. Il se mit en face de moi et commença ses explications.

" C'est vrai, oui. Son coeur battait, et tu as fait ce qu'il fallait. Intubation, réa', et tu t'es même plutôt bien occupé des plaies. Mais ça n'a pas suffit. Il a fallut la choquer encore une fois juste avant d'entrer au bloc. Elle n'était pas vraiment stable, mais on a tenté. Tu sais, on s'est tous mobilisés pour lui apporter les meilleurs soins. Mais au bout de dix minutes, son coeur a complètement lâché. Il n'y avait plus rien à faire. Vraiment. Lili était déjà partie avant d'arriver à l'hôpital, Declan. "

J'écoutais, ne tenant pas en place. Je mordillais l'intérieur de ma joue avec hargne. Je devais me rendre à l'évidence, mais je ne voulais pas y croire. Pas après tout ce que nous avions fait pour elle. Je demandai alors à mon collègue de chirurgie de me laisser parler à la famille, et je voulus aussi savoir où était le corps. A la morgue. Evidemment, c'était un meurtre. Je n'aimais pas descendre là-bas. C'était l'endroit où finissaient ceux que nous ne parvenions pas à sauver. Nos échecs. Lili. Je me levai et pris l'ascenseur jusqu'à la morgue. Je vis le petit sac mortuaire sur un lit, là, dans le couloir. Le médecin légiste ne l'avait pas encore examinée. Je défis lentement la fermeture éclaire et regardai son visage, plus pâle que jamais. C'est vrai, sur le coup, je trouvai ça stupide, mais je lui parlai.

" Tu n'as jamais cessé de te battre, Lili. J'aurais voulu que ça soit différent. Ça commençait à être différent. Tu nous as tous fait grandir. Merci... "

Ma voix se brisa et je regardai encore quelques instants ce visage que je n'avais presque jamais vu en entier. Ses cheveux noirs tombaient souvent pour masquer ses yeux au regard triste et effrayé. Je refermai le sac et pris l'ascenseur. Contre toute attente, je m'étais attaché, moi aussi, à cette gamine qui refusait pourtant de m'accorder sa confiance. Nous en avions bavé, l'un et l'autre, pour que je puisse simplement faire mon job et la soigner. Jack Sutton allait être encore plus anéanti. Maintenant que c'était vrai. Qu'elle était morte. Éteinte. Je pressai le bouton pour retourner au service des hospitalisations. Je devais d'abord surmonter moi-même ma tristesse, et rester professionnel. Oui, c'était important.

Je me trouvais de nouveau juste devant la porte de la chambre de Jack Sutton. Je toquai. Deux fois. Puis entrai. J'étais prêt. Sûrement moins que l'agent fédéral, mais j'avais trouvé les mots. Seulement, à peine eus-je refermé le battant de bois derrière moi, mon regard se posa sur le corps de la jeune femme qui était venue rendre visite à son père. Aussitôt, je m'agenouillai à ses côtés, tentant de voir si elle pouvait encore respirer. Heureusement, ça ne semblait être qu'un petit malaise.

" Qu'est-ce qui s'est passé Jack ? "

Je l'allongeai dans la bonne position et pris son pouls. Il était un peu lent, mais rien de très inquiétant. Je fis reposer ses jambes sur l'une des chaises qui se trouvait dans la petite pièce et allai demander un coup de main dans le couloir, à deux infirmières qui passaient par là. Je pris la tension de la jeune femme. Elle était faible. Très faible. Les infirmières m'aidèrent à l'allonger sur un lit, et lui relevai de nouveau les pieds. Elle ne devrait pas tarder à revenir à elle. Je m'assis sur un tabouret, entre les deux lits. Je regardais Jack, tenant le bébé dans ses bras. Je n'osais rien dire. Il ne m'avait pas encore interrogé. Je voulais lui laisser quelques secondes de répit, bien que je me doutais que pour lui, l'enfer avait déjà commencé il y avait maintenant plusieurs heures. Je pris une inspiration.

" Jack... "

J'attendis qu'il me regarde, ou du moins que je sois certain de son attention à mes paroles.

" Jack, c'est fini. Ils n'ont pas pu sauver Lili. Je suis désolé. "

Ma voix s'enrailla de nouveau. Je ne quittais pas l'agent fédéral des yeux. Je ne pouvais pas imaginer à quel point la douleur devait être immense. Les coups lancinants dans son poitrine, son coeur, comme l'avait vécu sa fille. Oui, il devait énormément souffrir. Mais Jack Sutton était fort, il allait se battre. C'était ce que je voulais avec le plus de ferveur, cependant, rien n'était moins sûr...
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Ven 11 Jan 2013 - 21:38

-Garder espoir? Oui je peut toujours essayer. De plus je sais que je t'ai dit que boire n'arrangeais rien mais je veux juste oublier ou effacer les images horribles.... je m'interrompis en fermant les yeux

Le petit corps de Lili la gorge tranché, ses yeux bleus me fixant avec tout l'amour d'une enfant meurtrie peut avoir pour quelqu'un qui l'a sauvé. Pour un homme en qui elle avait placé sa confiance et sa protection. Cette même personne qui n'a pu empêcher un criminel de la poursuivre et de la tuer. J'avais senti la vie quitter son corps malgré mes supplications de : " Non Lili bat-toi, reste avec ton papa s'il-te-plaît..." J'avais vu la lueur de ses yeux bleus du ciel s'éteindre peut à peu et sa petite main tiède tenter un semblant de réconfort, enfin l'interprétais-je ainsi. Seulement je leur donnai ma fille aux secours et reparti chez-moi prétextant me changer avant d'aller à l'hôpital. Je sais c'est lâche ce que j'ai fait mais c'était une tentative désespéré de chasser des images horribles . J'avais fini par ouvrir les yeux et le bleus des yeux de Elodie me happa encore me connectant sur ce petit bout de vie tout rose.

Je détachai mon regard du bébé pour remonter vers Delphine quand elle m'explosa au visage. Je l'avais blessée profondément je le savais. Je ne l'avais pas mise de côté bien qu'elle sembla le croire. Elle était et est encore importante dans ma vie. Je n'étais plus cet homme qu'elle voyait comme un grand frère mais plus celui de père substitut en fait. C'est vrai que quand j'allais la voir c'était oui pour Elodie mais aussi pour lui donner un break. Elle était seule avec un bébé et moi seul avec une jeune fille pratiquement muette. Cependant je zappai le reste quand elle laissa une phrasse en suspend " Qui veilleras sur elle quand..." Qu'est-ce qu'elle voulait dire là? Non elle n'allait pas mourir!! Pas elle aussi! Si oui je finirai bien par trouver le courage de me foutre une balle dans le crâne!! Non il ne fallait pas que je pense ça. Elle renchérit avec le fait que j'avais été un bon père pour Lili. Alors pourquoi je me sens nul? Mes yeux s'emplirent de larmes mais je refusai de les laisser aller. Pas là pas maintenant.

- Delphine... Calme-toi d'accord... Je... merde!!


Je me rassied et allai appuyer sur le bouton d'urgence mais Declan entra après avoir cogné. Il s'occupa d'elle sous mon regard vide, triste mais néanmoins paniqué. Quand il l'eut installé il me demanda ce qui c'était passé.

- Je ne suis pas son vrai père. Je suis un de substitution si on peut dire et enfin je l'ai blessée et elle est fragile du coeur. Alors tout cet énervement l'a affaibli.

Je fermai les yeux en me traitant de pauvre minable! Pas capable de protéger une gosse et je réussi à blessé la seule personne qui me vois en homme bon. Vraiment je suis le pire de tout les nuls de la terre! Je gardai les yeux baissé sur Elodie qui gazouillait dans mes bras tentant dans sa petite tête de bébé de me redonner le sourire. J'entendis la voix de Declan m'appeler, j'avalai difficilement avant de remonter mes yeux noirs vers lui. Les mots sortirent de sa bouche et lentement s'imprégnait dans mon cerveau, je ne retenais plus mes larmes elles coulaient le longs de mes joues telles des rivières débordant de leur lit. Je jetai un oeil à Delphine qui lentement reprenait connaissance. Il fallait que je sorte, j'étouffai là j'allais mourir c'est clair! Mon souffle s'accéléra, mes mâchoires se serra tentant ainsi de calmer mon envie de hurler. Je tendis le bébé à Declan, Delphine étant encore trop faible et me pris la tête entre mes mains. Malgré le fait que j'en sois convaincu tout parent moindrement sensible garde un petite lueur d'espoir.

- Non... c'est pas possible....

Je me recroquevillai sur moi. Enfin ramenai mes genoux à moi et versai les larmes que je retenais depuis le début de la soirée. En fermant les yeux je revis tout ce qui c'était passé. J'avais envie de m'arracher le cerveau et le balancer à l'autre bout de la pièce. Lentement je pris la main de Delphine me cherchant quelque chose ou quelqu'un qui pourrait me garder dans la réalité pour éviter que je bascule dans la folie. Je remontais mes yeux noirs rougis et vide vers le docteur qui semblait tout aussi mal que moi.

- Je suis allé faire une petite course au dépanneur et en revenant je sentais que quelque chose c'était passé. Alors je pris mon arme de protection et je courus dans la ville. Elle... elle a poussé un cri d'effroi... glacial.

Je m'interrompis quelques secondes la main de Delphine dans la mienne, il ne fallait pas qu'elle me lâche, sinon je sais que je basculerais dans la folie elle était mon port d'attache, mon ancre comment avais-je pu la blesser ainsi? Simplement parce que j'avais mal et qu'il fallait que je la jette sur quelqu'un. Malheureusement ce fut sur la fille la plus gentille que la vie m'a donné.

- Je l'entends encore et encore. C'est là que je l'ai vu au fond d'une rue sombre le corps couché et une autre forme agonisante... J'ai tout vu ses blessures Declan, j'ai vu cette pourriture qu'elle dessinait dans son carnet et malheureusement pour moi je ne pouvais me venger dessus! J'ai senti la vie quitter son corps et ses yeux... aussi bleus que la mer. Tout ce que j'ai trouvé chez-moi fut une note sur un papier arraché et un autre sur le corps de Lili.

J'avais la voix sanglotante que je tentais de maitriser mais peine perdue. Je balançai les deux bout de papiers sur le lit le premier étant écris " Elle est à moi. Tu ne la retrouveras pas." et le deuxième " Je t'avais dit qu'elle étais à moi". Je remontai mes yeux noirs vers lui avant de les tourner vers Delphine, pâle mais là avec moi. Je tenais sa main comme un gamin qui a peur qu'on l'abandonne... quoique c'est un peu l'histoire de ma vie...
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Ven 8 Mar 2013 - 10:41

Delphine était fortement déçue et blessée. Comment avait-il put la laisser de côté et l'ignorer comme ça ? N'y avait-il que Lili dans sa vie ? Le pire c'est qu'il n'a même pas été fichu de la prévenir de se qui c'était passer pour la petite fille. Oui avec la tristesse et tout se qui va avec mais n'empêche un textos aurait suffis quoi mais non, ni lui ni l'hôpital ne l'avais prévenus et ça la mettre en rogne. Mais sérieux il ne faut pas exagéré non plus, Lili était comme une petite sœur pour Delphine, elle passait du temps ensemble, Delphine la couvrait de cadeaux et elle lui a même promis qu'elle allait la protégée quoi qu'il arrive. Elle se sentait vraiment conne de ne pas avoir été là, près d'elle a se moment pour au moins qu'elle ne se sente pas seule. Et Jack, ou le monsieur maintenant, qui passait ses nerfs sur elle et puis trouver l'excuse de la tristesse et la colère c'est quand même un peu gros. Il ressemble de plus en plus à son soit disant père, son père adoptif qui passait ses nerfs sur elle et qui la maltraitait à longueur de temps pendant 8 ans. Peut être était t-il comme lui finalement avec elle. Ce n'était peut être pas l'homme bon qu'elle pensait. Delphine fut fortement déçue.

Oui garder espoir ! Pas pour moi mais pour tous ceux qui t'entoure et qui t'aime. Ce n'est pas en buvant que tu les oublieras ses images, tu ne peux pas les oublier.. elles resteront à jamais graver dans ta mémoire.. l'alcool ne fera qu'empirer les choses...

Jack enchainait les boulettes, enfin sans s'en rendre compte évidemment, mais paroles après paroles, phrases après phrases, il ne parlait que d'elle. Malgré qu'il est désormais Élodie dans les bras, il ne parlait que de Lili.. Comment ne pas refroidir l'atmosphère en quelques sortes. Elle devait être en train de se battre sur une table d'opération au bloc et lui il l'a voyait déjà morte. Mais au bout d'un moment Delphine en eut marre et s'énerva contre lui, pétant un plomb ne pouvant plus garder enfoui en elle se qu'elle ressentait. Et disons que ça à dut être dur à encaisser pour Jack mais c'est comme ça, il avait été trop loin avec elle, il avait jouer avec son cœur et maintenant il allait en assumer les conséquences. La jeune brune s'énerva tellement que son rythme cardiaque s'accéléra brutalement et elle commençait à avoir dut mal à respirer. Avant de tomber elle réussi à lui faire comprendre qu'elle ne l'appellerait plus jamais papa.

Du noir, tout noir.. Juste des voix et encore ce qu'elle entendait était inaudible mais elle savait qu'il se passait quelques choses. Ses yeux restaient fermer, son pouls était lent et sa tension faible, même très faible. La jeune brune ne sentait rien, elle se sentit pas le médecin s'occuper d'elle et la placer sur le lit avec l'aide des infirmières en lui relevant doucement les jambes. Son esprit était ailleurs, de mauvais souvenirs remontèrent à la surface comme si on lui lançait à la figure :

Citation :
« Il y a quelques années déjà : Enfermée dans cette cave sombre à ne manger que une fois toute les semaines et à obéir au doigt et à l'œil de son soit disant père adoptif qui passait son temps à la frapper.

Il y a quelques mois : L'agression qu'elle a dû endosser venant de sa patronne qui a faillit la tuer en la frappant à la poitrine près de l'endroit ou se trouve le cœur de la jeune brune.

Il y a quelques semaines : De multiples lettres de menaces beaucoup plus violentes que les précédentes arrivèrent à son domicile lui disant qu'elle allait bientôt mourir ainsi que la petite qu'elle avait adopter : Élodie.

Il y a quelques jours : L'agression à l'hôpital. Deux hommes cagoulés se sont retournées sur elle et se sont amusée à la frapper sous les yeux de Jack. Mais également, quelques jours après, l'annonce qu'il ne restait pas beaucoup de temps à vivre pour Delphine si elle n'avait pas de greffe.
 »

De larmes coulèrent lentement le long de ses joues pâles suite à ça. De longues minutes passèrent sans qu'elle sente la main de Jack lui serrer la sienne. Mais elle commençait lentement à revenir à elle, entendant le médecin dire à Jack qu'il n'avait rien put faire pour sauver la vie de la petite Lili. Delphine se sentait anéantie. Elle était morte, non c'est pas possible, elle ne pouvait pas partir, pas comme ça. Delphine ouvrit lentement les yeux, le regard triste et plein de larmes. C'est à ce moment là qu'elle sentit la main de Jack sur la sienne. Elle retira sa main lentement avec le peu de force qu'elle avait suite à son malaise et se retourna pour tourner le dos à Jack. Elle lui en voulait de ne rien avoir put faire, elle en voulait au médecin. Des larmes coula le longs de ses joues encore plus qu'avant. Oui elle ignorait son père, elle ignorait sa peine et sa souffrance en lui tournant le dos de la sorte, mais pour elle Jack n'est plus l'homme qu'elle voyait comme son père, mais un homme qui a profiter d'elle et qui maintenant se retourne sur elle car il a perdue sa fille, celle qu'il aimait vraiment. Delphine avait envie d'une seule chose c'était de prendre Élodie avec elle et partir, partir loin de lui mais elle était bien trop fatiguée pour ça.

Elle ferma lentement les yeux repensant à tout les moments qu'elle avait passer avec Lili, cette jeune fille qu'elle avait rencontrée à l'hôpital, cet hôpital et qui ne parlait pas. Elle avait sut trouver les mot pour la réconforter, elle était rester de nombreuses nuits avec elle pour qu'elle est moins peur, elle lui offert des cadeaux, tout ce qu'elle voulait. Mais maintenant elle n'était plus là... Qu'allait-il se passer maintenant hein ? Seul le futur nous le dira mais ce deuil ne sera pas facile à faire...

(HRP : Je suis vraiment désolé du retard Embarassed Crying or Very sad Avec les soucis que j'avais j'ai eu du mal à trouver le temps pour mes RP's mais maintenant que ça va mieux j'essaierai de répondre plus rapidement .. J'espère que vous ne m'en voulez pas Sad )


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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Ven 22 Mar 2013 - 14:10

Jamais je n'ai douté une seule seconde de l'intensité de ce que ressentait Jack Sutton. Dès que je lui eus annoncé le décès de Lili, l'agent fédéral se recroquevilla sur lui même, un peu comme le faisait sa fille à son arrivée à l'hôpital, et laissa libre cours à son chagrin. Les larmes coulaient en un sillon incessant. Et puis il me parla. Il me raconta tout. Pourquoi il était sorti, ce qu'il avait entendu, la course effrenée jusqu'aux corps meurtris et la découverte de ces petits papiers. Nourri de désespoir et d'impuissance, son geste enragé fut de les jeter au sol. Je les ramassai pour en faire la lecture. Leur froissement, les quelques tâches de sang et l'écriture aux lettres si petites et nerveuses me firent regarder à plusieurs reprises les mots pour en comprendre le sens. " Elle est à moi. Tu ne la retrouveras pas. ". " Je t'avais dit qu'elle était à moi. ". Je fronçais les sourcils devant tant de hargne. Pourquoi s'en prendre ainsi à la fillette, sa famille ? Pourquoi aller si loin dans la possession d'un être, jusqu'à l'extrême fin de la mort ? Je relevai mes yeux vers l'agent Sutton. Son bras tremblant fur dirigé vers la main de Delphine. Leurs doigts se trouvèrent, mais la jeune femme repoussa son père et lui tourna le dos. Les larmes coulaient également sur ses joues, les noircissant de son maquillage. Je me demandais comment la demoiselle pouvait bien rejeter son père de cette manière, alors que l'instant était davantage propice au soutien familial. Mais les mots de Jack Sutton me revinrent. Il avait dit qu'elle n'était pas vraiment sa fille. Pourtant, elle semblait avoir aimé Lili comme une soeur. Tout cela me dépassait, et était bien compliqué. De toute façon, j'essayais de comprendre des choses auxquelles je ne devais pas prêter attention. Mon regard se posa de nouveau sur l'agent fédéral. Cellule psychologique, encadrement spécialisé, anti-dépresseurs. Les prochains mois allaient être éprouvants. Suivant la manière dont il pouvait s'en remettre, il les passerait à l'hôpital, entouré par médecins, infirmières, et sans doute sa mère. Je me levai et regardai par la fenêtre. Le jour était là depuis un moment. Je soupirai. La dernière fois que le soleil s'était levé, Lili vivait. Elle devait rire, jouant avec sa grand-mère. Manger une glace avec son père. A croire que cette fillette n'avait pas eu le droit au bonheur. Juste le temps de le toucher, d'y goûter pour le perdre définitivement. Si Dieu existait, il n'aurait pas laissé faire ça. C'est dans ces cas-là que je ne croyais plus aux miracles ni en la fervante foi de ma mère. Personne ne dirige le monde. Notre destinée est tracée dès notre naissance, mais c'est le hasard qui définit nos chances et nos peines. Pas d'être supérieur. Juste ce foutu destin. Je fis volte-face et m'adressai à mes deux patients.

" Je vais m'arranger pour vous trouver des chambres séparées. Vous devez vous reposer tous les deux, c'est très important. En attendant, tâchez de cohabiter, car vous ne devez pas vous éprouver psychologiquement l'un comme l'autre. Mademoiselle... une infirmière passera pour remplir un dossier pour vous admettre. Ensuite, je viendrai vous ausculter. Je tiens à savoir pourquoi vous êtes si sensible. Ca peut cacher certaines choses. Est-ce que quelqu'un de confiance peut récupérer la petite ? Un parent, un ami ? "

Je prenais les choses en main à leur place, sans pour autant tout accomplir pour eux. C'est ce dont ont besoin les personnes qui vont mal. Mettre un cadre, des limites, des actions à réaliser, permet se fixer des objectifs, d'oublier un temps sa peine et de se reconstruire. Garder pied dans la réalité. Cela faisait aussi partie de mon job, par moments.


[ pas de problème :] Je m'excuse moi-même de ma réponse assez courte :/ ]
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 28 Mar 2013 - 6:08

Il m'avait écouté attentif et respectueux comme toujours. C'était bien une qualité que j'aimais chez lui. Delphine enleva sa main et mon corps se mit en état de panique tellement j'avais besoin de support mais je contrôlais le tout, enfin du mieux que je pouvais. La petite reposait tranquillement ses grand yeux bleus maintenant clos de fatigue. J'avais baissé le regard un peu hagard me disant que se n'était pas possible que tout ceci était un horrible cauchemar dont j'allais me réveiller dans ma chambre et Lili dans son lit.Mais j'avais beau dire, et même tenter de me convaincre je savais que c'était vrai. J'avais été là, j'avais tenu ce petit corps mutilé contre moi.

Je relevais les yeux vers Declan qui lentement en nous voyant aussi abattus et amorphe prenait les chose en main, Quelqu'un pour Elo? Oui il devais bien y avoir quelqu'un... ma mère? Nolène? Qui serait assez bien pour s'occuper de la petite?

- Ma mère peut ou Nolène si tu veux. Tu peux décider Delph...

** Moi j'ai assez de ma propre vie merdique à gérer** pensais-je. Je n'avais rien contre Delphine ni même la petite mais je ne voulais surtout pas les entraîner dans ma vie, je ne voulais pas qu'elles vivent cette douleur, cette souffrance que j'ai depuis que je suis tout petit. Je me suis battu seul pour survivre et je le faisais encore mais parfois c'est épuisant, trop même. Présentement le rideau noir de la nuit tombait faisant voir de petites étoiles qui scintillaient, mon regard fut porté vers cet abîme scintillant. Je dormirais mal cette nuit je le savais ma tête était hanté de souvenirs tous plus douloureux les uns que les autres.

Je me tournai vers Delphine qui était amorti par le choc de la nouvelle et de ce que je lui avais dit. Comment avais-je pus être aussi brutal avec elle? Elle était sensible et vulnérable et je le savais mais non il fallait que je lui fasse du rentre dedans!

- Je suis désolé Delphine, tu sais que se n'est pas ce que j'ai voulu dire.

De nouveau retour à Declan avec le lequel je m'accrochai à son regard tel un bouée pour me garder dans le monde présent. Il était mon rempart, mon phare auquel je devais m'accrocher pour éviter la folie.

- Cette nuit j'imagine que vous me donnerez des sédatifs pour m’endormir non?

(HRP: Désolé de cette petite réponse... :/ )
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Sam 6 Avr 2013 - 19:22

Delphine était complétement dépassée par la situation. Non ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas mourir comme ça, pas maintenant, pas si jeune. Lili n'avait que 15 ans, c'était une jeune adolescente qui avait la vie devant elle. Elle ne pouvait pas ne plus être de ce monde, c'était inimaginable. Elle ne méritait pas ça, elle méritait que de l'amour et de la joie, de tendresse, de cadeaux.. De tout sauf ça. Delphine aurait préférée mourir à sa place, se sacrifier pour elle pour avoir à affronter la mort de Lili, cette jeune fille qu'elle considérait comme sa sœur. Elle avait prévue des sorties avec elle ce week end en plus car Jack devait travailler.. Elle l'aurait conduite au parc, elle lui aurait payer une glace.. Elles auraient fait tout ce que la jeune fille aurait désirer mais malheureusement le destin en à décider autrement et c'est vraiment injuste.

Quand Delphine sentit la main de Jack sur la sienne, ses paroles lui revient en mémoire. Elle retira sa main et se retourna doucement. Comment pouvait-il penser qu'elle lui montrer de l'affection et quelconque amour alors qu'il l'avait rejeter et balancer sa colère sur elle. Elle n'y était pour rien dans tout cela même si elle aurait aimer empêcher tout ça... Elle aurait du venir garder Lili se jour là mais n'avait pas put venir car elle avait rendez avec l'assistante sociale pour l'adoption de la petite Elodie. Elle aurait peut être put faire quelques chose si elle avait été là.. Mais bon personne ne le sait et c'est trop tard.. Delphine aurait du mal à s'en remettre, elle ne cessait de l'insulter de l'intérieur et à se rejeter la faute sur elle même.

Merci docteur... Cohabiter ? Plus facile à dire qu'a faire mais bon... Pas besoin de m'ausculter pour savoir pourquoi je suis comme ça, je sais la cause de tout ces problèmes mais je ne le dirais pas ici... En privé si vous voulez mais pas ici.

Oui elle n'allait pas non plus dire devant Jack qui lui restait un peu plus d'un an à vivre. Il n'a pas à le savoir de toute façon. Delphine ferma les yeux, laissant ses larmes monter à ses yeux. S'en était trop pour elle, beaucoup trop. La perte de Lili, l'annonce que ses jours sont comptés que seule une greffe du cœur peut la sauvée de cette mort certaine. Mais le pire c'est de penser à Elodie. Elle ne voulait pas la laisser, elle ne voulait pas qu'elle finisse en adoption et que des personnes sans cœur là prenne et lui fasses du mal. Ce n'était pas son enfant certe mais l'adoption était presque faite et Delphine l'élevait comme si c'était sa fille. Elle n'osait pas en parler à sa sœur. Elle était en froid avec elle en ce moment et elle n'était pas au courant de la présence d'Elodie dans la vie de Delphine. Elle en à discuter avec Noléne mais Delphine n'a jamais eut le courage de lui demander si elle pourra veuiller sur elle et la prendre avec elle quand elle devra s'en aller, emporter par les méandres de sa malformation cardiaque, quand son cœur s'arretera de battre et qu'elle entrera dans un long et profond sommeil dont elle ne s'en réveillera jamais.

Delphine laissa ses larmes couler le longs de ses joues encore. Son maquillage coulaient lui aussi lui laissant ainsi des trainés noire sur son passage sur ses petites joues encore un peu pâle. Elle se rappela de la question du docteur. Elle ouvrit lentement les yeux, ne tournant pas la tête vers le docteur n'en ayant pas vraiment la force et puis si elle tournait la tête en cette direction, elle croiserais le regard de Jack et elle n'avait pas envie. Sa vision fut troublée par les larmes qui coulaient en abondance sur ses joues. Elle réussit à dire avec une voix très faible au ton assez triste malgré qu'elle essaie de le cacher.

No..Noléne... c'est elle qui habite le plus près de la maison, elle pourra tout avoir à sa disposition. Je ne veux pas dire que votre mère ne sera pas bien s'en occuper monsieur mais bon.. J'ai une entière confiance en Noléne... Désolé monsieur...

Elle vouvoyait Jack, oui Delphine vouvoie les gens quand elle est énervée, en colère et d'autre sentiments et émotions qu'elle peut avoir et ressentir avec une personne comme maintenant. Elle se mit maintenant doucement sur le dos et regarda le plafond en pleurant et en se remémorant les bons moments passer avec Lili, ils y en avaient pas beaucoup certe car elle ne connaissait pas Lili depuis très longtemps mais elle s'était beaucoup attachée à cette petite qu'elle considérait comme ça petite sœur. Elle s'en voulait de ne pas avoir été là quand ça c'est passer mais le pire de tout c'est de ne pas avoir put lui dire au revoir. C'était très dur pour elle.

Elle ne vit pas Jack se tourner vers elle mais elle sursauta légèrement quand celui-ci pris la parole. Elle n'avait pas envie de lui parler. Elle était faible, annéhantie et se sentait tellement seule. Les paroles de Jack surprirent Delphine. Qu'essayait-il de faire en disant ça ?

Comment pourrais-je savoir ce que vous avez voulu dire monsieur ? Le mal est fait, je ne reviendrais pas la dessus... Allez vous rallongez et essayez de vous reposer. Pensez à votre fille ou à votre futur fille.. Mais oubliez moi et laissez moi tranquille. Même si vous êtes en colère contre vous même, je comprend, mais ce n'est pas une raison pour vous y prendre de la sorte avec moi, je n'aurais pas du venir.. Enfin pas dans cette chambre.. A quoi bon considérer quelqu'un comme son père pour qu'a la seconde qui suit il vous plante un poignard dans le dos.. Vous.. vous êtes le même personnage que l'homme qui m'a séquestrée et maltraitée pendant 8 ans. Le même ! Intimidation au départ pour que je vous appréçi et quand c'est fait vous briser le cœur.. Non je n'exagère pas.. Comment aurez vous réagi si un jour Lili vous auriez dit d'arreter de l'appeler "Ma puce" ou autre surnom affectueux... Pourtant c'est votre fille. Vous voyez ce que je ressent en cet instant.. Maintenant laissez moi tranquille. Moi aussi j'ai perdu un être cher mais je ne retourne pas ma colère contre des personnes que je considérait comme proche.

Delphine n'était pas prête à lui pardonner, ou du moins pas encore. Elle était trop triste par ce qui se passaient et avait envie qu'une seule chose, rentrer chez elle avec Elodie malgré qu'elle soit faible et qu'elle n'est quasiment pas la force de bouger. Elle serra doucement le drap de sa main droite et se tourna à nouveau du côté de la fenêtre, dos à Jack, et regarda la pluie tombé. Pourquoi la vie était-elle si injuste ? Et pourquoi s'en prend-elle à nous ainsi ? Delphine finit par se rendormir en pleurant en silence et se remémorant la première journée et nuit passer avec Lili, elle avait dormi avec elle à l'hôpital pour la rassurer, l'avait serrer dans ses bras à chaque fois qu'elle avait peur... Tout cela allait bien lui manquer..


Il y a toujours un moment où le chemin bifurque. Chacun prend une direction différente en pensant que les chemins finiront par se rejoindre. Ce n'est pas grave, on est fait l'un pour l'autre, notre fin nous réunira. Mais à la fin n'arrive un putain d'hiver. ▵ ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Mar 7 Mai 2013 - 23:33

Je regardais les deux patients devant moi. Avec du recul, j'aurais presque pu trouver cette scène pathétique. Un peu à la Roméo et Juliette, ils savaient avoir besoin l'un de l'autre, se cherchaient, mais ne se trouvaient pas en synchronisation. Ils manquaient chacun le moment de l'autre. Je me sentais de trop dans la pièce. A mon idée de l'ausculter, la jeune femme, qui répondait au prénom de Delphine, m'informa qu'elle était déjà au courant de tout ce qu'il se passait en elle, de la raison de ses fragilités. Je ne savais estimer s'il s'agissait d'une bonne ou d'une mauvaise chose. En général, lorsqu'on connait son propre état, c'est que la gravité de la situation nous a déjà poussé à le découvrir. Je hochai la tête en silence, approuvant la volonté de me voir seul pour en discuter. C'était une excellente décision. Je n'allais pas la refouler en lui disant que ma garde prenait fin dans la matinée. De toute façon, je n'avais pas envie de rentrer. Jack Sutton interrompit le fil de mes pensées en me demandant si je comptais lui prescrire des sédatifs pour la nuit. Je pris le temps de la réflexion avant de lui répondre, en le regardant dans les yeux :

" Je pense qu'on va d'abord essayer sans. Vous allez vous reposer pendant la journée et puis si vous n'arrivez pas à dormir d'ici ce soir, une infirmière vous en donnera. Je vais indiquer tout cela dans le dossier... "


Je me saisis du dossier accroché au bout du lit et, prenant un stylo dans ma poche, celle située au niveau du coeur sur ma blouse, où était accroché une étiquette avec mon nom, je remplis la case destinée aux ordres du médecin. J'indiquai les doses de médicaments pour la sédation en cas de nécessité, les anti-dépresseurs et un anti-douleur, parce que je n'oubliais pas que j'avais été à deux doigts de lui casser le nez quelques heures auparavant. Je soupirai en y repensant. Il fallait que j'apprenne à me contrôler. Tous mes patients n'auraient pas réagi de la même manière. Enfin comme sa mère du moins. Je relevai alors les yeux. Je n'avais pas écouté toute la conversation entre le père et la fille, je m'étais arrêté de les écouter lorsqu'ils avaient trouvé une solution pour garder la petite. Mais le ton montait, et pas de la meilleure des manières. Delphine s'adressait à Jack en l'appelant "monsieur", ce que je trouvais étrange puisqu'elle le considérait comme son père adoptif. Elle lui demandait de l'oublier, disait qu'elle n'aurait pas dû venir et alors son discours prit une toute autre tournure, et je ne pus m'empêcher de la regarder. Il était question d'un homme l'ayant séquestrée et maltraitée durant huit années. Je l'observais se blottir et se tourner vers la fenêtre. Je ne savais pas quoi dire. Je fis semblant de relire le dossier quelques secondes, puis je le reposai au pied du lit. Après un râclement de gorge, j'osai dire :

" Bien... je vais m'occuper de tout ça. Vous donnerez le numéro de cette Nolène à une infirmière qui la contactera. En attendant, la petite vient avec moi ! "


Au début, je ne vis pas si Delphine se retournait pour me regarder faire ou dire au revoir à la petite. Les deux adultes devaient dormir. Elle ne pouvait pas rester avec eux. Je m'approchai du lit de Jack où elle se trouvait toujours et je la pris dans mes bras. L'enfant esquissa un début de grimace et je pris alors le ton gaga que nous avons tous devant un bébé, celui qui nous fait leur parler comme s'ils ne nous comprenaient pas, adoucissant nos traits et notre ton. Je demandai à voix haute, m'adressant à l'enfant mais surtout à ceux qui pouvaient me répondre :

" Et comment tu t'appelles ma grande ? Ohlàlà... C'est que tu en as des jolis yeux. Tu vas faire craquer tous les médecins de l'hôpital avec ça, tu vas voir ! "

Un sourire sembla se dessiner sur le visage de la petite fille. Je le lui rendis avant d'écouter quel doux prénom pouvait avoir une enfant si adorable...
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Jeu 27 Juin 2013 - 22:06

(( Désolé!!! Je croyais que c'était à Delph de répondre!! Ok je go avec ma réponse! Very Happy))

- Delphine, arrête... Je ne le pensais pas. Tu es ma petite fille adorée tu le sais ça. Je suis vraiment désolé.

Delph m'en voulait, j'avais été une merde avec elle. Je l'avais presque repoussée alors qu'elle tentait seulement d'apporter soutient et réconfort. Cependant la douleur qui me vrillait le coeur était tellement intense et douloureuse que je m'en rendait pas compte en ce moment, je m'en rendrais compte beaucoup plus tard et malheureusement pour moi en fait. Mais là j'étais loin de ses réflexions. Donc pour ce soir pas de sédatif pour ce soir, moi qui voulait oublier, faire un sommeil sans rêve, geler ma douleur et mes souvenirs quoi. Élodie était toujours là ses grands yeux bleus fixant les personne autour d'elle, petit ange innocent ne sachant pas pourquoi son "papi" souffrait autant.

- Je vais tenter de me reposer alors...


Enfin sans grande conviction d'ailleurs car je savais que les cauchemars peupleraient ma nuit. Ils fonderait sur moi tels les anges de la nuit me couvrant de leurs ailes noires et sombres. La petite fut prise par Declan et il prit un ton doux et enfantin, enfin le ton qu'on a tous quand on parle à un bébé qui nous fait passer pour des demeurés... ou presque. Je suivi les geste d'un regard presque absent.

- Elodie, elle s'appelle Elodie.


Je répondis avant Delphine qui était visiblement trop en pétard contre moi pour me parler ou même me regarder. Après un moment de discussion et des disposition à prendre je me retrouvai seul dans ma chambre. Pas de Delphine qui est là, pas d'Elodie pour apaiser ma souffrance ni même un sédatif pour m'empêcher de penser, d'avoir mal rien. Juste le froid de la pièce et le silence de la nuit. Je comprenais maintenant les parents qui avaient envie de mourir quand leur enfants mourraient. Je m'étais tourné sur le côté en position fœtale et fixait l'immensité noire parsemée d'étoiles scintillantes. Étrangement, ceci apaisa un peu le sentiment de vide que j'avais en ce moment.

- Les amies de Lily.... Ses amies de la nuits. dis-je tristement

Combien de fois je l'ai trouvé assise seule dans le noir à fixer l'immensité scintillantes. Malgré le fait qu'elle ne parlait pas et ne me disait rien j'avais déduis que c'Est ce qui l'apaisait. Bien des nuits je suis aller la retrouver sur mon canapé ou elle semblait minuscule. Souvent je me suis endormie avant elle pour me réveiller avant elle et la découvrir couché endormie et paisible. Ce simple souvenir me fit monter les larmes aux yeux et je laissai les larmes rouler sur mes joues. Lentement le sommeil et le manque d'énergie eut raison de moi de ce fait je m'endormis avec un sommeil sans rêve comme si tout était geler le temps de mon sommeil.

Je me réveillais tôt le lendemain assez pour voir les premiers rayons du soleil poindre à l'horizon. Je regardais le ciel auréolé de rose et de jaune avant de me lever et rester debout près de la fenêtre. La nuit faisait place au jour, comme si tout était effacé. Je ne bougeai pas de là me contentant de regarder ce spectacle ravissant, voire ici époustouflant, mais en ce moment ça me semblait presque irréel. Je tentais de retrouver un semblant d'humanisme en moi mais je crois que j'étais mort en même temps que Lili. Comment une si petite vie peut être aussi détruite alors que moi je peinais à me sortir de ma propre existence? La vie était injuste, horrible D'un humour noir et absurde.

M:- Jack?

Je me tournai lentement pour voir ma mère, les traits tirés et tendus. Elle avançait lentement vers moi. Je devais faire peur à voir car il me semblait qu'elle hésitait. Je vis dans ses yeux toute la peine qu'elle pouvait avoir pour moi. Elle risqua un sourire tendre d'affection qui n'obtint aucune réponse.

M:- Tu veux me parler mon grand?

- Non.

Réponse implacable. Cependant elle et moi savions que si j'en parlais j'allais m'effondrer, m'anéantir. Je ressenti la douleur vive du parent endeuillé et encore une fois elle fut aussi insupportable et douloureuse. Je préférai regarder dehors éviter le regard triste et maternel de ma mère qui était là, toujours. Elle qui avait vécue seul avec un gamin faisant les 400 coups, qui se jetait dans l'Action au gré de ses envies. Elle qui avait fait de moi un homme respectable et droit.

M:- Jack, tu ne peux pas garder ça en toi... Tu vas finir par exploser et ce jour-là j'ai peur de ce qui va se passer...

- Tu as peur de quoi? Que je me fasse sauter le crâne? Que je saute d'un pont? M'man, ça va aller je....

M:- Ça n'ira pas Jack... tu viens de perdre une petite fille merveilleuse et tu vas me faire croire que tout va aller?

- NOn je vais pas m'man... dis-je en pleurant à gros sanglots.

Je m'effondrais sur le fauteuil et aussitôt ma gentille maman vint me réconforté à grands coups de calins et de mots tendre. Mes doigts se crispèrent sur son manteau, comme si ce seul geste pouvais me sauver de ma tristesse. J'avais l'impression que je pleurerais toute ma vie, sans jamais m'arrêter et devenir une espèce de loque humaine.
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MessageSujet: Re: La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan) Lun 5 Aoû 2013 - 2:12

Les paroles que venaient de dire la jeune brune resonnaient dans sa tête, tout le long monologue reflétant tout ce qu'elle pouvait ressentir maintenant sur l'homme qu'elle considérait comme son père de substitution, cet homme avec qui elle avait partager beaucoup de moment, qui l'avait protégée et qui maintenant à la moindre colère et moindre détresse affective, retourne tout ça contre elle. C'est bon.. à la fin il y a des limites. Delphine se sentait complètement anéantis par tout ça.. Entre la mort de Lili et maintenant cette violente inter-cation avec Jack.. Delphine n'avait pas besoin de tout ça, elle allait bientôt mourir et aurait préféré que tout ce passe bien avant pour profiter pleinement de ces quelques mois encore à vivre. Delphine en eut les larmes aux yeux rien que d'y repenser. Elle réuni le peut de force qui lui restait pour se blottir dans le drap et se retourner vers la fenêtre pour ainsi pleurer en silence sans être vue des deux autres hommes. Elle en pouvait plus et un jour ou l'autre elle finirait vraiment par craquer et pas seulement pleurer, elle finira par faire une bêtise qu'elle regrettera. Entre le meurtrier de ses parents qui la cherche pour lui faire la peau, son père adoptif qui veut la récupérer pour continuer de faire d'elle une esclave, son problème de santé qui finira par l'emporter, la perte de Lili qu'elle considérait comme ça soeur, la dispute avec sa soeur jumelle tout ça à cause de Mathias et maintenant Jack.. Mais qui supporterais tout ça ? Qui ? Delphine y pense souvent à mettre fin à ses jours. Même si elle a Elodie, elle sait qu'elle sera en sécurité avec Noléne ou Samantha sa mère de substitution. Mais en même temps elle y réfléchie beaucoup trop et se dit que si elle faisait ça, cela serait lâche comme mort mais en même temps elle souffrirais moins que si Jörgen le faisait ou alors la maladie qui la ronge petit à petit plus les jours passent. Elle en pouvait plus,  vraiment plus. Delphine continuait de pleurer longuement.

Le corps mince de la jeune brune bougea seulement un tout petit peut quand elle reniflait pour essayer d'arrêter de pleurer, elle fesait de petits sautillements comme tout les personnes qui pleurer en ayant des mouvements léger des épaules ou du hauts du coprs qui montre parfaitement que cette personne pleure. De longues minutes passèrent, un calme plat régnait dans la chambre. Seule les gazouillement d'Elodie inquiéte se faisait entendre quelques fois tout de même. La pauvre petite était contre son « papi » et ne comprennait pas tout ce qui venait de se passer en faite. Elle essayait à sa manière de détendre l'atmosphère même si cela n'était pas gagner. Les larmes de Delphine s'intensifiaient de plus en plus sans que la jeune brune puissent les contenir. Elle se mit à penser à Lili, penser qu'elle ne verra plus son charmant petit visage, qu'elle ne verra plus les petits sourires qu'elle arrivaient à recevoir quand Delphine l'enmenait avec elle quelques fois le week end pour passer du temps toute les deux. C'était horrible, affreux, impensable. Pourquoi elle ? Delphine se sentait de plus en plus coupable car elle aurait du venir la garder à ce moment là, et elle savait que dans le fond Jack lui en voulait et qu'il ne voulait pas lui dire clairement. C'est peut être pour cela qu'il a réagi ainsi avec elle tout à l'heure. Tout ça a cause de l'assistante sociale.. Mais bon. N'empêche que maintenant elle a la mort d'une personne sur le dos alors que Delphine n'est pas du genre à faire mal à qui que ce soit. C'était trop dure, elle ne supporterait pas ce poid longtemps c'est sur. Il y aura quoi d'autre après comme catastrophe hein ? Noléne qui veut plus la voir ? Hein pourquoi pas ! Allons y ! Accumulons tout c'est partis. Le teint de Delphine devenait de plus en plus blanc presque qu'a en devenir aussi blanc que le drap qu'elle serrait contre elle. Elle plongea son regard dans la pluie qui tombaient à petite goute dehors. Elle ferma lentement les yeux continuant de pleurer le plus silencieusement possible et se plongea dans ses pensées. Des pensées bien sombres d'ailleurs comme toujours. Elle avait envie de vomir.. le stress montaient de plus en plus ce qui n'est pas bon pour son cœur, mais bon à ce moment précis elle en a plus rien à faire. Elle aurait bien aimer s'endormir pour ne plus jamais se réveillée. La vie est vraiment trop dure, trop cruelle. Mais bon elle devait vivre, du moins encore un peu pour Elodie et lui trouver un bon foyer, du moins la présenter à Samantha déjà puis après cela dépendra des événements... Elle en avait pas parler à Noléne, mais bon dans sa tête elle aurait bien voulu mais bon avec ce qui vient de se passer avec Jack, elle a des doutes et préfèrerait que Samantha en ait la garde en cas de probléme mais elle demanderais à ce que Noléne puisse la voir toujours malgré tout. Delphine se sentait pas bien, de la salive lui montait de plus en plus dans la bouche, elle sait très bien que ça va pas très bien se finir. Elle réussi à se lever malgré le peut de force qu'elle a encore en elle pour marcher et se rendre au toilette pour vomir et revenir le teint bien pâle, très pâle même et se rallonger sur le lit dans la même position en s'étant passer en plus de l'eau sur le visage.

Tout d'un coup la voix de Jack vint bricer le nouveau silence qui s'était instaler. Il s'excusait au près de Delphine. La jeune brune n'avait plus le cœur à l'écouter, mais elle le fit quand même et mit malgré tout beaucoup de temps avant de tourner la tête vers lui et lui dire d'un ton sec et froid de colére.

- Arrêtez monsieur, j'en ai marre de vos excuse bidon à deux francs six sous là ! Vous savez quoi ? J'ai pas le cœur à vous pardonnez et je ne le ferez pas parce que vous ne valez pas tout ça, vous ne valez pas le coup à ce que je me sacrifie pour vous. J'ai suffisamment fait ma gentille avec vous maintenant c'est terminer. Vous savez ce que j'en fait de vos excuses ? J'vous les mets à la ou je pense et puis vous savez des excuses ça ne vaut strictement rien ! Vous voulez un exemple concret peut être monsieur  hein ? Et bien j'en ai un pour vous, fermez les yeux et imaginer ce que je vais vous dire d'accord ! Pour la dernière fois ou je vous parle ! Faites au moins ce que je vous dit profiter en ! Imaginer que vous prenez une assiette, une belle assiette, d'un service de votre mère, un service de vaisselle dont elle tiens beaucoup. Vous la visualiser bien ? C'est bon ? Tant mieux, maintenant lâcher la et regarder les morceaux d'assiette qui s'éparpilles un peu partout ! Essayer de vous excusez au près d'elle pour voir ! Quel est le résultat ? Allez y je vous écoute ! …. Rien c'est bien ce que je pensais ! Et bien vos excuse ne répareront pas mon cœur brisé par votre faute ! Et souvenez vous de cet explication, au cas ou si un jour vous avez une copine et que vous vous excuser au près d'elle pour x raisons, sachez que ça ne marchera pas en fonction du degré de gravité de vos actes ! C'est clair ? Tant mieux ! Maintenant au revoir et à jamais.

Elle se retourna de nouveau lui tournant le dos à tout jamais. Elle ne reviendrait pas sur sa décision ou du moins pas de si tôt. Il avait beaucoup trop jouer avec son cœur maintenant c'est terminer. Qu'il aille jouer avec quelqu'un d'autre de toute façon, ça lui passera vite. Elle avait qu'une envie, quitter cette chambre mais bon pour cela elle devait attendre qu'une infirmière lui en trouve une autre et vienne la chercher quand cela sera fait. Cela pouvait durer très peu de temps tout comme cela pouvait duré plusieurs heure. Delphine soupira et se retient de pleurer de nouveau. Elle voulait serrer sa fille contre elle, sentit son petit corps réconfortant dans ses bras mais malheureusement elle n'était pas près d'elle. Puis elle devait encore profiter de Jack avant de ne plus le revoir de si tôt. Elodie gazouillait à son papi pour attirer son attention et le faire sourire mais il n'y arrivait pas, elle ne comprenait pas ce qu'il disait. Delphine quand à elle écoutait en s'en fichant complétement jusqu'au moment ou Delphine sentit que le médecin pris Elodie dans les bras, elle s'en rendit vite compte car Elodie malgré qu'elle soit très sociale, à souvent peur quand il y a des gens qu'elle ne connait pas. Elle émit un petit bruit avant que la voix du docteur Declan ne se fasse entendre et fit sourire Elodie. Delphine pendant ce temps réussi à touner la tête vers eux en ignorant Jack qui malheureusement répondit avant elle. Elle ne prit pas en compte les paroles de celui-ci et prit la parole.

- Elle s'appelle Elodie, c'est son père biologique qui l'a choisi et vu que dans son testament il m'a donner la garde de la petite, j'ai pas trop oser lui donner mon nom de famille en premier nom. Elle s'appelle en réalité Elodie Simons mais bon ne rentrons pas dans les détails. Je donnerais le numéros de Noléne à l'infirmière qui me conduira dans ma chambre. Doc s'il vous plait ? Prenez soin d'elle en attendant

Delphine avait les larmes aux yeux, elle n'aimait pas là laisser surtout à des personnes qu'elle ne connait pas mais bon c'est un médecin alors elle n'a rien à craindre mais bon c'est comme ça les mères.

De longues minutes plus tard, Delphine fut conduite dans une chambre au calme ou on lui mit une perfusion. La jeune brune ne mit pas longtemps à s'endormir d'un sommeil très agités par tout les événements qui se sont produits aujourd'hui. Elle fit de nombreux cauchemars d'ailleurs ce qui la réveilla. Du coup elle n'a pas beaucoup dormie mais par période en faite. Lentement le soleil se levait mais elle n'avait aucune envie de voir ce soleil qui était le début d'une nouvelle journée. Encore une journée de merde comme d'habitude. Elle n'avait même pas la force de bouger la tête pour la tourner vers la fenêtre. Quand tout d'un coup là porte s'ouvrit et un medecin arriva avec une sorte de chariot et voulu s'adresser à la jeune femme.

- Médecin = Bonjour madame Moore, je viens pour votre prise de sang !

Delphine tourna sechement la tête vers lui et lui dit brutalement

- Fichez le camp !

- Médecin = Mais madam...

- Sortez bordel !


Le médecin n'insista pas et sortis se disant qu'il reviendrais plus tard. Delphine soupira, elle n'avait envie de voir personne et n'avait pas besoin de quoi que se soit. Elle réunit tout la force qu'elle avait pour se lever et sortir de la chambre pour prendre la direction de la sortie et se débrouiller comme elle peut pour rentrer chez elle ainsi. Elle mit beaucoup de temps pour y arriver mais y arriva. Elle s'enferma chez elle, et alla s'allonger sur le canapé à bout de force complétement éffondrée. Elle se reposa un peu et appella Noléne lui disant qu'elle viendrais chercher Elodie ce soir.

(HRP : Désolé du retard Embarassed Entre mon BAC, mes périodes de déprimes et de remise en question, j'avais du mal à me replongé dans mes RP :/  Mais bon j'espère que vous ne m'en voulez pas trop Sad)


Il y a toujours un moment où le chemin bifurque. Chacun prend une direction différente en pensant que les chemins finiront par se rejoindre. Ce n'est pas grave, on est fait l'un pour l'autre, notre fin nous réunira. Mais à la fin n'arrive un putain d'hiver. ▵ ©️endlesslove.
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La tristesse et la dépression ne sont jamais loin... (Declan)

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