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Rendez-vous...

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MessageSujet: Rendez-vous... Lun 8 Oct 2012 - 23:34

    En ouvrant ma boîte aux lettres ce matin, j'avais découvert un courrier venant des forces de l'ordre. Un courrier m'obligeant presque à venir consulter le psychologue de la BAU. Non mais qu'elle blague, voila qu'ils me prennent pour un fou maintenant. Dans la lettre, il est marqué que je dois obligatoirement me rendre à la BAU pour voir madame Foster sinon je serais tout de suite mit en prison. C'était quoi cette blague. En même temps, c'est il y a peine un mois que j'avais essayé de violer à nouveau une jeune femme. Mais cette dernière avait réussit à me taper assez fort sur la tête pour que je tombe dans les pommes. Je n'avais alors aucuns souvenirs de cette soirée, c'est les gardiens de la prison où j'ai passé une nuit entière qui m'ont tout raconté. Voila, juste à cause de ça, ils me prennent pour un fou furieux qui doit obligatoirement allé voir un psychologue. La blague.

    Bon bah dans ce cas, c'est partit. J'avais rendez-vous aujourd'hui dans l'après midi, je me dirigeais donc vers la BAU. Rien que d'y penser, cela me donnait des frisons dans tout le corps. Je n'aimais pas allé dans les commissariats déjà alors à la BAU c'était encore pire. J’avais l'impression de voir cinq policiers au mètre carré. Quelle horrible sensation. Je me dirigeais vers les escaliers, le rendez-vous avez lieu à l'étage numéro 10 mais il était hors de question que je reste dans un ascenseur avec un flic plus de deux secondes. Je n’imagine même pas si le flic en question avec qui je suis dans l’ascenseur est une femme. Si j’imagine enfaite. Oulala... Il faut que je m'enlève cette image de la tête. J'avançais donc marche après marche dans les escaliers. Ce fut long d'arrivé à l'étage numéro 10. En arrivant en haut, je n'étais pas trop fatigué car j'avais prit mon temps. Je ne supportais toujours pas l'idée de devoir rencontrer un psychologue, alors un des forces de l'ordre, c'était encore pire. Plus que quelques pas à faire et je pourrais entrer dans le bureau de la dame. Deuxième porte à gauche, je toque et je rentre tout de suite. C'est alors un sentiment de sécurité qui m'envahit lorsque la porte ce referme. Je suis toujours à la BAU mais au moins, il n'y a plus qu'un seul flic sur vingt mètres carrés cette fois. C'est parfait. En plus c'est une femme donc c'est encore mieux. Assez belle en plus de ça, les policiers qui m'ont arrangé ce rendez-vous auraient-ils oublié que j'étais violeur ? Apparemment oui. Ce n'est pas parce que je suis chez les flics que je vais commencé à les aimer.


    Je viens pour le rendez-vous. Mais je ne pense pas qu'on ai besoin de parler. Il est hors de question que je parle avec vous. Mais on peut passer au langage du corps si vous le voulez bien...

    Un petit sourire en coin s'afficha sur mon visage. Je m'approchais de la femme qui avait l'air plus vieille que moi. Cela ne m'avait jamais dérangé quel âge elles ont les femmes que je viol. Tant qu'elles sont belles, je peux prendre n'importe qui. Tout en continuant de m'approcher d'elle. Arrivé à moins d'un mètre d'elle, je passa ma main dans ses cheveux bruns. En même temps, qu'est ce qu'ils me donnent une psychologue féminine. Ils ne savent vraiment pas ce qu'ils font.

    Et même si vous ne le voulez pas...

    C'était assez dangereux ce que j'étais entrain de faire. Violer une femme, c'est d'accord, violer une flic, cela ne me dérange pas si je la contrôle mais violer une femme et flic chez les flics, c'était quand même énormément dangereux. Enfin, si j'arrivais à la violer car je savais au fond de moi qu'elle ne se laisserai pas faire. Mais d'un côté, je faisais surtout cela pour qu'elle se rende compte à quel genre d'homme elle avait à faire. Et surtout pour qu'elle ne veuille pas de mon cas et qu'il me donne quelqu'un d'autre. Enfin, un homme quoi que je n'aurais pas envie de sauter toutes les cinq minutes. Même si c'était la meilleure, je n'allais pas réussir à me contrôler longtemps. Je pense que c'est la meilleur qu'ils m'ont donné et de toute façon, ils sont tous bons les psychologues de flics normalement.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Jeu 11 Oct 2012 - 8:44

I'm so excited, and I just can't hide it ! I'm about to lose control and I think I like it !
I'm so excited, and I juste can't hide it ! I know, I know, I know, I know I want you...


La journée avait bien commencé pour Gillian. Elle s'était réveillée de bonne humeur et avait pu partir assez tôt pour éviter les embouteillages du matin. Dans sa voiture, la radio diffusait ce célèbre titre des Pointer Sisters. Ou peut-être était-ce un autre groupe ? Peu importe. Tout en fredonnant, elle se gara dans le parking du FBI et franchit les portes du hall d'entrée. La réceptionniste lui fit alors signe d'approcher de son guichet.

- Docteur Foster, monsieur Taylor a demandé à ce que vous passiez dans son bureau avant de commencer votre journée.

Taylor était le supérieur de Gillian en quelque sorte, c'était lui qui dirigeait la branche psychologique du FBI ainsi que toutes les cellules d'aides post-traumatiques. Il lui demandait de venir le voir de temps à autre pour faire le bilan sur certains patients qu'elle recevait (surtout les grands criminels), cela ne parut donc pas suspect à la jeune femme. Elle prit donc l'ascenceur pour se rendre au onzième étage. L'étage des patrons, comme l'avaient surnommé les employés du building. Toujours en fredonnant, Gillian se recoiffa en se regardant dans le miroir de l'ascenseur. Impossible de s'enlever cette chanson de la tête... Lorsque les portes s'ouvrirent, elle se dirigea d'un pas tranquille vers le bureau de Taylor. Elle avait le temps : son premier patient n'arrivait que dans une heure et demie. Elle frappa à la porte du bureau, et Taylor l'accueillit lui-même, sans un sourire. Gillian était habituée à cet air blasé qu'il arborait en permanence, elle ne se méfia donc pas le moins du monde lorsqu'il l'invita à prendre place et qu'il s'assit face à elle sur le bord de son bureau.

- J'ai un nouveau patient pour vous Gillian, et il arrive cet après-midi pour sa première consultation.

Un nouveau patient ? C'était donc juste pour cela qu'il l'avait fait venir ? Là, ce n'était pas dans son habitude. La jeune femme ne recevait que des briefs de quelques pages avant chaque nouveau patient. Pourquoi celui-ci serait différent ? Gillian fronça les sourcils. En voyant son désarroi, Taylor continua.

- Il s'agit d'un cas particulier, c'est pour cela que je voulais vous parler avant la consultation. Il s'agit d'Andrew Otter, un violeur en série que nous venons d'arrêter.

- Je vous demande pardon, monsieur ?


Tout aussi surprise que furieuse, Gillian n'en revenait pas. S'il y avait bien une personne dans tout l'immeuble qui était au courant qu'elle avait failli se faire agresser sexuellement deux ans plus tôt, c'était Taylor. Et il lui refilait un violeur en série ? L'homme fit une moue embarrassée et ouvrit la bouche pour répondre, mais Gillian ne lui en laissa pas le temps.

- Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût ! Je suis la seule femme de toute votre équipe de psychologues et c'est à moi que vous le refilez ? Vous avez déjà oublié quel était le sujet de mon dépôt de plainte il y a deux ans ?

- Calmez-vous Gillian, laissez-moi vous expliquer. La plupart des psy les plus compétents de l'unité ne sont pas disponibles ce matin, et vous êtes la seule à pouvoir décrypter les micro-expressions.

- C'est ça, la raison officielle ? Et officieusement, je sers d'appât ? Vous allez l'observer derrière une vitre sans tain pour voir comment il se comporte avec une femme ? C'est quoi le plan ?


On se foutait clairement d'elle ici. Et même s'ils lui flanquaient deux gardes du corps dans le couloir, le problème était le même : elle se retrouvait seule dans une pièce avec un prédateur sexuel. Gillian se demandait qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter cela. Taylor aussi paraissait contrarié, mais pas autant qu'elle.

- Nous n'avons pas le choix Gillian, l'ordre nous vient de très haut. C'est la nièce d'un sénateur qui a été agressée et il veut qu'on le diagnostique aujourd'hui pour savoir s'il faut l'envoyer en taule ou en psychiatrie.

Même après de longues minutes de négociations, la jeune femme ne put esquiver cette thérapie avec Andrew Otter. Elle eut quand même le droit d'avoir des gardes du corps devant sa porte au cas où. C'est avec les jambes en coton qu'elle descendit donc d'un étage et alla se réfugier dans son bureau tant qu'elle pouvait encore y être seule. Elle allait à l'abattoir, c'était clair, cette thérapie allait de toute façon mal se passer. Même si les deux gorilles dans le couloir étaient armés, même si elle avait une bombe lacrymogène dans le deuxième tiroir de son bureau, et même si Otter ne la touchait pas, le sentiment d'insécurité persisterait. Elle avait fait exploser sa rage au visage de Taylor parce que cette situation n'était pas sensée et que c'était de la pure folie. Mais son supérieur ne pouvait rien faire pour elle : il avait lui aussi le couteau sous la gorge. Gillian lui en voulait quand même de ne pas avoir transgressé les règles pour lui épargner ce supplice et la sauver. C'était comme s'il l'avait amenée pieds et poings liés au violeur et qu'il lui avait gentiment tapoté l'épaule en lui disant "Sois courageuse, ça va faire un peu mal". Parmi toutes les fois où elle avait été confrontée à ce genre de psychopathe, celle-ci était la pire. Thomas Phibes était sous traitement quand elle l'avait reçu, l'Imitateur lui était tombé dessus par surprise, Andrew Jenkins était menotté et ne s'était contenté que de lui faire de l'oeil. Andrew... Etait-ce donc ce prénom qui lui portait malheur ? Elle avait envie de s'enfuir et de ne pas assister à cette psychothérapie. Mais c'était impossible et l'heure du rendez-vous avec Otter arriva plus vite que prévu. Gillian fixait désespérément la pendule comme si un pouvoir télépathe pouvait ralentir la course des aiguilles. Mais le moment fatidique arriva. Andrew Otter fit irruption dans son bureau sans frapper. La jeune femme réprima un sursaut et se leva pour aller à sa rencontre. Il avait le profil du parfait violeur en série. Beau comme un ange, la démarche assurée, le regard perçant. Il ne lui laissa pas le temps de lui dire qu'il était impoli d'entrer sans s'annoncer. Il ne lui tendit pas non plus la main pour se présenter. A la place, il lui dit avec un sourire en coin qu'il ne lui parlerait pas, il avait envie d'autre chose. D'elle...

I'm so excited and I just can't hide it...

Cette satanée chanson lui revint en tête comme un boomerang, assez ironiquement. Cette même chanson qui l'avait mise de si bonne humeur lui semblait obsène à présent. Elle était terrorisée de le voir ainsi la déshabiller du regard. Elle tenta au mieux de cacher sa peur, mais le prédateur ne s'arrêta pas à ce simple stade de provocation. Sans aucune gêne, il s'approcha encore plus et passa sa main dans les cheveux de Gillian. Tétanisée, elle fut incapable de bouger pendant ce qui lui sembla être une éternité, mais probablement pas assez pour Andrew.

I'm about to lose control and I think I like it...

Nom de Dieu, que faisait-elle là, à se laisser tripoter par un psychopathe ? Pourquoi ses membres ne répondaient-ils plus ? Lightman lui aurait déjà cassé la gueule pour cette affront... Alors, dans un sursaut d'amour propre mêlé à l'instinct de survie, la jeune femme retira brusquement la main d'Otter.

- Ne me touchez pas... Votre mère ne vous a jamais appris à dire bonjour quand on rencontre quelqu'un ?

Le docteur Foster était de retour, avec toutes ses capacités physiques et intellectuelles. Le masque froid de l'indifférence s'était figé dans son visage, et l'experte en psychologie s'était réveillée. Faire référence à la mère d'Otter était stratégique, car mentionner la génitrice d'un homme réduisait en général ses pulsions et son excitation. Excitation qui crevait d'ailleurs les yeux puisque les pupilles d'Andrew étaient dilatées à mort...

I want you... I want you...

Mais elle n'allait pas le laisser faire. Elle n'avait pas l'intention d'être la proie cette fois. C'était elle qui, par son expertise, allait sceller le destin du jeune homme. Elle s'éloigna donc de quelques pas avant que la main d'Andrew ne descende plus bas.

- Savez-vous pourquoi vous êtes là, monsieur Otter ?

La question était bien là : savait-il comment était réellement établi le rapport de force ?
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Ven 12 Oct 2012 - 11:52

    Olalalala... On n'a même plus le droit de s'amuser dans ce monde cruel. Alors que j'étais entrain d'essayé de violer la femme qui allé être ma psychologue, elle me parla de ma mère. C'est vrai que ce petit jugement sur mon éducation me refroidit complétement. Je fis un pas en arrière. Mais comment osait-elle me parler d'un membre de ma famille ? Encore, ma mère ce n'était pas la pire, elle était tout ce qu'il y avait de plus gentille sur terre. Elle ne m'avait jamais disputé et encore moins frappé. Peut être que c'est de ça que j'ai manqué dans mon enfance avec mon frère pour me raisonner. Jamais elle n'a osé lever la main sur nous deux. Avait-elle peur de nous et de nos innombrables bêtises ? Surement pas, elle s'en fichait presque. Elle laissait notre père nous disputer et elle venait nous réconforter par la suite, une fois que ce dernier avait tourné le dos. Je pense que d'une certaines façon, elle nous a toujours laissé faire tout ce qu'on voulait, c'est sans doute pour ça que je n'ai jamais été un gamin respectable avec les adultes. A chaque fois que je me battais, à chaque fois que je m'engueulais avec un de mes professeurs, je savais qu'en rentrant chez moi, mon père me mettrait une claque et qu'en allant dans ma chambre, j'allais y retrouver ma mère qui m'y attendait toujours avec un cadeau. Un petit cadeau bien sur comme des bonbons où des gâteaux, des t-shirts... Et pleins d'autres petits cadeaux. Elle devait se ruiner entre mes bêtises, celle de mon frère et celles que l'on faisait ensemble. Le gros défaut de ma mère, c'est qu'elle a toujours pensé que donner un cadeau à quelqu'un qui faisait quelque chose de mal allé l'encourager à changer. Elle pensait qu'en me donnant un cadeau, la prochaine fois, ma bêtise serait moins grande. D'un certain côté, elle avait tord. Mes bêtises et celles de mon frère sont toujours devenues de plus en plus grande mais ma mère a continué d'espérer jusqu’au bout. D'un côté maintenant que j'ai grandis, je la plains, maintenant que je suis loin d'elle et que je ne la vois plus du tout, je me demande tous les moments de ma vie que j'ai gâché à être entrain de faire des conneries au lieu de m'amuser avec elle et de passer du temps avec elle. Cela à du la rendre si triste pendant toutes ces années d'être seule à espérer qu'on se calmerait un jour. Elle l'a espéré, jusqu'à la mort de mon frère où elle s'est rendu compte qu'elle avait fait tout ça pour rien. Et là, elle a bien compris que j'allais sombrer dans un gouffre sans fond. Lorsque l'on m'a arrêté pour me mettre en prison, elle m'apporta un cadeau comme elle ne l'avait pas fait depuis longtemps, c'était un bon gâteau. Sa dernière phrase avant que j'aille en prison fut douce. "Profites-en bien tu n'en aura pas d'autres avant huit ans." Et elle avait eut raison, c'était la meilleur chose que j'avais mangé en huit ans de prison. Mes parents ne sont pas venus me voir pendant ces huit années de prison, mon père voulait refusé de croire à ce que j'étais devenu et il avait donc décidé de ne pas venir me voir tant que j'étais pas devenu un adulte responsable et que je n'étais pas calmé. Ma mère n'est pas venu car elle était tellement déçu de moi qu'elle ne pouvait pas affronter mon regard, en plus, elle ne supportait pas les prisons. A ma sortie, ma mère était arrivé avec ce même gâteau au chocolat qu'il y a huit en arrière et mon père lui m'avait apporté un billet d'avion pour Quantico. Voila comment je suis arrivé ici, dans cet enfer.

    La douce voix de Gillian me sortit de mes pensées sur ma mère. Pour qui se prenait-elle de me parler d'elle ? Elle me reposa une autre question qui me blessa moins à l'intérieur. Pourquoi j'étais là ? C'était facile cette réponse, j'allais lui donner sans problème. En même temps, à la base déjà je ne voulais pas venir chez un psychologue alors en plus chez une femme. Comment veulent-ils que je calme mes pulsions en m'envoyant consulter une psychologue. Parfois je me dis qu'ils n'ont pas trop réfléchit en faisant ça. Et peut être que le docteur Foster devait ce dire la même chose que moi.


    Je suis sans doute là parce que je dois assouvir des désirs que personne ne peut comprendre à part moi. J'ai tenté de le faire sur vous et j'aimerais bien finir ce que j'ai commencé juste pour vous montrer à quel point je peux être dangereux. Je ne comprends pas pourquoi vos supérieurs jouent avec mes envies, ils me mettent une femme comme psychologue. C'est complétement démesuré. Je n'ai qu'une envie et vous savez ce que c'est, je ne vais pas vous la cacher. En même temps, je n'arrive pas à contrôler ces choses là. Mais je ne vous en direz pas plus sur ma vie privé, vous pouvez rêver. Je ne suis pas ici pour vous raconter ma vie, seulement parce que l'on m'a obligé à venir sous peine de prison.

    J'avais décidé de ne pas répondre à la première question du docteur Foster qui était sur ma mère, il était hors de question que je laisse quelqu'un guider ma vie et surtout pas quelqu'un des forces de l'ordre. Je ne voulais pas devenir un de ses faibles qui ont besoin d'un psychologue. Je reculais donc encore d'un pas pour pouvoir contrôler mes pulsions sexuelles mais cela était très dur. Je n'avais qu'une envie, c'était de sauter sur Gillian et de la violer. En plus, j'étais en manque, cela faisait si longtemps que je n'avais pas violé quelqu'un, cela faisait même longtemps que je n'avais pas couché avec quelqu'un. Il fallait que je face quelque chose. Mais la dernière fois que j'avais essayé, c'était sur la nièce du sénateur. Dommage qu'elle avait des gardes du corps car j'en aurais bien fait mon quatre heures. Elle avait à peu près mon âge et en plus, elle était vraiment très belle. On avait parlé quelques minutes avant que je ne succombe à la tentation. Je m'étais retenue un petit peu déjà comme ça je pouvais faire connaissance avec ma futur victime. Elle ne s'était douté de rien, jusqu'à ce que je passe à l'action. J'aurais su que des gardes du corps la surveillaient depuis une voiture garé non loin de là, j'aurais peut être réfléchis à deux fois avant de faire ce geste. Dommage, je n'avais pas pu assouvir mon plaisir avec la nièce du sénateur, je n'ai pu que la tripoter et mettre ma langue dans sa bouche mais je n'ai pas pu allé plus loin. Je l'avais serré contre moi car elle se débattait et là, les gardes étaient arrivé et m'avaient saisit. J'étais donc bon pour une petite garde à vue. Encore une fois, comme je n'avais pas été au bout de mes actes, ils ont dû me relâcher mais cette fois, ils m'ont donné un rendez-vous avec la psychologue Gillian Foster.

    Comment avez-vous réagit docteur lorsqu'ils m'ont envoyé vers vous ? Avez-vous été séduite ou avez-vous eut envie de rejeter le dossier ? Cela doit être dur pour une femme d'accepter un dossier sur un violeur.

    Ils voulaient jouer avec moi en m'envoyant vers cette femme alors dans ce cas, j'allais jouer avec elle. Il était hors de question que je reste un petit ange devant elle alors que je n'avais qu'une envie, lui sauter dessus. J'espère qu'elle ne voulait pas du dossier comme ça, je pourrais encore plus me jouer d'elle et jouer avec elle si c'est possible. Bien sur cette proposition serait impossible puisque nous sommes dans un bureau de la BAU. Mais après tout, elle ne vit pas que ici. Après ce rendez-vous, dans quelques jours, je n'aurais qu'à la suivre pour la violer chez elle ou n'importe où sauf ici. Il était hors de question que j'en reste là avec elle. Elle me donnait une douce envie de plaisir alors que je n'avais que posé ma main dans ses cheveux délicats. Ils étaient si doux et soyeux que je pourrais les caresser des heures. En plus, la psychologue avait un certain charme. Je ne pouvais donc pas cacher mon attirance pour elle. Je restais debout à moins de deux mètres d'elle. Je n'avais qu'à faire deux pas vers elle et je pouvais exaucer mes propres voeux qui étaient en ce moment de violeur quelqu'un. Comme c'était elle la seule à être devant moi, c'était donc ma cible. mais je me contrôlais, je voulais savoir la réponse du docteur Foster à ma question avant de faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Dim 14 Oct 2012 - 16:44

Ormis la frustration, une autre expression passa sur le visage d'Otter lorsque Gillian lui parla de sa mère. Réaction typiquement masculine : l'excitation sexuelle baissait. Cela lui laissait un peu de marge... Andrew semblait furieux qu'on lui parle de sa mère, cela l'avait déstabilisé. Gillian vit que cela le replongeait dans ses souvenirs : son regard obliquait vers la gauche et la contrariété lui faisait froncer les sourcils. Il répondit à sa question, présentant les horreurs qu'il avait commises comme un besoin naturel à satisfaire. Et tout en la matant, il fit l'annonce officielle : c'était sur elle en ce moment précis qu'il avait envie de satisfaire ledit désir. La jeune femme frissonna à l'idée qu'il puisse s'approcher encore plus d'elle. Cependant, il avait raison sur un point : ses supérieurs étaient complètement fous de l'avoir envoyé dans son bureau. Ce type s'amusait comme un petit fou et elle, elle était tétanisée d'effroi. Même si elle savait que tout avait été mis en oeuvre pour qu'Andrew ne dérape pas. Pour s'éloigner encore un peu, elle alla s'asseoir sur le bord de son bureau.

- Effectivement, vous risquez la prison. Mais plus précisément, on vous a envoyé dans mon bureau pour que je décide ou non s'il faut vous envoyer en prison OU en hôpital psychiatrique. Et personnellement, je ne sais pas quoi faire. J'ai le choix entre vous remettre entre les mains de médecins qui feront de vous une loque à coups de médicaments, ou vous envoyer au milieu de détenus qui vous feront payer les horreurs que vous avez fait endurer à ces pauvres femmes.

Au fond, elle mourait d'envie de l'envoyer se faire violer à son tour par des gros durs, mais ce n'était pas politiquement correct de le dire... Son regard se promena sur son bureau pour éviter celui d'Otter. Elle vit alors le plus inutile des outils de bureau qui puisse avoir été donné aux employés du monde entier : le coupe-papier. Posé sagement dans son pot à crayons. Elle ne s'en était jamais servie mais soudainement, elle eut envie de tenter l'expérience. C'était le seul semblant d'arme qu'elle pouvait utiliser si Otter s'approchait trop d'elle. C'était dommage en soi, parce qu'il était vraiment bel homme, elle ne voyait pas pourquoi il avait besoin de violer des jeunes filles pour avoir des rapports avec elles. Inconsciemment, Gillian se dit que s'il avait eu son âge et la correction de bien se tenir avec les femmes, elle aurait peut-être succombé à son charme. Mais là, il lui faisait plus froid dans le dos qu'autre chose. Elle décida de ne pas lui montrer l'horreur qu'il lui inspirait, et de jouer la carte de l'indifférence.

- Vous savez, j'ai l'habitude des criminels dans votre genre, alors un de plus ou de moins... J'en vois tous les jours ici, mes supérieurs me font confiance et c'est réciproque. Ce n'est pas parce que j'ai un nouveau patient qui présente des signes de psychopathie que je vais leur en vouloir.

C'était assez paradoxal pour quelqu'un qui avait travaillé dans la détection de mensonge d'avoir à mentir à son patient. Les rôles s'inversaient. Mais elle ne voulait pas le laisser la manipuler, les signes de psychopathie étaient trop évidents pour qu'il s'en tire indemne. Elle comptait bien l'envoyer croupir en prison pour le reste de sa vie.

- Et vous, Andrew ? Qu'avez-vous ressenti quand on vous a annoncé que vous risquiez la prison à perpétuité ?

Un autre clou était enfoncé. Il fallait à tout prix distraire son esprit pour le focaliser sur autre chose que le décolleté de Gillian et tout le reste. C'est tout juste s'il ne lui avait pas mis la main aux fesses tout à l'heure...
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Mar 23 Oct 2012 - 18:30

    Mais pour qui se prenait-elle ? Elle était psychologue de flics et c'était à elle que ses supérieurs avaient décidé de me confier. C'était complétement débile, elle jouait donc la carte de la supériorité avec moi. Le docteur Foster avait décidé de s'éloigner de moi et de s'assoir sur le bord de son bureau. Je n'avais qu'une envie, m'approcher d'elle, l'allonger sur le bureau et faire le reste dans le plus grand calme pour ne pas que d'autres flics rentrent dans ce bureau. Mais je ne le ferais pas, je n'avais pas envie de retourner tout de suite en prison, ma vie en dehors était si bien.

    Après tout, peut être que la femme me ferait changer et que je n'aurais plus jamais besoin d'aller en prison. Non, c'était plus fort que moi, je ne pouvais pas me résoudre à arrêter de violer des filles juste parce que quelqu'un me le dit ou parce que quelqu'un me fait comprendre que c'est mal. En tout cas, le docteur avait l'air de penser qu'elle pouvait me faire changer. Déjà, elle commençait à faire du chantage affectif. Elle venait de réussir en me parlant de ma mère. Maintenant, elle s'attaquait à mon avenir. Elle pensait donc que je ne m'étais jamais fait violer en prison ? Bien sur que si. C'était horrible même. C'est bien la pire chose qu'il me soit arrivé en prison. Et tout ça a commencé dès la première semaine. Je venais à peine d'arriver en prison que presque tous les hommes savaient que j'étais là pour avoir violer des femmes. J'avais déjà entendu dire par les gardiens de prison que j'allais prendre beaucoup de coup dans le derrière avec ce que j'avais fait. Je me méfiais donc de tous les gars que je voyais, je n'étais vraiment pas en sécurité. Les gardiens le voyaient bien, et ils s'en moquaient. Toute la première semaine, je ne suis pas allé me laver par peur de me faire attraper par les gars dans les douches. Mais c'était déjà insoutenable, je n'allais pas pouvoir ne pas me laver pendant huit ans. Je ne pouvais même plus respirer par le nez tellement je sentais mauvais. Un jour, j'ai donc du me rendre aux douches. C'était horrible, ils me regardaient tous de travers au début. J'ai comprit ce qui allait m'arriver lorsqu'un petit gang qui m'avait déjà menacé arriva dans les douches. Les autres s'en allèrent tous et me laissèrent seul. C'était la première fois de ma vie que c'était moi qui me faisait violer. Une fois qu'il eurent fini leur manœuvre, ils s'en allèrent, me laissant seul dans les douches entrain de presque agoniser de douleur. Ce fut le pire jour de ma vie pour l'instant. Bien sur, cette opération ce recommença au moins une fois par semaine, jusqu'à ce que je quitte enfin la prison. Je n'allais me laver qu'un jour sur trois pour être sur de ne pas me faire attraper tout le temps. J'ai du me faire violer plus d'une centaine de fois en huit ans, c'était horrible.

    A ma sortie de prison, cette expérience m'a presque rendu plus fort. Grâce à la prison, j'ai apprit à être plus fort, autant physiquement que mentalement. Je trouvais donc des cachettes plus discrète pour violer mes victimes. C'est pour ça que je ne me suis fait prendre que deux fois depuis que je suis dans ce pays. La dernière fois, j'ai passé une nuit en prison car ils n'avaient pas assez de preuve car je n'avais pas eut le temps de la violer. Elle m'avait assommé. Et cette fois, je n'ai pas encore eut le temps car elle était protégée. Je n'étais pas au courant, mais cette fois, je n'ai pas été en prison, ils m'ont juste envoyé une lettre pour venir ici. Bien sur, il y a eut d'autres fois où personne ne m'a vu. Je regardais donc le docteur Foster droit dans les yeux. Je ne la quittait pas. J'étais comme absorbé par ses jolis yeux. J'avançais donc d'un pas avant de lui adresser la parole. J'avais bien sur attendu qu'elle finisse de parler.


    Vous croyez que tout cela me fait peur ? Vous pensez peut être que personne ne m'a jamais violé en prison. Vous êtes persuadé que jamais personne ne m'a eut dans les douches et que je ne me suis jamais fait casser la figure ? Je vais vous dire docteur Foster, vous pourrez m'envoyer où vous voulez... Je vous retrouverais quand même à la sortie lorsqu'ils me libéreront. Car je sais qu'ils n'ont pas assez de preuves pour m'enfermer trop longtemps. Je ne vais pas y rester plus de cinq ans en prison, s'ils m'y mettent. Et à ma sortie, je vous retrouverais.

    De toute manière, à partir de maintenant, elle était ma prochaine cible. Je n'avais plus qu'une envie, la violer elle. Mais je ne pouvais pas ici et maintenant. Pas dans un bureau de policier entouré de pleins d'autres policiers. Je venais de répondre à toutes ses questions. J’espérais que cela lui suffirait car je ne voulais pas trop en raconter sur ma vie. Je n'avais jamais été chez un psychologue en Allemagne avec toutes les bêtises que j'ai fait alors ce n'était pas pour y aller ici et raconter ma vie. Il était hors de question que le docteur Foster connaisse ma vie, sinon elle allait s'en servir contre moi, comme dans tous les films que j'ai vu. J'avançais encore d'un pas vers elle pour voir comment elle allait réagir.

    Je ne suis pas fou.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Jeu 25 Oct 2012 - 23:10

Gillian contrôlait tant bien que mal le tremblement de ses membres. Ce type était d'un naturel ensorcelant et charmeur, mais son regard la glaçait d'effroi parce qu'il lui faisait miroiter toutes les horreurs dont il était capable. Et le pire, c'était qu'on lui avait déjà fait payer tous ses vices en prison. Huit ans... Il avait passé huit ans à se faire violer en prison. Elle le savait parce qu'elle avait eu le temps de lire son dossier avant la consultation. Comment pouvait-on subir cela et revenir à la vie normale l'air de rien, et continuer à se comporter comme un prédateur sexuel. Comment pouvait-on encore aborder une femme et la regarder dans les yeux en jouant le mâle dominant ? Gillian en avait vu, des psychopathes, mais les violeurs restaient toujours une énigme pour elle. En même temps, depuis son agression, elle n'avait jamais vraiment cherché à comprendre... Il avait donc connu le pire, et se moquait complètement qu'à cause d'elle son cauchemar puisse recommencer. Il s'en foutait, parce qu'à sa sortie, il la retrouverait. En entendant cela, la psychologue manqua de défaillir. Ses nuits blanches allaient recommencer, la panique allait la reprendre dès que le soleil se coucherait ou qu'un homme s'approcherait d'elle. Pour une femme vivant seule, c'était le pire des cauchemars. Merde, c'était elle qui allait finir par se prendre des rendez-vous avec un psy ! Et peut-être même engager un garde du corps, pendant qu'elle y était... Mais elle n'avait pas le droit de flancher, pas devant lui.

- Les menaces à un agent fédéral, ça peut vous coûter cher Andrew. Alors faîtes attention à ce que vous dîtes où votre séjour sera prolongé.

Elle aussi elle savait proférer des menaces, et ce n'était pas que du vent. Le regard froid, elle maintenait le contact visuel avec Andrew sans ciller. Elle ne baissa pas les yeux, elle ne pouvait pas se présenter à lui comme une proie faible. Du coin de l'oeil, elle devinait le coupe-papier qui était juste assez proche de sa main pour qu'elle le saisisse et le mette entre le prédateur et son propre corps. Le coeur battant à tout rompre, elle le laissa avancer sans esquisser le moindre mouvement. Elle ne recula pas sur la table, elle n'avança pas la main vers son pot à crayon, pas encore. De sa démarche de félin, il franchissait les quelques pas qui le séparaient d'elle. La respiration de la jeune femme se fit sacadée tant la peur lui compressait la poitrine. Lui, il s'amusait de la voir terrorisée alors que c'était elle qui devait être en position de force. Mais la loi de la jungle est impitoyable, et la nature l'avait faite femme : elle n'avait aucune chance si subitement il décidait de déchirer son chemisier et de salir son honneur. Elle aurait tant voulu que son associé soit là pour pouvoir la défendre et faire baisser les yeux à ce salaud. Mais elle était seule, désespérement seule. Il n'y avait plus qu'elle pour l'empêcher de ballader ses mains sur son corps, il fallait lui faire comprendre qu'elle n'avait pas peur de lui, même si c'était faux. Elle le laissa donc franchir l'invisible barrière qui était celle de la décence entre deux personnes étrangères et pencha légèrement la tête sur le côté.

- Vous avez vraiment besoin de faire du mal à une femme pour vous sentir en droit de la toucher Andrew ? N'avez-vous donc jamais connu l'amour, le vrai ?

Elle n'avait jamais compris les motivations de ce genre de criminels. Evidemment, certains connaissaient des frustrations sexuelles qui faisaient que les agressions étaient le seul moyen pour eux d'avoir une femme nue sous les yeux. Mais les autres ? Ceux qui étaient beaux comme des dieux et plein de charme ? Pourquoi avoir recours au viol quand on pouvait avoir une petite-amie aimante et fidèle ou même enchaîner des aventures d'un soir ? Jenkins était pareil, c'était le même genre de psychopathe. Sauf que là, Andrew était à cinq centimètres d'elle... Mais sa main était encore plus près du coupe-papier.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Dim 28 Oct 2012 - 17:08

    Et voilà ! Je venais de faire des menaces et donc, elle se sentait tout de suite obligé d'en faire aussi. Cette psychologue n'était qu'une copieuse. Tout ce que je fais, elle le fait ensuite. J'essaye de lui faire peur, elle essaye de me faire peur. Je lui fais des menaces, elle me fait des menaces. Mais par contre, si je l'embrasse, elle ne le fera sans doute pas. Elle préférera me taper plutôt que m'embrasser ça c'est sur. C'est incroyable ça de faire jouer son rôle de flic dès qu'il y a une petite menace. Ils font tous ça, n'importe quel flic que j'ai menacé m'a répondu la même chose que le docteur Foster. Mais ce n'est pas grave, cela ne me dérange pas d'aller en prison plus longtemps. J'ai déjà passé huit années de ma vie en prison alors quelques mois de plus.

    Je n'ai pas peur d'aller en prison vous le savez, alors pourquoi me menacer sur le temps que je vais y passer ?

    Franchement, elle ne sait donc pas à qui elle parle ou quoi. Je suis quand même un violeur de femme et je suis un délinquant. Je n'ai jamais tué quelqu'un mais dans ma jeunesse, nombreux sont ceux qui s'en sont prit dans la tronche par ma faute. Combien de personne sont parties à l'hôpital à cause de mon frère et moi ? Beaucoup, on ne les a jamais vraiment compté, mais plus d'une vingtaine. Nous étions vraiment des terreurs et des vrais délinquants. On était méchant parfois trop, mais on aimait ça, faire régner notre loi sur notre collège et après sur notre lycée. Tout cela a été trop loin, ça à gâcher ma vie et ça à tuer mon frère. Mais ce n'est pas pour autant que j'ai arrêté. Pourtant, ça aurait du me faire comprendre qu'il fallait stopper tout ça. Mais non, c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'arrêter d'être chiant avec les autres et de vouloir toujours avoir raison. De vouloir dicter mes règles et obliger les autres à faire ce que je veux. Comme avec toutes ces femmes, dès que je commence et qu'elles ne veulent pas, cela me donne encore plus de force pour finir par les violer. Ce n'est pas dans mes projets d'arrêter. Je dois continuer ce que Justin et moi avons commencé, notre petite guerre contre les lois, je la finirais seul. Je continuerais à violer des femmes pour voir la punition que Justin me fera, c'est pour ça que je le fais de toute façon, pour voir ce qu'il est capable de faire et surtout, pour garder contact avec lui.

    Je recula d'un pas lorsque le docteur Foster se mit à parler de l'amour. Cela me fit d'un côté sourire mais d'un autre côté, je me retiens de verser une larme. Sourire car elle me parlait de faire du mal pour avoir ce que je veux, c'est ce que j'avais toujours fait et que je ferais toujours. Et pleurer car elle me parlait de l'amour, je n'avais jamais vraiment connu une vraie histoire d'amour avec une femme. Je n'étais resté que peu de temps avec chacune de mes petits amies au lycée. Je préférais passer du temps avec Justin. Un amour fraternel. Je décida donc de reculer encore d'un pas car je sentais déjà la colère monter en moi, parler de mon frère au gens me rendait méchant car je repensais à la nuit de son meurtre et j'étais surtout en colère contre moi. Je ne voulais donc pas blesser ma psychologue.


    Savez-vous ce que c'est que l'amour d'un frère pour son jumeau ? Savez-vous ce que c'est d'être déchiré par sa mort inévitable ? Savez-vous ce que c'est de ne pas pouvoir sauver celui qui était tout pour vous ?

    Le ton de ma voix avait complétement changé, je venais presque d'agresser le docteur Foster. J'étais devenu méchant dans mes propos et mon sourire avait complétement disparu de mon visage. Je fronçais les sourcils, je recula encore d'un pas pour m'éloigner encore plus de ma psychologue. Comment pouvait-on se mettre dans des états pareil juste pour une histoire qui datait de huit ans déjà ? Je ne savais pas mais à chaque fois que je parlais de Justin, j'étais énervé contre moi même. C'est plus fort que moi. Mes poings se serrent mais je m'oblige à rester là, à ne pas me rapprocher de la femme sinon le coup pourrait partir. J'étais incontrôlable lorsque je mentionnais ce moment douloureux de ma vie.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Mar 30 Oct 2012 - 15:39

L'air supérieur qu'il avait jusque là arboré avec elle s'était évanoui en quelques secondes. Le frénétique battement de paupières qui s'opéra indiqua à Gillian que des souvenirs refaisaient surface en lui. Et pas que des bons. En un clin d'oeil, l'excitation sexuelle qu'elle voyait dans sa pupille dilatée avait disparu. La psychologue se sentit soulagée : toutes les pensées obsènes de son adversaire venaient de quitter son esprit, à présent, il ne restait que de la douleur. Andrew recula même de quelques pas, la colère clairement visible sur son visage. La jeune femme venait de toucher à un point sensible. Il n'avait rien connu d'autre que l'amour qu'il portait à son frère disparu. Cette complicité qu'avaient les jumeaux les poussaient en général à s'éloigner des autres, à ne vivre qu'à deux dans leur bulle. Et c'était ce qui avait dû se passer pour eux. Gillian avait lu son rapport, Justin et Andrew avaient fait les quatre cent coups ensemble et Justin en avait payé le prix. Tué dans une bagarre, son frère avait survécu. C'est à partir de cette période qu'avaient commencé les viols. C'était un coup tristement classique : lorsque deux êtres fusionnelement liés étaient séparés, le survivant virait souvent du mauvais bord en espérant être pris et puni. Puni pour être encore en vie. La solution extrême était le suicide, mais visiblement, Andrew n'y avait pas encore songé. Et il faisait payer à de pauvres innocentes le prix de sa douleur.

Le criminel se mit en colère contre elle, mais elle voyait que c'était surtout à lui-même qu'il en voulait. Il serra les poings, sans doute pour ne pas la frapper, et s'éloigna encore un peu. Le sujet était donc à creuser, maintenant que les pulsions qu'il éprouvait à son égard s'étaient calmées. La psychologue ne bougea pas de sa place, il aurait été suicidaire de s'approcher de lui. Elle ne lâcha cependant pas l'affaire, elle tenait le bon bout. Elle ignora les questions d'Andrew, qui n'en étaient pas vraiment d'ailleurs. Et même s'il voulait savoir si elle avait vécu ce genre de chose, elle ne lui répondrait pas. Même si elle avait connu quelque chose de semblable, elle ne voulait pas le lui avouer. Elle ne voulait pas lui permettre d'entrer dans sa vie privée, ni dans son coeur.

- Alors c'est donc pour ça que vous faîtes tout pour retourner en prison ? Vous voulez être puni parce que vous vous sentez coupable de ce qui est arrivé à Justin ?

Employer le prénom de son frère allait humaniser un peu plus le criminel. Il le fallait pour appaiser les tensions et le forcer à renouer avec le passé pour se pardonner. Il était nécessaire, vital pour lui d'arrêter de perpétrer de telles horreurs pour que tombe la sanction. Parce que les crimes dans ce genre étaient punis par la peine de mort dans certains Etats. Gillian avait son opinion sur la peine de mort, mais elle préférait essayer de changer les criminels avant que la question ne se pose de savoir s'ils paieraient leurs crimes en se faisant tabasser en prison ou en se faisant injecter la solution léthale. Sa voix s'adoucit légèrement.

- Votre jumeau n'a pas été tué par votre faute. Ce n'est pas vous qui l'avez expédié à la morgue, Andrew. Il faudrait commencer par vous pardonner cela.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Jeu 15 Nov 2012 - 11:14

    Lorsque le docteur Foster prononça le prénom de mon frère jumeau décédé, je desserra les poings. Grâce à elle ou plutôt à cause d'elle, je venais de retourner dans le passé une nouvelle fois. C'était vraiment horrible d'être chez un psychologue. Ils font toujours remonté les mauvais souvenirs et rarement les bons. Surtout pour des gens comme moi, pour des criminels. Bon en même temps, si je ne violais pas les jeunes femmes, je ne serais pas ici. Je ne serais même pas dans cette ville, je serais encore à Berlin entrain de rechercher les criminels qui ont tué mon frère. Dans tous les cas je serais devenu criminel car je les aurais tué ces deux là. Après tout, c'était leur faute si j'étais devenu violeur, s'ils n'avaient pas tué mon frère, je serais heureux et joyeux tous les jours alors que là c'est complétement l'inverse. Je suis triste tous les jours lorsque je pense à Justin et je suis malheureux de vivre comme ça. Mais je n'y peux rien, mes pulsions sexuelles viennent au galop à chaque fois que je rencontre une jolie fille dans la rue ou n'importe où. Elles m'obligent à les violer et je n'arrive plus à me contrôler lorsque ça arrive.

    Tout ça à cause de cette malheureuse nuit où Justin fut tué. J'étais alors chez moi tranquillement, enfin chez mes parents lorsque le téléphone avait sonné. C'était Justin, il était apeuré et il parlait très vite. Il m'indiqua alors un lieu pour le rejoindre, je notais tout ça sur une feuille. Et c'est là qu'il me demanda l'impossible... Lui apporter 10 000€ au lieu de rendez-vous qu'il venait de me donner. C’était complétement impossible de faire ça. Je n'ai pas pu voler autant d'argent à nos parents. Et pourtant, j'aurais du. Si j'avais su qu'enfaite c'était l'argent ou sa vie que les deux criminels prendraient, je lui aurais apporté. Tout cela avait l'air urgent au téléphone mais je n'avais pas prit la peine d'y croire, cela faisait déjà quelques fois que Justin voulait que je vole de l'argent à nos parents pour ses problèmes de drogue et j'avais cru à une ruse pour pouvoir en acheter. J'ai eut tord... La plus grosse erreur de ma vie. Ce n'est que quand ils sont arrivé pour tuer mon frère que j'ai enfin compris qu'il avait vraiment eut besoin de cet argent. Et c'est à partir de ce moment que j'étais tombé dans la dépression et le viol de jeunes femmes.

    Mes yeux se détournèrent du docteur Foster. Je ne pouvais la regarder dans les yeux tant la douleur était forte. Je ne voulais pas lui faire du mal mais elle me mettait dans un tel état de rage que je pourrais en venir à la violence. Je regardais le sol, j'avais baissé les yeux pour lui expliquer un peu les choses.


    J'aurais du... J'aurais du lui apporter l'argent qu'il m'avait demandé... Je n'ai même pas osé voler cet argent à mes parents alors qu'il en avait besoin. Je n'ai peut être pas tué mon frère, mais j'ai signé son arrêt de mort.

    Je releva doucement les yeux vers la psychologue. Mon regard restait méchant. Elle était drôle, comme si ce n'était pas de ma faute que mon frère était mort cette nuit là. Bien sur que c'était de ma faute, j'aurais du lui apporter tout l'argent qu'il m'avait demandé et c'est tout. Je n'avais même pas eut le courage de voler cet argent pour lui. Je m'étais dégonflé et il l'avait payé de sa vie à cause de moi. Je m'approcha d'elle jusqu'à la coller. Je la regardais à présent dans les yeux, sur mon visage on ne pouvait voir que de la colère. J'étais énervé contre moi même et elle osait me dire que ce n'était pas de ma faute. Je n'étais même pas à un mètre d'elle et je décidais de lui poser encore une question.

    A combien estimez-vous le prix de votre vie ? Mon frère était tombé tellement bas que ça vie ne valait plus que 10 000€. La preuve, je ne lui ais pas apporté et ils ont prit sa vie en échange. Alors osez me dire que ce n'est pas de ma faute.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Lun 26 Nov 2012 - 22:02

La psychologue était rassurée de voir que l’attention de son nouveau patient s’était focalisée sur autre chose qu’elle. La véritable thérapie allait pouvoir commencer. Le rapport de police concernant la mort de Justin Otter lui avait été transmis avec celui de l’arrestation d’Andrew. Judiciairement parlant, Gillian avait fait le tour de la question. Comme elle connaissait les faits, elle pouvait se concentrer sur son état psychologique. Et là, il y avait matière à creuser… Andrew fuyait son regard et serrait les poings, la colère le ravageait et n’allait pas à exploser au visage de la psychologue si elle n’y mettait pas un terme. Il s’était rapproché d’elle, mais pas aussi dangereusement que la dernière fois. Elle sentait bien que ce n’était pas une technique d’intimidation, ni l’envie de l’agresser qui l’avait fait avancer. Après avoir bataillé pour qu’il respecte la ‘’distance de sécurité’’ qui lui était nécessaire, elle décida qu’il était temps de faire quelques concessions et de lui montrer qu’elle ne voulait pas lui faire la guerre. Elle fit donc quelques pas dans sa direction et lui désigna le canapé qui était près de lui.

- Asseyez-vous, si vous voulez…

Le jeune homme était bouleversé, rien que le fait de se souvenir de son frère le mettait dans un état dépressif. Il était clair qu’il ne s’en était jamais remis, mais une thérapie allait peut-être l’aider à sortir de ce cauchemar. La notion du prix de la vie qu’il lui exposa était très représentative de son état psychologique, cela le hantait. Elle essaya de le rassurer.

- Lorsque Justin vous a appelé cette nuit-là, il était paniqué. Il savait d’emblée que ça allait mal finir et que malgré toute la bonne volonté dont vous étiez capable, vous ne pourriez pas le sauver. De toute manière, vous ne pouviez pas réunir cet argent en si peu de temps, que vouliez-vous faire de plus ? Vous n’avez pas tué votre frère de vos propres mains, ces types étaient plus forts et mieux armés que vous.

Dans le fond, elle avait raison et il le savait. Mais son impuissance avait été la goutte qui avait fait déborder le vase dans sa tête. N’importe qui se serait senti responsable à sa place, et Gillian le comprenait bien. Mais son travail n’était pas de confirmer l’horreur qu’il y avait dans son esprit, c’était de soigner cette blessure pour qu’il arrête de faire du mal à ces pauvres jeunes femmes.

- Je ne sais pas quoi vous dire de plus, Andrew. Tant que vous n’aurez pas intégré cette vérité, vous ne pourrez jamais faire votre deuil. Justin n’aimerait pas savoir que son souvenir vous torture à ce point, j’en suis sûre…

Il fallait qu’Andrew la laisse approcher pour qu’elle l’aide. Mais vu le caractère de son nouveau patient, elle doutait qu’il admette qu’une femme puisse lui être d’aucune utilité… Mais Gillian ne renonçait jamais, elle aimait le défi qu’un patient réticent représentait.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Mar 4 Déc 2012 - 11:37

    Incroyable, la psychologue venait également de faire quelques pas vers moi. Elle n'avait plus peur de moi ? Il y a quelques minutes, je voulais la violer, puis une sensation étrange était entrée en moi lorsqu'elle avait prononcé le nom de mon frère jumeau. Une sensation de colère qui n'avait explosé en moi qu'une seule autre fois dans ma vie. La première fois que j'avais eut cette colère extrême c'était le soir où des gros bras débiles avaient décidé de tuer mon frère. C'était donc assez bizarre que lorsque cette colère sortit, le docteur Foster fit quelques pas vers moi. Elle n'avait donc plus peur que je la viol. En même temps, je n'étais pas du tout en état de sauter sur quoi que ce soit. Je n'avais plus aucune envie de sexe en ce moment, je n'avais qu'une envie c'était tapé dans quelque chose ou dans quelqu'un. Et je ne pouvais pas me permettre de frapper ma psychologue, déjà car c'était une femme et en plus parce qu'on était toujours chez les agents fédéraux. J'étais toujours coincé ici en étant obligé d'écouter ce que le docteur Foster me disait. Je ne voulais plus trop parler de mon frère mais en même temps cette colère m'obligeait à sortir des mots sur lui pour éviter de la garder en moi. Il fallait que je parle même si je n'en avais plus l'envie sinon c'était sur que j'allais taper sur la première personne devant moi. D'ailleurs cette personne me proposa de m'assoir, hors de question, déjà que j'étais chez une psychologue alors je n'allais pas en plus m'assoir comme dans les films. Cela faisait encore plus malade mental, ne l'étais-je pas assez ?

    Non merci... je n'ai pas envie de m'assoir.

    Alors là, c'était le pompom... Voila donc que le docteur Foster se mettait à raconter ce qu'il 'était passé cette nuit là. Comment pouvait-elle savoir ce que Justin pensait ou ce qu'il espérait de moi ? Elle n'en savait rien, cela me mit encore plus en colère. Mes poings se serrèrent de nouveau et je m'approcha de ma psychologue. D'une main vive, j’attrapais le haut de la femme et le serra. Le vêtement se froissa sous ma main et je pu tirer dessus pour rapprocher ma victime à moi. Mais ce n'était toujours pas une envie de viol qui s'installait en moi mais une envie de lui casser la tête.

    Je sais très bien ce que vous pouvez me dire... Rien du tout... On arrête de parler de ça car ma patience à des limites et je vais les dépasser dans quelques instants sinon...

    En réalité, je venais de dépasser les limites, je venais d'attraper ma psychologue par le col pour l'amener contre moi et lui parler, si ce n'était pas dépasser ses limites ça ? Mais je pourrais aussi la frapper et je ne voulais pas le faire. Je ne voulais pas frapper sur une femme, j'étais déjà violeur alors je ne voulais pas devenir un gros bras qui frappe sur les femmes en plus de ça. Femme battue ce n'était pas mon but. Pour moi, il était hors de question que je trace un trait sur la mort de mon frère. En regardant Gillian droit dans les yeux en la tenant fermement par le col dans ma main droite, je me remis à parler.

    Il n'y a pas d'issue à cette histoire sur mon frère. La seule issue qui serait possible et pour l'instant non envisageable pour moi serait de le rejoindre.

    Je n'avais pas encore envisagé le suicide, il en était pour le moment hors de question. Je voulais d'abord finir d'assouvir ma souffrance en violant des femmes et ce n'était pas le cas. Lorsque je me sentirais mieux, peut être que je pourrais espéré rejoindre Justin en me donnant la mot.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous... Sam 22 Déc 2012 - 13:09

La colère d’Andrew était presque palpable, la jeune femme pouvait la voir dans chaque micro-expression qui naissait sur son visage. Mais ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était qu’il l’empoigne par le col aussi violemment. Son visage à deux centimètres de celui de Gillian, elle pouvait clairement voir que ses pupilles n’étaient pas dilatées. Il n’avait donc en théorie aucune envie de la violer. En théorie… Les sciences du mensonge n’étant pas infaillibles, la psychologue ne pouvait être sûre à cent pour cent qu’il n’allait pas abuser d’elle. Dans le doute, elle essaya de le repousser, de se dégager de son emprise. Mais il la tenait fermement et semblait prêt à la tuer si elle disait un mot de plus sur son frère. Gill essaya donc de ne pas laisser transparaître sa peur et planta son regard dans celui d’Andrew.

- Si vous levez la main sur moi, la moitié de l’étage rapplique dans la seconde qui suit, Andrew. Et je ne m’interposerai pas pour les empêcher de vous passer à tabac. Alors lâchez-moi maintenant.

Sur la défensive, il voulait arrêter de parler de Justin, de son sentiment de culpabilité, de son passé. Il se gargarisait d’abuser de jeunes femmes uniquement pour cacher son mal-être et sa douleur. Pour faire croire qu’il était un homme infaillible. Mais ce n’était pas le cas, la preuve : il perdait son sang-froid à la simple évocation de son frère. Il souffrait encore comme au premier jour, il ne s’était jamais débarrassé de son deuil. Et à présent, il était sur le point de lui démolir le portrait. Gillian n’en était pas à sa première agression, elle s’était déjà fait rouer de coups par une bande d’adolescents pendant une enquête. Mais si elle pouvait éviter de se faire frapper à nouveau, c’était quand même mieux… Elle essaya de faire renaître un peu d’humanité en son patient pour éviter d’en arriver aux mains. Elle le savait, elle n’était pas de taille à l’affronter : au premier coup, elle n’était pas certaine de pouvoir se relever. Cet homme était malheureusement assez entraîné pour maîtriser une femme et la plaquer au sol pour lui faire endurer ce qu’il voulait.

- Ne faîtes pas ça, Andrew. S’il vous plaît… Ils vont vous démolir.

C’était presque une supplication, mais avait-elle vraiment le choix ? Le coupe-papier étant sur son bureau, elle était bien trop loin pour l’attraper. Elle avait fait l’erreur de se rapprocher de lui et voilà où elle en était à présent. Elle se surprit à penser que c’était dommage d’en arriver là. Elle aurait voulu l’aider à surmonter sa peine et à se remettre dans le droit chemin. Il était impensable qu’un si doux visage soit capable d’une telle violence, qu’il représente une si terrible menace. Il lui confia alors qu’il n’avait pas voulu envisager la solution du suicide pour mettre fin à ses souffrances. La psychologue essaya donc de poursuivre sur ce sujet.

- Mettre fin à ses jours n’est une solution pour personne. Je peux vous aider à vous en sortir, mais seulement si vous me laissez faire.

C’était vrai, la psychologue était la douceur incarnée pour peu qu’on n’essaie pas de la violer ou de la rouer de coups… La jeune femme était prête à l’admettre en thérapie si cela pouvait le faire changer et sauver l’honneur de plusieurs adolescentes. Elle croyait vraiment en la bonté de l’être humain, elle savait qu’elle pouvait aider ses patients à changer. Mais si elle ne pouvait pas approcher sans qu’il montre les dents, ça allait être particulièrement compliqué. Jamais personne n’avait remis Andrew dans le droit chemin, et il semblait que personne n’était en mesure de le faire. Mais il fallait chercher d’autres explications plutôt que de rejeter la faute entière sur lui. Les flics et les thérapeutes n’avaient guère pu faire mieux avec lui. La simple idée d’aider un violeur, même si c’était pour se ressaisir, était systématiquement rejetée. Mais à présent qu’il était entre les mains de Gillian, la donne allait changer. Même si la menace d’une agression allait planer en permanence au-dessus de sa tête, elle allait se mettre à son écoute et chercher à le comprendre. Pas l’excuser, simplement le conduire sur le chemin de la rédemption autrement que par le biais de la violence des prisons. C’était un pari extrêmement risqué. Pour sa propre sécurité, pour commencer, mais c’était aussi la responsabilité de le remettre en liberté un jour.

Gillian commençait d’ailleurs à s’habituer aux expressions de son nouveau patient. Elle les décryptait et lisait en lui, prenait ses marques sur ce nouveau visage. Il lui fallait toujours un petit temps d’adaptation pour faire le tour des expressions faciales d’une personne. Et en même pas vingt minutes, elle avait tout vu chez Andrew. Il était passé par les sept émotions étudiées par Lightman : la joie d’avoir une nouvelle proie servie sur un plateau, le mépris pour celle qui pensait pouvoir lui échapper, la colère qu’elle puisse s’immiscer dans son esprit, la tristesse, la culpabilité et la honte envers son frère, et enfin le dégoût des psychologues. C’était involontairement que Gillian l’avait poussé à se dévoiler, mais à présent, elle pouvait l’analyser d’un simple coup d’œil. Mais prévoir ses accès de colère, c’était une toute autre chose…
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