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Un nouveau départ ?

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 Ayame A. Takahashi 





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MessageSujet: Un nouveau départ ? Dim 30 Sep 2012 - 20:47


Un nouveau départ ?
Sumire & Ayame




Cette journée marqua une rencontre bien particulière. Une rencontre que jamais Ayame ne pourra oublier. Le début d'une toute nouvelle histoire pour elle. Un tout nouveau tournant qui allait lui promettre monts et merveilles ? Certainement. Quelque chose qui allait enfin l'aider à s'enlever toutes ces mauvaises images dans la tête, en tous les cas. Une personne plus précisément, allait tout changer dans la vie de notre p'tite brune. Ce matin même, tout s'était passé de manière routinière. Réveil classique à 7h30 un samedi. Week-end qui s'annonçait radieux, à la vue du soleil magnifique qui transperçait de ses rayons les rideaux de la chambre. Ayame s'étira légèrement et s'était extirpée de son lit - vêtue d'une nuisette blanche - attrapant ses affaires en direction de la douche. Une bonne douche pour commencer la journée et se réveiller en douceur tout en chantonnant.

Après quoi, elle se sécha puis s'était habillée d'un classique qu'elle affectionnait tout particulièrement : un chemisier blanc, un pantacourt en jean et des baskets basses de couleur noires. Et pour ceux qui s'en souviennent, des sous-vêtements assortis et discrets. Oui, oui. La mistinguette avait toujours un look bien précis, bien qu'elle s'habillait aussi de manières différentes. Mais dans cette tenue, Ayame se sentait décontractée, et pour le boulot, c'était l'idéal. Et puis il fallait admettre que ça mettait ses formes en valeur. Bien des hommes vous l'auraient dit. Parlant de ça, ça faisait un moment qu'elle n'avait pas revu son partenaire Danny. Enfin, passons. Habillée donc, la demoiselle en avait profité pour y ajouter des accessoires comme le joli pendentif de sa mère puis une fine gourmette en or. Une fois encore, elle avait préféré laisser ses cheveux libres.

Sortant de sa chambre, elle était ensuite par la cuisine pour se faire du thé et quelques tartines. Le temps que le thé chauffe justement, elle passa rapidement sur son ordinateur pour vérifier ses mails. Rien de bien particulier, si ce n'était quelques notes de service du bureau. Prenant ensuite son petit déjeuner, elle savait qu'aujourd'hui elle ferait un saut à la bibliothèque. Histoire de prendre un peu d'avances sur ses cours et commencer une lecture. Parlant de cela, elle étudiait Freud et plus particulièrement son livre « Psychose, névrose et perversion ». Un tome qu'elle avait choisi pour faire le parallèle avec la spécialisation pour laquelle elle avait opté, après son admission au FBI. Tout se mélangeait encore dans sa tête, les souvenirs était encore là ... Ça l'avait perturbé, néanmoins le sifflement de la bouilloire lui avait fait comprendre que l'eau était prête. Un bon thé vert, rempli d'antioxydants. Parfait contre la fatigue et les baisses de moral. C'était son secret avec deux tartines de confiture à la framboise.

Une fois qu'elle s'était restaurée, Ayame était repassée par la salle de bains pour se brosser les dents et se mettre une p'tite touche de parfum. Il était temps de partir. Elle mis donc un manteau noir léger pour tout de même se protéger du vent et elle n'avait pas non plus oublié sa casquette kangol assortie pour se protéger aussi du soleil. Son sac mis en bandoulière, elle était sortie de son appartement, en direction de la bibliothèque. L'un de ses endroits de prédilection. Un endroit dans lequel elle aimait se retirer pour être au calme et qui lui permettait aussi de faire des connaissances. C'qu'il y avait de bien, c'était qu'Ayame n'y habitait qu'à quelques minutes à pied.

Arrivée sur place, elle s'était tranquillement installée à une table et avait sorti ses affaires pour commencer à travailler. Elle était toujours très concentrée et ne perdait jamais une miette de ce qu'elle lisait. D'ordinaire, elle entendait toujours chuchoter ou ricaner non loin. Mais c'était habituel. Elle s'y était faite, à force. Néanmoins, aujourd'hui fut différent. Comme je vous le disais. En effet, Ayame avait entendu une toute petite voix et avait tourné la tête. Instinctivement, elle lui avait répondu machinalement en japonais, avec un léger sourire :

« お早う » Puis elle s'était reprise, presque confuse : « L'habitude de parler en japonais, quand je croise un visage amical comme le tien. Tu ... Tu veux t'asseoir ? »

Elle le lui avait proposé tout gentillement, en se mordant la lèvre supérieure. Signe de gêne ? Peut-être. Avouez qu'elle ne s'y attendait pas du tout aussi. Une nouvelle rencontre ? C'était chouette ça. Elle avait l'air très gentille. Et vraiment mignonne, qui plus est. C'était l'occasion de faire connaissance. Pour Ayame qui était très sociable, elle aimait toujours engager les conversations.

« Besoin d'un renseignement ? J'vois que tu lis du Shakespeare. J'adore la littérature, moi aussi. Bon, euh ... J'dois avouer qu'avec du Freud dans les mains, je ne suis pas très crédible, quand je te dis ça. C'est ... C'est quoi ton nom ? » Gênée, j'vous dis. Bien que ça ne l'empêchait pas de sourire à cette belle inconnue.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Dim 30 Sep 2012 - 21:52

C’était la sonnerie de son réveil qui l’avait réveillée de bonne heure, ce samedi fatidique-là. Elle avait grogné, murmuré un « Cinq minutes de plus, Shishō… », puis s’était giflé mentalement. Elle ne vivait plus avec son gardien depuis quelques mois - enfin, plutôt, son gardien était encore parti à un quelconque endroit du globe en laissant Sumire derrière avec ses dettes. Elle commençait à se demander si ce n’était pas en fait sa façon de lui montrer qu’il l’aimait. Puis elle rigola. Son gardien, aimer ? Pff, elle avait trop travaillé la veille, et elle devenait folle. Oui, c’était sans doute ça. Elle se leva, bien que péniblement, et tira sur le t-shirt qui lui servait de pyjama - elle ne se souciait plus de porter des pyjamas décents vu qu’il n’y avait personne à la maison - et se dirigea vers la cuisine pour se faire des toasts. Des dizaines de toasts, pour remplir le trou noir qu’était son estomac. L’intéressé, mécontent d’avoir été oublié pour une nuit entière (parce qu’elle était tellement fatiguée qu’elle ne s’était pas levée en plein milieu de la nuit pour se faire un en-cas [lire : se faire un festin pour faire taire son estomac qui grognait d’une manière qui impliquait clairement : « Nourrissez-moi, ou je trouverai un autre moyen de me nourrir, dussé-je manger l’hôte qui m’abrite ! »]) grogna et elle lui lança un regard mi-noir, mi-fatigué.

Certains pensaient qu’elle avait de la chance de pouvoir manger autant sans prendre un gramme, mais elle voyait ça d’un autre angle. Avoir un estomac comme le sien, c’était pire que de devoir s’occuper d’un enfant. Parce qu’un enfant, il y aurait bien un moment où il tomberait endormi et ce serait la paix. Son estomac, en plus d’être sans fond, était opérationnel vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle soupira en beurrant un de ses toasts, qu’elle avala en se dirigeant vers la salle de bain pour prendre sa douche. Elle aimait beaucoup le théâtre, mais elle n’aimait pas l’odeur qui lui collait à la peau après une représentation. Une odeur de livres, de sueur, de maquillage… et de nostalgie, comme si elle savait qu’elle ne pourrait plus jamais rejouer cette pièce-là par la suite.

Une fois propre, elle enfila une robe et des ballerines blanches. Elle n’avait pas la force de mettre autre chose d’un peu plus habillé. Elle était toujours embrumée de sommeil, et elle n’avait pas encore eu son café du matin, bon Dieu ! Qu’on lui accorde un peu de repos. Alors qu’elle se brossait les cheveux, elle aperçu son reflet et le fantôme qui se tenait à côté d’elle. Son visage sans expression la regardait intensément, et elle soutint son regard comme pour dire regarde Alma, regarde, je sais vivre après tout. Je ne vais pas me lamenter toute ma vie. Elle crut voir un sourire se dessiner sur le bonhomme, et elle détourna les yeux, parce que plutôt franchement, elle préférait encore quand il était inexpressif. Parce que quand il souriait - ça lui donnait l’impression qu’il avait une âme et que ce n’était pas juste son imagination, comme elle avait appris à penser. Ce n’était que dans sa tête, tout ça.

Et maintenant, elle s’était mise de mauvaise humeur. Elle devait faire quelque chose pour lui remonter le moral. Et alors qu’elle sirotait son café, elle jeta un coup d’œil à l’horloge au mur ; dix heures. La bibliothèque devait être ouverte à cette heure-ci, et Finn était toujours une bonne distraction avec ses singeries. Donc elle attrapa une veste, et se dirigea vers son endroit préféré sur tout Quantico. Là où tous ses amis imaginaires l’attendaient. Elle aimait les livres : les livres pouvaient donner une liberté que les gens n’avaient pas. Tout était possible dans un livre, et pas dans la réalité.

Quand elle passa la porte et que la clochette avertit Finn de sa présence, elle se sentit tout de suite chez elle, en sécurité. Alors sans plus hésiter, elle prit l’exemplaire de Hamlet qu’elle avait abandonné sur la table la veille - son ami prenait toujours soin de ne jamais ranger ses livres dans les étagères le soir, parce qu’il savait qu’elle avait horreur de les chercher - et elle s’assit pour se plonger dans les lignes qu’elle connaissait presque par cœur, maintenant. C’était sans doute sa pièce favorite. Combien de fois n’avait-elle pas proposé au théâtre de la représenter ? À chaque fois, son manager secouait la tête et s’en allait en souriant et elle avait l’impression d’être une enfant de nouveau.

Elle n’eut pas le temps de complètement se plonger dans sa lecture que déjà, deux mains se posaient sur ses yeux et l’empêchaient de continuer. Elle soupira, mais sourit néanmoins, et posa ses mains sur les plus grandes sur son visage ; puis elle dit, avec toute la patience qu’elle avait :

- Finn, tu pourrais me laisser lire ?
-Mais Sumy-chaaaaaaan ! Tu n’es pas heureuse de voir ton meilleur ami ?
- Mon Dieu, Finn… être si jovial de si bonne heure devrait être interdit, tu sais ?
- Tu me dis ça tous les matins. Et puis, il est déjà onze heures ! Tu sais qu’à cette heure-ci, Luke est déjà debout depuis cinq heures ? Dit le jeune garçon en pouffant.
- Oui, mais Luke se réveille aux aurores pour s’entraîner au katana. Je ne suis pas Luke, et heureusement, donc tu pourrais me laisser retourner à ma léthargie ?

Le garçon rigola un peu plus, mais la lâcha néanmoins. Elle crut un instant qu’elle pourrait retourner à son livre - mais visiblement Dieu avait d’autres plans, parce qu’il revint à la charge directement, mais son ton lui faisait supposer qu’il lui disait ça de peur qu’il oublie, après.

- Tu sais, Sumy-chan, il y a cette fille qui me fait penser à toi. Elle vient aux mêmes heures, elle est asiatique, elle aime la littérature…
- Fantastique, pourquoi tu n’irais pas lui parler ?
- … et elle est juste là-bas ! Va lui parler ! Je peux déjà deviner que vous allez devenir les deux meilleures amies du monde !
- Je croyais que c’était moi et Isy ?
- Oui, mais un différent meilleures amies, si tu vois ce que je veux dire, ajouta Finn en agitant ses sourcils de haut en bas, d’une manière… suggestive.

Malheureusement, Sumire, toujours trop naïve, ne saisit pas le sens de son acte et elle fronça les sourcils. Elle ne voulait pas se pointer près de l’inconnue et lui faire la conversation. Elle n’aimait pas parler aux gens, généralement. Mais, comme s’il lisait dans ses pensées, Finn fit un « tss » du bout des lèvres et la poussa dans sa direction. Elle nota qu’elle devait le frapper plus tard, et se dirigea vers la jeune femme.

Elle était magnifique, c’est la première chose qui lui vint à l’esprit en la voyant lire. Ses cheveux tombaient autour de son visage et formait un rideau qui cachait ses traits fins du reste du monde, et Sumire eut envie de la prendre dans ses bras pour la protéger de la cruauté des autres. Elle ne comprit pas bien ce sentiment. Donc, timidement, elle commença :

- すみません, puis elle se rendit compte qu’elle avait parlé Japonais au lieu d’Anglais, et elle mit une main devant sa bouche promptement. Ex-excusez-moi ! C’est sorti tout seul, et, je…

Mais l’inconnue se contenta de lui répondre en Japonais et ses yeux s’illuminèrent. Elle lui proposa un siège, que Sumire prit avec joie, mais non sans rougir à son commentaire précédent. Elle était habituée à ce qu’on la complimente - alors pourquoi est-ce que ça lui faisait tant d’effet quand c’était elle ? Était-ce parce qu’elle était très jolie ? Les choses jolies savent reconnaître les choses jolies… non ?

- N-Non, en fait, mon ami, Finn… elle fronça les sourcils, se pinça les lèvres et dit, mon ami Finn, le bibliothécaire, m’a dit qu’on avait les mêmes goûts et… enfin… vu que c’est plutôt rare…

Sa phrase se mélangea et elle rougit à nouveau. Elle était horrifiée. Et quoi si cette étrangère la pensait stupide ? Elle n’était pas stupide ! C’était une adulte tout à fait capable de prendre soin d’elle ! Elle savait comment faire du café ! Est-ce qu’un enfant était capable de ça ?

- Ce n’est pas parce qu’on lit Freud, qu’on aime pas la littérature… vous- tu sais… Je lis Freud, parfois, aussi. C’est pour le travail, ou par plaisir ? Oh… oh. Je m’appelle Sumire, Sumire Ishii. Et vous- toi ?

Elle lança un regard du coin de l’œil à Finn, qui faisait semblant de se désintéresser en rangeant des livres, mais elle le vit les regarder du coin de l’œil. Passablement gênée, elle entremêla ses doigts sur ses genoux, le vermeil ne quittant pas ses joue, tandis qu’elle était tellement tendue qu’elle était sûre qu’elle était élastique.
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 Ayame A. Takahashi 





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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Lun 1 Oct 2012 - 13:50

Je vous l'avais dit. Pour Ayame qui adorait les rencontres, c'était l'occasion d'en faire une nouvelle. La demoiselle en robe blanche qui se tenait près d'elle, semblait tout aussi gênée. Oui, oui. Ça se voyait, puisque ses joues avaient légèrement changé de couleur. Timide ? Peut-être. Après tout, elle faisait tout juste connaissance avec notre agent, donc c'était compréhensible. En tous les cas, l'étudiante avait remarqué ce premier point commun, entre elles. Bien souvent, il arrivait à Ayame de piquer un fard quand elle faisait la rencontre d'une nouvelle personne, elle aussi. Ça l'avait d'ailleurs fait sourire, puis elle lui avait proposé de s'asseoir. Presque automatiquement, elle ferma son livre pour parler un peu avec elle. Elle avait l'air plutôt gentille, aux premiers abords. Elle aussi, avait des traits asiatiques et en maîtrisait parfaitement le dialecte. Ce qui leur faisait un second point en commun.

« Je ... Je vois. Et donc, tu es venue faire ma connaissance, alors. » Avait déduit la miss, d'un air enjoué.

Puis un troisième bien rapidement, quand elle avait justement expliqué à Ayame, que son ami - qui était aussi le bibliothécaire, accessoirement - lui avait fait comprendre qu'elles avaient les mêmes goûts. Effectivement, ce n'était pas très courant. Enfin, comme le disait un proverbe bien connu : « Le hasard fait bien les choses. » D'ailleurs, même si Ayame avait avoué qu'elle lisait un tout autre livre appartenant à la poésie ou au théâtre, il lui arrivait d'en lire aussi. Tout comme cette charmante personne qui pouvait lire du Freud, de temps en temps.

« Tu as raison. La littérature est bien vaste. On peut aimer de tout. C'est ... C'est pour le travail cette fois. J'étudie à l'Académie du FBI. J'ai choisi la branche de la psychologie. D'où ... D'où Freud, justement. » Fit-elle, dans un sourire presque automatique.

Y'avait pas à dire, Ayame était vraiment intriguée, par tout ça. Effectivement, elle aussi appréciait lire quelques pièces de théâtre ou encore de la poésie pour s'évader. Sans compter quelques ouvrages appartenant au fantastique ou au policier dans lesquels elle s'était noyée maintes et maintes fois. Ces genres littéraires de prédilection, en quelques sortes. Oui, les livres, ça rapprochait les gens. Ça lui rappelait quelques discussions avec Juliette, qu'elle avait appris à connaître non seulement par le biais de ses cours à l'Académie, mais aussi par celui de la lecture. Et encore une fois, le pouvoir des lettres opérait. C'était vraiment quelque chose de magique, en soi. Faisant donc connaissance à travers tout cela, la demoiselle disait s'appeler Sumire. Sumire Ishii. Ce qui signifiait littéralement « violette délicieuse » en japonais. Ayame en resta d'ailleurs interloquée, l'espace de quelques secondes. Tout s'était rebousculé dans sa tête, et elle s'était retrouvée à cinq ans dans le magasin de ses parents. La violette était effectivement son parfum préféré, avec celui de la menthe. Puis, elle était sortie de ses rêveries, quand cette belle demoiselle lui avait demandé le sien, en retour.

« Je ... Euhm ... Ayame. Ayame Takahashi. Ravie de faire ta connaissance, Sumire. » Avait lancée l'étudiante, en inclinant légèrement la tête.

Ravie et troublée. Parce que depuis le départ précipité de son ex petite amie, Ayame était plus qu'étonnée de trouver là quelqu'un qui semblait si proche d'elle, culturellement parlant. Pour sûr, c'était plus que bluffant. Elle était certaine qu'au fil du temps, leur relation n'allait que s'améliorer. Déjà, grâce à tous les points qu'elles pouvaient avoir en commun.

« Ça fait longtemps que tu es passionnée par le théâtre ? Enfin, je ... Je dis ça parce que je te vois souvent lire ces ouvrages, quand je passe ici, pour étudier ou lire. D'ailleurs, j'aime beaucoup cet endroit. Je veux dire ... L'odeur du papier et de l'encre, le bruit des pages que l'on tourne ... C'est relaxant. C'est pour ça que je m'y rend souvent. » Et même bien plus, encore. Un sentiment indescriptible.

Un sentiment qui se renforçait d'avantage, quand notre p'tite brune faisait de délicieuses et agréables rencontres, comme celle-ci. Par gourmandise ou simple envie, Ayame était totalement attirée par le regard de cette charmante personne. C'était comme si elle voulait s'y noyer volontiers, des heures durant. Pour sûr ! Ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas ressenti ce plaisir du contact humain. Pour elle qui croyait vivre une journée toute aussi routinière que les autres, et bien ... Elle s'était trompée. Et comme ça, ce n'était pas plus mal, finalement. Petit à petit, Ayame semblait retrouver le moral. Et là, c'était bien parti. Heureuse. C'était le sentiment traduit dans son sourire léger.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Mer 3 Oct 2012 - 22:22

C’était étrange, mais elle n’avait pas ressenti cette paix depuis… depuis Alma, en fait. Elle fut tout de suite terrifiée. Et quoi si elle se rapprochait de cette fille qu’elle finissait comme…? Puis la voix mélodieuse de l’inconnue brisa ses pensées, et ses yeux restèrent à fixer le vide pendant quelques instants, son masque se brisant momentanément. Puis elle secoua la tête et se détendit. Après tout, ce n’était pas dit que ça allait finir comme ça… n’est-ce pas ? Son regard se posa sur le visage doux de son interlocutrice et elle ne put s’empêcher de penser que ça ne la dérangerait pas si cette jeune fille devenait une personne permanente dans sa vie. Elle serait sans doute déçue si leur rencontre s’arrêtait à aujourd’hui.

Elle acquiesça légèrement à sa question, ses couettes hautes se secouant au passage. Quelle idée avait-elle eu en se coiffant ce matin ? Elle ressemblait sans doute à une enfant, maintenant ! Elle fit la moue, contrariée, et c’est à ce moment-là qu’elle croisa le regard de Finn, à l’autre bout de la pièce, qui riait de bon cœur. Son expression ne fit que s’intensifier, et elle lui tira la langue avant se tourner de nouveau vers Ayame, bien décidée à ne plus se laisser distraire pour ne pas qu’elle pense qu’elle n’écoutait pas. Elle était juste - Elle était juste… Ayame était tellement intimidante, tellement elle était belle ! Même si elle était douce et gentille, elle se sentait tellement inférieure à côté d’elle. Émotion qui ne fit que s’amplifier quand Ayame lui dit travailler au FBI. Au FBI !

Sa bouche s’entrouvrit sous le choc, et des étoiles lui remplirent les yeux. Elle retint de justesse un cri, d’adoration, de peur ou de joie, elle ne sut dire, et joint rapidement ses mains devant sa poitrine pour contenir son excitation. Elle regarda intensément la jeune fille, et dit :

- Tu… travailles au FBI ! J’ai toujours respecté ces gens-là ! Ils mettent leurs vies à nos services, tout le temps, quoiqu’il arrive… Tu dois être vraiment intelligente ! Tu travailles dans quelle branche ? Ça consiste en quoi ? Tes collègues sont gentils ? Qu’est-ce que ça fait de mettre derrière les barreaux son premier criminel ? Et tes parents ? Ils sont fiers, je présume ?

Quelque chose, au fond de son cerveau, tira la sonnette d’alarme et lui dit : Sumire, Sumire, stop, tu parles trop. Elle resta la bouche ouverte, des millions de questions manquant de passer ses lèvres, avant de rougir comme une tomate bien mûre et elle se tourna vers une des étagères, ses yeux foncés essayant de ne pas trahir sa gêne. Mordant sa lèvre inférieure, elle regarda ensuite le sol. Elle ne savait toujours pas le nom de cette délicieuse inconnue - et, comme si cette femme lisait dans ses pensées, elle se présenta. Ayame. Elle aima tout de suite ce prénom, sans savoir pourquoi. Ayame… Elle tenta de se rappeler son Japonais. Elle parlait parfaitement sa langue maternelle bien sûr, c’était normal ; mais elle était habituée à parler Anglais, maintenant. Les rares fois où sa langue ressortirait serait quand elle insulterait ou parlerait avec son gardien.

- J’aime ton prénom, avoua Sumire en rigolant doucement, rappelant vaguement le son de carillons au vent. Ça veut dire « iris », n’est-ce pas ? Au fait… tu viens du Japon ?

C’était rare qu’elle soit aussi directe avec quelqu’un. Et elle devait arrêter de faire des comparaisons entre Ayame et Alma. Ce n’était pas normal. Elle ne faisait pas ça avec ses autres amis. Certes, Ayame lui ressemblait… Mais elle n’était pas lui. Elle ne le serait jamais. Et ce n’était pas ce que Sumire lui demandait. Elle voulait juste que cette personne reste dans sa vie, et qu’elle puisse la voir régulièrement. Ça… ça pourrait être plutôt, erhm, sympathique.

Elle sourit en entendant la question qui suivit. Ayame l’avait observée - quoi, non, ça sonnait comme si elle était une sorte de harceleur. Elle l’avait entraperçue plusieurs fois de suite. Oui, voilà. Mais ça n’empêcha pas une chaleur sans nom de se répandre dans le ventre de Sumire et elle cligna plusieurs fois des yeux. Qu’est-ce que c’était ? Son corps faisait peut-être le contre coup à force de manger autant. Pourquoi maintenant ? Elle devait peut-être manger quelque chose, et ça passerait. Mais ça serait plus tard. Maintenant, elle devait être attentive à la magnifique jeune fille à ses côtés.

- Depuis mes seize ans, en fait. Je n’ai jamais fait d’études. Donc je me suis tournée vers les choses, et bien, disons, plus artistiques. Le piano, le chant, le théâtre - tout y est passé. Mais le théâtre a le plus retenu mon attention. Ceci dit, on m’avait proposé une bourse à l’Université des Arts pour le piano, mais j’ai décliné l’offre. J’aurais adoré être une pianiste, mais… je suis heureuse en travaillant ici, au théâtre de Quantico. De plus, mon gardien est souvent aux quatre coins du monde, et ça aurait compliqué, si moi aussi, je me mettais à voyager… Que… elle rougit à nouveau (elle commençait à penser que le sang ne quitterait plus jamais son visage) et elle balbutia. Des larmes de frustration menacèrent de couler de ses yeux, mais elle les ravala. D-désolée ! Tu n’as pas demandé ma vie… C’est juste que…

C’est juste que, il y a ce quelque chose à propos de toi qui me donne envie de tout te dire. De me confier à toi dans les profondeurs de la nuit, puis de me lover contre toi pour me rendormir en sentant tes bras m’entourer et - par le caleçon hawaïen du petit Jésus, à quoi est-ce que je pense ?

Quand elle fut calmée, elle reprit ;

- Ceci dit… Je suis d’accord avec toi pour la bibliothèque. C’est un peu comme mon sanctuaire. J’ai toujours adoré les livres, déjà toute petite. On avait une grande bibliothèque, avec mes parents. Et après, avec mon meilleur ami, on y allait souvent. On prenait un livre au hasard, et je lui lisais parce qu’il n’y arrivait pas encore. Les livres mes rappellent de bons souvenirs, tu sais ? Et j’aimerais qu’ils ne me rappellent que cela. C’est pour ça que je fuis vers eux quand tout va mal. C’est… une façon comme une autre de calmer ses peines, je pense.

Elle sourit avec sincérité, sans doute la première fois depuis longtemps, à son interlocutrice mais ça n’empêcha pas ses yeux de se voiler un peu. C’était certes de bons souvenirs - mais il y avait cette tristesse qui traînait derrière ses mots, qu’elle ne pouvait pas expliquer à Ayame. Tous ces moments, ces morceaux de vie qu’elle avait eu à l’orphelinat avec Alma - c’était un secret enfoui au plus profond d’elle-même, et ce, sans doute pour toujours.

Certains trouvaient ça sans doute stupide, d’autres pitoyable. Peut-être même enfantin. Mais n’était-ce pas ce qu’elle était, un enfant effrayée, jetée dans la cour des grands alors qu’elle n’était pas prête ?
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Jeu 4 Oct 2012 - 21:58

Ayame se sentait en très bonne compagnie, avec Sumire. Dernièrement, la routine s'était installée entre les études de l'Académie et les dossiers au FBI qui s'empilaient. Elle commençait à en avoir l'habitude, certes. Mais le fait de casser un peu tout ça en rencontrant de nouvelles personnes, ça lui faisait garder le moral. Qui plus est, Sumire avait l'air d'être aussi fan de la littérature. Et ça, c'était cool. Ouais, c'était sympa d'avoir quelqu'un à qui parler de ce genre de choses. Elle le faisait souvent avec Juliette aussi. Encore là, il fallait que l'une et l'autre puisse se voir. Parce que les cours de chacune, ce n'était pas forcément évident. Voilà pourquoi Ayame semblait si heureuse de voir qu'une charmante personne était venue de nulle part, pour lui parler. Parce qu'elle en avait bien besoin, il fallait l'admettre. Ça faisait plusieurs mois que notre jolie brune avait perdue son ancienne petite amie, et encore plus récemment, Ayame avait aussi perdu Kira, sa meilleure amie. Fichue demande de transfert. À cause de ça, elles ne pouvaient plus se voir. Il y avait toujours le téléphone. M'enfin bon ... Ce n'était pas ce qu'Ayame aurait voulu.

Voilà aussi pourquoi, Sumire lui était apparue tel un ange. Comme si son appel de détresse avait été entendu. C'était comme si elle était sur le point de retrouver ses repères. Repartir sur de bonnes bases. Oui, c'était ce qu'elle espérait. Parlant alors de leur intérêt commun pour les livres, notre jolie brune avait expliqué à cette charmante demoiselle qu'elle étudiait la psychologie, au sein de l'Académie du FBI. Ce qui marqua Sumire de stupeur, vraisemblablement. Oui, elle semblait plus qu'étonnée. Voire admirative, dans sa réponse.

Effectivement, la belle était en admiration. Elle respectait ces agents. Sumire les trouvaient héroïques, donnant de leur personne, de leur vie pour sauver des innocents. De là, elle en avait déduit qu'Ayame devait être vraiment intelligente. Ce qui la fit rougir presque immédiatement. Pour être flattée, elle l'était. Jamais encore quelqu'un ne lui avait dit ça, sur un ton aussi exalté que le sien. Elle avait l'air plus que sincère pour l'avoir dit de cette manière. De là même, Sumire l'avait assaillie de question. Curieuse ? Oui. Mais Ayame la comprenait et ne lui en voulait pas du tout. Tout simplement, parce qu'elle était comme ça, elle aussi. Elle lui avait souri, avant de lui répondre :

« Je ... Merci beaucoup. » Fit-elle, très surprise, avant de reprendre - les joues roses - et jouant avec ses doigts : « En choisissant la psychologie, j'ai complété en prenant la branche des viols en série. Parce que ... » Parce que quoi ? Parce que j'ai été violée par le passé quand j'avais 14 ans et que celui qui m'a fait ça, se trouve en prison mais menace de s'évader ? Non ... Elle n'allait quand même pas tout lui sortir de but en blanc, alors que Sumire lui avait juste demandé pour quelle branche elle avait opté dans le métier. « Parce que ce pays est une concentration sérieuse de violeurs. Ce qui fait de que de nombreuses jeunes filles ou adolescentes tombent souvent dans le panneau du parfait inconnu serviable et gentil, et ... » Et je n'ai pas envie que ça leur arrive à leur tour. Je n'ai pas envie qu'il leur arrive c'que j'ai vécu. Voilà ce qu'elle avait sur le coeur, depuis des années. Mais malgré tout, un certain Aaron Hotchner lui avait sauvé la vie.

« Et c'est quelque chose que j'ai envie d'éviter. J'suis ... Je suis une personne assez sensible, mais j'essaie de ne pas le montrer. Parce que c'est un signe de faiblesse, et c'est à tout prix ce qu'il faut éviter en travaillant comme agent au FBI. J'ai juste envie de ... » De toi tout de suite, pour me glisser dans tes bras et éviter de pleurer comme une enfant. Mais il fallait qu'elle prenne sur elle. C'était du passé, maintenant. Même si elle avait vécu ces dernières années comme un cauchemar, elle était en sécurité aujourd'hui. À moins que cet attardé d'Ethan Tyler ne refasse surface, en s'évadant de prison. Oui, c'était une possibilité. Une possibilité qu'Ayame préférait éviter à tout prix.

« Excuses-moi, je ... C'est ... Ça consiste à comprendre le comportement de ces violeurs. On ... On se mets en situation à l'Académie, mais .... Ce n'est pas comme quand on se rend directement sur les scènes de crimes. Sur place, c'est nettement plus violent et ... Faut avoir le coeur bien accroché. Mais ... J'y arrive, ça va. J'suis bien entourée donc c'est le principal. Si mes collègues sont gentils ? Justement, oui. Danny est un très bon partenaire et c'est notamment grâce à lui que je tiens le coup, sur le terrain. » Fit-elle, en s'essuyant une larme furtivement, avant de continuer : « Je n'ai pas encore mis mon premier criminel derrière les barreaux, non. Mais j'imagine que quand ça arrivera, je me sentirai bien fière de l'avoir fait. » Avait-elle affirmé, en souriant légèrement pour faire comme si tout allait bien ... Si ses parents étaient fiers d'elle ? Bien sûr. Même si ça n'avait pas vraiment été simple, au début. Surtout avec sa mère.

« Et bien, oui ils le sont. Au départ, ma mère avait un petit peu peur. Surtout à cause de la branche que j'avais choisi. Mais j'étais déterminée à le faire. Parce que je le devais. Je m'en sentais capable. Même si dans un sens, c'était quelque chose de dangereux. »

Effectivement. Et c'était grâce à Aaron, si la miss en était là aujourd'hui. Elle lui devait tout. Absolument tout. Ayame commençait à maîtriser ses émotions. Sumire semblait tout aussi gênée mais ne la quittait pas des yeux. Elle semblait silencieuse et l'avait écoutée sur toute la durée, attentive. Jusqu'au moment où elle avoua à notre agent, le fait d'adorer son prénom. Ce qui la flatta encore.

« Merci beaucoup, Sumire. Oui, c'est bien ça. C'est parce que je suis née au tout début du printemps et que ma mère adore ces fleurs. Je ... Je dois avouer que le tien est très joli aussi. Il ... C'est comme s'il me replongeait en enfance. Depuis toute petite, j'adore la violette. C'est mon bonbon préféré. » Lança-t-elle, avant de sourire encore plus gênée qu'auparavant. Oui, Ayame se sentait presque idiote de l'avoir dit comme ça. Mais bon ... Sous l'effet de la spontanéité, elle lançait toujours ce qui lui passait par la tête. Elle repris donc le fil de la conversation pour faire comme si elle n'avait rien dit : « J'aurai dû naître à Fukuoka, oui. Mes parents ont déménagés ici, avant ma naissance. Je suis né dans cette ville, à Quantico. Et toi ? »

La conversation s'était bien amorcée depuis le début et Ayame l'avait remarqué. Elle était plutôt contente du résultat, d'ailleurs. Pour sûr ! La conversation avait enchaîné sur le théâtre. Ayame l'avait entendu, et intriguée, elle se demandait depuis combien de temps en faisait Sumire. Depuis qu'elle avait seize ans, elle en faisait. Elle était même passée par tous les genre ou presque : piano, chant puis théâtre. Du piano ? Elle en faisait, elle aussi ? D'ailleurs, elle avait même expliqué qu'elle aurait pu en faire une carrière. Elle aurait bien voulu, mais à côté de ça, elle adorait le théâtre. Elle était heureuse ici, à Quantico. Puis à côté de ça, elle avait parlé d'un gardien qu'elle avait qui bougeait tout le temps. Donc, c'était difficile. Valait mieux rester sur le théâtre. Soudainement, elle s'était stoppée dans son histoire en rougissant. Sumire pensait avoir trop parlé et s'était excusée une fois encore.

« Oh non, ce n'est rien. C'est très intéressant, tu sais ? Moi aussi, je fais un peu de piano quand j'ai le temps. Mais, j'suis plus douée à la guitare quand même. » Fit Ayame en souriant. Elle essayait de détendre l'atmosphère parce qu'elle avait l'impression que Sumire était tout aussi tendue. Et ce n'était pas ce qu'elle voulait. Elle le regardait, avec une légère moue. Au bout de quelques instants, la demoiselle s'était remise de ses émotions et avait approuvé les dires d'Ayame sur la bibliothèque. Elle considérait l'endroit comme étant son sanctuaire. Toute petite déjà, elle avait une grande bibliothèque avec ses parents. Et plus tard avec son meilleur ami, elle s'y rendait souvent. Pour elle aussi, la lecture était une passion. Ayame en souriait. Elles se ressemblait tellement toutes les deux. Seulement, Sumire avait parlé de son meilleur ami au passé. Elle expliqua que les livres lui rappelait de bons souvenirs. Mais qu'elle n'aurait aimé que se rappeler de ses souvenirs là. Des mots qui interloquait notre jeune agent.

Elle avait un ami qui était là, à une dixaine de pas. S'il ne s'agissait pas de lui, qui était-ce ? Ses pensées s'étaient amplifiées, lorsque Sumire avait continué en lui disant qu'elle fuyait vers ces lectures quand elle n'allait pas bien. Pour oublier les mauvais souvenirs. Une façon de calmer ses peines. Mais quels mauvais souvenirs ? Et de quelles peines, elle parlait ?

« Tu sais, je ... » C'était peut-être le moment de lui en parler. Ayame approcha sa main doucement pour attraper celle de Sumire et la regarder droit dans les yeux, avant de continuer : « Je crois que l'on a tous besoin d'une échappatoire pour oublier nos soucis, Sumi-san. Quand ... » Oui. Elle venait de l'appeler Sumi-san, presque instinctivement. La sincérité parlait d'elle-même. « Quand je t'ai dit tout à l'heure que j'avais choisi cette voie particulière au FBI, c'était parce que ... Parce que j'ai eu des problèmes dans le passé. J'ai été anéantie, violentée, souillée et ... Dans un sens, j'ai pris cette voie pour me venger. D'où le fait de m'enfermer dans mon univers, en me rendant ici pour lire ou étudier. Ça m'aide. » Elle frottait doucement ses doigts contre ceux de Sumire, en plongeant son regard noisette dans le sien : « Et je suis sûre que ça t'aide aussi. » Pour finir par lui sourire tendrement.

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Dernière édition par Ayame A. Takahashi le Mar 18 Déc 2012 - 11:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Ven 7 Déc 2012 - 15:29

Son instinct refit soudainement surface quand, au milieu de ses explications, elle vit ces deux magnifiques yeux s’embrumer et une larme échapper à son interlocutrice. Prise d’un je-ne-sais-quoi, elle attrapa la main d’Ayame, appréciant tout de suite la sensation que ça lui procurait. La poigne de son amie - connaissance ? - était ferme, comme son maître, mais douce, comme celle d’Alma. Elle essaya de ne pas se faire distraire par le fait que leurs mains s’emblaient être faites les unes pour les autres, et sourit le plus gentiment possible à la jeune fille en face d’elle. Elle n’aimait pas voir les autres tristes ou abattus - encore moins cette belle inconnue. Elle avait fait ressortir quelque chose dont Ayame ne voulait peut-être pas parler, même si ça la perturbait. Si elle était si touchée que ça, pourquoi faire cela comme métier ? Peut-être l’avait-on forcée ? Mais ça l’étonnerait, après tout, Ayame l’avait dit : elle faisait cela parce qu’elle voulait que personne ne vive ça. Alors pourquoi ?

Et sa curiosité refaisait surface. Elle devait arrêter de mettre son nez dans les affaires des autres. Jamais rien de bon n’en découle. Elle se rappelait vaguement de l’histoire de Pandore, la première femme au monde selon la mythologie grecque, qui ne lui avait justement apporté que des malheurs à cause de sa curiosité. Le reste du mythe n’était qu’un vague souvenir ; comme de l’eau qui vous file entre les doigts. N’avait-elle pas ouvert une boîte contenant tous les mauvais sentiments ? Mais le seul sentiment dont elle se souvenait - en tout cas, qui était mentionné dans le conte - était l’espoir. Était-ce quelque chose de mauvais, l’espoir ? Non, elle pensa de suite. L’espoir regonflait les poitrines, séchait les larmes et faisait sourire les gens. L’espoir ne pouvait être que quelque chose de bien.

Alors peut-être qu’elle aussi, à son tour, elle pourrait donner de l’espoir à Ayame. Elle aurait voulu que quelqu’un soit là, pendant ces longues nuits sans sommeil, quand elle était jeune, en train de pleurer sur la mort de son ami ; elle aurait voulu qu’à elle aussi, on lui redonne de l’espoir. Que quelqu’un la prenne dans ses bras, lui caresse les cheveux, lui susurre des mots doux au creux de l’oreille pour la réconforter, la laisse s’accrocher à leur chemise. Elle savait ce que c’était. C’est alors à ce moment-là qu’elle décida : je ne te laisserai jamais vivre ça. Tu comprends, Ayame ? Je ne le supporterai pas.

- Une amie à moi me dit toujours que les larmes ne sont pas quelque chose qui montre nos faiblesses, mais que les gens qui pleurent sont ceux qui ont été forts pendant trop longtemps. Donc… ne t’excuse pas. Juste… pleure, si ça te fait du bien.

Elle marqua une pause, caressant le dos de la main d’Ayame avec celle qui ne la tenait pas. Elle serait là. Elle serait là si un jour Ayame craquait, si un jour elle n’en pouvait plus, si un jour elle voulait juste tout laisser tomber (cette idée la terrifiait, mais elle serait là, elle se le promettait). Ce genre de pensée, elle ne l’avait qu’envers ses amis proches (Luke, Isy, Finn, parfois son gardien) et elle s’étonnait toute seule en se sentant si attirée - parce que c’était le mot - vers cette jeune femme. Elle ne la connaissait que depuis une bonne poignée de minutes, un quart d’heure au maximum, peut-être, mais elle se surprenait à penser que ça ne la dérangerait pas si elle devenait quelqu’un de permanent dans sa vie. Ses joues se rosirent dû au bonheur à la pensée-même, et elle fut mortifiée en sentant l’afflux de sang vers son visage.

Qu’est-ce que c’est ?

- Je suis sûre que tu en es capable. Tout comme je comprends que ta mère ait eu des appréhensions. Je ne veux pas imaginer ce que la mienne aurait dit si je lui avait dit que je voulais travailler au FBI !

Elle laissa échapper un petit rire à cette remarque. Même si elle était fausse. Il faudrait déjà qu’elle aie une mère, pour commencer. Elle se rendit compte que oui, elle aurait aimé que quelqu’un s’en fasse pour elle comme une mère l’aurait fait. Que quelqu’un la gronde quand elle rentrait après le couvre-feu, qu’on lui demande de sortir le chien ou de faire la vaisselle. Bien sûr, son gardien était une esquisse (mais alors une esquisse vraiment vague !) d’une figure paternelle. Quand il était assez sobre, ou surtout, quand il était à la maison, et qu’elle rentrait tard, il la sermonnait. Mais c’était tellement rare qu’elle ne se souvenait que ça n’était arrivé qu’une fois (ce n’était pas sa faute cette fois-là, on l’avait accostée dans la rue. Elle avait été pétrifiée. Surtout qu’ils étaient au moins six, et qu’ils étaient passablement saouls). Et elle devait faire les tâches ménagères - mais elle était sûre qu’il s’en ficherait si elle ne les faisait pas. C’était pour elle qu’elle le faisait, vraiment.

Oui… ça aurait été bien, d’avoir des parents. Elle avait envie de tout raconter à Ayame, vraiment, mais elle avait gardé le silence tellement longtemps… elle se demandait si elle arriverait un jour à en parler à quelqu’un, à exposer ses peines à cœur ouvert, à se confier. Ça aiderait si cette personne était Ayame.

Qu’est-ce que c’est ?

- On a toutes les deux un nom de fleurs, notre rencontre est peut-être due au destin, remarqua-t-elle en rigolant, ses joues se teintant de rose. Merci. Je n’ai jamais eu la chance de goûter à des bonbons à la violette, je dois dire. Mais un jour, on m’en a offert un bouquet, et elle sourit en se rappelant la douce fragrance qui s’en dégageait. Je viens de Takamatsu, dans le Shikoku. Mais j’ai beaucoup voyagé, je ne me souviens que peu de Takamatsu. (Ou du moins, j’essaie d’oublier.) J’aimerais y retourner un jour ! termina-t-elle avec un sourire.

Et la conversation dériva vers son métier - le théâtre. Elle était heureuse qu’Ayame le voie bien. Beaucoup de gens ricanaient quand elle disait cela. Il était vrai qu’elle ne vivait pas dans le luxe, mais elle avait bien assez de choses pour son bonheur. De toute manière, son bonheur se trouvait ici, à Quantico, entourée de ses drôles d’amis, de son maître irresponsable, de son énorme chat, Moyashi, et avec de magnifiques rencontres comme celle-ci à la clé. L’argent, la gloire, elle n’en voulait pas. Ça n’apportait que des malheurs à tout le monde. De plus, quand on est riche - comment peut-on savoir si nos amis sont là pour nous, ou pour notre fortune ?

- Je joue de la guitare, de temps à autre, mais je ne l‘ai jamais appris convenablement. En fait, je crois que je voudrais en faire juste pour pouvoir jouer Stairway to Heaven, dit-elle en rigolant.

Et elle eut une idée. Franchement, quelqu’un devrait lui donner une tape dans le dos pour être un tel génie.

- Dis-moi, ça te dérangerais… de m’apprendre à en jouer ? Comme ça… (comme ça on se reverra et je ne te perdrai jamais de vue) je pourrai me moquer de mon Shishō en jouant devant lui. Il jouait de la guitare quand il était jeune, mais il était vraiment nul, et il a toujours voulu apprendre.

Et un autre mensonge. Elle s’en voulait d’en sortir autant, surtout à Ayame ; mais ils semblaient coller à la situation, et puis, elle ne raterait jamais une occasion de se moquer de Fujita (parce que oui, le vieil homme était odieux au point de la faire l’appeler par son nom de famille).

Quand Ayame fit un mouvement (inattendu ?) et prit sa main, Sumire se rendit compte qu’elle l’avait lâchée en premier lieu. Elle ne se souvenait pas qu’un à moment dans la conversation, elle l’ait lâchée, mais ainsi soit-il. De toute manière, elle venait de la reprendre, et le geste fit voler des centaines de papillons au fond de son estomac. Et puis Ayame s’ouvrit à elle et la réalité la frappa comme un seau d’eau froide.

C’était pour ça, c’était pour ça qu’Ayame avait fait cela comme travail, même si ça lui faisait mal. Soudain, elle souhaita ne jamais s’être posé la question. Parce que cette magnifique jeune fille, cette étrangère qu’elle s’était jurée de protéger, avait déjà souffert, et elle n’avait pas été là. Elle savait que ses pensées étaient stupides et irrationnelles, mais Ayame lui faisait cet effet-là. Et le pourquoi du comment, elle ne le connaissait pas encore. Ça viendrait.

Bon sang, qu’est-ce que c’est ?

Et n’y tenant plus, elle prit son amie - connaissance ? - dans ses bras, et s’accrocha de toute ses forces à sa chemise, enfuyant son visage dans son épaule. C’était un geste qu’elle avait fait sans réfléchir, et pourtant, c’était la première fois qu’elle faisait quelque chose qui lui semblait juste. Elle resta quelques secondes ainsi, avant de parler, si bas qu’on aurait pu prendre ses paroles pour le souffle du vent :

- Je suis désolée… Je suis désolée… Je suis tellement désolée que tu aies vécu ça… Personne ne le mérite, et je suis flattée que tu m’accordes ta confiance au point de me le dire. Je pense que tout le monde - tout le monde a des fantômes derrière lui. Celui qui n’en a pas… n’est pas humain. N’a pas vécu. Ne sait pas ce que c’est que la vie. Et c’est terrible, dans un sens.

Un hoquet la traversa et elle retint ses larmes. On la disait naïve mais si les gens faisaient un peu plus attention, regardaient un peu plus la personne derrière le masque qu’elle portait, ils verraient un enfant brisé, et cela ne laissait pas place à la naïveté. Elle en avait déjà trop vu, elle en verrait encore, elle le savait. Mais si elle avait des gens comme Ayame à ses côtés… elle était sûre qu’elle s’en sortirait.

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Mar 18 Déc 2012 - 12:55

D'ordinaire, Ayame se confiait rarement. Elle préférait le faire avec des professionnels, comme son psy par exemple. Mais là, c'était différent. Avec Sumire, notre agent du FBI se sentait à l'aise, mais pour d'autres raisons. À peine se connaissaient-elles déjà, qu'elles avaient l'air de s'apprécier et de se complimenter à tour de rôle. Qui plus est, l'une et l'autre avait des passions communes. Ce qui semblait s'annoncer très bon pour la suite. Sumire avait l'air suprise de savoir qu'Ayame travaillait au FBI. Trouvant ses hommes et ses femmes héroïques et respectables, elle avait décelé que notre jeune brune devait être intelligente. C'est à ce moment-là qu'Ayame avait paru déroutée. Oui, elle perdait souvent souvent ses moyens, émotionnellement parlant. Intéressée, Sumire avait voulu des précisions sur le métier. Ce qui avait embarqué l'agent dans ses émotions. Tout cela lui rappelait le passé. Son passé, assez douloureux dans l'ensemble. Si elle avait choisi ce métier, c'était par vocation, par vengeance - dans un certain sens - mais aussi par conscience. Elle ne voulait pas que d'autres jeunes filles vivent ce qu'elle avait vécu. Après ça, Ayame s'était sentie sale, humiliée.

Ayame lui racontait donc comment se passait les enquêtes, avec ses passages sur les scènes de crimes. Comment elle interprêtait tout cela ? Ce que ces meurtres lui rappelait ? Ce à quoi elle a pu échapper. Oui, parce en réfléchissant ... L'agent du FBI aurait pu finir dans un état plus atroce que dans lequel son agresseur l'avait laissée. Elle avait expliqué que ses parents - sa mère surtout - avaient eu du mal à comprendre le chemin professionnel que leur fille avait choisi. Néanmoins, elle avait déjà ses convictions. Ce qui était compréhensible, venant de sa part. Elle essuyait une larme puis deux qui venait perler sur sa joue. Mais c'était toujours le cas que la jeune agent ressassait le passé. Elle n'y pouvait rien. Mais Sumire avait l'air de la comprendre totalement. Elle la soutenait. Pour elle, ceux qui pleurait ne montrait pas leurs faiblesses. Ils pleurait simplement, parce qu'ils avaient soufferts pendant trop longtemps. Sumire était tellement gentille, tellement douce. L'actrice de théâtre tenait la main d'Ayame, puis la caressait avec l'autre. Un signe de tendresse et d'affection. Ayame en tremblait légèrement. Elle frissonnait. Mais elle appréciait énormément son soutien.

« Je te remercies. Tu vois, je ... J'ai rarement parlé de tout ça, avec une charmante inconnue. C'est comme si ... Comme si quelqu'un avait entendu un appel, que j'avais lancé. »

Oui, un appel. Comme un ange, venu de nulle-part. Descendant des cieux. Parce que - comme l'avait fait remarqué Sumire - l'une et l'autre avait un nom de fleur. Comme elle se l'était demandé, tout cela était sûrement du au destin. Peut-être. Ce qui amusait aussi Ayame. Celui de cette charmante demoiselle, lui rappelait sa tendre enfance, avec ces délicieux bonbons. Tandis qu'Ayame était née ici à l'hôpital, Sumire elle, était venue au monde, au sein de Takamatsu, ville situé dans l'île de Shikoku. Ayame eu un léger sourire. C'est à ce moment-là que la conversation ammena à parler du métier de Sumire. Elle était actrice dans un théâtre, ce qui n'avait pas vraiment étonné Ayame. En effet, elle avait déjà croisée la jeune Sumire auparavant, lisant du Shakespeare. Il fallait avouer qu'elle avait de bons goûts, niveau littérature. De très bons, qui n'était pas courant. Ce qui lui donnait un côté original, qu'Ayame appréciait.

Et avant tout ça, la belle demoiselle avait expliqué à notre agent, qu'elle aurait pu continuer à jouer du piano, et en faire son métier. On lui avait proposé une bourse pour qu'elle continue à en jouer, en Université. Un poste qu'elle avait refusé, se tournant vers l'Art Dramatique. Ayame jouait du piano aussi, de temps en temps. Bien qu'elle préférait la guitare. Du moins, elle en jouait quand elle avait un peu de temps libre.

« Je te l'apprendrai, oui. J'en serai ravie, en tout cas. » Lui assura-t-elle, d'un clin d'oeil malicieux et complice.

Sinon, Ayame avouait se rendre souvent à la bibliothèque, pour décompresser. Ce lieu était comme un havre de paix pour elle. Ce que Sumire avait confirmé. Lire, se détendre, était une façon d'oublier ses soucis, l'espace d'un instant. De calmer ses peines, effacer ses souvenirs. Ce qui amena l'agent du FBI à rebondir encore une fois, sur son passé. D'ordinaire, c'était un sujet qu'elle voulait éviter. Mais avec Sumire, c'était quelque chose qui avait l'air de couler dans la conversation. Comme ses larmes qui revenaient ... Mais au moins, l'agent Takahashi avait l'impression de se libérer. Même si elle en pleurait, même si elle en tremblait, elle vidait son sac. Parce que bien souvent, ça la soulageait. Elle expliqua donc à Sumire que - si elle avait choisi cette voie - c'était parce qu'elle s'était faite violée, dans son adolescence.

Une période douloureuse. Son séjour à l'hôpital, ces interrogatoires ... Tout ça avait été trop dur, par la suite. Mais avec le temps, elle s'était rendue compte que Aaron Hotchner lui avait sauvé la vie. Avec son équipe, il avait réussi à enfermer Ethan Tyler. Mais depuis toutes ses années ... Ce monstre hantait toujours ses nuits. Et elle n'avait qu'à y penser, l'espace de quelques secondes, pour fondre en larmes. Et en suivant les précédents conseils de Sumire, cette fois elle s'était laissée allée. L'actrice elle aussi, s'était laissée guider dans les bras d'Ayame pour la consoler. Elles restèrent comme cela, l'espace de quelques secondes. Ce qui procurait un bien fou pour Ayame. Le fait de se sentir aimée, soutenue. Elle sentait le contact de sa peau douce et chaude, près de ses lèvres. Notre agent ne s'était pas empêchée de lui glisser une bise, dans le cou. Si délicieuse ...

Sumire semblait légèrement gênée. Elle était désolée. Désolée d'apprendre qu'Ayame avait du subir tout ça. Selon elle, personne ne devait à avoir à vivre ce genre de cauchemar. Elle était triste pour notre agent, et à la fois flattée de voir qu'Ayame lui faisait confiance. Cette charmante jeune femme l'avait avoué : celui qui n'avait pas de fantôme dans sa vie, ne pouvait vivre. Chacun avec ses ennemis, ses peurs, ses angoisses. La personne qui réussissait à vivre sans rien de tout cela ... N'était pas un être humain. Et Sumire avait l'air plus que sincère dans ses paroles. Ayame la fixait de ses yeux encore larmoyants, lui carressant la joue :

« Je suis sûre que toi et moi, on va bien s'entendre. J'me sens libre et écoutée, avec toi. Ce n'est pas tous les jours que ça m'arrive, et ... Ça me fait vraiment plaisir. Je suis vraiment fière d'avoir fait une telle rencontre. » Ayame sêchait ses larmes, se trouvant contre son amie. Cela faisait à peine une heure - tout au plus - qu'elles discutaient, et déjà ... « Je regrette de ne pas avoir croisé ton chemin, plus tôt. J'veux dire ... J'ai jamais osé te parler jusque-là, et j'me rend compte que c'est une belle erreur que j'ai faite. Heureusement, j'ai ... J'ai vite rattrapé le coup. » Avoua-t-elle, en lui souriant.

Et voilà donc qu'une bien belle amitié - et certainement même plus encore - était en train de naître, entre elles ...

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Sam 22 Déc 2012 - 14:06

Les paroles qu’Ayame prononça ensuite touchèrent Sumire au point que ses yeux se remplirent de larmes. Elles ne coulèrent pas, ceci dit ; elle avait bien trop de fierté pour cela. Son maître lui avait imposé sa façon de penser - celle-ci étant : ceux qui pleurent sont les faibles. Et Sumire avait été certaine de ça pendant si longtemps… que quand elle vit Isy pleurer pour la première fois, elle s’était dit qu’elle devait arrêter d’être un tel bébé. Mais Isy ne cessa de lui prouver que c’était la femme la plus forte qu’elle connaissait, et la jeune fille se dit que, peut-être, les larmes étaient justement un signe de courage. Que ceux qui se laissaient tomber dans les bras d’un être cher pour pleurer étaient les plus forts. Ça l’avait tellement perturbée la première fois qu’elle avait pensé ça, qu'elle en avait même fait part à Fujita (elle devait vraiment être perturbée à ce moment-là, pour aller jusqu’à se confier à cette andouille, pensa-t-elle) et il lui avait souri, comme s’il savait quelque chose et elle non. Peut-être était-il fier qu’elle ait ses propres opinions sur des choses comme cela. Sumire ravala un rire qui risquait de passer ses lèvres. Non, il l’avait sans doute juste prise pour une idiote finie.

Ça lui ressemblait déjà plus.

Elle n’avait jamais pensé qu’Ayame pourrait penser ça d’elle. Jamais elle n’avait pensé que quelqu’un pouvait la considérer comme une sorte d’apparition pour répondre à un cri de détresse. Elle se voyait comme elle était : petite, effrayée et maladroite avec les mots. L’incrédulité la fit pauser quelques secondes, avant qu’elle eut l’impression d’avoir si chaud, comme si elle était couverte par le soleil. Elle réalisa rapidement qu’en fait, elle rougissait juste pour la énième fois. Elle avait peut que le sang ne quitte plus jamais son visage. Elle aurait vraiment l’air stupide - elle pourrait remettre ça sur le compte de la chaleur, peut-être ? Elle jeta un coup d’œil à Finn qui semblait bien rire derrière les étagères. Elle n’eut jamais plus envie de le tuer, et elle comprit soudain pourquoi Luke le menaçait toujours avec son katana. Elle devrait lui demander de lui prêter, ça serait plus simple pour l’achever. Satisfaite de son plan pour l’assassinat de son ami, elle répondit enfin, sa voix un peu tremblante à cause des émotions qui s’y bousculaient :

Je… Je ne sais pas quoi dire, vraiment. Je suis heureuse de pouvoir t’aider… je n’ai jamais représenté quelque chose d’aussi fort, si je puis me permettre de le dire ainsi, pour quelqu’un…

En tout cas, pas depuis Alma.

La pensée lui traversa l’esprit, et elle arriva à la mettre de côté étonnement. Généralement, il lui fallait plusieurs heures pour se calmer après avoir pensé à… à cette certaine personne. Était-ce grâce à Ayame ? Était-elle, pour Sumire aussi, une sorte d’ange qui aurait répondu à un de ses appels inconscients ? La pensée resta dans un coin de son esprit. Elle ne passa jamais ses lèvres. Ayame - elle ne devait pas ennuyer Ayame avec ses histoires du passé. Elle se contenta de lui sourire, ses yeux s’adoucissant un peu et gagnant une lueur presque protectrice.

Et puis elles parlèrent de la musique. C’était incroyable, mais rien qu’y penser allégeait Sumire. Ses épaules se détendirent, comme si on lui avait enlevé un poids, et son sourire s’étira. Elle avait l’impression d’être la personne la plus chanceuse de la terre quand Ayame accepta de lui apprendre la guitare. Elle se retint de sauter de joie de justesse - elle aurait juste l’air d’une grande enfant (qu’elle était peut-être un peu, mais Ayame n’était pas censée le savoir - pas encore).

- Merci beaucoup ! Je vais te donner mon numéro, comme ça tu pourras me contacter, si ça ne te dérange pas.

Elle attrapa un bout de papier et un stylo-bille à proximité et y écrit son adresse et son numéro de téléphone. Une joie sans nom s’empara d’elle quand elle tendit le papier à Ayame et que cette dernière le prit. C’était comme si un lien s’était formé entre elles, et Sumire ne fut jamais plus heureuse de s’être fait un nouvel ami. Ayame était spéciale - peut-être même plus qu’Alma - et elle serait sûre de ne rien faire pour la laisser trop s’éloigner d’elle. C’était stupide, mais Sumire voulait juste la prendre dans ses bras et l’y garder à jamais.

Elle adorait jouer du piano - elle se sentait si légère quand ses doigts couraient ses les touches presque naturellement, et elle avait l’impression que tout s’effaçait. Peut-être que ne pas faire des études au conservatoire resterait son seul regret dans la vie. Mais elle ne regretterait jamais ce qu’elle était maintenant, c’était sûr - malgré tout ce qu’elle avait vécu, et tout ce qu’elle avait vu.

Des fois, quand elle était couchée dans son lit et que les cauchemars la hantaient, elle voulait n’être jamais venue au monde. Le suicide avait été une option pendant tout un temps. Son maître avait dû le remarquer, aussi, à ses yeux distants et aux larmes constamment aux coins de ses yeux, c’est pourquoi il restait toujours à proximité pendant ces temps-là. C’est sans doute la seule chose pour laquelle elle lui était reconnaissante. Il lui avait montré que même si elle était au bord du gouffre, des gens étaient là pour prendre sa main et l’en éloigner. Les gens qui se suicidaient pensaient mourir seul, mais personne au monde n’était seul.

Et Sumire se dit que tout ça en avait valu la peine, finalement, toutes ces nuits à contempler le plafonds, toutes ces crises de larmes, tous ces matins à observer ce fantôme dans le miroir, si ça l’avait conduit à Ayame. Elle ne savait pas quel était ce sentiment qui fleurissait au creux de sa poitrine, mais ça viendrait. Elle avait tout le temps devant elle, après tout.

- Ne t’inquiète pas. On a tout le temps pour rattraper celui qu’on a perdu. Ce n’est pas comme si le dernier jour de notre vie. (son ventre gargouilla et elle se gratta la nuque, rigolant doucement) Ah, voilà comment casser l’ambiance. J’ai un peu faim… Ceci dit, j’ai toujours faim… ça te dit d’aller manger quelque chose ? C‘est moi qui paie.

De toute manière, tant qu’Ayame ne connaissait pas la quantité exacte de nourriture qu’elle savait avaler et n’avait pas conscience des risques énormes que cela représentait pour son portefeuille, Sumire ne la laisserait pas payer sa nourriture.

HRP (le dernier, je jure !) :
 
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Jeu 27 Déc 2012 - 21:50

Il fallait bien l'avouer, Ayame se sentait pousser des ailes, avec Sumire. Voilà à peine trois quart d'heure qu'elle avaient commencé à se parler, et notre agent du FBI avait déjà comparé la jeune femme à un ange qui aurait donc répondu à son appel. Ses yeux brillaient, elle lui souriait. Ayama était sincère. Son coeur battait, elle semblait stressée. Elle s'en mordait les lèvres, et jouait avec ses doigts. Notre agent restait si proche de son amie. Son parfum, la douceur de son cou. Tout avait si précieux, qu'elle en aurait redemandé, une fois de plus. Sumire semblait perturbée. Du moins, elle ne s'attendait pas a une telle remarque de la part d'Ayame. L'actrice de théâtre l'avait avoué : jamais encore elle n'avait représenté quelque chose d'aussi fort, aux yeux de quelqu'un.

« J'imagine. Je ... Parfois je vais un peu trop vite en besogne. J'ai ... J'ai été sincère sur le coup, et c'est ... C'est sorti tout seul. » Fit-elle en souriant, quelque peu gênée par la situation qu'elle venait de créer.

Et justement, se sentant libérée, écoutée et très appréciée, l'agent du FBI voulait lui rendre service. Se sentant redevable, elle avait accepté volontiers de lui apprendre à jouer de la guitare. Sumire elle, semblait très ravie de l'entendre. Et elle l'avait même remerciée, lui donnant sur numéro de téléphone. Ainsi donc, Ayame allait pouvoir la contacter. Ce qui lui donna un éclat dans le regard. L'appeler ... Et lui faire passer une soirée inoubliable, chez elle ? Elle se voyait déjà lui apprendre les premiers accords, au coin de la cheminée. Oh oui, alors ! Ça promettait d'être chouette, ça. Aux limites de la rêveries, elle en ressortait très enthousiaste :

« Oh non, non. Ne t'en fais pas pour moi. J'adorerai ! » Lui avoua-t-elle, les yeux illuminés de bonheur, la mine radieuse.

Oh que oui ! Depuis le temps qu'elle attendait de passer une soirée en charmante compagnie, celle-là, elle n'allait pas l'oublier de sitôt. Pour sûr : Ayame avait déjà hâte d'y être. Et pour cause, cela faisait un bon moment qu'elle passait ses soirées seules, notamment depuis que Danny vivait avec sa petite amie Jenifer MacKenzie. Inviter donc Sumire à dîner voire pourquoi pas, dormir chez elle, était une opportunité pour aller de l'avant, petit à petit.

« Tiens, je te donne une carte. Je vais t'écrire mon adresse au dos, si jamais il te passes l'envie de me faire un petit coucou. Je t'accueillerai chez moi, avec plaisir. »

Parce qu'effectivement, Ayame habitait tout près de la bibliothèque, soit un p'tit quart d'heure, vingt minutes en marchant tranquillement. Ce qui laissait à Sumire l'occasion de passer quand elle le voulait. D'ailleurs, la brunette le lui avait dit : elle s'était sentie presque idiote de ne pas avoir été lui parler plus tôt. Un p'tit peu troublée, peut-être. Oui, c'était sûrement ça.

« Tu as raison ! On aura encore le temps de faire un tas de choses, ensemble. » Fit-elle, en hochant la tête avant de reprendre, suite à la réaction de son amie : « Tu as faim ? Ça tombe bien, moi aussi. Si ... Si tu veux payer, il n'y a pas de problème. Je ... Je connais un restaurant très sympathique, pas très loin d'ici. Ils t'y serves les meilleurs maki et sushis du coin. Tu m'en diras des nouvelles. »

Une joie de pouvoir partager un repas ensemble. Presque impatiente, Ayame rangeait ses affaires, toute fière de pouvoir manger avec elle et continuer leur discussion, sur un tas d'autres choses. Ainsi donc, Ayame allait peut-être pouvoir glisser quelques allusions ou quelques aveux dans leur discussion. Sûrement, oui ...

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Ven 31 Mai 2013 - 0:02

L'air était agréable dehors, et on pouvait sentir que l'été approchait. Après avoir glissé le numéro d'Ayame précieusement dans la poche de sa veste, elle se tourna vers son homologue et sourit.

- Tu me prends par les sentiments ! Qui suis-je pour refuser une telle offre ?

Elle allait partir d'un bon pas quand elle se rendit compte qu'elle n'avait aucune idée de où ce restaurant était. Elle se stoppa net, fit volte-face.

- Sa Majesté aurait-elle l'extrême obligeance de me montrer le chemin ? demanda-t-elle avec une courbette.

Elles marchèrent en silence ensuite, tandis qu'Ayame l'entraînait dans ce que Sumire voyait comme une belle aventure. Sa vie était devenue tellement monotone ces temps-ci, qu'un changement brusque et rafraîchissant comme cette jeune femme ne lui faisait pas de mal. Loin de là - sa main mourrait d'envie d'aller saisir celle de sa nouvelle amie, pour s'assurer qu'elle était réelle et peut-être, d'accord, pour une autre raison. Mais Sumire était une fille simple qui se contentait de vivre au jour le jour, et elle ne tenta pas de comprendre ce sentiment qui fleurissait au fond de sa poitrine, qui faisait vibrer son sang resté si longtemps silencieux, qui faisait rougir ses joues sur lesquelles des larmes avaient coulé tant de fois. C'était une sensation qu'elle appréciait énormément ; elle se sentait humaine, pour la première fois depuis des années.

Elle risqua un regard en coin à la jeune fille à ses côtés et son souffle se coupa. Les cheveux d'Ayame voletaient et ses yeux étaient fixé sur l'horizon, ou dans un monde qu'elle seule pouvait voir. Sumire aurait donné tout l'or du monde pour savoir à quoi elle pensait, là, en ce moment, en sa compagnie, dans la chaleur du printemps. Elle était magnifique comme ça, et soudain Sumire comprit qu'elle ne serait jamais aussi belle qu'elle, qu'elle ne serait sans doute jamais aussi forte que cette jeune fille.

Elle s'en fichait. Elle voulait juste qu'Ayame reste comme elle était.

Si elle s'était contentée de l'observer de loin en prétendant de lire Hamlet à la bibliothèque, elle n'aurait sans doute jamais deviné la terrible histoire qui se cachait derrière ces deux yeux sombres. Elle aurait continué sa vie jusqu'au jour où la routine l'aurait tuée sans qu'elle s'en rende compte. Elle avait accepté depuis bien longtemps le fait qu'un rien pouvait la briser psychologiquement, y compris quelque chose qu'elle pouvait aisément changer - comme sa routine. Mais en se comparant à Ayame, en se comparant à cette personne dont les yeux brillaient au soleil, elle se dit qu'elle n'avait pas le droit de se plaindre, qu'elle ne l'avait jamais eu, et qu'elle méritait peut-être cette mort qui semblait la narguer.

Ayame sentait bon, une odeur de fleur à peine éclose, aux moments où ses fragrances sont encore les plus fortes.

Au Japon, les cerisiers devaient être en fleurs, pensa-t-elle.


Shall I compare you to a summer’s day?
You are more lovely and more moderate:
Harsh winds disturb the delicate buds of May,
and summer doesn’t last long enough.


L'été ne durait pas. Les fleurs de cerisiers ne duraient pas, non plus. Mais elle pria de tout son coeur pour que cette jeune fille, elle, dure. Elle avait été seule toute sa vie, tous les gens qu'elle aimait mourraient. Juste pour une fois, elle voulait être égoïste et garder quelqu'un pour elle. Non, pas quelqu'un - elle voulait garder Ayame pour elle.

Elle voulait garder cette jeune fille dont elle venait de tomber éperdument amoureuse pour elle.

Un coup de foudre ? Oui, c'était logique, pensa-t-elle. C'était ça, ce sentiment qui la rendait toute chose, qui changeait le creux de son ventre en une nuée de papillons, qui lui donnait envie d'embrasser ces lèvres aussi rose que les cerisiers du Japon. Sa main se rétracta et elle la mit dans sa poche, touchant du bout des doigts la carte d'Ayame. Peut-être, espéra-t-elle, peut-être qu'Ayame aussi voulait la garder pour elle.

- Sinon... tu as quel âge ? Tu ne m'as pas l'air beaucoup plus vieille que moi, mais j'ai toujours été nulle pour deviner l'âge des gens. Elle marqua une pose et sourit. Une fois, j'ai demandé à une femme si je pouvais l'aider à traverser la rue, tu sais, vu que je pensais qu'elle était vieille. Elle avait la quarantaine... C'était un moment, erhm, plutôt embarassant de ma vie ? Surtout quand la "petite vieille" m'a frappée si fort avec son sac que j'ai eu mal pendant des jours. Je me demande si elle transportait des briques là-dedans. Apprends de mes erreurs, jeune padawan : n'essaie jamais d'être gentille avec les gens dans la rue.

Elle rigola légèrement, ses yeux se posèrent sur son interlocutrice et le temps sembla s'arrêter.

Elle avait été seule toute sa vie, mais elle espérait qu'elle ne le serait plus, à partir de maintenant.


Sometimes the sun is too hot, and its golden face is often dimmed by clouds.
All beautiful things eventually become less beautiful, either by the experiences of life or by the passing of time.
But your eternal beauty won’t fade, nor lose any of its quality.



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MessageSujet: Re: Un nouveau départ ? Sam 15 Juin 2013 - 10:54


Elles étaient donc toutes les deux, sorties de la bibliothèque. L'une avait suggéré à l'autre d'aller manger un morceau, étant donné que l'heure du déjeuner approchait. Et puis, il fallait admettre que c'était toujours appréciable de manger en bonne compagnie. Pour sûr. Ça allait changer les habitudes de notre agent du FBI, qui mangeait seule de façon assez routinière. À moins d'inviter Danny avec sa famille, de temps à autre. M'enfin ... Pour aujourd'hui, c'était cette charmante jeune femme qui attirait toute son attention. Et en parlant de manger ensemble, Ayame avait justement l'intention d'emmener sa nouvelle amie dans un restaurant sympathique, à deux rues de la bibliothèque municipale, à peine. Sumire elle, espérait bien que la brunette puisse lui donner le chemin. Pas de risque ; Ayame connaissait ce chemin par cœur. Sa Majesté ? Des mots utilisés étonnamment. Hum ... Si elle s'attendait à cela. L'agent du FBI accompagnait volontiers l'actrice de théâtre. Elles étaient côte-à-côte et l'une et l'autre, mourraient d'envie de se prendre la main. Sentir la chaleur et la sincérité qu'elles dégageaient entre elles. Sans le moindre doute, elles étaient fières de s'être rencontrées. Une douce brise frappait le visage d'Ayame, ce qui lui affirmait bien la réalité de la chose. Depuis tellement de temps, notre jeune et jolie brune avait attendu ce genre de rencontre. Une personne à qui parler, sans se soucier de rien, confier tout afin de se sentir libre, aimée et soutenue. C'qui tombait plutôt bien avec Sumire, étant donné qu'elle aussi avait besoin d'aide.

« Des mots flatteurs. C'est bien la première fois que l'on m'appelle comme ça. C'est charmant ! » Lança-t-elle dans un sourire.

Nul doute que maintenant, Ayame allait avoir du mal à quitter son amie. Une chance qu'elle avait pu avoir son numéro, rangé bien précieusement. Au fil des pas qu'elles faisaient toutes les deux, c'était comme si l'agent Takahashi se sentait sur un nuage. Quelque chose qu'elle avait attendu depuis si longtemps. Sentir une présence chaude, douce et parfumée. Ayame l'avait remarqué depuis leurs premiers mots échangés. Cette actrice dégageait une tendresse incroyable. Une zénitude aussi apaisante que l'un des meilleurs thés qui soient. Ayame en était certaine : il faisait bon vivre en compagnie de cette jeune femme. Dans le fond, l'une et l'autre se ressemblait, en réfléchissant. Mais elles n'y avaient pas pensé tout de suite. L'instant était tellement magique, qu'il ne fallait pas gaspiller la moindre seconde. Sur le chemin - tandis qu'elles approchaient petit à petit, de leur destination - Sumire se demandait bien quel âge pouvait avoir Ayame. À ce propos, elle racontait une anecdote, avec une femme quadragénaire. Voulant l'aider à traverser la rue, Sumire avait demandé l'âge qu'avait cette femme. Et l'autre s'était énervée, au point de s'en débarrasser en lui donnant des coups de sacs à main. La pauvre Sumire en avait gardé quelques traces pendant longtemps sur la peau. Ce qui donna un pincement au cœur d'Ayame ... On avait essayé de lui faire du mal ? Ça non ... Notre jeune agent du FBI ne l'aurait jamais permis. C'en était hors de question. Elle avait légèrement serré les dents, avant de reprendre, calmement :

« Ne t'en fais pas, va. Ce n'est pas moi qui va te donner des coups, comme ça. Je ne suis pas du genre à frapper les gens, bien au contraire. Surtout les jolies femmes comme toi. » Et puis, une p'tite touche d'humour aussi, ça ne pouvait pas faire de mal : « En étant étudiante aussi, j'aime pas les sacs à main. » Ayame, avait un sac en bandoulière. C'était plus branché mode, selon notre jeune femme. Elle la regardait, tendrement. « Mais, pour en revenir à ta question, j'ai vingt-six ans. Et toi ? Tu as quel âge ? » Avoua-t-elle. Sans pouvoir s'en empêcher, elle rapprocha délicatement sa main pour happer celle de Sumire. Voilà donc que l'on pouvait apercevoir le petit restaurant, juste au bout de la rue. Au loin, on y voyait son enseigne rouge et blanche. Le couple de propriétaires, japano-américains évidemment, était vraiment très sympathique. Ayame tourna encore son regard vers son amie charmante : « Tu verras ... Ces gens sont géniaux. Tu voudrais manger en terrasse ou à l’intérieur ? » En parlant de cela, justement, on pouvait déjà sentir les délicates odeurs qui se dégageaient de l'entrée.
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