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Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili)

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 Jack Sutton 





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MessageSujet: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Lun 5 Nov 2012 - 22:49

Déjà quelques jours que Lili était à l'hôpital et Kate veillait au grain et j'allais le rejoindre quand je le pouvais permettant ainsi à la jeune fille de ce faire à ma figure. Déjà elle ne se cachait pas sous les couvertures en me voyant et à chaque fois je gardais une distance respectable pour ne pas l'effrayer. À chaque fois que j'allais la voir je me mettais en tenue de ville. Pas de flingue ou autre truc qui pourrais lui flanquer la frousse. Des jeans et un t-shirt quoi de plus banal, ça me rendait "plus humain" selon Kate.

Là aujourd'hui Kate ne pouvait y aller et m'avait demandée si je pouvais passer voir la jeune fille. Au début je dois dire que j'hésitais mais quoi de mieux pour lui assurer que je n'étais pas un salopard que de me présenter seul et ainsi lui parler... même si je n'obtenais pas de réponses à vrai dire. Mais peu importe le plus important était qu'il fallait qu'elle est confiance en moi. Que si elle avait besoin elle pouvait non seulement compter sur Kate mais sur moi aussi.

Donc après ma journée et une bonne douche, je m'habillai et alla direction l'hôpital et je montai à l'étage. Comme ça faisait plusieurs fois que le personnel me voyait ils me saluèrent et j'en profitai pour demander des nouvelles de Lili. Elle ne parlait toujours pas mais au moins elle mangeait, et bien en plus. C'est bête à dire mais j'étais fière d'elle! J'achetai une peluche de petit chien et la mis sous mon bras. Je sais c'est ringard d'acheter la confiance d'un enfant avec une peluche mais je ne voyais comment faire à part ça! Je pris donc la direction de la chambre de Lili tout sourire et ouvrit la porte lentement.

- Hé petite! Salut, comment ça va? J'ai su que tu mangeais bien, c'est bien ça!

Toujours cette voix paternelle qui sortait de ma bouche quand je lui parlais. C'est bête mais en ce moment je me dis que se serait probablement cette voix que j'aurais eu si Julia n'était pas morte avec notre bébé, ben embryon serait plus juste quand même. Je m'approchai lentement mais un peu bête je n'osais pas encore lui faire une bise sur le front.

- Tiens je t'ai apporter une peluche petit chien. Je sais pas si tu en as déjà eu mais... enfin je le trouvais mignon. Il est à toi. Au fait Kate ne pourra pas venir ce soir mais je serais là t'inquiète pas.


J,aimais pas vraiment ses yeux craintifs mais au moins il ne semblait pas aller dans tout les sens pour essayer de m'éviter, un peu encore mais moins que cette soirée ou nous l'avons trouvé recroquevillée derrière une voiture.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Lun 5 Nov 2012 - 23:26

La journée avait été longue aujourd'hui, Kate n'était pas là, et j'étais un peu seule dans la chambre toute blanche de l'hôpital. Enfin, il y avait toujours les infirmières et le docteur, mais eux je ne leur faisais pas trop confiance, surtout pas au docteur qui me faisait peur. Mais c'est vrai qu'ils étaient gentils avec moi, pas comme dans l'autre hôpital quand j'étais petite, eux ils me traitaient bien, et ils me faisaient pas de mal, je m'habituai à eux petit à petit même si je n'aimai toujours pas être ici.

Heureusement, j'avais de quoi m'occuper maintenant. La psychologue avait remarqué mon attrait pour le dessin, et aussi que c'était un moyen pour moi de m'exprimer, puisque j'arrivais pas à parler, et on m'avait offert un carnet et des crayons pour dessiner. J'avais l'impression que ça faisait une éternité que je n'avais pas fait de dessins, pourtant, c'était comme si je savais faire depuis toujours, j'arrivai à mettre les images de ma tête sur le papier, et je leur donnais une ambiance qui correspondait à l'idée que je m'en faisais.

Ca faisait pas longtemps que j'avais le carnet, pourtant je l'avais déjà bien gribouillé, il y avait beaucoup de dessins à l'intérieur, une bonne dizaine étaient des dessins sombres et effrayants qui représentait les ruelles où j'avais erré, l'entrepôt, le sous-sol où j'avais été enfermé, et l'homme aussi qui m'avait fait tout ça. D'autres dessins représentaient les gens que je croisais, il y en avait de Kate, du docteur, des infirmières, de Jake… Ces portraits avaient tous une particularité, l'expression que je leur donnais représentait la façon dont je les voyais. Quand je dessinai Kate, elle était souriante, et elle avait l'air gentille et douce. Par contre le docteur avait une tête très effrayante sur mes dessins.

J'avais passé beaucoup de temps à dessiner cet après-midi, jusqu'à que je sois épuisée et que je repose le carnet sur la petite tablette à côté de mon lit. J'étais encore pas mal fatiguée, mais je me sentais un peu mieux depuis que j'étais ici, parce qu'ils me soignaient et me donnaient à manger. J'avais pu reprendre un peu de forces. Et puis, une fois lavée, les cheveux propres et coiffés, et des vêtements propres, j'avais l'air un peu moins d'une vagabonde. Mais mes bleus, mes brulures et mes cicatrices elles se voyaient toujours. Certains commençaient à partir, mais des hématomes un peu plus conséquents continuaient de marquer ma peau.

Le docteur et Kate essayait toujours de savoir ce qui m'était arrivé, je pouvais pas parler, et puis j'avais pas le droit, et surtout j'avais trop peur, mais les examens qu'ils avaient pu réussir à faire, malgré toutes mes réticences, avaient pu leur indiquer ce que j'avais pu subir, et les dessins les aidaient aussi à comprendre.

Mais je me disais que si je parlais, et qu'il l'apprenait, il serait très en colère, et qu'il reviendrai et me ferait du mal. J'avais toujours très peur, surtout la nuit, j'avais beaucoup de mal à dormir, même si je me sentais bizarrement un peu plus en sécurité, j'étais toujours très méfiante, et puis le noir me terrifiait, ils m'avaient mis une petite veilleuse pour que je n'ai pas trop peur. Mais dès que je dormais, les cauchemars revenaient, et je me réveillais plusieurs fois en pleurant au milieu de la nuit.

J'étais allongée entrain de me reposer quand un bruit dans le couloir réveilla mon attention. Je redressai la tête prudemment hors des couvertures et vis la porte s'ouvrir, j'allais me cacher au fond du lit quand je reconnu la tête de Jack dans l'entrebâillement, tandis qu'il rentrait dans la petite chambre. Je me redressai un peu, il y a quelques jours encore quand il venait je me cachais dans les couvertures, mais comme il ne me faisait pas de mal, ça allait, je n'étais pas obligé de me cacher, même si je continuais a avoir un peu peur avec lui.

Il venait me rendre visite souvent, j'avais commencé à m'habituer à sa présence, j'avais un peu moins peur, et puis il y avait Kate… Mais là, il n'y avait pas Kate, j'étais toute seule avec lui. Je le regardai, un peu effrayée, mes yeux craintifs tandis qu'il approchait lentement de moi. J'hochai la tête pour lui signifier que j'allais bien, du moins aussi bien que je pouvais aller. Je remarquai une petite peluche qu'il tenait sous son bras, je regardai l'objet avec une certaine attention. Il me la tendit pour me l'offrir, tout en m'expliquant que Kate ne pouvait pas venir ce soir.

C'était une peluche de chien, très mignonne, et qui avait l'air toute douce, j'avais envie de la prendre, mais j'hésitai, sur mes gardes, je n'osai pas de peur que ce soit un piège. Je fini par tendre ma main un peu tremblante pour prendre la petite peluche. Je passai mes doigts dans son pelage, encore plus doux que ce que je m'imaginai, je la serrai doucement contre moi quelques secondes et eu un petit sourire. Puis, regardant Jack, je reposai le chien juste à coté de moi dans le lit, pour prendre mon carnet à dessin, je trouvai une page sans rien et lui écrivit "Merci" au crayon.

Je le lui tendis puis réfléchis tout en regardant le carnet, mes yeux allaient de lui à Jack, j'avais envie de lui donner quelque chose moi aussi, parce qu'il avait été très gentil avec moi, et qu'il m'avait pas fait de mal.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mar 6 Nov 2012 - 5:42

J'avais posé la peluche sur la petite table et je restai debout ne sachant que faire en fait. Pendant un long moment la fillette regarda la peluche craintive. Elle devait se dire que c'était un des plans tordus pour que j'abuse d'elle... enfin lui faire mal. J'allais la rassurer quand je vis sa petite main s'allonger, tremblante, pour prendre la peluche. Je ne fis rien juste la regarder, attentif à ses mouvements et je la vis serrer la peluche contre elle et... était-ce un sourire? Je retint un cri de joie en voyant ses lèvres s'étirer et machinalement moi aussi je lui souriais.

Elle se releva et pris son carnet et griffonna quelque chose dessus avant de me le tendre. Je m'approchai d'elle et le prit. Cinq lettres "Merci", cinq lettres qui me réchauffait le coeur. Ce simple mot me toucha plus que je le croyais, j'étais très ému en fait. Car il me semblait que par ce geste elle me disait qu'elle m'acceptait... enfin.

- De rien petite. Je suis content qu'elle te plaise, elle est à toi comme ça tu auras un compagnon pour la nuit.

Oui car ses nuits devait être assez difficile en fait. Je ne restai jamais le temps qu'elle dorme je ne sais pas pourquoi en fait, peut-être justement parce qu'elle avait ce lien privilégié avec Kate qui sait. j'avais toujours le carnet entre mes mains et elle allait de lui à moi. Je savais que le personnel lui avait donné ça pour qu'elle extériorise ses émotions en elle.

- Je peux?

Je tournai les pages lentement regardant les gribouillis du début et tombai sur un portrait de Kate toute souriante. Longtemps je regardais ce portrait disons assez fidèle de mon amie. Je continuai de tourner les pages lentement et je haussai un sourcil en voyant le portrait qu'elle avait fait de moi. En même temps je ne lui en voulait pas alors pour marquer ce dessin je fis un sourire et tournai le carnet vers elle.

- Ben dis donc... J'ai une mine si horrible? dis-je toujours aussi souriant, mais tu sais celui que je préfère c'est celui-là

Je trouvai la page ou on voyait Kate et je lui remis son carnet sur sa table. Je tirai le gros fauteuil près du lit mais en gardant cette distance entre elle et moi. Je devais admettre que la fillette avait un talent pour le dessin.

- Je ne suis pas fâché du dessin que tu as fait de moi, je comprends que tu me vois comme ça. Mais tu sais Kate tu l'a très bien dessiné! Tu as du talent petite, beaucoup de talent.

Je croisai ma jambe en la regardant tendrement. Mon dieu que j'aimerais juste lui dire que ce qu'elle croyais voir de moi était tellement faux et que dans le fond je ne suis pas du genre à me balader l'arme à la main, au fond avec les gamins j'étais plutôt du genre bisounours.

- Kate est ma grande amie. Je n'ai pas de frère ni de soeurs et... bien on se ressemblent beaucoup tu sais. Tu fais bien d'avoir confiance en elle, je suis certain qu'elle donnerait sa vie pour toi. Comme moi je lui donnerais la mienne. Tu comprends petite?
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mar 6 Nov 2012 - 12:36

Je repris le petit chien entre mes mains après avoir tendu le carnet à Jack. J'espère qu'avec lui j'aurais moins peur la nuit. J'aurais tellement voulu que ces cauchemars s'arrête, que mes souvenirs me laissent en paix, mais ils restaient là, tapis dans l'ombre, ressurgissant à chaque fois qu'on éteignait la lumière. Je frémis en fermant mes paupières, reposant ma tête sur l'oreiller avec la peluche serrée contre mon cœur.

Même quand la lumière était là, ils ne s'en aillaient pas. Je devais chaque seconde lutter contre eux pour les repousser et les empêcher de m'envahir complètement. Mais c'était déjà trop tard. Je le revoyais, il était très très grand, tellement plus grand que moi, et plus fort aussi. Je n'avais jamais aucune chance. Il me regardait, avec ce regard que je détestais, et qui me terrifiait. Je savais ce qui allait se passer, si je laissais le souvenir continuer de défiler dans ma tête.

Allongée dans le lit, je serrais très fort le petit chien dans mes bras tout blancs, parsemés d'ombres violettes noires et de cicatrices translucides. Mes jambes s'étaient resserrée, et je m'étais recroquevillée dans le lit. La voix de Jack me fit sortir de mes pensées, et rouvrant les yeux je le regardais, mon regard était effrayé et perdu, mais pour une fois ce n'était pas lui vraiment que je craignais. J'hochai la tête pour lui indiquer qu'il pouvait regarder les dessins et l'observais faire pendant qu'il tournait lentement les pages.

Même si j'aurais pu assimiler la petite chambre blanche, à la petite chambre noire, et le lit d'hôpital, au lit de mes tortures, et Jack, au monstre, Jack n'était pas pareil. Je l'avais déjà remarqué, même si il me faisait peur. Il ne me faisait pas de mal, il n'avait jamais été méchant avec moi, même si il m'avait terrorisée avec son arme, mais après en tout cas il avait toujours été gentil et doux.

Il s'était arrêté sur un dessin, je me demandai lequel, puis tournant encore les pages il s'arrêta sur un autre en fronçant les sourcils qu'il me montra. Immédiatement j'eu peur qu'il se mette en colère contre moi, effrayée je me cachai sous les couvertures en tremblant. C'était un portrait de lui, qui montrait comment je pouvais le percevoir. Il était effrayant, et avait l'air méchant sur le dessin. Je ressortis timidement la tête des draps en entendant sa voix restée douce et tendre.

Il me montra ensuite le portrait de Kate, celui qu'il trouvait jolie, dessus elle était souriante, et belle, elle avait l'air très gentille. Pas comme son portrait… Il reposa le carnet sur la table, j'observai tout ses mouvements, inquiète et craintive, tandis qu'il ramenait le gros fauteuil près du lit et alla s'asseoir dessus.

J'avais toujours peur qu'il se mette en colère, quand les gens étaient en colère, ils me faisaient du mal. Je n'osais pas bouger, immobile dans le lit, en le regardant intimidée. Mais il me rassura très vite de ses quelques mots réconfortants. J'hochai la tête de nouveau, oui je comprenais, Kate aussi avait passé du temps a essayer de me rassurer sur Jack, j'avais toujours un peu de mal, mais c'est vrai que je l'aimai bien.

Je regardai le carnet de nouveau, puis lentement et prudemment je me redressai, sans quitter l'homme des yeux, j'avais peur encore qu'il soit en colère, mais je voulais pas qu'il se fâche. Je voulais qu'il reste un gentil. Je pris le carnet entre mes mains, et tournai les pages jusqu'à en trouver une toute vide. Je me mis à dessiner, le dessin me prit quelques minutes, mais ne fut pas très long, je connaissais ses traits, je les avais déjà dessiner plusieurs fois, et plus je dessiner quelque chose plus je le reproduisais mieux et vite.

J'avais fait un nouveau portrait de Jack, un peu plus fidèle à la réalité, que le précédent qu'il avait trouvé et qui datait un peu à vrai dire. Depuis, il avait un peu changé à mes yeux. Là il souriait, et son sourire rendait son visage plus lumineux, moins sombre, ses yeux n'étaient plus noirs comme la nuit, mais brillaient légèrement.

Je lui tendis la feuille pour lui donner le dessin. J'espérai qu'il me pardonnerait, qu'il ne se mettrait pas en colère, et qu'il ne me ferait pas de mal. J'avais trouver ce que je voulais lui donner, pour le remercier d'être si gentil.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mar 6 Nov 2012 - 15:42

Ça faisait bizarre de parler et de n'avoir pas cet échange de mots ,ais au moins elle comprenait. Je n'était pas en colère de me voir ainsi sur le papier. En effet elle m'avait dessinée tel que j'étais apparu à ses yeux et à voir dans les yeux des enfants j'étais horrible! Je sentais qu'elle avait peur que je me fâche ou que je lui fasse du mal et même si ceci me décevait je comprenais qu'elle devra s'habituer à moi et à ma présence. Surtout je devais rester calme sinon si elle me voyait comme Kate m'avait vu.... elle ne m'approcherait jamais!

J'allais me perdre dans les dédales de mes pensées quand il y eut du mouvement. Lili reprenait son carnet tranquillement pour tourner les pages. Là je me dis qu'elle n'avait peut-être pas appréciée le fait que je regarde tout ses dessins. Aussitôt je me senti coupable et n'arrêtait pas de me culpabiliser mais après quelques minutes elle me tendit une feuille m'attendant au pire même à "Tu es un salopard" gribouillé sur la feuille. Je tendit la main et regardait et j'eus le souffle coupé.

Elle avait fait mes traits et assez fidèlement en plus! Je souriais et si je comparait avec l'autre j'avais l'air plus humain et moi épeurant. Dire que j'étais insensible était faux! J'étais vraiment ému, tellement que les mots me manquait. Pendant de longues minutes je regardais les coups de crayons avant de remonter mon regard d'ébène vers elle. J'avais les yeux humides car je dois dire que c'était la plus belle chose qu'elle aurait pu me donner.

- Merci petite, c'est.... magnifique. Ça me touche tu n'as pas idée...Je...

Les mots me manquaient. Je me passai une main sur les lèvres ému comme pas possible. Comment ce petit bout de femme, enfin fillette, réussissait à me toucher à ce point sans un mot, une parole. Juste par de petits gestes tout simple. Je me rappelai que j'avais garder quelques trucs de dessin à Julia. Oui bien elle c'était achetée quelques trucs pour suivre des cours mais elle n'en a jamais suivi.

- Ma fian... Excusez-moi je veux dire que j'avais une fiancée qui avait acheter quelques trucs pour apprendre à dessiner et... bien comme elle est morte bien... Je vais te les donner parce que moi...

Le souvenir de voir Julia penché sur la table à essayer de dessiner quelque chose me crevait le coeur. Elle avait trimer dur et avait fini par ranger le tout dans le placard, que je n'avais jamais ouvert seulement quand je parti de Los Angeles. Ses choses étaient encore dans un carton alors je lui apporterai le lendemain. Il seront plus utile à Lili qu'à moi alors autant lui en faire profiter. Je repris contenance la feuille toujours entre les mains et je lui souris gentiment.

- Merci petite ça me fait vraiment plaisir. Je...

Je laissai la phrase en suspend ne sachant quoi dire d'autre. Parfois les mots sont bien inutiles et ne servent qu'à remplir les longs silence. Je me rassied sur le fauteuil en proie à différente émotions en moi. Kate était inquiète pour moi et depuis qu'elle avait remué ça mes rêves, ma peine et ma culpabilité était revenu alors ce petit bout de papier ajouta un baume qui vint calmer tout ses souvenirs enfouis.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mar 6 Nov 2012 - 17:32

Le visage de Jack avait changé, quand je lui avais donné le dessin, et je dois dire que j'avais du mal à comprendre son expression, parce que j'avais jamais vu un homme faisant une tête comme ça. Il n'était plus du tout effrayant d'un coup, il était même très humain, et en même temps il y avait quelque chose de triste, enfouis, dans son regard. Je penchai la tête légèrement en le regardant, essayant de comprendre.

J'étais contente de voir que ça lui faisait plaisir, malgré ma peur, je l'aimai bien, et je m'en voulais un peu aussi, parce que si il était vraiment gentil et me voulait pas de mal, comme il avait de plus en plus l'air d'être, mes réactions ne devaient pas être très gentilles pour lui. J'avais déjà un peu réfléchis, à ce que je pourrais faire, et ça m'avait paru bien. Je n'avais pas osé, parce que j'avais trop peur, il m'avait fallu du temps avant de pouvoir accepter de lui donner ce qui représentait finalement une part de ma confiance, et aussi mon affection.

Je le sentis encore plus triste quand il parla de sa fiancée, il devait y être très attaché, vu comment sa perte semblait l'affecter. Sa tristesse me rendis triste moi aussi, et mes yeux devinrent légèrement rouges et mouillés. J'aurai aimé savoir quoi faire pour qu'il ne soit pas triste. Mon expression attristée et inquiète parlait pour moi.

C'était un avantage, que mes expressions puissent combler le manque qu'avait laissé l'absence de la parole. C'est vrai que c'était tellement facile de lire ce que disait mon visage, mes attitudes, mon comportement, mes gestes, il suffisait qu'on me connaisse un peu, et qu'on ait un peu l'habitude, pour réussir à me comprendre sans que j'ai à parler. Kate et Jack semblait s'habituer, et comprendre de mieux en mieux comment je m'exprimais.

Dans un sens, avant, je n'avais pas besoin de me faire comprendre, parce que personne ne s'intéressait à moi, on ne voulait pas me faire parler, on voulait que je continu de me taire. C'était nouveau aussi pour moi quelque part, qu'on essaye de me parler, et de me comprendre. Je n'y étais pas habituée, je ne savais pas toujours comment faire, j'avais été tentée de m'aider par la parole, mais c'était trop dur, je n'y étais pas parvenue.

L'écriture, qui leur avait servi à connaitre mon nom, était le seul autre biais verbal pour me faire m'exprimer, mais je m'en servais très peu, juste quand je savais pas comment me faire comprendre, parce que les autres en face n'étaient pas toujours capable d'interpréter mes expressions, quand ils ne me connaissaient pas bien.

Jack lui en était capable je crois, du moins j'avais l'impression qu'il me comprenait. Qu'il pouvait lire en ce moment sur mon visage que j'étais désolée qu'il soit aussi triste, et que j'étais triste aussi pour lui. Je ne le connaissais pas bien, ni elle, mais j'étais quand même sûre qu'elle l'aimait, et peut-être qu'il devrait se souvenir de ça, juste de son amour, pour être un peu moins triste, en pensant à elle.

Mon expression changea légèrement, et reconnaissante, je le remerciai d'un signe de tête. C'était gentil de me donner ces affaires pour dessiner, c'était la seule occupation que j'avais, ça faisait très longtemps que j'avais pas pu dessiner, bien avant le centre, là-bas ils nous l'interdisaient. J'étais contente d'y avoir le droit ici, ça me faisait un peu de bien de dessiner, et souvent même ça m'aidait à pas trop penser. J'avais peur qu'on me gronde à cause de mes dessins, parce que c'est vrai qu'ils étaient tous très noirs et sombres, mais au contraire, la psychologue et le médecin y avaient été assez attentifs, et ils avaient semblé plutôt contents même de pouvoir les voir, comme si ça les aidait à me connaitre.

Je me souvenais très peu de mon enfance, mais il me semblait me rappeler de quelque chose, un souvenir vague, diffus, trop flou pour que j'arrive à le figer dans ma tête. A chaque fois que j'essayai de m'en souvenir, ç disparaissait d'un coup, c'était tout noir. Mais je crois qu'il y avait quelqu'un, quelqu'un que j'aimais pas, qui me faisait peur, mais je n'arrivais plus à me souvenir.

Je secouai légèrement la tête, essayer de percer les ombres de ma mémoire me donnait mal. Je préférai chasser mes questions de mon esprit, et si j'avais pu tout oublier de moi, ça aurait été peut-être beaucoup mieux. Il y avait tellement de bruits dans mes pensées, entre le passé incertain qui s'effaçait, et les souvenirs d'horreurs que j'essayais à tout prix d'oublier, en vain.

Je repris mon carnet entre les mains, le dessin m'aider à faire abstraction, à penser à autre chose, mais finalement, quand on regardait mes dessins, ils retranscrivaient tous la terreur et la douleur qui était la mienne. Je tournai les pages, à la recherche de quelque chose qui ne soit pas sombre, où qui ne me fasse pas peur. Puis, soudainement, je m'arrêtai sur un dessin en particulier, à l'opposé de ce que je recherchais. Mes doigts tremblèrent, tandis que je fixais l'image devant moi, mon souffle c'était accéléré et l'angoisse commençait m'envahir.

C'était le portait, transformé par mes émotions et ma perception, du monstre. On y voyait pas son visage, c'était comme un brouillard tout noir, une fumée étouffante, empoisonnée, et au milieu, les deux yeux verts brillants, même sur le dessin, son regard été toujours aussi terrifiant, j'avais parfaitement su redessiner ce que me faisait ressentir ce regard.

Je refermai le carnet d'un coup, effrayée. Puis je regardais Jack, assis juste à coté dans son fauteuil. J'espère qu'il allait rester avec moi, qu'il allait pas me laisser, j'avais trop peur je voulais pas être toute seule. J'avais besoin qui reste avec moi. Je repris la petite peluche contre moi, pour essayer de me rassurer.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mar 6 Nov 2012 - 22:09

Je continuais de regarder le dessin très touché de se simple geste en apparence banal mais qui pour moi, comme pour elle, était un pas énorme dans notre relation. Elle nous avait appris que son nom était Lili mais je l'appelais toujours petite comme si c'était son petit surnom à elle et puis j'aimais bien l'appeler ainsi. Cependant on en savait pas beaucoup ni Kate ni moi. On faisait des suppositions. Bien sûr la psychologue nous avait dit qu'elle avait eue plusieurs traumatismes et que se serait long de démêler tout ça mais qu'en bout de ligne on y parviendrais.

Je posai le dessin sur le bureau non loin quand je la vis figer sur une image et ses yeux devinrent craintif. Qu'est-ce qu'elle avait tout à coup? Mon inquiétude monta d'un cran en la voyant se recroqueviller sur sa peluche, aussitôt j'étais debout inquiet et tendu. Je pris le carnet et je l'examinai longuement. À voir son regard c'était quelque chose là-dedans qui lui avait fait peur. Je l'ouvris et lentement tournai les pages en la surveillant. Je la fis presque sauter en bas du lit en voyant l'expression de peur pure dans ses yeux.

- Ok ok calme-toi Lili. C'est cet homme qui t'a fait du mal?


J'enlevai le dessin devant elle et examinait les traits de crayons. Mis à part la forme du visage et la couleur des yeux on ne pouvait pas dire qui c'était car le visage était disons assez abstrait, comme si elle avait voulu le cacher derrière un énorme nuage. Cependant le vert des yeux et leur expression je comprenais pourquoi elle avait été terrifiée. C'était la méchanceté pure et un instant j'eus envie d'arracher la page pour éviter cette peur qui la tenaillait toujours. Je serrai les mâchoires et forçai mon corps à se détendre pour ne pas effrayé la pauvre jeune fille d'avantage. Je fermai les yeux et pris de grandes inspirations avant de les ouvrir et de sourire gentiment à la jeune demoiselle.

- Je vois petite. Je ne pars pas je reste ici avec toi t'inquiètes pas.


La pauvre j'avais vraiment envie de la prendre dans mes bras, de la serre doucement contre moi et de la rassurer en lui chuchotant des "Ça va je suis là" à l'oreille. Mais je ne le fis pas, je la regardai longuement et posai une fesse sur le pied de son lit. Je refermai le carnet comme si ce simple geste pouvait effacer des années d'horreur à Lili.

- Tu as sûrement encore des cauchemars non? C'est difficile je sais parce que quand ma fiancé est morte... elle a été tuée dans un accident de voiture. Bien j'ai rêver de ça longtemps et à toutes les nuits.

C'était difficile d'expliquer à quelqu'un qui n'avait pas vécu de drame horrible et ainsi de lui faire comprendre. Tandis que Lili elle pouvait facilement comprendre et ainsi je pourrais peut-être l'aider de manière différente.

- Parfois ça m'arrive encore tu sais. Ce que je veux te dire petite c'est que... se sera long et difficile mais après un moment on arrive à ne plus faire de cauchemars et dormir tranquille.


Je remis le carnet sur la table et croisai mes doigts et les fixai un moment sans rien dire. De nombreuse nuits je m'étais réveillé en hurlant le nom de ma douce pour m'apercevoir que ma mère ou même Kate était au pied de mon lit car depuis un moment je pleurais et criais je sentais comme si on me poignardais en plein coeur. Je finissais par me rouler en boule sur un morceau de vêtement de Julia et le sentir jusqu'à ce que mes larmes roule en silence.

- C'est pour ça que tu m'as vu comme ça. Disons l'air sévère mais je suis bien content de voir que je suis mieux à tes yeux. Ce que je veux te dire petite c'est... je serais toujours là pour toi d'accord?
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mar 6 Nov 2012 - 23:42

Jack s'était relevé assez vivement, mais je n'y prêtai pas tant attention, ce n'était pas lui qui m'effrayait, et cette fois, j'avais réellement raison de craindre l'objet de ma peur. Pendant que je me recroquevillai en serrant fort la peluche dans mes bras, il se replongea dans le carnet, observant tous ses dessins, pour trouver celui qui m'avait ainsi terrifiée. Quand il me montra celui des yeux du monstre je faillis mourir de peur, je reculai dans le lit, comme si je craignais de le voir sortir du dessin pour reprendre corps devant moi. Cachée sous les couvertures en boule, je ressortis un peu ma tête pour répondre à sa question dans un hochement tremblant.

Oui c'était lui. Le pire de tout mes cauchemars. Deux ans, c'est long. Surtout enfermée dans un sous-sol humide, retenue prisonnière par un sadique aussi cruel que méchant, qui avait fait de moi l'objet de tous ses désirs, de ses fantasmes, de sa perversité, de son excitation, de sa violence. Comment on pouvait revivre après ça ? Je me mis à pleurer tout doucement, en silence.

Jack avait fermé les yeux, un long moment, après avoir caché le dessin de mon regard, m'enlevant le supplice de cette image. Quand il rouvrit les siens, il me souriait avec douceur et gentillesse. Etrangement, sa présence et ses paroles me rassuraient. Pourtant, je ne lui faisais pas confiance, et il me faisait peur. Mais j'avais commencé à m'attacher à lui, et même si c'était un peu paradoxal et invraisemblable avec mes sentiments actuels, je me sentais protégée et en sécurité quand il était là.

C'est vrai que c'était contradictoire, d'un coté, je me sentais toute seule, abandonnée, triste, et je souffrais, et je ne voulais qu'une chose, c'est que je puisse avoir confiance en quelqu'un qui soit là, me protège et me rassure. D'un autre coté, j'étais incapable de faire confiance, surtout pas à un homme, pas après ce qu'on m'avait fait, j'étais tellement effrayée par le monde extérieur que je le fuyais et m'en coupait totalement, me renfermant dans mon mutisme, tout en souhaitant au plus profond de moi de pouvoir devenir invisible, pour ne plus qu'on puisse me voir, et me faire du mal.

C'était trop compliqué à démêler pour moi, j'étais fatiguée, et sans défense face aux autres. J'aurais aimé ne pas naitre, si c'était pour devoir vivre tout ça. Jack s'approcha pour s'asseoir sur le rebord du lit, pas trop près, ni trop loin. Il me regardait, intimidée et un peu apeurée je m'étais serrée dans un coin du lit. Il me surprit quand il me parla des cauchemars, à vrai dire, ce n'était pas un secret, je me réveillais en criant et en larmes plusieurs fois par nuit et les infirmières avaient pu les tenir informé de ça. Mais, je ne sais pas, ça m'inquiétait. C'était comme si on pouvait savoir de moi-même ce que je ne disais pas. Bon comme je disais pas grand-chose c'était pas difficile.

Si ils pouvaient savoir ça, que pouvaient-ils savoir de plus, sans que je ne le formule ? Mon état physique et psychologique était assez évocateur, mes dessins aussi, mon comportement… Mais est-ce que ça voulait dire qu'indirectement je dévoilai les secrets dont je n'avais pas le droit de parler ? J'étais affolée soudain, en comprenant que quoique je fasse, ils finiraient par certainement tout découvrir, et quelque part, ça sera de ma faute, donc j'aurais fait ce qui m'était interdit, et défié l'autorité du monstre.

C'est pas que je voulais lui obéir, mais il m'avait montré qu'il était plus fort que moi, et que je pouvais rien contre lui, il m'avait soumisse à lui, et même hors du champ de son contrôle, je ne me sentais plus très bien maitre ni de moi-même ni de ma vie. J'étais quelque part encore prisonnière de ce qu'il avait fait de moi. Et ses menaces, comme une épée de Damoclès au-dessus de ma tête, résonnaient encore et encore.

Je finis par hocher la tête, un peu fébrile. Je comprenais, mais je n'étais pas sûre que j'y arriverai, que je serais assez forte pour surmonter tout ça, le supporter jusqu'à que la douleur s'amenuise enfin. Elle était étouffante, violente, terrifiante, elle était là constamment, persistante, jusqu'à la folie. Je ne me souvenais pas d'une nuit où j'avais pu dormir tranquille. J'aurais tellement voulu, mais même avec des tas de cachets sensés m'assommer et me faire passer une nuit toute noire, ils arrivaient toujours à franchir le mur dressé entre mon inconscient et ma conscience, à pénétrer dans l'havre du sommeil, envahir les rêves, de leur poison.

J'étais touchée par sa bienveillance, sa gentillesse, et sa présence auprès de moi. Je le regardai, d'un regard perdu, mêlé de tant d'émotions et de sensations différentes et parfois même qui s'opposaient ou se contredisaient. J'avais l'impression de ne plus avoir aucun repère, rien à quoi me raccrocher, rien qui puisse m'aider, me soutenir. Tout me semblait inquiétant, effrayant, dangereux.

J'hésitai longuement, partagée entre un si grand nombre d'émotions, prudemment et apeurée je me rapprochai de lui, puis attrapai l'une de ses mains entre les deux miennes, pour la serrer contre moi comme un doudou en me roulant en boule. C'était étrange comme son contact me faisait peur et me rassurait en même temps. Finalement, ça ne revenait qu'à lui de décider de ne pas me faire de mal ou non. Moi, je n'avais pas vraiment le choix, j'avais très très peur, et besoin qu'on me protège.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mer 7 Nov 2012 - 6:04

Elle se poussa presque en bas du lit quand je vins m'asseoir mais je ne lui en voulais pas c'est peut-être se genre de geste que ce salopard avait fait et probablement des milliers de fois. Je m'interrogeais où étais ses parents, ils ne l'ont jamais cherché? Ils ne se sont jamais inquiétés de leur fille? Mon cerveau était assaillis de questions toutes plus inquiétante les unes que les autres et surtout qui resteraient sans réponses... du moins pour le moment. J,étais entrain de tenter de calmer mon cerveau de flic quand je sentis deux petites mains agripper la mienne.

Je me retournai surpris plus qu'autre chose et la laissai se rouler en boule contre moi et surtout ma main. Depuis un moment je me demandais ce qui se passait avec moi... Je devais avoir l'air d'un doudou parce que Delphine m'avait prié de dormir avec elle la première nuit et là Lili me prenait la main comme pour me transmettre toute la peur qu'elle avait.

- Ça va petite, je suis là je ne pars pas promis.

De toute façon peut importait les mots que j'utiliserais elle ne voulait que de quelqu'un pour la protéger, la rassurer mais je n'osais pas poser ma main sur sa chevelure de peur qu'elle ai peur de ce que je pourrais faire. Oui bien les sadiques utilisaient souvent ce manège pour arriver à leur fins. Cependant j'osai, à peine un effleurement juste pour qu'elle sente que je n'étais pas insensible à se demande silencieuse. je serrais doucement la main autour de la sienne.

- Je te jure que personne ne viendra tant que je serais là. Calme-toi petite, allez ça va aller.

J'avais mal au coeur de la voir comme ça. Je n'avais pas d'enfants mais je tentais du mieux que je pouvais de la rassurer. Je me mis à penser à ma mère qui avait calmer tant de peine, de peurs, de gros bobos. Je sus que si elle était ici avec moi elle aurait été capable en quelques heures seulement de la rassurer et de la calmer. Présentement elle me manquait horriblement car aussi bon que j'étais dans mon métier, aussi fragile j'étais en présence de femmes ou d'enfants meurtri et là présentement elle était la plus difficile pour moi.

Je ne dis plus rien gardant ma main entre les siennes et faisant des "chut" doux et rassurant jusqu’à ce que je la sentes, du moins un peu, plus calme. Nous étions pris chacun avec nos petits monstres intérieur nous bouffant de différente façon. Mais Lili était encore jeune alors on pouvait bien la reconstruire, du moins on pouvait l'aider à le faire.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mer 7 Nov 2012 - 23:38

Recroquevillée contre lui, et serrant sa main dans les deux miennes, mes larmes continuaient de brûler mes joues. Je frissonnai en sentant sa main effleurer mes cheveux délicatement mais ne bougeais pas, tout autant effrayée, que rassurée par sa présence. Il était là, tout proche, à la fois menaçant dans mes yeux de petite fille blessée, et réconfortant pourtant, par sa gentillesse, et sa tendresse, qu'il avait envers moi, sans jamais me faire de mal.

J'avais ce poids dans la poitrine, lourd comme du plomb, bouillant comme du fer chauffé à blanc, un incendie de lave dans mes poumons qui irradiaient, se consumaient, étouffaient dans la braise et le souffre. L'air qui s'engouffrait dans ma bouche, et en ressortant à intervalles irréguliers, n'avait plus que la consistance de la cendre, et laissait ses brûlures noires et amers jusqu'à l'intérieur de mon corps.

Mon ombre, n'était pas que l'image sans couleur et déformée de mon corps, c'était le reflet de mon âme, où se déversaient toutes ses souffrances, c'était mon éternel compagnon, la présence invisible, qui ne vous quittez jamais, que vous ne pouvez fuir, qui est là, partout autour de vous. Et la nuit, cette ombre, elle grandissait, elle grandissait, jusqu'à tout recouvrir de son voile d'obscurité. Elle dévorait le monde, et déversait partout son poison. Cette ombre, c'était mon angoisse, ma terreur, ma douleur, ma tristesse, ma solitude. L'image négative de mon être. Mon double maléfique. Un clone, un jumeaux, qui agissait comme moi, ou plutôt, c'est moi qui agissait comme lui, moi, mon corps, mon être, ma personne, j'étais devenue l'irréalité, une créature informe, sans conscience, mon ombre était devenue la tête pensante du tout que nous formions. Invisible, immatérielle, impuissante. Elle régissait toute les nuances de l'existence, et chaque nuit, irrésistiblement, elle grandissait, elle grandissait.

Elle était là, maintenant, comme toujours, elle avait profité de la faille, s'insinuer en moi, serpent venimeux, messager cloporte d'une peste mentale qui n'en finissait pas de détruire mon esprit. Après les tortures du corps. Mon souffle était trop agité, trop rapide, trop vide de l'oxygène que mes poumons comprimés désiraient tant. C'était étrange de voir comment un procédé du corps mécanique et organique, qui fonctionnait naturellement, sans même avoir le besoin de penser à l'activer, pouvait soudainement être mis en échec, que le cercle interminable pouvait dérailler.

L'angoisse et la peur augmentait le rythme cardiaque, la sensation douloureuse dans le ventre et le bas ventre, le tambourinement violent du cœur, l'enserrement de la poitrine, la sensation d'étouffement, la sur ventilation de la respiration, l'irrégularité du souffle, le rendement diminué de l'inspiration, la difficulté de l'expiration, le dioxyde de carbone s'accumulant aveuglait nos sens, en atteignant le cerveau, et ses systèmes cognitifs, le corps se couvrait de tremblements, tout en s'engourdissant, tandis que l'on perdait peu à peu nos forces, et les sensations physiques de nos membres. Tous ces éléments avait pour conséquence l'augmentation de l'angoisse.

Plus je perdais mes sensations, plus j'essayais de serrer fort la main de Jack, et moins il sentait mes petites mains sur la sienne, si bien qu'à force, c'était devenu lui, qui tenait ma main. Ma tête me faisait mal, comme serrée dans un étau, je voyais ces images, comme des coups de tonnerres, transperçant mon crâne, me foudroyant, de la tête au pied. Mais Jack était là, il me faisait pas de mal, il me tenait la main, il me réconfortait, j'essayai de me concentrer sur lui, sur sa voix douce et rassurante, sur ses paroles bienveillantes.

Je mis du temps à m'apaiser, un long moment, où j'étais redevenue prisonnière l'espace de ces longues minutes, de l'homme aux yeux démoniaques. J'avais failli me perdre encore, m'égarer dans ces souvenirs dont la violence les transformaient en des sortes d'hallucinations hantées, mais je tenais, je tenais à la main de Jack, accrochée à ses mots, et protégée par lui. L'agitation de ma respiration finit par reprendre son calme, mes larmes s'amenuisèrent, ne laissant que quelques vagues de sanglots qui venaient se briser sur le silence, en cette nuit déchainée. J'étais tellement fatiguée, épuisée, effrayée. Je ne désirais qu'une chose, la paix. Elle m'était interdite.

Ma main de nouveau parvint à serrer celle de Jack, si il n'avait pas cru que j'aurais pu me recroqueviller encore plus que cela il se trompait, quand les enfants étaient terrifiés, ils savaient se faire si petits, qu'ils pourraient se cacher dans une rayure du plancher. Mes genoux étaient collé à ma poitrine, mes cuisses serrées l'une à l'autre, ma tête était ramenée entre mes genoux, mon visage caché par ma chevelure brune, mes bras étaient croisés autour de moi, comme pour essayer de me protéger. Et je tenais la main de Jack, au milieu de ce corps chaotique.

J'avais refermé les yeux, mon esprit été bercé par sa voix, l'angoisse, était si violente à chaque fois, qu'elle me vidait de toutes mes forces. Je n'avais plus l'énergie de me battre. Je savais ce qui allait arriver, si je fermai les yeux, si je me laissai aller. Je savais ce qui allait se passer. J'avais l'impression que mon corps pesait des tonnes, pourtant ce n'était pas avec mes quelques 39 kilos… j'en avais repris 6 depuis que j'étais arrivée ici pesant seulement quelques maigres 33 kilos… Une plume. Trop petite, trop légère, trop fragile.

Trop petite… Trop légère… Trop fragile… Je serrais fort la main de Jack. En plongeant dans les ténèbres. Mais l'enfer n'était jamais paisible. Le sommeil ne durerai pas, juste le temps que le monstre me rende visite. Je voulais lui dire, reste avec moi, mais aucun son ne pu franchir mes lèvres, il était trop tard. Faite qu'il reste…
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Jeu 8 Nov 2012 - 7:43

(HRP: Ok je dois te le dire..... J'en suis venue les larmes au yeux ^^)

Je la sentais paniquée et effrayée la pauvre je restai ses petites mains dans la mienne. Je ne disait rien juste ma présence devrait suffire. Cependant plus ça allait plus elle me serrai la main presque à me couper la circulation. Je lui fis des "Chut je suis là ça va" pour tenter de calmer le tourbillon de peur, de panique et d'angoisse qui accaparait son petit corps frêle. Elle était prise avec ses démons et je savais que je ne pouvais rien faire sauf être là ma main dans la sienne. Je savais ce que c'était combattre ses démons une fois la nuit tombée.

Moi-même j'avais passé par là craignant la nuit car je revoyais ou du moins mon imagination, reconstruisait l'accident, ma Julia recouverte de sang et qui probablement avait pensé à moi dans ses derniers instants. Le voile de la nuit faisait ressortir toute nos peurs et nos craintes les rendant plus visible et effrayantes et surtout tellement plus réel. Ses peurs et craintes nous font craindre le sommeil ayant trop peur d'affronter notre passé.

Il en était de même pour la jeune fille à mes côtés qui se recroquevillai comme un fœtus dans le ventre de sa mère. Je sentais qu'elle souhaitait fuir ses fantômes du passé, se fondre dans le matelas, disparaître et ne plus exister. Elle tentait de se faire plus petite qu'elle ne l'était. Elle se clamait tranquillement mais je savais que c'était de courte durée car déjà elle ne pleurais plus son petit corps secoué de sanglots silencieux. C'était effrayant de voir que cette pauvre petite avait eu tellement de mal que pour elle sa seule survie était de se faire petite, de se faire oublier jusqu’à s'oublier elle-même.

Je la vis s'endormir mes ses mains serraient toujours la mienne. Je n'osai bouger de peur qu'elle croit que je m'en allais. Je restai donc sagement assis sur le pied du lit partagé entre le désir de la prendre doucement et la bercer pour la rassurer ou même m’étendre à ses côtés juste pour qu'elle sente une présence réconfortante. Sa respiration s'accélérait lentement mais rien d'alarmant donc je pouvais la laisser aller et tenter de dormir. Elle luttait toute la journée elle devait tellement être épuisée! Je la sentis s'agiter dans son sommeil lourd de démons et de fantômes que je retentais une nouvelle fois de la calmer mais ceci sembla redoubler en intensité aussitôt je m'inquiétai mais elle dormais prise dans les méandres de son passé qui lui faisait revivre des émotions enfouies trop longtemps.

- Lili écoute-moi...

Je fus interrompu pas un infirmier qui me regarda d'un oeil suspicieux. Tiens je l'avais jamais vu celui-là! Il s'avança vers moi les yeux qui me lançaient des éclairs et se planta devant moi dans sa toute autorité médicale. C'est drôle mais en ce moment j'eus envie de lui dire qu'il avait l'air d'un con à me dévisager comme si j'étais un gamin.

I:- Les visite sont terminé monsieur


- Oui je sais mais je veille sur elle toute la nuit et ce depuis qu'elle est ici.

L'infirmier baissa le regard et la vit agité, le souffle court comme si elle était en pleine noyade. Ce gros con avait interrompu mon intervention et me tassa si rapidement que ma main fut arraché de celle de Lili. Encore sonné de son intervention je m'approchai de l'autre côté pour tenter de prendre son autre menotte.

I:- Vous ne la touchez pas! Elle est crise et on doit la calmer

- Vous foutez quoi là? J'avais la situation en main!


I:- Tassez-vous monsieur sinon j'appelle la sécurité.

- La quoi? Non mais c'est pas vrai! Vous êtes vraiment stupide!


Il m'ignorait complètement et peu importe ce que je faisais il me repoussai m'éloignai de la petite chose fragile dans ce grand lit blanc. J'étais à deux doigts de lui foutre mon poing à la figure! Tout le personnel savait que moi ou Kate restions toute la nuit pour veiller sur elle et ça n'avait jamais dérangé personne! Merde mais il envoyait vraiment des cons à cet étage! Je voyais Lili dans osn lit se débattre et tenter de retrouver ce qui l'avait rassurer une seconde avant. L'infirmier eut du mal et dans mon for intérieur je me dis que si la petite pouvait le griffer et lui foutre une de ses claques au moins j'aurais le champ libre!
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Jeu 8 Nov 2012 - 20:09

Je courrai aussi vite que mes petites jambes titubantes le pouvaient, traversant les ombres nauséeuses et électriques qui se répandaient dans le couloir sombre en une armée de spectres glacials. Il faisait si noir que je ne distinguai rien devant moi, le temps s'écoulait au compte goutte, ma respiration courrait dans ma poitrine, encore plus vite, et plus fort, que mon propre corps dans le corridor sans fin. Les ténèbres prenaient tout, ils dévoraient, ils consumaient, ils détruisaient le monde, pour n'en laisser qu'une longue et éternelle nuit.

Les pas résonnaient dans le boyau métallique, tout près de moi, et je pouvais même sentir, le souffle chaud, me bruler la peau. Je voulais accélérer, mais mon corps m'échappait, et je ne parvenais plus à courir, les pas se rapprochaient, et une ombre effleura mes cheveux, je poussais un cri en me retournant, et devint complètement muette devant les deux grands yeux verts, du monstre, tout proche. Je voulais reculer, mais mes jambes restèrent figée. Il approcha, un ricanement perça le silence de l'obscurité. Je voulais tourner mon visage, me dérober à sa main qui venait caresser ma peau, mais ma tête ne bougeait plus. Je voulais me protéger avec mes bras, mais mes membres, ne fonctionnaient plus.

Mon corps ne m'appartenait plus, il était vide et mort. Il posa ses mains sur mes épaules, et me poussa, je tombai en arrière et m'écroulai sur le sol de glace et de feu, j'étais pétrifiée, mes yeux grands ouverts, je ne pouvais que voir, j'étais comme enchainée, prisonnière de mon corps incapable de se mouvoir. Je sentis son pied entrer dans mes cotes, la douleur me transpercer, je voulu fermer les yeux, mais je ne pouvais même pas, forcée de voir, de le regarder, son pied écrasa ma poitrine, me comprimant, étouffant mes poumons, broyant mon cœur, jusqu'à que je ne puisse plus respirer.

Lentement, il s'accroupit à coté de moi, il souriait, il passa sa main sur ma peau, m'arrachant des tremblements, je le regardai avec terreur. En l'espace d'un instant il était sur moi, lacérant entre ses griffes ma longue robe blanche transparente, avant de lacérer ma peau, jusqu'au sang, il me griffait, encore et encore, il enlevait toute ma peau, pour faire apparaitre ma chair à vif. Je voulais hurler, mes ses lèvres écrasées sur les miennes me condamnaient au silence. Des larmes rouges coulaient sur mon visage, une douleur me transperça au ventre, violemment, comme si il arrachait mes entrailles. Ses mains empoignaient mes hanches, avec vigueur, et le poids de son corps me clouait au sol.



J'hurlai. Mon cœur battait horriblement fort, me faisant mal, il n'y avait plus d'air dans ma poitrine, j'essayai de respirer, en vain, il n'y avait que de la cendre dans mes poumons. L'homme m'empêcha de bouger en attrapant mes deux poignets, je criai de nouveau, terrifiée, et me débattis, tandis qu'il faisait peser tout son poids sur moi pour m'immobiliser. Je pleurai, mes sanglots s'heurtaient dans ma gorge, et mon visage était inondé de larmes. Je voulu le repousser, mais il était trop fort. Tout était brouillé autour de moi, j'avais très peur, il faisait si sombre… J'essayai de m'échapper, mais il était trop fort, et puis, sans oxygène, j'étais très faible, et incapable de lutter. J'étais à sa merci, je ne pouvais rien faire, j'étais toute seule, avec un monstre.

Il tenait mes mains, empêchait mon corps de bouger, j'étais paniquée, et terrifiée, je me tordais dans tout les sens, et lui il m'intimait de ne plus bouger, j'avais du mal à entendre sa voix, je n'arrêtai pas de crier, et tout était très flou autour de moi. En me débattant, je finis par réussir à le mordre au bras, il poussa un cri avant de m'insulter, il était furieux, je parvins à libérer une de mes mains, puis l'autre, immédiatement je bondis hors du lit, tandis que dans une réaction presque animale après ma riposte il avait tenté de me frapper.

Mes jambes étaient comme en coton, elles chancelaient, je ne tenais pas debout, tout tournait, il faisait si sombre, tout bourdonnait, un bruit assourdissant à mes oreilles. Mais si il m'attrapait, il allait me faire du mal, il avait voulu me faire du mal, j'arrivai pas à réfléchir, mais je devais faire vite, mais je pouvais pas courir, j'avais très mal d'un coup, dans mon ventre et mon bas ventre. Et une grosse boule d'angoisse irradiait tout mon corps de douleur.

Il y avait un bureau dans l'angle de la pièce, inconsciemment je courrai vers le meuble, pour me glisser en-dessous, pour me cacher, je tremblai de peur, je n'arrêtai pas de pleurer, et ma respiration était bloquée dans ma poitrine. Je voulais pas qu'il me touche, je voulais pas qu'il me fasse du mal. J'étais recroquevillée dans l'angle, mes genoux serrés contre moi, ma tête cachée entre mes genoux, mes bras passé autour de moi pour me protéger.

Il allait me tuer, j'avais oser résister, je m'étais pas soumise, alors qu'il était le plus fort, mais j'avais eu si peur, et on m'avait déjà fait si mal, je n'en pouvais plus, je préférai encore qu'il me tue, pour pu rien ressentir, pour pu qu'on me fasse souffrir. Mais il était très très en colère maintenant, il allait me punir. Terrifiée je voulais que Jack soit là, qu'il me protège de cet homme horrible.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 9 Nov 2012 - 3:26

Je la voyais se débattre comme un petit diable. Je lui intimais de la lâcher que je savais quoi faire mais il hurlait à son tour qu'il devait la calmer. Putin!! J'avais tellement envie de lui mettre mon poing dans la figure! Je ne pouvais rien faire d'autre que de le regarder faire en gueulant dessus. Lili parvint par je ne sais quel miracle à le mordre assez vivement ce qui fit qu'il lâcha une main et elle parvint à se libérer pour aller trouver refuge sous un bureau dans un coin de la pièce. Je la voyais à peine tellement elle était recroquevillée sous le meuble. Je me retournai vers l'infirmier qui grommelait des injures en appuyant sur le bouton d'appel.

- Vous ne la touchez plus compris?

I:- Laissez-nous faire monsieur vous ne savez pas vous y prendre...

- Ha non? Alors pourquoi elle était calme avant que vous arriviez hein? Maintenant tassez-vous avant que je vous flanque la raclée de votre vie.

Je le poussai de mon chemin et me dirigeai vers le bureau et m'allongeai à même le sol. Je fus pris de douleur en la voyant ainsi. J'entendais les gens débouler dans la chambre et certains me sommaient de partir de les laisser faire. Je me relevai un peu les yeux noir et en feu. Je savais que je n'aidais pas mais la pauvre était apeurée et elle me donnait une micro confiance alors j'étais à mieux d'agir moi-même plutôt que cette bande de ploucs!

- Vous allez la fermez oui?! Laissez-moi faire et dégager moi ce connard d'ici.

Infirmière: - Ça va il a le droit d'être ici laisse-le faire.

Je remerciai cet ange venu du ciel! Je me recouchai par terre en la regardant doucement m'étant calmé pour la réconforter. Mince ça n'allait pas être facile de la faire sortir d'ici! Je me pinçai les lèvres et pris une grand inspiration. Elle tremblais et était en si petite boule qu'on l'aurait cru figée ainsi. Je me passai une langue sur mes lèvres pour tenter de la sortir de là.

- Hé petite, ça va je suis là. C'est Jack, je t'ai pas abandonné. Cet homme voulait te calmer. C'est lui qui m'a poussé. Allez regarde-moi Lili, ça va calme-toi.

Avant tout je devais la calmer pour ensuite lui demander doucement de sortir de sous le meuble. D'ailleurs comment elle avait fait pour aller en dessous? BOn bien vu sa taille et son poids se n'était pas trop difficile en fait. J'étirais un bras pour tenter d'aller poser ma main sur une de siennes qui retenait ses genoux contre elle. Je savais qu'elle craignait qu'on lui fasse peur et mal comme tout à l'heure mais c'était à moi de lui en assurer que rien ne serait fait que je serais toujours là quoiqu'il arrive.

- Lili regarde-moi s'il-te-plaît. Plus rien ne va t'arriver je te le promet. Tu sais c'est normal de se défendre comme tu l'a fait. Tu a rêver de cet homme dans ton carnet n'est-ce pas? C'est fini là il n'est pas ici je t'assure...

Mais en même temps apeurée comme elle l'était qu'est-ce qui lui garantissait? Moi? Pour elle je l'avais lâcher et laisser seule avec ce gros connard d'infirmier.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 9 Nov 2012 - 13:53

J'entendais du bruit, partout autour de moi, des gens qui s'énervaient, qui se disputaient, et entraient et sortaient de la chambre. La chambre ? Je reprenais conscience petit à petit d'où je me trouvais. J'avais beaucoup de difficultés à me concentrer, j'étais terrifiée, et j'arrivai plus à respirer, j'inspirai et j'expirai, à une vitesse folle, j'étais paniquée, et je terrai dans mon coin, me serrant dans ma cachette, j'avais envie de disparaitre, je n'avais aucun moyen de me protéger toute seule. L'hôpital ? Pourquoi quelqu'un avait été méchant avec moi à l'hôpital ? Et où était Jack ? Il avait dit qu'il restait… Et d'un coup, ma main était vide.

La petite chambre était pleine de monde à présent, j'avais peur, je voulais pas que l'homme me touche encore, je ne cessai de trembler et de pleurer. Je n'osais pas relever ma tête pour voir, encore moins sortir un peu de ma cachette, pour savoir ce qui se passait. L'infirmière qui avait défendu Jack commença à parler rapidement, mais je ne l'entendis pas bien, elle dit quelque chose comme…

- Il y a trop de monde, sortez…

Et le bruit se calma, le bourdonnement dans ma tête aussi été entrain de s'estomper, autant que l'agitation de la petite chambre. Maintenant, j'entendais surtout le son de ma respiration, agitée, sifflante. Mes poumons étaient vides, j'étouffais, j'avais mal. J'entendis la voix douce et bienveillante de Jack. Alors il était toujours là ? Il voulait me calmer ? Alors pourquoi m'emprisonner comme ça et vouloir m'empêcher de bouger ? Je voulais pu le voir, je voulais pas qu'il me touche, je voulais qu'il me laisse, il avait essayé de me faire mal.

Ma respiration se calma un peu, grâce à Jack qui était là, sa présence me rassurait beaucoup. Même si je comprenais pas pourquoi il m'avait pas protégé de l'homme tout à l'heure. Je sentis des doigts effleurer ma main et je poussai un cri de peur, en essayant de me reculer et de me recroqueviller un peu plus, mais j'étais déjà toute serrée contre le mur, je pouvais pas aller plus loin.

A sa deuxième demande de me regarder, je finis par obéir et lever un peu la tête, timide et apeurée, mes yeux mouillés étaient tout rouge d'avoir beaucoup pleuré, et mon visage était si pâle qu'il avait l'air translucide sous la pluie de larmes. Je répondis d'un hochement de tête à sa question, et mes pleurs redoublèrent. J'avais rêvé, du monstre, il me faisait du mal, même endormie ici en sécurité à l'hôpital. Je serrai mes jambes l'une contre l'autre aussi fort que je pouvais.

J'avais eu tellement peur. L'infirmier m'avait tenu les mains comme lui, en m'empêchant de bouger, j'avais cru que c'était lui, et qu'il allait me faire mal. Je m'étais sentie toute seule, et abandonnée, Jack avait disparu tout d'un coup. Je voulais qu'il reste avec moi, qu'il me laisse plus avec le méchant homme. Je voulais que Kate soit là pour me protéger dans ses bras. Ma respiration s'était un peu calmée, mais pas mes larmes, et temps que le méchant homme serait là, je refuserai de sortir, il allait être en colère contre moi, j'avais trop peur, je voulais être loin d'ici.

A chaque fois que je dormais, je faisais des cauchemars, et quand je me réveillai, j'avais tellement peur que pendant quelques secondes je pensais que j'étais toujours enfermée dans le sous-sol, avec le monstre. J'étais terrifiée à l'idée de me réveiller un jour, et d'être dans le sous-sol… Toute seule avec lui… Sans défense…

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 9 Nov 2012 - 20:34

Elle releva la tête vers moi et je vis ses yeux rouges et ses joues humides de larmes et je dus me retenir pour ne pas fondre en larmes moi aussi. Une boule énorme se faisait dans ma gorge, mais je la ravalai difficilement, très difficilement il va sans dire. Non mais j'étais pas un robot quand même! Elle avait rêver de cet homme, cet être ignoble qui avait fait d'elle cet animal traquée. Ma main toujours posé sur la sienne, malgré son petit cri de peur, je lui prti doucement les doigts entre mes mains. J'entendis la voix de l'infirmière dire qu'il y avait trop de monde et effectivement j'étais d'accord avec elle. J'allais m'en sortir seul qu'ils foutent tous le camp!

- Ça va là, il n'y a pas d'hommes méchants je suis là. Personne ne te fera plus mal calme-toi...


Je lui fit un sourire et toujours étendu sur le sol je me tournai voir si nous étions seuls. Mais mon regard stoppa sur lui. Qu'est-ce qu'il foutait là? à mes pieds se trouvait l'infirmière qui regardait ma méthode. Putin!!! J'avais demander qu'on me laisse seul et surtout qu'on dégage ce gros con!!! Mes yeux noirs revint vers lui.

- Je vous ai demander de foutre le camp d'ici! Vous êtes trop nul pour rassurer une fillette.

Infirmier: - Je sais pas pourquoi vous perdez votre temps avec elle.... c'est clair qu'elle est cinglée

Infirmière:- Dean! Comment peux-tu...


Mes mâchoires se serrèrent et un petit regard à Lili sous le meuble avant que je lui dise tout bas:

- Je reviens.

Je lâchai sa petite menotte et me relevai tout droit et me plantai devant lui. Serrant les poings avec la ferme envie de lui faire fermer son clapet. Pendant quelques minutes je le toisais durement.

- Elle a été battu, violé, séquestrée, torturée et ce pendant de nombreuse années. J'aimerais que vous passiez par là pour qu'ensuite on vous traite de cinglé. Maintenant foutez-moi le camp d'ici avant que je décide de vous foutre dehors moi-même.

Infirmier:- Je vous dis que vous perdez votre temps elle est folle...

Je serrais plus les mâchoires et le prit par le collet sans un mot et le mit à la porte de la chambre non sans qu'il crie qu'il allait avertir mes superviseurs, qu'il allait me poursuivre et que j'étais aussi cinglée que la fille. Je me tournai vers l'infirmière les yeux noirs de colère.

- Si je le revois dans cette chambre je vous jures que je le tabasse. Maintenant il ne c'est rien passé d'accord?

I:- D'accord je vous promets qu'il ne viendra plus.

Elle sortit et ferma la porte doucement. Je poussai un soupir de soulagement et aussitôt je retournai à mon poste sur le sol. Elle avait toujours les yeux aussi humides et affolés je rallongeai la main et allait me saisir de ses petits doigts fragiles. Trop d'émotion pour ce petit corps fragile... si elle ne s'en sortait pas c'est clair qu'elle allait finir au bout d'une corde.

- Là ça va on est tout seuls maintenant. Il n'y a plus personne pour tenter de te faire du mal. Excuse-moi d'être parti tantôt, j'ai sorti l'infirmier pas gentil. Il ne viendra plus je te le promets.

Je la regardai doucement elle était tellement détruite et voulait tellement faire confiance. Mais en même temps la vie ne nous aide pas beaucoup c’est vraiment les gens sur notre route qui font que nous changeons, et rendent notre vie acceptable.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Dim 11 Nov 2012 - 2:10

Il ne s'était pas éloigné quand j'avais crié de peur, au contraire, il avait tout doucement saisis mes doigts qui tremblaient dans les siens. Je voulais que les choses s'arrêtent, que ça finisse, que ma mémoire s'efface, remonter le cours de ma vie, à avant ma naissance, avant le moment cruciale de la venue au monde, où l'on nous jetait dans la fosse aux lions, sans rien pour nous donner une chance de survivre. Je voulais que Jack reste avec moi, qu'il me rassure, que j'ai pu peur, et pu mal. Mais, temps que l'homme était encore là, je ne pourrais pas sortir, il me faisait trop peur. Jack m'assura qu'il était parti, et que tout allait bien, avant de se retourner pour visiblement constater qu'il était encore là…

Je me raidis en entendant sa voix, celle avec laquelle il m'avait ordonné de me calmer tout à l'heure, sèche, dure, et ses mots me transpercèrent comme des coups de poignards. C'était une chose d'être clouée à l'hôpital, parce que c'est vrai, j'avais besoin de soins et mon corps était en sale état. S'en était une autre qu'on me renvoie dans un centre parce que j'étais folle, qu'on m'empêche de bouger avec une camisole dans laquelle je passais des heures à me débattre, porter cette choses était une vrai torture à chaque seconde, qui me faisait atteindre une angoisse absolue, et puis m'enfermer dans le noir, entre quatre murs, me laisser pleurer, interminablement, seule, me faire perdre tous mes repères, me plonger dans un état de panique et de terreur tellement profond pour me droguer ensuite parce que je n'étais pas calme…

Non, je ne pourrai pas retourner dans un endroit comme ça, c'était l'enfer, j'avais passé deux longues années enfermée dans une prison sans voir la lumière du jour, torturée et traitée comme un animal, je ne voulais pas aller à nouveau dans une prison, où je ne serais plus non plus finalement qu'un animal aussi, qu'on enferme pour ne plus l'entendre pleurer. Je ne voulais pas retourner là-bas, je voulais pas qu'on m'enferme, je voulais pu être privée de la lumière du jour, de l'air frais dehors, de la liberté de ne pas être malmenée, d'avoir le droit à la parole, de pouvoir exister…

J'étais pas folle, ou peut-être un peu, mais c'était pas ma faute, j'avais rien fait de mal… mais surtout je voulais pas aller là-bas, je préférerai mourir que d'être encore enfermée, je méritai pas d'être emprisonnée. Une fois là-bas, impossible de s'échapper, ici à l'hôpital, je le pouvais encore, même si j'étais bien surveillée depuis mes quelques tentatives hasardeuses pour échapper aux policiers dans la ruelle et pour m'échapper de ma chambre aussi peu de temps après mon arrivée. J'étais tellement faible que je n'avais pas été très loin dans le couloir avant de m'effondrer…

Je m'étais de nouveau affolée, en entendant le jugement mauvais de l'infirmier sur moi, ma terreur avait été un peu plus nourris, et tout ce que je voulais maintenant, c'était partit loin d'ici, pour être en sécurité, loin de ces gens qui voulaient m'enfermer… Mais dehors, j'étais pas plus en sécurité. Avec Jack j'étais en sécurité, et je voulais pas être toute seule, ça faisait trop peur. Lui, il me protégeait, je voulais être avec Jack. Mais est-ce qu'il me protégerait aussi si ils voulaient m'enfermer parce que j'étais folle ?

En tout cas, il n'avait pas l'air d'apprécier la remarque de l'homme, vu la colère que prit son expression tout d'un coup tandis qu'il lâcha mes doigts pour se relever. J'avais trop peur pour oser aller voir ce qui se passait en dehors de sous mon meuble, et c'était peut-être pas une bonne idée que je le vois, il avait l'air furieux tout d'un coup. Ce qu'il dit à l'infirmier me glaça, et me fit fondre en larmes sur place. C'était la vérité, mais elle était dure à entendre, très dure même. J'avais très froid soudain, et mon corps me brûlait.

La voix de l'autre homme se fit de nouveau entendre, il insista sur mon état mental et Jack définitivement furieux décida de le mettre dehors, les protestations agressives et la violence de l'échange me terrifia. J'étais soulagée qu'il ne soit plus là, mais voir Jack autant en colère, alors que la pièce s'était vidée de ses derniers occupants, nous laissant seule, ne me rassurait pas du tout.

Il revint vers moi, près du bureaux, et prit de nouveau mes doigts dans sa main, sa douceur était presque étrange avec la colère qu'il venait d'avoir. Je savais bien que c'était pas contre moi qu'il s'était énervé, et ses paroles bienveillantes le confirmèrent, tout comme son attitude tendre et rassurante, mais c'était difficile, difficile d'accepter de faire confiance quand on avait peur, de croire qu'on avait pu foi, d'avoir de l'espoir, quand il ne semblait n'y en avoir plus aucun, de vivre quand on été mort à l'intérieur.

Je ne bougeais plus, effrayée, mais je ne pouvais faire taire le bruit de mes sanglots. J'aurais aimé pouvoir demander à Jack qu'ils ne m'envoient pas quelque part où ils m'enfermeraient, lui dire que je ne voulais plus être enfermée dans le noir, que ça faisait trop peur, lui dire que j'étais pas folle, le supplier de pas les laisser m'emmener là-bas. Mais je ne pouvais pas parler, et mon carnet était loin, encore posé sur le lit. Entre lui et moi il n'y avait quelques mètres, qui me semblait tout un monde à franchir, rempli de pièges d'obstacles et de dangers. Entre lui et moi il y avait Jack aussi, que je ne savais pas très bien comment voir.

Il m'effrayait tout comme il me rassurait. Si j'y réfléchissais un peu, en laissant de coté mes émotions qui régissaient ma raison, il m'effrayait pour la seule raison que c'était un homme, qui pouvait se montrer peut-être un peu impulsif ou colérique parfois, mais pas avec moi en tout cas, où juste par erreur comme quand il était arrivé dans la ruelle avec son arme, mais sinon, il était toujours si doux et si gentil… Je n'avais rien, et il était tout ce que j'avais. Dans ce monde qui me faisait si peur, il était comme un point lumineux dans le noir. J'aurais aimé ne pas avoir peur, mais c'était dure. J'aurais aimé, pouvoir simplement m'abandonner, ne plus résister, ne plus avoir à craindre de souffrir, ne plus être seule, ne plus être perdue.

Je bougeais un peu, hésitante à l'idée de sortir de ma cachette où j'étais plus ou moins protégée… Enfin… Si l'autre infirmier avait pu il m'aurait certainement attrapé pour me tirer de là par la force. Mais Jack était pas pareil. Mais dans cette cachette, où je n'étais pas plus en sécurité que ça finalement, mais qui représentait le mieux que j'avais sous la main pour me protéger du monde extérieur, j'étais seule, et sans rien pour me rassurer. J'avançai doucement, sur mes gardes, je regardai Jack, craintive et perdue.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Dim 11 Nov 2012 - 21:51

Elle semblait hésiter mais je restai là à lui parler doucement et la rassurant pour lui monter que oui je pouvais me montrer impulsif, et colérique mais c'était pour éloigner les gens mauvais. Pour lui assurer un semblant de paix dans cet hôpital. Lentement je la vis bouger, lentement tel un animal sauvage et apeurée. En la voyant j'avais toujours cette torsion dans le coeur qui me mettait plus triste pour elle qu'autre chose. En effet triste car aucun enfant ne devait connaître ce genre de choses, un enfant ne devrait pas avoir peur des gens.

- Allez encore un peu petite... là vas-y tu y est presque.

Elle bougeait lentement comme si elle craignait une menace... Oui bien mes éclats de voix n'avait sûrement rien arranger pour la rassurer. Aussitôt que je vis sa petite tête poindre de sous le meuble je l'aidai à s'extirper dessous en la prenant doucement contre moi. Un poids plume qu'elle était. Je la pris sans difficulté non sans la sentir se raidir contre moi. Je la regardai doucement en lui souriant.

- Chut... Ça va, ça va ma belle. Là je suis content de te voir autrement que sous ce meuble. Allez viens que je t'installe dans ton lit petite.

Je savais que je ne pouvais pas vraiment la laisser contre moi. Alors je la déposai doucement dans son lit et rabattit les couvertures sur elle et calai la peluche sous la couverture avec elle. Je me sentais incroyablement bien et calme comme si je bordais ma propre fille mais je savais pertinemment que ce n'était pas le cas... et ne le sera probablement jamais. Depuis des années je savais que ma vie serait un long parcours parsemé d'embûches et bien que je le dise rarement je savais que le bonheur m'était refuser alors inconsciemment j'avais appris à vivre avec cette acceptation du sort.

- Je suis désolé de t'avoir fais peur petite... Je sais que ça t'a effrayé mais ce n'était pas contre toi. Kate te l'a dis que j'aimais pas le méchant monsieur, bien lui non plus je ne l'aimais pas. Je sais que tu as entendus ses paroles et elles n'étaient pas gentille.

Je me tut lui laissant le temps que Lili assimile ses paroles. C'était probablement difficile pour elle de le comprendre car elle avait probablement toujours crut que c'était toujours sa faute, qu'elle n'était pas assez intelligente ou même laide à mourir pour subir tout ça. Comme tout homme qui est devenu père ou, comme dans mon cas, y avoir goûter l'instant d'une fraction de seconde, ma sensibilité était rudement mise à l'épreuve. J'avais envie de l'entourer de sécurité, de chaleur et de protection... oui la mentalité de l'homme qui doit toujours protéger ses proches!

- Je sais que tu as encore un peur peur de moi Lili et je comprends tu sais. Je vais être là aussitôt que tu as besoin de moi. Tu veux dessiner dans ton carnet? Ça va t'aider à mieux dormir j'en suis sûr.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Mer 14 Nov 2012 - 22:52

Jack m'encouragea à sortir, il était redevenu tendre et doux, et on voyait même plus qu'il s'était mis en colère quelques instants juste avant. Quand ma tête apparue de sous le meuble, il m'attrapa délicatement pour m'aider à sortir en me prenant contre lui avec beaucoup de douceur. Je ne résistai pas, et ne cherchai pas à le fuir, je me contentai de me raidir et tremblant légèrement contre lui, effrayée et rassurée à la fois. Il me parla doucement, pour m'apaiser, tout en me regardant avec bienveillance, j'avais toujours peur qu'il me fasse du mal, mais j'acceptai qu'il soit là, près de moi, et me touche, en me répétant inlassablement qu'il me ferait rien.

C'était en quelque sorte ce qu'on appelait de la confiance, du moins à mon niveau, c'était déjà beaucoup. Il ne me fit rien, et se contenta d'aller me rallonger dans mon lit, me bordant comme l'aurait fait un parent à son enfant, en me donnant la petite peluche pour que je puisse la serrer contre moi. J'étais soulagée qu'il ne m'ait pas fait de mal, quelque part, si il ne m'en faisait pas maintenant, alors qu'il en aurait eu l'occasion, qu'il était plus fort, que nous étions seuls, et qu'il m'avait entre ses bras, peut-être qu'il ne m'en ferait jamais…

Je me recroquevillai sous les couvertures, plus par réflexe instinctif que par peur de Jack, je dormais toujours comme ça, roulée en boule, j'avais pris la petite peluche entre mes mains, tout contre moi, pour me rassurer. Après ce qu'il venait de se passer, j'avais vraiment pas envie de dormir, je voulais pas faire encore des cauchemars, et l'autre infirmier m'avait trop fait peur pour que j'ose refermer les yeux au risque de le voir revenir et de ne pas réussir à m'échapper à temps pour me cacher.

Jack non plus ne l'aimait pas, d'un côté ça me donnait à croire que peut-être il me protégerait de lui, même si il fait parti du milieu médical et qu'il a légalement le droit de faire ce qu'il a fait. D'un autre côté, ce qu'il disait m'étonna assez. La réaction que ces mots m'avait provoqué trouvait son sens dans mon passé, dans des éléments que Jack ignorait de mon histoire, mais pourtant lui non plus n'appréciait pas, est-ce qu'il me croirait lui si je lui disais que j'étais pas folle ? J'aurais aimé qu'il me croit, c'était dur, et je faisais ce que je pouvais, mais j'étais pas folle, ou du moins j'avais autant de problème qu'une personne qui avait traversé toutes ces choses…

Je regardai Jack, prudente et soucieuse, et pris le carnet tandis qu'il me le proposait. Je ne savais pas si c'était une très bonne idée, et j'avais peur, je n'osai pas, mais Jack était mon seul repère, et j'avais un peu confiance en lui, je savais que ce que je risquai d'entendre pourrait d'un coup tout faire s'effondrer, et je n'imaginais pas ce que je pourrais faire après ça, si je perdais mon repère, la personne en qui j'ai confiance. Je n'aurais plus la force pour continuer encore seule dans un monde aussi violent. Mais, il m'avait rassuré jusque là, et il m'avait défendu, il n'aimait pas lui non plus l'infirmier, il l'avait mis en colère…

Timidement j'ouvris le carnet sur une feuille blanche et avec mon crayon j'écrivis " Les laisse pas m'enfermer ", ma main tremblait beaucoup, mes doigts avaient du mal à tenir le crayon qui s'échappa pour retomber sur la couverture. J'avais trop peur de lui demander si il pensait que j'étais folle, trop peur de ce qu'il pourrait me répondre. Je regardais les lettres hésitantes sur le papier, ma respiration était légèrement accélérée sous le stress. Je redonnai le carnet à Jack pour me rallonger, me recroquevillant dans le lit. L'angoisse était épuisante, j'étais épuisée, mais je pouvais pas m'endormir sans risquer de rêver.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Jeu 15 Nov 2012 - 22:24

Pendant le temps que je lui parlais elle semblait vraiment comprendre mon point de vue, ma pensée. Elle c'était recroquevillée autour de sa peluche comme si elle voulait se fondre en lui. Je savais que je devais redoubler d'ardeur et de prudence avec la fillette mais à chaque fois j'avais peur qu'elle le prenait d'un autre manière. J'avais peur qu'elle ne me fasse jamais confiance, peur qu'elle ne se remette jamais en fait j'avais peur de tout pour elle.

Je fus tiré de mes inquiétudes et interrogation diverses quand elle finit par prendre le carnet et le crayon dans ses petites mains tremblantes. La voir toujours aussi anxieuse me rendait mélancolique. Les soirs où je ne venais pas j'avais du mal à m'endormir alors je fixais mon plafond les yeux grands attendant le sommeil. De ce fait j'arrivais les traits tirés et l'humeur bizarre au bureau mais j'arrivais à passer à travers ma journée. Je sortis de ma rêverie quand elle poussa le carnet vers moi. Je lus les mots sans vraiment comprendre le sens je crois. Après quelques secondes ou les mots me frappèrent je relevai mes yeux noirs vers elle. Elle croyait que j'allais la laisser les prendre? Pauvre fillette! Je reposai le carnet lentement sur la petite table et me retournai vers elle. Je pouvais l'assurer que personne ne la toucherait mais... me croirait-elle??

- Jamais Lili. Jamais personne ne t'enfermera d'accord? Tu n'es pas folle tu est extrêmement brillante et intelligente. Tant que je serais en vie personne ne te fera de mal.

Je repris le carnet et le crayon et le tournai vers moi. Un dernier regard vers elle et je me penchai pour écrire les lettres le plus lisiblement possible. " Je te le promets sur ma vie" et le lui redonnai. Je la fixai doucement et tendrement espérant que ses seuls mots la rassurerait. Je crois que mon instinct de protection devint plus fort encore. J'avais de plus en plus envie de la protéger et de l'éloigner de tout ce qui pouvait lui faire peur ou mal.

- Petite j'ai presque oublié! Tiens les articles que je t'avais promis. Ils te seront plus utile à toi qu'à moi.

Je posai une petite boîte ou reposait peintures, pastels, crayons de bois, fusains et pinceaux. Des truc que Julia avait achetés et espérait en faire profiter un peu... seulement elle est partie trop vite pour en profiter. De plus Lili serait contente au moins ça changerait de ses éternels crayons feutres! Je lui fis un mince sourire voyant que les effets de Julia reprenait vie dans les mains d'une fillette apeurée. J'allai tripoter l'anneau de ma défunte en la remerciant en fait de m'avoir fait rencontrer Lili.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Jeu 22 Nov 2012 - 0:32

L'expression du visage de Jack m'avait semblé plutôt étrange, je ne la comprenais pas bien, ou plutôt, il avait l'air lui-même dans l'incompréhension, tandis qu'il déchiffrait mon message griffonné sur le carnet. Qu'est-ce qu'il pensait ? Je pouvais pas le savoir, je pouvais qu'attendre, rien anticiper, douter de tout, avoir peur de tout. Mais il finit par relever ses yeux vers moi, mettant fin à mes questions silencieuses qui ne faisaient qu'accroire mes angoisses, je détournai mon regard avant de le fixer à nouveau sur lui, un peu hésitante.

Ses mots me rassurèrent immédiatement, étrangement, je ne savais pas comment le croire, comment faire pour pouvoir lui faire confiance, je n'avais aucune certitude, mais je voulais tellement. Pas seulement pour ce qu'il disait, et le réconfort que m'apportait l'idée qu'il ne me croit pas folle, et qu'il serait là si ils essayaient de me faire du mal, mais parce que il y avait quelque chose chez Jack, qui faisait qu'avec lui ça allait. Pourtant, je n'avais rien pour m'assurer de sa sincérité, rien pour m'assurer de l'avenir, rien qui ne me dise que j'étais vraiment en sécurité. Et les mots de Jack, c'étaient comme quelque chose à quoi s'accrocher, en pleine tempête.

Les nuits où il ne venait pas, tout me paraissait monstrueusement long et horrible, tout devenait tellement plus effrayant, je sursautais au moindre bruit, je me cachais sous les draps des ombres qui dansaient dans la lune, le moindre mouvement, une silhouette, et je paniquais et pleurais en suppliant que tout s'arrête. Des fois, Delphine venait dormir dans ma chambre, les infirmières nous laissaient tranquilles, elles savaient l'effet bénéfique qu'avait mon amie sur moi. Quand il y avait Delphine ou Jack, j'avais peur, mais j'étais un peu plus en sécurité, je faisais des cauchemars, mais quand je me réveillais, ils étaient là, ils ne me laissaient pas seule, et ils veillaient sur moi…

Un mouvement de Jack me fis sortir de mes pensées soudainement, je le regardai me tendre le carnet que je pris entre mes mains timidement. Les mots sur le papier me frappèrent encore plus, peut-être parce qu'il utilisait le même mode d'expression que le mien, je ne sais pas. Mes yeux remontèrent vers lui, luttant contre les larmes qui m'envahissaient. Je ne voulais pas qu'il croit que si je pleurais c'était à cause de lui, c'était pas ça du tout, c'est qu'il me faisait tellement de bien, j'étais toute seule, pendant très très longtemps, et lui il arrivait comme une sorte de super héros, et d'un coup… je… Tout avait l'air de pouvoir être différent. J'aurais voulu être capable de dire quelque chose… Juste une fois, juste pour lui, malgré tout.

Je ne pouvais pas… Pourquoi je ne pouvais pas ? Je le savais, parce que c'était mieux, et que c'était interdit. Mais… Je… ce n'était rien un mot, est-ce que c'était si important ? Je me rallongeais en tenant le carnet serré contre moi, sur la page blanche où il avait inscrit sa promesse, comme un sceau magique, une protection, qu'il aurait posé sur moi. Je pris sa main et la serrait dans la mienne, pour pas qu'il s'en aille, qu'il reste près de moi.

Ma tête sur l'oreiller, et ma petit main dans la sienne, je refermai les yeux, serrant fort sa main, la peluche, et le carnet contre moi, je me concentrai sur ces trois éléments, rien de dangereux ou de menaçant, tant que Jack resterait, ça irait. Je m'assoupis un moment, sans m'en rendre compte, j'étais épuisée, j'avais besoin de me reposer, mais la peur m'en empêchait. Rassurée par Jack, j'avais pu avoir le droit à quelques instants de calmes, de repos, et de paix. Des choses que je ne pensais pas pouvoir obtenir en restant en vie.

Combien de temps s'était-il écoulé ? Depuis que je m'étais effondrée de sommeil ? Une heure ? Plus ? En tout cas, il faisait toujours sombre, mes paupières papillonnèrent, et mes yeux se fixèrent sur Jack, je lui souris, un petit sourire fragile. Ma main était toujours dans la sienne, et se contact m'aidait à pas avoir peur. Ce qui était assez étrange. A quel moment la confiance maigre que je pouvais avoir avait-elle pris l'ascendant sur la peur que je ressentais ? Le carnet avait glissé de contre moi, pour se noyer dans les draps du lit, la peluche dormait au creux de mon cou, me procurant une légère impression de chaleur agréable.

Jack s'anima tout d'un coup, je le regardai sortir une petite boite, c'était les affaires pour le dessin dont il m'avait parlé, qui avaient appartenu à sa fiancée, et qu'il voulait me donner. Il posait la petite boite à coté de moi, tandis que je me redressai pour m'asseoir dans le lit. Je n'osais y toucher, même si je savais qu'il les avait amené pour moi, j'avais un peu peur, c'était bizarre. Finalement, prudemment, je pris la boite entre mes mains pour l'ouvrir, et y découvrir un grand trésor.

Je ne me souviens pas de ce qu'il y a eu avant, quand je remonte le passé, mes souvenirs s'arrêtent brusquement à l'incendie dont j'avais été la seule survivante. Cet incendie, qui restait un si grand mystère, et gardait renfermé tous les secrets enfouis de ma mémoire. Des souvenirs qu'il valait mieux dont je ne me souvienne jamais, cependant si l'esprit les repoussaient, ils restaient profondément inscrits dans ma chair, et ça, je ne pourrais jamais l'oublier.

Lorsque la psychologue m'avait tendu une feuille et des crayons, les choses étaient venues si naturellement, sans le moindre obstacle, aucune hésitation, aucun doute, je savais dessiné, aussi surement que je savais marcher, et peut-être même mieux. Je m'étais demandée comment j'avais appris ça, d'aussi loin que je puisse remonter, je ne me souvenais de rien en rapport avec le dessin, juste que souvent j'en avais envie, oui, je demandais à pouvoir dessiner, et ils refusaient, ils étaient méchants. A la prison aussi, dans le sous-sol, je n'avais pas le droit, et des fois, avec un petit cailloux, je faisais des petits dessins sur le mur, j'avais presque oublié ça, je prenait le cailloux, je dessinais des ailes blanches, comme pour qu'elles me libèrent, des soleils, comme pour que la lumière du jour puisse venir jusqu'à moi…

Mes doigts effleurèrent les objets contenus dans la boite, des petits trésors, et encore une fois, sans savoir pourquoi, je savais comment m'en servir. Je posai mon dos contre le mur, amortis par l'oreiller, et fléchissant mes genoux pour les rapprocher de moi, je posai le carnet dessus. Je pris le fusain, et dessinai avec sur la feuille blanche, je dessinai sans y faire attention, sans savoir ce que j'allais faire, sans la moindre intention, juste concentrée sur l'objet. Très vite mes mains devinrent toutes noires de l'usage du fusain, tandis qu'un immense arbre s'élevait dans la nuit sombre, éclairée de la lune blanche, ses racines courraient tout autour de lui, et ses branches étaient comme un réseau de labyrinthe noueux, on voyait le ciel et son clair-obscur entre la trouée de la ramure, au loin sur la droite, il y avait une étendue d'eau, elle reflétait légèrement le ciel, elle était entourée de rochers et de buissons d'aubépines… Derrière l'arbre, se profilait dans un rayon d'argent l'ombre de la tête d'un renard.

Je regardai le dessin avec un certain étonnement, avant de reposer le fusain dans la petite boite dont je scrutais le contenu avec émerveillement. C'était un cadeau fantastique, le plus beau qu'on m'avait jamais fait, enfin l'un des seuls que l'on m'avait fait et dont je pouvais me souvenir, et les autres venaient essentiellement aussi de Jack et de Delphine… Je tendis le carnet à Jack pour lui montrer le dessin, je lui souriais, mes yeux n'avaient pas cessé de briller, lumineux comme des étoiles, depuis que j'avais ouvert cette petite boite.

Comme j'aurais voulu savoir comment le remercier. Un simple merci, si dur pour moi, comme chacun des mots que je connaissais et qui aurait voulu tenter de franchir le pas scellé de mes lèvres. Comment exprimer ma reconnaissance pour tout ce qu'il faisait pour moi ? Je lui souris de nouveau, je tenais ma petite peluche contre moi, assisse sur le lit en tailleur. J'avais trouvé comment. Timidement je m'approchai de lui, et passant mes bras autour de son cou, je me serrai contre lui. Je lui avais donné ma confiance.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Jeu 22 Nov 2012 - 23:02

J'étais toujours a tripoté l'anneau de Julia quand Lili regarda le contenu de son cadeau les yeux brillants. Depuis qu'elle était ici je crois que c’est la seule fois où je l'ai vu les yeux brillants de joie. Oui pas besoin qu'elle me le dise je le savais, comme je savais aussi qu'aucun "merci" ou "Très gentil" ne franchirait ses lèvres. Elle prit un fusain et pour ne pas déranger son temps artistique je ne dis rien ni même la regardai. Je fixais dehors l'étendue urbaine et ses multiples couleurs et lumières. Combien d'enfants erraient dans les rues? Combien était enfermés à endurer des sévices sans rien dire? À subir ça dans un silence et omerta le plus complet? Je poussai un léger soupir de résignation car malgré toute la bonne volonté des forces de l'ordre et tout les organisme de cette ville des pourritures il y en aurait toujours.

Je vis du mouvement à côté de moi et constatai que Lili avait terminé son dessin et qu'elle avait les doigts noirs de son travail. Je rendis le sourire à la jeune fille surpris et content de voir autre chose que de la tristesse et de la méfiance. Je pris le carnet et examinai son œuvre. Car oui c'était bien une œuvre! Elle avait un talent magnifique!! On pouvait presque sentir la brise de la nuit bruisser à travers le feuillage. J'allais me retourner pour la complimenter quand ej la sentis grimper sur moi et mettre ses petits bras autour de mon cou. Surpris vous dites?? Et comment! Cependant instinctivement je posai le carnet et refermai mes bras autour d'elle comme si ce simple geste effaçait des années de blessures. De ce simple geste elle m'accordait sa confiance et moi je lui promettais la protection. Pas besoin de se le dire, tout avait été compris dans ce geste à la fois simple pour la plupart des gens mais tellement difficile pour une fillette qui a été battue et meurtri.

Pendant les minutes que dura cette étreinte j'avais fermé les yeux et de soulagement et de reconnaissance. Peut-être que j'avais le droit au bonheur moi aussi, difficile certes mais maintenant j'avais une autre raison de me montrer plus prudent et réfléchi. Ses cheveux chatouillait ma joue comme de petits fils de soie me faisant sentir bien et spécial. Intérieurement je remerciai la divine providence d'avoir mis Lili sur ma route. Je la laissai s'écarter quand bon lui semblerait. Je sentis ses petits bras derrière ma nuque se relâcher et je mis mes mains sur ses épaules et la regardai tendrement en lui souriant.

- Merci petite. Allez couche-toi il est tard maintenant. Je reste ici.

J'attendis qu'elle se couche pour rabattre les couvertures sur elle et bien la border. J'étais heureux presque fébrile. Je vis ses petites paupières se fermer après un lourd combat et je me levai pour aller à la fenêtre ému de voir qu'une petite fille avait su me faire confiance malgré que je représentais presque tout d'une menace pour elle. Après avoir lutter contre la boule d'émotion qui prenait place dans ma gorge je laissai couler des larme sur mes joues silencieusement. Après un moment j'allais dans le fauteuil et le sommeil eut raison de moi et je tombai raide sous le sommeil. Ce fut un petit tapotement sur mon épaule qui me réveilla. Une infirmière se tenait là son sourire bien veillant accroché aux lèvres.

I:- Monsieur Sutton je peux vous parler en privé?


Instinctivement je me tournai vers Lili mais la vis là dans son lit. Rassuré je poussai un soupir de soulagement. Mais... si elle voulait me parler c'est que la petite ne se sentait pas bien? Elle avait une maladie? Une carence? J'étais inquiet et vachement là!

I: Non non elle va bien rassurez-vous! Au fait un très joli cadeau que vous lui avez fait.


- Merci. Bien je... je vous suis. Je serais pas long petite promis.


Je sortis dans le couloir et fermai la porte l'infirmière se tenait devant moi avec une mine qui ne me rassurait pas.

I: - Monsieur Sutton, je ne vous cacherai pas que l'état de Lili ne nous alarme plus autant que le premier soir. Cependant nous avons tenter de retrouver sa famille et malheureusement personne ne l'a fait porté disparue ou même ne tente de la rechercher.


- D'accord... mais vous tentez de me dire quoi exactement?

I:- Bien... Comme elle ne sembla pas avoir de famille elle revient à la charge de l'État...

- Est-ce que vous me dites qu'elle pourrait se retrouver....

I:- En famille d'accueil oui. C'est la seule place qu'il y ai pour elle monsieur et...

- Jamais vous m'entendez! Elle a eue de multiples traumatismes et je refuse qu'un autre que moi la prenne en charge. Vous vous inquiétez pour les fris d'hôpitaux? Je vous donne toutes les coordonnées que vous voulez je paierais le tout mais vous ne la laissez pas partir avec un de ses minable des services sociaux.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 23 Nov 2012 - 1:47

Il avait refermé ses bras autour de moi pour me serrer contre lui avec tendresse. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes ainsi, j'avais un petit peu peur, mais ça allait, je voulais rester près de lui, il ne me faisait pas de mal, et même ça me faisait du bien. J'étais un peu moins tendue, mes muscles n'étaient plus aussi crispés que lorsque d'autres essayaient de me toucher, et mes tremblements n'étaient qu'infimes. Je n'avais pas fermé les yeux, parce que je savais que je risquai de paniquer, même si je savais que c'était Jack. C'était stupide, mais j'étais à fleur de peau et j'avais ce genre de réaction extrême parce que j'y étais conditionnée. Mes petits yeux de pluie ne pleuraient plus, j'observai Jack entre les mèches de mes cheveux qui couvraient en partie mon visage, sa vision comme son contact m'apaisait. J'aurais peut-être toujours des doutes et des peurs, l'avenir et le monde extérieur ne me paraitront certainement jamais très fiables, toujours remplis de dangers et d'incertitudes. Mais, avec lui, j'étais en sécurité.

J'avais posé ma tête sur son épaule, ne plus être complètement terrifié, même si c'était certainement juste pour un temps, même si quand je m'endormirais les cauchemars reviendraient, dans le monde des ombres, ne plus être complètement terrifiée était un soulagement, pour mon corps comme pour mon esprit. L'angoisse apaisée, le corps détendu, la peur rassurée, la fatigue qui déjà m'assaillait s'insuffla en moi comme un fleuve se déversant dans tout mon corps, mes paupières tombaient sur mes yeux que j'avais du mal à garder ouvert, j'avais l'impression que mes membres étaient tout en coton, que le bruit des sensations diminuaient pour s'éteindre peu à peu. Mes bras autour du cou de Jack se relâchèrent et glissèrent légèrement, mon visage n'avait plus qu'une expression intense d'épuisement, d'un coup d'œil je regardais dehors, la nuit silencieuse, les lumières de la ville, le mouvement incessant des grandes villes américaines qui ne s'arrêtaient jamais de vivre, qui ne dormaient jamais. Jack posa ses mains sur mes épaules, et je tournai mon regard vers lui, j'eu un petit hochement de tête et retournai me coucher dans le lit.

Je m'allongeai et pris la petite peluche entre mes mains pour la serrer contre moi tandis que je me roulais en boule dans le lit. Jack me borda, il me regardait avec bienveillance, je n'aimai pas trop ce moment, où je devais m'endormir, où je savais que je serais vulnérable, que je ferai de mauvais rêves, que je me retrouverai seule et effrayée dans le noir, mais j'étais épuisée et je n'avais pas le choix, et puis avec lui à coté de moi, j'avais un peu moins peur, tant qu'il était là, je savais malgré tout que j'étais protégée. Au chaud sous les couvertures, à bout de forces, mon esprit trop fatiguer pour penser encore, mon corps tout en coton s'endormant avant même que ma conscience disparaisse pour laisser place à l'inconscience et au monde du sommeil, je luttais vaguement, voulant à la fois me reposer, mais aussi tenter de résister pour ne pas m'endormir et faire de mauvais rêves.

Je n'eu même pas le temps de combattre que mes paupières se fermèrent toutes seules, scellées, m'enfermant dans l'obscurité. J'étais déconnectée du monde, dans le vide, un vide sans couleur, sans lumière, sans espace, sans temporalité, un néant, un puits où se déversait toute chose, pour laisser nos corps et nos esprits complètement vide, sans plus rien. Allongée dans le lit, j'étais un peu plus calme que tout à l'heure, quand j'avais fait ce rêve horrible, je dormais toujours en position fœtal, comme pour me protéger des possibles attaques extérieures, mais mes muscles étaient moins tendus, ma respiration était plutôt régulière, bien qu'elle s'accélérait légèrement au moindre bruit ou sensation provenant de l'extérieur et perceptibles par mes sens endormis, je ne tremblais pas, si ce n'était quelques frissons parfois.

Peu à peu quelque chose se dessina devant moi, trop flou pour que je puisse bien le voir, mais à vrai dire je ne voulais pas que ça se précise, je ne voulais pas entrer dans le rêve, je savais trop les choses qui m'y attendaient, tapis dans l'ombre, derrière les paupières. Une brume épaisse semblait m'entourer, comme si j'étais dans les nuages, des nuages froids, et humides, opaques, silencieux, plusieurs frémissements m'agitèrent, et dans le lit je fronçais légèrement les sourcils en me resserrant en boule. La vision trembla, comme si elle s'effaçait et se dessinait continuellement autour de moi, comme si ce monde était incertain, comme s'il oscillait au-dessus du vide. Un bruit, des voix, des mouvements, à l'extérieur. Ma conscience hésitait entre le rêve et la réalité, à demi éveillée et endormie.

J'entendis la voix de Jack, au loin, il parlait avec quelqu'un ? Je ne comprenais pas bien les mots de l'autre personne, mais j'avais réussi à entendre les siens, il disait qu'il ne serait pas long, il reviendrait, il n'était pas loin, me rassurai-je. Je voulais soulever mes paupières, sortir du sommeil, mais je n'y parvenais pas, j'étais coincée entre les deux, mais j'aurais bien voulu savoir ce qui se passait, j'étais inquiète tout d'un coup de ne pas savoir, et j'étais inquiète de me retrouver seule… A cette pensée mes paupières se soulevèrent, par instinct de survie et de protection, je clignai plusieurs fois des yeux, émerger difficilement de la brume du sommeil, je tournai la tête et découvrait le fauteuil vide à coté du lit, Jack était sorti avec l'autre personne, mais il a dit qu'il revenait… Je regardais autour de moi, il faisait sombre, une mince lumière filtrait à travers les volets, les lueurs de la ville sous le ciel noir étoilé et la lune d'argent. Effrayée par l'obscurité je me cachai sous les couvertures. Mais en même temps, je voulais comprendre aussi.

Timidement, ma tête émergea des couvertures, mon regard craintif balaya la pièce, à la recherche de la moindre ombre suspect, de la moindre silhouette tapis dans la nuit. Ma respiration était rapide, affolée, mais elle était normale, pour moi en tout cas, c'était mon degré d'angoisse minimal lorsque j'étais seule dans le noir. Tenant fermement le nounours en peluche contre moi, comme pour me protéger, je sortis du lit tout doucement, sans un bruit, mes pieds nus glissant silencieusement sur le sol froid. Je chancelai légèrement, pas encore bien réveillée, et m'appuyai sur la table de chevet pour reprendre mon équilibre. Accroupis je continuai de surveiller tout ce que mes sens me permettaient de voir, légèrement déformé par la peur qui commençait à reprendre le pas.

Je pris une respiration et marchai rapidement jusqu'à la porte, collant mon oreille tout contre, j'écoutai les sons de l'extérieur étouffé par l'insonorisation de la chambre. J'entendais les bruits de l'hôpital, des gens qui allaient et venaient, des bruits de pas sur le sol, des bip bip incessant, comme des gémissements… Et des voix, plusieurs voix, je repérai l'une d'elle, celle de Jack, juste derrière la porte, il parlait avec quelqu'un dans le couloir, je les entendais mal, tout tout doucement je posais ma main sur la poignet, ouvrant la porte d'un millimètre, tachant de faire le plus lentement possible, pour pas qu'ils s'en aperçoivent.

Mais ce que j'entendis me fis reculer de trois pas en arrière, refermant la porte brutalement. Je n'avais eu le temps de n'entendre que la réplique de l'infirmière, et ce qu'elle dit ne m'inspirait rien de très bon. Ils voulaient m'envoyer dans une famille d'accueille, avec des gens que je connais pas, qui me feront du mal, je reculai, mon esprit déconnecté, mes pensées uniquement occupée par ces dernières paroles, mes yeux effrayés fixant la porte. Je m'heurtai à quelque chose en reculant, j'eu un sursaut et poussai un petit cri. C'était juste la tablette roulante que j'avais cogné, elle s'heurta au lit dans un bruit métallique. Figée, je ne respirais plus, je regardai la porte, m'attendant à tout moment qu'un inconnu en surgissent pour m'emporter avec lui et m'enfermer quelque part dans le noir.

Jack ne les laisserait pas faire ça, hein ? Il ne les laisserait pas m'emmener, il m'a promis, il ne me laisserait pas toute seule avec eux, il savait que j'aurais trop peur. Je sortis de mon immobilité pour regarder autour de moi, à la recherche d'un moyen de m'enfuir, de quelque chose, n'importe quoi, qui me permettrait de m'échapper de ce qui m'attendait si on me laissait à ces inconnus. Mais il n'y avait rien. Il n'y avait qu'une porte par laquelle j'aurais pu passer pour m'enfuir. Et Jack se trouvait juste devant avec l'infirmière. Les fenêtres, j'étais certainement beaucoup trop haut. Il n'y avait nulle part où je puisse aller pour me cacher et être en sécurité. Mon souffle s'affola, ils allaient certainement retourner dans la chambre d'un instant à l'autre, j'avais du faire du bruit tout à l'heure en me cognant, ils avaient certainement entendu.

Je me précipitai dans la salle de bain, à la recherche d'une idée pour me sortir de tout ça, mais il n'y avait rien qui puisse m'aider. J'avais refermé la porte derrière moi, mais elle n'avait pas de verrou. En faite je ne savais même pas ce que je cherchai vraiment, j'étais paniquée, je m'assis sur le rebord de la baignoire et fondis en larmes. Sous le rideau aquatique quelque chose de brillant attira mon œil, un objet tombé par terre, sous le meuble du lavabo. Je m'agenouillai et passai ma main dans l'interstice pour l'attraper. Je sortis l'objet et ouvrant ma paume je regardai fixement la lame froide du scalpel.

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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 23 Nov 2012 - 5:24

-Non jamais! Je lui ai promis et jamais je n'ai manqué à une promesse. Vous savez que l'état mental de cette fillette est fragile!

I:- Monsieur Sutton vous n'êtes pas de sa famille et je doute que l'État...

- Des pousseur de crayons si vous voulez mon avis! Je...


La porte claqua. Je m'interrompis fixant ce bout de bois intrigué. J'allais continuer ma longue tirade et je me retournai vers l'infirmière qui, visiblement, comprenais mon point de vue mais avait les mains liées.

- Écoutez madame je lui ai promis que jamais je ne l'abandonnerai tant que je vivrais. Elle me fait confiance maintenant et j'ai travaillé fort pour en arriver là. Je ne veux pas qu'elle arrive dans une maison avec des gens qu'elles ne connaît pas et qui pourrait l'amocher encore plus et...

I:- Je vous comprend monsieur mais je...


- Il y a certainement un moyen pour contourner ce règlement stupide non?


Elle allait me répondre mais du bruit à l'intérieur de la chambre nous interrompit. Elle nous avait entendu et je le savais. Je risquai un oeil par la fenêtre de la porte et je la vis filer je ne sais où. Cependant chasser un animal traqué il fera tout pour prendre la fuite et c'Est ce qu'elle faisait. J'entrai donc dans la chambre lentement pour ne pas l'effrayée encore plus je fis un rapide tour visuel et ne la trouvai pas dans son lit ou sous le meuble. Regard aux fenêtres non elle étaient biens barrées. Rapide coup d'oeil sous le lit elle n'y était pas. Mon inquiétude monta d'un cran l'infirmière sur mes talons je la sentis bouger et me tournai vers elle en mettant un doigt sur mes lèvres.

J'ouvris la seule autre "issue", si on pouvait appelé ça ainsi. Je tournai la poigné m'attendant à la retrouvée recroquevillée entre le bain et la toilette pour tenter de disparaître. Cependant en ouvrant la porte je la vis les yeux fixer sur quelque chose et mon instinct me dit d'y aller doucement. Il faisait sombre car seulement la lumière du lit était ouverte. Je vis l'éclat de métal et pas besoin d'être un super-génie pour savoir ce que c'était!

- Lili, regarde-moi s'il-te-plaît...

Qu'est-ce que je suis supposé faire là? Moi je savais ce que c'était mais visiblement pas elle mais bien qu'elle était traumatisée elle n'était pas bête au point de ne pas savoir que c'était dangereux. Je m'approchai doucement d'elle sans rien tenter pour la brusquer. J'étais nerveux, tendu et surtout inquiet de ce qu'elle allait faire de ça. Je n'étais plus un simple policier qui débarquait dans une ruelle, j'étais maintenant son point d'ancrage, la seule personne, non le seul homme sur cette terre à lui montrer un semblant de tendresse.

- Petite, tu nous as entendus n'est-ce pas? Je ne te laisserais pas. Jamais, je te l'ai écris non? Je tiens toujours mes promesses Lili.


Je finis par m'asseoir à même le sol j'étais un peu plus bas qu'elle mais je la fixai. Qu'elle me le plante dans une épaule je m'en foutais pas mal mais je ne voulais pas qu'elle termine sa si jeune vie ainsi. Je lui laissai le temps de comprendre que je n'avais pas tenté de la refiler à quelqu'un d'autre, que j'avais écris ses mots juste pour qu'elle baisse sa garde. Je l'aimais profondément, comme un père aime sa fille quoi. Bon je savais que je n'étais pas son père mais un lien et surtout une affection avait pris forme en moi et de la voir là sur le bord du bain avec un scalpel dans les mains me flanquait une frousse pas possible.

- Lili je te promets que je te sors d'ici et que sera avec moi. Je vais te préparer une jolie chambre juste pour toi. C'est des questions de papiers mais je suis certains qu'on peut arranger ça.

Je me tournai lentement vers l'infirmière qui n'avait pas bouger de la porte et fixait la jeune fille. Je retournai mon regard vers Lili qui tenait toujours se foutu scalpel. Non mais quel imbécile laissait un scalpel traîner dans une salle de bain? Et même s'il ne traînait pas, le nettoyage n'était pas au top! J'étais vraiment inquiet et mort de trouille, je savais qu'elle ne parlait pas et probablement que des mots voulaient franchir la barrière de ses lèvres. Je demandai à la femme d'aller me chercher son carnet et un crayon. Elle revint aussi vite qu'elle était partie et me tendit le tout. Je pris une feuille vierge et entrepris de lui écrire comme si ceci pouvait régler l'urgence de la situation.

" Je veillerais sur toi comme sur ma propre fille. Tu n'auras plus faim ni froid et je te prie de me croire petite. Donne-moi le scalpel, je tiens trop à toi pour que tu te blesse. Tu peux tout écrire là, personne ne le saura."

Je lui mit la feuille sur ses genoux et me levai pour allumer la petite lumière au-dessus du lavabo. Je retournai à mon poste sans rien dire mais tendit la main vers elle.
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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 23 Nov 2012 - 19:10

( Petit délire d'écriture sur ce rp, fait pas attention)


Plus aucun bruit, dans la pénombre morte, mes yeux mouillés fixaient la lame brillante dans ma paume blanche, je savais qu'ils pouvaient me trouver d'un moment à l'autre, je savais que c'était dangereux, mais immobile, je continuais sans un souffle d'observer la lame. Mes yeux gris bleu se reflétaient dans son éclat. Je pouvais me l'enfoncer dans la main, trancher les veines de mon poignet d'un coup, la planté dans la carotide de ma gorge, l'enfoncer juste que dans mon cœur, au creux de ma poitrine, il y avait autant de possibilités que de veines dans mon corps. La porte se poussa, je ne bougeais pas, un petit sursaut juste, un frémissement, je restais là, sous la lueur hypnotique. Jack entra, le regard rivé sur moi, des gestes lents, très lents, que je percevais à la limite de mon regard.

J'aimerai que vous vous posiez une seule et unique question. Avant de me juger. Comment feriez-vous pour vous échapper d'une cellule sans porte ni fenêtre ? Imaginez que vous soyez prisonnier, qu'on vous retienne captif, dans une salle, une petite ou une grande salle, ronde ou carré, haute ou basse de plafond, que vous soyez enfermé quelque part. Aucune issue, pas de porte ni de fenêtre par laquelle vous pourriez sortir. Et pour toujours vous resterez prisonnier. Mais dans cette prison, où vous mourrez de toute façon, d'où rien ne peux s'échapper, vous souffrez. Et vous souffrirez toujours. A chaque instant, chaque seconde, continuellement, sans jamais la moindre respiration. Que feriez-vous ? Comment vous enfuir ? Comment en finir ?

Si j'ai tant soif de liberté, c'est qu'elle m'a été arrachée, comme on arrache un organe vital, à un corps encore vif. On m'a arraché beaucoup de choses, ma liberté, mais aussi mon intégrité, mon humanité, ma virginité, mon innocence, mon enfance, ma vie, mon avenir, mon espoir, mon amour… Je voyage. De prison en prison. De mains en mains. Et à mes dépends, me voila de nouveau enfermée entre quatre murs. Entre les mains d'inconnus qui ont le droit de vie et de mort sur moi, qui tiennent mon sort captif comme mon corps, et décident à leur guise de la nouvelle prison où ils m'enverront quand ils seront lassés de me garder dans la leur. Un hôpital, un centre psychiatrique, un sous-sol, une famille d'accueille, qu'est-ce que ça change ? C'est toujours quatre murs, entre lesquels on est enfermé, d'où l'on ne peut sortir, prisonnier d'inconnu qui ont tous les droit sur nous, qui décident pour nous, qui peuvent impunément nous faire du mal, sans qu'on ait la moindre de chance de se défendre, de s'en sortir. Parce qu'on est leur prisonnier, leur animal, leur objet, sans conscience, ils nous possèdent.

Je ne sais pas ce qui me fait le plus peur. Etre enfermée ? Qu'on me blesse ? Qu'on m'enlève encore le peu qu'il me reste de ce que je suis ? Pour façonner l'esclave idéal, conditionné à la soumission, et à la terreur. On me vole, on m'arrache, on me découpe, on me broie, on me dévore, on me brûle, on me torture, on me boit, on me décharne, on me sculpte à leur plaisir. Le désir, vous en avez du désir ? Et de l'envie ? Et du plaisir à l'envie de votre désir ? Que faites-vous du désir ? J'ai envie d'être libre, dehors, dans la lumière du soleil, dans le soleil et ses abysses…

Je trouverai le chemin de ma liberté, à travers les eaux ensanglantée de mon sang, l'overdose du dioxyde de carbone serrant ma poitrine comme une corde brisant ma nuque, le gaz pénétrant par chacun des pores de ma peau. Je ne serais plus enchainée. Je démolirai les instruments de ma captivité. Je ravagerai le champ de bataille qui fut mon foyer. J'ouvrirai grand les portes, que le vent puisse pénétrer et le cri du monde. Je casserai la fenêtre. De mes mains sanglantes je déchirerai les photographies des hommes qui m'ont aimé. Je mettrais le feu à ma prison. Je jetterai mes vêtements au feu. Je déterrerai de ma poitrine l'horloge qui fut mon cœur. J'irai dans la rue, vêtue de mon sang.

Il faudrait mieux naitre sans cœur, sans âme, et sans conscience. Pour voir ce que le monde fait de vous et vous arrache. Il faudrait mieux naitre avec le cœur gelé, pour ne jamais risquer d'aimer. Il faudrait mieux de pas naitre, arrêter de naitre, tuer toutes les femmes, pour que la vie cesse de mettre au monde ses futures victimes, il faudrait arrêter le cycle violent de l'existence, tuer l'existence, tuer les dieux, tuer la divinité, tuer le monde, l'étouffer entre les cuisses de son propre désir. Faire remonter le cours du fleuve, anéantir le temps, rouvrir les tombes, faire lever les cadavres, leur redonner la beauté et la jeunesse, avant de les renfermer dans le cercueil de leur mère, le tombeau où mourons tous les nouveaux nés. Jusqu'à que le monde s'écroule, que le ciel se déchire dans l'orage, qu'il s'effondre sur nous, qu'il implose, et que tout disparaisse. Et ne reste que le silence.

Moi, je voudrais mourir. Je voudrai que ça disparaisse, que ça se taise, que ça s'arrête. Moi, je voudrais mourir. Je voudrais que ça disparaisse, que ça se taise, que ça s'arrête. Moi, je voudrais mourir. Je voudrais mourir. Je suis déjà morte, on m'a tout pris, la liberté, l'intégrité, l'humanité, la virginité, l'innocence, l'enfance, la vie, l'avenir, l'espoir, l'amour… Mon âme, mon esprit, et mon corps. Je suis enfermée entre quatre murs. On m'a déjà tué. Mais je respire encore. On me tue, encore et encore.

Il me dit "regarde-moi" je refusai. Je ne veux plus obéir à personne. Ma main se referma autour de la lame. Elle était froide, froide comme mon cœur. Je continuais de fixer mon poing des yeux, de l'eau glissait, elle me noyait, elle tombait de mes joues, sur ma peau blême. Je le sentais qui s'approchait, et plus il s'approchait, plus je serrais mon poing, autour de la lame. Cette sensation, la douleur, quand elle entra très lentement dans ma chair, cette sensation, elle me fit mal, mais elle était nécessaire, je me rendis compte qu'elle était nécessaire. J'étais punie du mal que je représentais. J'ai honte de ce que je suis, de ce qu'on m'a fait, et de ce qu'on a fait de moi. Il parlait, mais je ne l'écoutais pas, je ne voulais plus les entendre. Ne plus voir, ne plus entendre, ne plus parler. L'aveuglement total de mes sens. Pour ne plus ressentir. Je focalisai mon attention sur la douleur, je ne le vis même pas s'asseoir. Les mots n'existent plus. Ils sont perdus, la parole est morte, et moi avec.

Je ne voulais pas le voir. Je ne voulais pas hésiter, je ne voulais pas douter, je ne voulais pas avoir peur. Je ne voulais pas me serrer dans ses bras en imaginant que je pouvais être en sécurité, je ne voulais pas me dire que tout irais bien, et qu'on ne me ferait pas de mal. Je ne voulais pas espérer. Je ne voulais pas croire, je ne voulais pas avoir confiance. Je ne voulais pas qu'on joue comme ça avec mon cœur. Je ne voulais pas voir ses yeux, et avoir un peu plus honte de moi.

Je serrai les dents, j'avais mal, la lame entrait dans ma peau entaillée, de plus en plus, tout doucement, tandis que je serrais mon poing. Je tressaillis en sentant le papier effleurer mes genoux. Mes jambes se serrèrent et mon corps se mis à trembler. Je baissai les yeux sur la feuille pour y lire ce qui y était écrit. Une goutte rouge tomba sur le papier blanc. Ma respiration repris, tout doucement, sonorisée par la douleur qui me transperçait. Je détournai la tête et fermai les yeux. J'ouvris mon poing, difficilement, et déposai le scalpel dans sa main tendue vers moi. La lame était couverte de sang. des entailles à vifs marquaient ma paume et mes doigts. Je refermai mon poing et le déposait contre mon ventre, l'entourant de mon autre main, comme pour protéger la blessure et empêcher qu'on y touche. Le sang et mes larmes continuèrent de s'écouler lentement sur ma peau.

I : - Montre ta main petite…

L'infirmière voulut s'approcher de moi pour examiner ma main, je reculai brusquement et m'accroupis contre le mur carrelée, entre la baignoire et le lavabo, en cachant ma main blessée contre moi. Elle s'avança et insista pour que je la laisse faire, je secouais la tête de droite à gauche, et je lui échappais avant qu'elle n'ait le temps de me toucher. Je me réfugiai dans les bras protecteurs de Jack, cachée contre lui. J'étais recroquevillée en boule contre son torse, mes long cheveux masquait mon visage et tombaient tout autour de moi en cascades brunes sombres. Elle s'approcha pour s'accroupir à un petit mètre de moi, une distance de sécurité pour ne pas me faire peur et risquer de me faire fuir à nouveau.
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 Jack Sutton 





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MessageSujet: Re: Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili) Ven 23 Nov 2012 - 21:56

(HRP: Ok t'a presque réussi à me faire pleurer là XDD)

FLASHBACK:

- Bien oui! Tu seras un papa tout doux! Je vois ça d'ici avec ta fille! dit Julia en riant.

- Ben oui! D'abord quand elle aura un petit copain se sera l'interrogatoire en règle. S'il est bien je lui permettrais de sortir avec notre fille. Sinon se sera dehors à grand coups de pieds au fesses.

- D'accord monsieur le policier et si c'est un petit garçon?
me murmura-t-elle amoureusement

Je l'approchai de moi mettant mes mains sur ses hanches et la regardai tendrement tout tendre de savoir qu'elle voulait des enfants de moi.

- Bien il aura ma génétique et se sera un petit rapide,un garçon brillant comme son père et agile aussi!

- Que Dieu m'en préserve! Je ne serais pas aussi patiente que ta mère.


- Tu seras la plus merveilleuse et douce des mères Ju.

FIN DU FLASHBACK

Ce souvenir me revint en mémoire et je trouvais ironique que ceci avait été dis entre nous à la lumière d'un magnifique soleil d'été comme seul Los Angeles pouvait avoir. Me voici là dans une salle de bain minuscule sombre et comble de tout la nuit!! Ironique n'est-ce pas? Il me semblais que le temps avec Julia était loin, très loin à des années lumières de maintenant et ça ne faisait que deux ans. Je me tenait immobile mais j'observais tout, je vis donc son petit poing se serrer autour de la lame et je réprimait une envie de crier de ne pas faire ça, de lui arracher des mains, de la serrer contre moi pour lui montrer combien je l'aimais et que je la protégerais de tout.

Cependant je ne fis rien que serrer les mâchoires. Impuissant, triste et inquiet. Impuissant devant la grand souffrance intérieure qu'elle semblait éprouver. Triste car je ne pouvais aller lutter contre ses démons pour leur dire de lui ficher la paix, de la laisser tranquille et inquiet car sans que je ne m'en rende vraiment compte, elle était ce qui me rattachais le plus à une sentiment d'utilité et que si elle s'enlevait la vie... alors mes longs efforts étaient vains. Je vis une goutte de sang aller tacher la feuille sur ses petits genoux fragile et je fermai les yeux luttant contre l'envie de pleurer de désespoir. Pleurer contre la monstruosité de l'homme et je parle pas ici de la personne mais de l'homme avec un grand H. Je la suppliais mentalement de me le tendre, de poser ce bout de métal dans ma main, de me couper avec si c'est ce qu'elle voulait mais pas de se faire mal... quoique là c'était plutôt mal parti.

- Lili je t'en prie...

Sa petite main s'ouvrit et elle déposa le bout de métal dans ma main et je crois que c'est à se moment que je me rendis compte que je retenais mon souffle laissant passer le moins possible d'air. Comme si ceci marquerait une pause dans le temps. Je tendis l'objet maudit ;a l'infirmière qui le prit et le fourra dans sa poche s'approchant de Lili lui demandant doucement de lui montrer sa main. Instinct de survie elle alla se mettre à l'abri entre le bain et le lavabo mais elle vit un pied bouger et elle vint se coller contre moi en boule. Petite boule de peur tremblante que je serrais contre moi soulagée de la ravoir près de moi. La femme resta à distance respectueuse mais ses yeux allaient de Lili à moi me pressant presque de faire quelque chose. J'étirai le bras vers la serviette d'une blancheur immaculée et sans un mot pris la main de Lili et l'ouvrit doucement pour enrouler la serviette autour de sa menotte.

Je ne cherchais pas à relever sa tête. Je savais que la peur et la méfiance était de retour à mon grand dam. Je refermai mes bras autour d'elle en lui faisant des chuts rassurant. Comme un père fait avec sa fille triste ou apeurée. Je posai ma tête sur la sienne sans rien dire. Les mots ne voulaient rien dire en ce moment. Je devais encore une fois prouver que je ne la laisserais jamais partir avec d'autres que moi.

I:- Monsieur il faut voir si sa main...

- Elle n'a rien. Nous reprendrons notre discussion plus tard. Là elle a besoin de repos... et moi aussi.

Elle resta plusieurs minutes à me regarder avec compassion et finit par me faire un sourire et quitter la pièce exigüe. Je m'appuyai sur le mur toujours Lili contre moi en petite boule et mon corps fut pris de soulagement et des larmes roulèrent sur mes joues. Oui j'ai eu peur, horriblement même. Il était rare que je pleurais, si je me rappelle bien la dernière crise de larme remontaient à 2 ans lors de la mort de ma fiancée. Je serrais la petite contre moi et après un moment j'essuyai les larmes rapidement et saisi le visage de Lili pour le remonter doucement vers moi. Ses yeux bleus étaient remplis de douleur que les coeur m'en creva.

- Ne me refais jamais plus peur comme ça petite. J'ai... j'ai...

Je ne savais plus quoi dire. Les larmes envahirent mes prunelles d'ébène alors je me tus et pinçai les lèvres. Que pouvais-je faire de plus? Je la regardai longuement ne sachant que faire. Pris entre l'envie de la laisser comme ça contre moi toute la nuit s'il le fallait et celle de la ramener dans on petit lit froid où il y a quelques minutes elle était bien, au chaud et reposée. Par contre la perspective de dormir sur le sol ne m'enchantais pas vraiment alors après quelques minutes de dilemme je la pris dans mes bras et allai nous installer tout les deux dans le fauteuil. Je tirai une couverture sur elle, vérifiai que sa main avait arrêter de saigner et je ne la bougeai plus de là. Instinctivement j'allais chercher l'anneau sous mon chandail et le tripotai en remerciant Julia de veiller sur elle. C'est un geste très banal pour certains mais pour moi il m'apportait réconfort et apaisement dans les moments les plus stressant de ma vie.
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Un lien de confiance qui doit s'établir (Lili)

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