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« Boring. Chinese tonight ? »

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MessageSujet: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 18:16


FBI Confidential File n°00328 700 11

THOMAS J. MONTGOMERY
FEAT. BENEDICT CUMBERBATCH


identity card ; state of virginia


N° D'IDENTIFICATION • 00328 700 11

SEXE • féminin masculin
NOM • Montgomery
PRENOM(S) • Thomas, James, Mycroft
ÂGE • 31 ans
DATE • 29.07.1981 ; 09:59 p.m
LIEU • Londres (UK)
NATIONALITE(S) • Anglaise et américaine
ETAT CIVIL • Célibataire
EMPLOI • Psychologue consultant pour le Behavioral Analysis Unit (anciennement lieutenant de Scotland Yard et profiler pour le Behavioral Analysis Unit)
SPECIALISATION(S) • /
ETUDE(S) • Bac Littéraire, Ecole de police, Faculté de psychologie de Nottingham et a suivit des cours de criminologie
VILLE • Arlington (VA)

HABITATION • Villa - Maison - Appartement - Loft - Studio
GROUPE • Profiler - Apprentice profiler - FBI - Other - Media


200*320100*100



about your character
.
Sir Arthur Conan Doyle a écrit:
I consider that a man's brain originally is like a little empty attic, and you have to stock it with such furniture as you choose.


What's in your mind ?
« Comment définiriez-vous le Dr Montgomery ?
C’est une question piège ? » s’inquiéta le jeune homme, peu habitué à ce genre de situation.
« Il n’y a aucun piège, professeur Van Callaghan. Nous voulons juste en savoir un peu plus sur le Dr Montgomery.
Eh bien… Je l’ai connu en primaire et puis un peu au lycée… C’est un peu… Confus, vous voyez. Je n’ai pas revu Thomas depuis alors je ne suis pas le mieux placé pour… Vous savez, vous le décrire. Surtout d’un point de vue psychologique.
Au contraire.
Très bien » concéda finalement l’homme dans un soupire excédé. « Je n’ai jamais été particulièrement proche de Thomas… En réalité, Thomas était toujours très seul, mais cela semblait lui convenir. Il s’asseyait à une table, seul, et n’adressait la parole à personne. Sauf pour corriger les erreurs des professeurs. Nous étions tous persuadés qu’il avait des problèmes, qu’il était… Différent, de nous. Bien sûr, il y avait le fait qu’il soit très intelligent, mais pas seulement… Au début, j’ai essayé de lui parler, pensant qu’il était juste timide, mais il se braquait à chaque fois. Je n’ai jamais sut pourquoi il se montrait si hostile avec moi ; je ne lui avais rien fait de mal. J’ai finit par abandonner. J’étais meilleur que lui à l’école, mais pas parce que j’étais particulièrement doué, non, loin de là, parce que je travaillais pour ; il voulait toujours me surpasser, sans y parvenir… Essayer de comprendre Thomas Montgomery, l’élève qui avait toujours le nez plongé dans un roman d’enquête policière ou d’énigmes douteuses était le défi que l’on s’était attribué. Aux dernières nouvelles, personne n’a réussit… Comme je vous l’ai dis, cela remonte à bien longtemps, je ne me souviens pas vraiment de Thomas à cette époque…
Cela ne fait rien, professeur ; l’agent Grey et le Dr Watson sont ici pour vous compléter » tentait de le rassurer la chef de section Erin Strauss.
« Je me souviens qu’il avait une attitude plutôt hautaine. Même avec les enseignants ; une fois, au lycée, il a remplacé le professeur de chimie durant deux heures parce qu’il trouvait qu’il n’avançait pas assez vite. Nous avons alors comprit qu’il ne nous adressait pas la parole parce qu’il ne nous jugeait pas assez intelligent pour tenir une véritable conversation.
Ennuyeux.
Je vous demande pardon, agent Grey ?
J’ai dis, ennuyeux.
Oui, j’avais bien compris mais… Pourquoi ?
Thomas ne vous parlait pas, professeur Van Callaghan, parce qu’il vous trouvait ennuyeux. Ceci dit, je comprends son ressenti puisque vous l’êtes. Ne vous vexer pas, la plupart des gens le sont.
Agent Grey, vous souhaitez continuer, peut-être ?
Hm ? Si cela vous amuse Madame » lâcha Anjelika dans un haussement d’épaules nonchalant. « Thomas est un être complexe. Un paradoxe vivant qu’il est très difficile de cerner. Et pourtant, il est simple à prévoir. Il aime les défis ; si vous lui en lancer un, il sera incapable de refuser, même lorsqu’il sait qu’il va perdre – ce qui lui arrive que très rarement, je préfère vous prévenir. Il se lance lui-même beaucoup de défis, même s’il préfère qu’on ne le fasse pas remarquer, c’est sa façon à lui de se donner un objectif, une certaine ambition peu commune ceci dit. Il tente de se surpasser, il veut s’impressionner parce qu’il a un besoin de reconnaissance, comme la plupart des êtres humains. Ceux qui pensent qu’il est un psychopathe sont des imbéciles, bien qu’ils aient en parti raison. Il ne veut pas l’avouer, mais la scène de crime lui manque, le terrain et l’adrénaline qui est généré avec cette peur de se faire tuer par le coupable avant de l’avoir arrêté, ça lui faisait prendre son pied. Mais seulement jusqu’à un certain degré. Son amusement est peut-être grand, lorsqu’il court ainsi derrière le tueur, mais il ne le sera jamais autant que lorsqu’il s’impose avec son intelligence remarquable. Il veut gravir les échelons, même si cela doit le bloquer derrière un bureau vingt-quatre heures sur vingt-quatre, uniquement pour montrer qu’il a le pouvoir, en ne faisant pratiquement rien. Il aime avoir le contrôle, et, en même temps, il aime se faire contrôler. C’est pour ça qu’il aime tant qu’on lui lance des défis ; parce qu’il peut prouver son génie, tout en étant restreint par des règles établies par d’autres que lui.
Ceci explique donc son incroyable et insupportable prétention ?
Ai-je dis cela, Madame ?
Vous l’avez sous-entendu, » affirma la chef de section.
« Dans ce cas, veuillez m’excuser, ce n’était pas ce que je voulais dire. Thomas peut paraître prétentieux, et effroyablement narcissique, à la limite du supportable, même, mais en fait, quand on compare cela avec son génie… Je trouve qu’il reste étonnamment modeste. Ou plutôt, je trouve légitime qu’il se sente supérieur grâce à son intelligence.
Cela lui donne donc le droit de rabaisser ses collègues comme il le fait si souvent ?
Bie… » commença Anjelika, mais elle fut coupé par un raclement de gorge discret.
« Si je peux me permettre, Madame, j’aimerai intervenir – excusez-moi agent Grey de vous couper ainsi. Je connais Thomas depuis plusieurs années maintenant, et comme monsieur Van Callaghan n’a jamais été particulière proche de lui, je pense que cela fait de moi la seule personne qui le connaisse vraiment. Je vis avec lui depuis l’université, et il m’a rabaissé par bien des façons, et de nombreuses fois… Néanmoins, il reste poli, et ce n’est jamais par réelle méchanceté qu’il le fait. Ni même pour montrer sa supériorité. C’est davantage parce qu’il… Comment dire cela ?... C’est parce qu’il n’arrive plus à réfléchir comme une personne d’intelligence moyenne. Résultat, il devient très exigeant. Mais si vous le connaissiez mieux, vous sauriez qu’il est aussi très dur avec lui-même ; les défis qu’il se lance, il n’est pas rare qu’il échoue à les faire. On ne dirait pas, mais Tom n’a pas une site haute opinion de lui qu’il semblerait.
Vous paraissez tous plutôt attaché à lui, alors que vous employez des adjectifs plutôt dépréciatifs…
Il est attachant ! » s’exclama l’agent Grey de vive voix avant de se reprendre. « Beaucoup le trouvent détestable, mais quand on le connaît bien, ou quand on lui a parlé, on s’attache très vite à lui. Parce qu’en fait… Il a ses petites manies qui le rendent… Je ne sais pas comment dire cela, mais je pense que vous m’aurez compris. Par exemple, lorsqu’il est dans une intense réflexion, il joint ses mains devant sa bouche. C’est assez déstabilisant, les premiers temps, mais on s’y fait rapidement. Et puis il y a aussi sa façon de se frotter les mains lorsqu’il devient nerveux ou qu’une question lui échappe…
Quand il relève le col de son manteau aussi, soit pour montrer qu’il sait déjà tout, soit parce qu’il est mal à l’aise » compléta Basile Watson. « Je suis d’accord avec l’agent Grey ; il a beau être détesté par beaucoup de monde, il reste néanmoins attachant. A sa façon. Surtout que c’est un très bon ami. On peut compter sur lui ; il ne l’avoue pas, et essaie de le cacher, mais lorsqu’il apprécie quelqu’un, il l’apprécie réellement, au point de la protéger, voire même, de la surprotéger. Il est loyal, et c’est rare ce très de caractère de nos jours.
Attachant, mais il n’en reste pas moins froid et distant » objecta, de nouveau, Erin.
« Vous dîtes ça parce que je parle peu ? » intervint Thomas, s’avança dans son fauteuil comme pour se rapprocher de sa patronne. « Je ne parle pas lorsqu’il n’y a pas besoin de parler. Je préfère observer, on apprend tellement plus en observant, l’agent Grey l’a si bien remarqué je ne peux que la féliciter. Je me tais parce que j’ai besoin d’un silence complet lorsque je réfléchis. Et je réfléchis souvent. A vrai dire, mon cerveau est comme une machine impossible à arrêter, il m’est impossible de cesser de penser, de réfléchir. Tout cela pour vous, agent Strauss. Ne prenez pas cet air surpris, vous savez que sans moi, des enquêtes seraient restées classées mais non résolues. Et si je ne parle pas, je joue du violon ou du piano. Parce que ce sont les deux seuls instruments qui me permettent d’être parfaitement calme. Leur musique douce m’aide à réfléchir, et à rester concentré. Vous me dîtes froid parce que vous ne savez rien de moi ? Au contraire, vous savez tout de moi, vous n’êtes simplement pas assez observatrice, voilà tout. Mon dossier ne divulgue pas grand-chose de ma vie privée, et de ma vie passée, cela restera ainsi. Personne n’en saura rien parce que c’est privé, et passé. Il vous suffirait d’observer, Madame Strauss. Juste observer…. »

Il n’ajouta rien, attendant patiemment que son chef prenne la parole, mais elle n’en fit rien. Elle l’observait. Ou plutôt, essayait de l’observer ; elle voulait lire sur son manteau quel genre de type il était, si les rumeurs fondées sur lui s’avéraient exactes ou non. Un sourire narquois naquit sur les lèvres de l’homme qui échangea un rapide regard avec Basile, puis Anjelika.

« Ce sera tout ?
Eh bien… Sauf si Messieurs Van Callaghan et Watson, ou Mademoiselle Grey, ont quelque chose à rajouter… Oui, ce sera tout.
Bien. Merci de votre temps à tous, je pense que Madame Strauss attend sagement qu’on se mette à la porte tout seul alors… Ne la faisons pas trop attendre et allons-y, voulez-vous ? »

Et sur ces mots, Thomas quitta le bureau le premier, remontant le col de son manteau, enfouissant les mains dans ses larges poches.



Physical description
« Comment il est ?
Comment est qui ?
Tu sais bien de qui je parle !
Non, je ne vois pas. »

La plus jeune des deux amies poussa un long soupire et leva les yeux au ciel ; elle savait qu’elle avait raison, et que sa profiler d’ami voyait très bien de qui elle était en train de parler. Mais c’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle feigne l’ignorance.

« Ce Thomas Montgomery dont tu me parles si souvent !
C’est tout à fait ton type, si c’est là ta question.
Non ! Enfin… Si mais… Roh allez, tu peux bien me le décrire un peu plus précisément, non ? Dire qu’il est mon type, c’est vague.
C’est vrai que tous les mecs sont ton type… ».

La brunette fit mine de ne pas avoir entendu la raillerie de son amie et, les yeux rivés sur cette dernière, l’incita à parler. Même si elle avait demandé pour se faire une idée de l’homme dont lui parlais son amie, ce n’était pas pour essayer de le mettre dans son lit à elle qu’elle le faisait. Mais plutôt pour voir s’il ne formerait un beau couple avec la profiler.

« Que veux-tu savoir de lui ?
Tout.
Mais encore ?
Eh bien… Est-ce qu’il est grand ? Brun ? Plutôt mystérieux d’apparence ? Que dégage-t-il ? Son parfum ? Ses vêtements… Tout, quoi.
Ca va, tu n’es pas trop exigeante » railla de nouveau Anjelika en soupirant.

Voyant que son amie ne réagissait pas, elle se redressa, avala une gorgée de café, se cala plus confortablement contre le dossier de sa chaise, croisa les bras, les yeux dans le vague. Comment décrire Thomas ? Ou plutôt, par où commencer pour le décrire ? Il y avait tant de choses à dire sur lui, et sa façon d’être… La lancer sur le sujet, c’était prendre le risque qu’elle ne cesse jamais de parler.

« Tout, hein ?
Hm.
Il est très efféminé. Du moins, c’est l’effet qu’il donne au premier coup d’œil. Il est grand, et très fin, on a l’impression qu’au moindre coup de vent il va s’envoler ; mais… Même si ça peut sembler moche, ça lui va. Je veux dire… Il a un visage fin, et des traits d’enfants ou d’adolescents, donc sa carrure est parfaite pour lui. Je ne pense pas qu’il soit très musclé, mais s’il l’était, ça casserait son charme. Ca briserait l’image frêle qu’il dégage et qui est renforcée avec les chemises fines en soie qu’il revêt souvent. Si tu veux mon avis, la violette et la noire lui vont le mieux ; ces deux couleurs le rendent… Sexy.
Anjelika !
Quoi ?
Depuis quand tu trouves un autre homme que Ryan Gosling sexy ?
Roh ça va ! C’est pas parce qu’il est attirant physiquement que ça cache quelque chose.
Mais oui, je te crois…
Bon, tu me laisses finir ? Merci. Il s’habille bien. Classe je veux dire. A mon avis, il doit avoir du fric, même s’il ne le montre pas ; ça m’étonnerait que ses chemises soient achetées à la superette du coin. Il porte toujours une écharpe, dans les tons de bleu il me semble, et un long manteau. Le manteau aussi, ça le rend un peu plus féminin. Sauf quand il relève son col, là, ça lui donne un côté mystérieux et un peu sauvage. Comme un félin… En fait, il ressemble à un félin. Un félin, ou à un serpent.
C’est censé être un compliment ?
Oui. Ce côté animal… C’est vraiment… Je ne sais pas comment dire, mais ça le rend plus… Enfin, tu m’as comprise.
Euh… Pas vraiment, non.
Cela ne fait rien. J’en étais où déjà ? Ah oui, son manteau ! En général, il porte un pantalon type costard, mais je crois que j’ai du le voir une fois ou deux en jean. Et a des mocassins aux pieds. Immaculés. A mon avis, il dépense une fortune au pressing. Il a une montre aussi, au poignet gauche je crois. Il ne met pas de cravate, ou alors très rarement, mais il me semble ne l’avoir vu avec. Ses vêtements sont souvent de couleur sombre ; je te disais tout à l’heure, noir, violet foncé, bleu foncé… Un peu de blanc parfois, pour ses chemises, sinon ça reste plutôt terne. Ce qui rend son teint encore plus livide qu’il ne l’est déjà !
Il est pâle ?
Plus que tu ne peux l’imaginer ; on dirait un cadavre ! Il doit avoir une peau de rouquin, bien qu’il soit brun… Quoique, à bien y réfléchir, je doute que le brun soit sa couleur naturelle. Ses sourcils sont plus entre le châtain et le blond… »

Elle fit une courte pause pour reprendre son souffle ; elle en profita pour boire une nouvelle rasade de sa boisson. Elle s’apercevait, à mesure qu’elle esquissait cette courte description, qu’elle avait souvent observé Thomas sans réellement s’en apercevoir. Elle ne s’était, par exemple, jamais rendu compte qu’elle avait noté que l’homme avait les sourcils plus clairs que ses boucles noires. Pas plus qu’elle n’avait été consciente de savoir si ses mocassins étaient cirés ou non.

« Houston, on a un problème. On vient de perdre Anjelika…
Hein… ? » répondit celle-ci, sortant lentement de sa torpeur. « Mais non tu ne m’as pas perdu.
Heureusement d’ailleurs, je te rappelle que tu m’as invité à prendre un café, je n’ai donc pas de liquide sur moi pour payer la note. Et puis ton portrait de ce cher Thomas commençait à devenir intéressant.
Tu trouves intéressant que je parle de ses sourcils ?
Au lieu de faire l’idiote, continue donc.
Je ne vois toujours pas pourquoi tu tiens tant à savoir à quoi il ressemble. Il n’a rien de plus que les autres.
Tu plaisantes j’espère ! Tu as dit que tu l’avais trouvé sexy ! Depuis qu’on est gosse, je ne t’ai jamais entendu dire cela d’un mec. A part de Ryan Gosling, et encore, tu l’as dis que dans Fracture. Alors tu vas me faire le plaisir de continuer à me décrire Thomas. Sur-le-champ !
A vos ordres Capitaine. Je disais donc qu’il devait être blond de naissance. Mais le brun lui va mieux. Enfin, j’en sais rien, je ne l’ai jamais vu blond, et je ne préfère pas. Ses yeux perdraient tout leur éclat.
De quelle couleur ils sont ?
De quoi ?
Ses yeux.
Bleu électrique. Vert émeraude. Gris pierre. Ca dépend en fait. Ils sont plus bleu ciel avec une légère teinte gris pâle selon l’angle. Parfois, ils tirent vers le vert olive. Ils sont beaux, ça, c’est sûr. En fait, ils semblent briller et laissent transparaître toutes ses émotions. Il a un visage très expressif d’une façon générale et même s’il est un bon menteur, il ne peut contredire son regard et les traits de son visage… Il a un nez assez fin, légèrement en trompette. Ca le rend craquant, et lui donne un air gamin.
Et sa bouche ?
Hm… Sa lèvre supérieure est fine, mais sa lèvre inférieure est un peu plus pulpeuse. Comme sa peau, elles sont plutôt claires. En fait, quand il est en face de toi, il ressemble à une vipère. Parfois, sa pupille est si contractée, qu’on n’a l’impression qu’elle n’est qu’une mince trait au milieu de son iris. C’est fascinant… »

Sa voix s’était éteinte dans un semi-murmure ; les yeux de Thomas, c’était le premier truc qui avait capté son regard. Oui, il avait des yeux fascinants. Un regard unique qui attirait l’attention. On ne pouvait décrire le jeune homme sans parler de ses yeux comme d’un étrange joyau.

« Il dégage une aura froide… Froide, mais attrayante. On est tout de suite intrigué quand on le voit. On se demande quel type peut s’habiller ainsi ? Paraître si efféminé en étant, dans une certaine mesure, viril… Je pense qu’il te plairait. Vraiment. Si tu le croisais, tu regretterais vite de t’être fiancée avec Adrian.
Ah oui ? Moi je pense surtout que c’est à toi qu’il plaît…
Eh bien détrompe-toi ma chère Alicia. Il est pas mal, ça, je ne te le cacherai pas, mais c’est tout. Satisfaite ?
Plutôt oui. Il ne me reste plus qu’à le rencontrer.
Alors pour ça, tu risques d’attendre encore longtemps. »

Anjelika ne put s’empêcher de sourire ; Alicia avait très peu de chance de rencontrer Thomas. Et même si elle le croisait, par hasard, dans la rue, la profiler était plus certaine qu’elle ne le remarquerait pas ; le jeune homme était comme un caméléon. Lorsqu’on faisait attention à lui, on s’apercevait qu’il était différent des autres, mais dans une rue bondée, il était un passe partout. Relevant les yeux de sa tasse de café, son regard se posa sur une silhouette familière sur le trottoir d’en-face. Elle fronça les sourcils et allait pour parler lorsqu’un bus passa. La minute d’après, l’homme qu’elle avait pensé voir avait disparut. Oui, Thomas était un vrai caméléon.



Are you good at your job ?
« Pouvez-vous nous parler de vos débuts ?
Mes débuts ? » répéta-t-il, sans comprendre.
─ « Oui. Je lis dans votre dossier que vous avez fait vos études en Angleterre, puis vous avez intégrer Scotland Yard avant de changer de voie…Alors parlez-moi un peu de vos précédents boulots ; pourquoi avoir quitté Scotland Yard ?
Vous avez mon curriculum vitae sous les yeux, non ? » demanda-t-il d’un ton sans équivoque avant de se reprendre. « J’ai toujours été excellent, à l’école. Depuis mon plus jeune âge. Mes résultats étaient plus que satisfaisant pour mes enseignants ; j’étais un véritable prodige. Mais ça ne suffisait pas pour que je sois premier. Il y avait cet élève, Edward Van Callaghan, qui était meilleur que moi – ce que je ne supportais pas. Je devais être le meilleur, dans tous les domaines. Je devais exceller de partout. Ce sentiment, ce besoin est encore valable aujourd’hui… J’étais très attiré par les enquêtes ; mon romancier préféré étant Sir Arthur Conan Doyle et étant un très grand admirateur des aventures de Sherlock Holmes, je me suis toujours dis que je ferai un parfait enquêteur. Mes capacités intellectuelles m’ont permis de très rapidement intégrer l’Ecole de police de Londres, j’ai passé mes examens et les ais réussi. Bien sûr. J’aimais l’adrénaline, j’aimais me montrer plus malins que les criminels, j’aimais recevoir des médailles pour toutes les affaires closes grâce à moi… Et puis, il y eût cette enquête. Le criminel jouait avec nous, et je ne parvenais pas à trouver la moindre erreur. Tout était calculé. Minutieusement. L’homme était d’une intelligence redoutable, et mon égo en prenait un coup. Je ne pouvais pas me faire avoir par un tel individu ! Mes supérieurs m’ont ordonné de faire appel à des… Profilers. Eux seuls pouvaient m’aider ; j’ai suivit leur conseil. Le profiler qui est venu, l’agent Hendersen, s’est montré efficace. Mais je ne restais pas convaincu par son profil. Je voyais beaucoup d’erreurs ; une dispute a alors éclaté entre nous. C’est là que j’ai compris que mon rang était bien inférieur au sien. Que je ne serai jamais le meilleur en n’étant qu’un simple lieutenant… L’agent Hendersen venait de me faire mon profil psychologique en l’espace de quelques secondes et était parvenu à me faire taire pendant quelques secondes. Vous savez, Madame Strauss, je suis quelqu’un de très observateur. Il me suffit de quelques minutes pour cerner une personne. J’ai également peint un rapide portrait d’Hendersen. J’ai vu que j’avais raison. Et j’ai sut que je devais changer de voie.
Alors, vous vous êtes tourné vers le profilage… ?
Alors je me suis tourné vers le profilage. Mais pour avoir les meilleurs cours possibles, je devais quitter Londres. J’étais jeune, lorsque je suis entrée à Scotland Yard, et je suivais toujours des cours de psychologies à la faculté de Nottingham ; quitter Londres, signifiait quitter mes cours. Je me suis alors installé aux Etats-Unis. Aux abords de la capitale politique, à Arlington, en Virginie. J’y réside toujours, d’ailleurs. En m’installant là-bas, je pouvais suivre des cours de criminologie et de psychologie, et me renseigner sur le métier de profiler. Je devais avoir un peu plus de vingt-six ans lorsque j’ai intégré le Behavioral Analysis Unit après un stage d’un an. Lors de mon stage, j’avais fait la connaissance d’une nouvelle recrue, que vous connaissez bien si je ne m’abuse, je crois qu’elle aime vous mettre des bâtons dans les roues, Madame Strauss… », il s’interrompit, veillant à ce que son interlocutrice sache bien de qui il parlait avant de continuer. « J’ai eu l’agréable surprise de me retrouver dans la même équipe qu’Anjelika Grey. Mais très vite, il y eut cette compétition persistante. Et ma soif de supériorité ne pouvait être assouvie avec le métier de profiler… Faire des profils pour le compte de petits flics véreux n’était pas ce que je désirais. Mes collègues étaient très bons – même si seule Anjelika s’était avérée être d’une intelligence remarquable – mais j’avais besoin de leur être supérieur encore. Environ dix mois après avoir rejoint le Département, je le quittais. Je me suis inscrit à la Faculté du Maryland ; j’ai longtemps réfléchit à la carrière qui me permettrait d’avancer et j’ai finit par la trouver. Je voulais être meilleur que les profilers ? Je voulais être celui qui profilerait les profilers ? Je n’avais pas d’autres choix, je devais devenir psychologue pour le Behavioral Analysis Unit. Je savais que j’en étais capable. J’en suis capable. Je ne veux pas me servir de leur faiblesse, non, loin de là… Je veux juste qu’ils cessent de prendre leur air suffisant de petits profilers qui savent tout sur tout en étudiant une victime d’un criminel. Je sais tout d’eux en observant leurs faits et gestes. Je sais tout d’eux grâce au shampoing qu’ils utilisent.
Je pourrai vous refuser ce job à cause de votre arrogance, vous savez…
Vous pourriez, en effet. Mais vous ne le ferez pas. Parce que vous savez que j’ai ma place ici. Et que vos super profilers, tout profiler qu’ils soient, ne sont rien de plus que des hommes. Qu’ils ont leurs faiblesses, et qu’il leur faut quelqu’un pour les épauler en cas de doute. Et vous savez que je suis le seul à être capable de cela. »

Il n’y eut aucune réponse, et un sourire satisfait étira les lèvres du Dr Montgomery. Il avait raison, il l’avait toujours sût. Le job était à lui.



Who are your friends ?
GREY, ANJELIKA C.(you and i) « Qu’est-ce qui vous lie à l’agent Grey ?
Ce qui me lie à Anjelika ? Je ne saurai le dire tant c’est compliqué. Je crois qu’il n’y a pas de mot, ni d’expression, qui peut définir ce que nous ressentons l’un pour l’autre. Ce n’est pas de l’amour, c’est certain. Ce n’est pas plus de la haine. Ni de l’amitié, ou une quelconque autre forme d’affection… C’est… Indescriptible, je dirai. Et probablement malsain. Il y a de l’attirance, c’est indéniable… Mais non, nous n’éprouvons aucun sentiment vis-à-vis de l’autre. Je la méprise et la respecte en même temps ; elle me tolère et m’admire à la fois. J’aime ce qu’il y a entre nous, même si, au fond, il n’y a rien. Ou plutôt, il y a bien trop de choses pour que je les énonce toutes ici. Nous avons toujours été en compétition ; on faisait parti de la même équipe, lorsque j’étais profiler, et c’était une guerre à qui établirait le meilleur profil en un temps record. Nous étions d’une intelligence rare l’un comme l’autre. Et, elle comme moi, nous détestons être relégués au second rang. Chacun notre tour, nous gagnions les défis que l’autre nous lançait ; et puis, j’ai quitté le Département. Le niveau ne me suffisait plus, j’avais besoin d’être encore meilleur que ces pauvres profilers ; je devais les dominer. Leur prouver que j’étais bien plus malin qu’ils ne le seront jamais. Je devais, avant tout, me montrer supérieur à Anjelika. Lorsque je la vois, lors de nos séances ensemble, notre esprit de compétition se réveille. Elle attise mon égo, le force à toujours se développer… Vous voulez savoir si j’aime Anjelika ? La réponse est non. Ce que j’aime, c’est la rivalité qui nous oppose. »

WATSON, BASILE W.(we live together) « Entre Watson et vous, c’est platonique ?
Je vous demande pardon ? Comment ça… Platonique ? Vous ne pensez tout de même pas que Basile et moi on… ? Nous vivons ensemble, c’est ce que font la plupart des colocataires, non ? Ca ne veut pas forcément dire qu’il y a plus là-dessous. J’ai rencontré Basile à l’université ; nous partagions la même chambre, à l’époque. Il faisait des études de médecine, et moi de psychologie. Il est sans doute ce qui se rapproche le plus d’un ami, pour moi… Il est sans doute la seule personne sur toute cette Terre à réussir à me supporter, vous savez. Je ne dis pas que c’est tous les jours faciles, ça ne l’est jamais, mais il ne se plaint que très peu de mon caractère… En fait, maintenant que vous me le dîtes, il est vrai que plusieurs fois, on a fait des sous-entendus à propos de nous ; je n’avais jamais compris qu’ils pensaient que nous étions… Un couple ! Nous n’en sommes pas un. Les apparences sont parfois trompeuses ; Basile est attaché à ses cadavres, et moi… A mon boulot. ».

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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 18:16



What's your story ?
Erich Fromm a écrit:
Man is the only animal for whom his own existence is a problem which he has to solve
« Pourquoi vous engagerai-je ?
Vous voulez dire, à part le fait que votre ancien psychologue a démissionné et qu’il vous en faut un nouveau pour vérifier l’état de santé de vos profilers ?
Non, je veux dire, pourquoi vous engagerai-je, vous, et pas l’un des soixante-neuf autres psychologues consultants qui ont posé leur candidature ?
Vous exagérez lorsque vous dîtes qu’il y a soixante-neuf autres candidats. Nous devons être une vingtaine, au maximum.
Là n’est pas la question, Dr Montgomery ! » s’impatienta Erin Strauss, posant violemment son stylo bic sur le bois brillant de son bureau. « Qu’avez-vous de plus que les autres n’ont pas ?
─ Une intelligence remarquablement grande, un sens de l’observation très fin et une aptitude inné pour ce genre de travail ?
Je ne plaisante pas.
Oh mais moi non plus. Moi non plus. »

La chef de section soupira ; cela faisait dix minutes que le jeune homme était entré dans son bureau, et il la fatiguait déjà. Il battait tous les agents du Département réunis haut-la-main. Elle avait pourtant l’habitude, entourée de profiler comme elle l’était, de se retrouver face à un tel comportement ; aussi puéril qu’hautain et exaspérant. Et puis… Ce n’était pas la première fois qu’elle le voyait. Mais elle avait oublié Ô combien il pouvait être lassant lorsqu’il y mettait du sien. C’est-à-dire, tout le temps.

« Vous m’avez parfaitement comprise. Il n’y a peut-être qu’une vingtaine de candidats, vous êtes peut-être brillant selon certains, ou considéré comme un psychopathe sanguinaire selon d’autres, je ne vois pas pourquoi je vous accorderai ce poste plus qu’à un autre. D’autant plus que vous n’avez encore jamais exercé en tant que psychologue tandis que… Qu’est-ce que vous faîtes ? » s’interrompit-elle en voyant le jeune homme se lever et attraper son manteau. « Dr Montgomery veuillez vous rasseoir immédiatement !
Pourquoi faire ? Vous semblez décidée à ne pas m’engager, autant ne pas perdre notre temps à tous les deux.
N’êtes-vous pas censé vous défendre ?
Je ne sais pas… Le devrais-je ?
Peut-être bien, oui. »

Un fin sourire sur les lèvres, Thomas réajusta sa chemise violet foncé, lança un coup d’œil circulaire ; il finit par obtempérer, un air de vainqueur satisfait plaqué sur le visage. Néanmoins, il conserva le silence ; ses yeux entre le gris limpide et le bleu électrique posés sur le dossier que sa superviseure tenait entre les mains et dont le nom inscrit était le sien. Erin finit, elle aussi, par lever les yeux dudit dossier pour observer son interlocuteur qui n’avait toujours pas prononcé le moindre mot.

« Eh bien, qu’attendez-vous ?
Je ne sais pas.
Vous ne savez pas quoi ?
Je ne sais pas quoi dire.
Démontrez-moi que ce rôle est fait pour vous.
Je n’en ai pas besoin, vous le savez déjà. »

De nouveau, elle soupira. Elle n’aurait jamais crut possible qu’un homme puisse être aussi arrogant et si… Détestable. Et pourtant, elle avait la preuve vivante que c’était bel et bien possible juste en face d’elle. Cet homme était… Elle ne trouvait pas les mots justes pour le définir tant il lui sortait par les yeux. Et encore, c’était un euphémisme. Il l’insupportait. Et là encore, l’expression était faible.

« Je suis né à Londres, un soir d’été pluvieux, à l’hôpital Saint Thomas, d’un père inconnu et d’une certaine Mary Elizabeth Grant. Elle était sans doute âgée de dix-huit ou dix-neuf ans lorsqu’elle me mit au monde et cette épreuve lui ôta la vie. Mais, avant de rendre son dernier soupire, elle a émit le désir de me nommer Montgomery, qui était sans doute le nom de mon père, et non pas Grant. Enfant illégitime conçu lors d’une soirée trop arrosée, les parents de cette pauvre Mary avaient très probablement décidé de la mettre à la porte en apprenant sa liaison d’un soir avec un inconnu. Mais, malgré cette expulsion injuste, Mary avait tout préparé ; elle devait accoucher à l’hôpital Saint Thomas, de façon anonyme, et elle me placerait dans un orphelinat par la suite en indiquant le même nom qu’elle avait donné à l’hôpital ; Montgomery. Ainsi, je devais hériter d’une fortune considérable s’il devait lui arriver malheur. Et ce, même si elle ne pouvait m’élever…
Pourquoi me racontez-vous ça ?
N’est-ce pas là ce que vous m’avez demandé ?
Non, je vous ai demandé des preuves de votre prétention injustifiée, pas de m’émouvoir avec votre triste histoire. Je la connais vous savez, j’ai votre dossier sous les yeux.
Je le sais. Mais si vous voulez que je vous prouve que ma place est à poste, laissez-moi continuer. »

La chef de section leva les yeux au ciel ; pourquoi avait-elle fait l’erreur de prendre son dossier, d’étudier son CV qu’elle connaissait déjà, de lui donner un rendez-vous ? Et surtout, pourquoi fallait-il qu’il ait toujours raison ? Même lorsqu’il avait tort, il trouvait le moyen sordide d’avoir raison. Oui, elle ne l’appréciait pas. Ce qui était valable pour la plupart des personnes placés sous sa direction, mais lui plus que d’autre. Encore une chance qu’il ne veuille pas lui prendre son poste, ce serait le pompon !

« Mary Elizabeth Grant est décédée quelques dix minutes après avoir accouché, faisant de moi l’unique héritier de sa fortune. Sa famille était propriétaire d’un large domaine dans le Nord de l’Angleterre, et possédait également quelques terrains en Ecosse, et en Irlande ; fille unique, elle était celle qui avait récupéré tout les biens de sa famille, même après son péché. Selon ses désirs, les infirmiers et infirmières de l’hôpital Saint Thomas me placèrent au Wammy’s Orphanage ; l’orphelinat choisit par Mary et qui m’avait d’ores et déjà réservé une place. Tout porte à croire que j’étais un bébé comme tous les autres. Je ne me souviens pas de tout ; mes souvenirs de là-bas sont plutôt… Flous, vagues. C’est comme si ce n’était pas réellement arrivé. Comme si toute mon enfance n’était qu’un rêve… J’étais toujours seul, à l’écart des autres et je ne jouais jamais. Les jeux ne m’intéressaient pas. Ou plutôt, ils ont cessé de m’intéresser lorsque j’ai eu six ans. Je ne sais pas pourquoi j’ai subitement eu ce désintérêt pour l’amusement ; je crois que je voulais grandir beaucoup trop vite… Vous connaissez le Wammy’s Orphanage, Madame Strauss ?
De nom seulement. Et de réputation, il semblerait qu’il soit l’un des meilleurs orphelinats de Londres.
Il l’était. A présent, il n’est plus qu’un tas de cendres… Mais ceci n’a rien avoir avec ma personne. En réalité, le Wammy’s Orphanage a la particularité d’accepter des enfants de tout âge jusqu’à leur majorité. Et même au-delà si les orphelins ne trouvent pas de quoi se loger. Et l’orphelinat ne faisait office d’école pour jeunes orphelins. Non, la Directrice, Madame Stappelton, avait créé un partenariat avec une école publique ; dès l’âge de trois ans, chaque orphelin était inscrit et devait se rendre à l’école pour la journée. C’était une école comme n’importe quelle autre ; il y avait des cancres, et des petits génies. Des riches et des moins riches…
Passez donc toutes ces futilités, Dr Montgomery, et venez en aux faits.
Vous êtes du genre impatient, hein ?
Je ne suis pas là pour plaisanter, et j’ai bien d’autres choses on ne peut plus urgentes à faire.
Trouver un moyen de virer l’agent Hotchner ? Vous n’y parviendrez pas. J’ai lu son dossier, cela ne m’étonnerait pas que d’ici trois ou quatre ans il soit nommé chef de section à votre place.
Les faits Dr Montgomery ! » grogna Erin entre ses dents, faisant mine de ne pas avoir entendu l’ultime phrase de Thomas.
« Comme vous voudrez. C’est grâce à l’école que j’ai développé un grand goût pour la lecture. Par chance, l’orphelinat était doté d’une immense bibliothèque ; dès l’âge de six, ou peut-être sept, ans, j’y ai passé mes journées. Les instituteurs ne me disaient rien ; tant que je ne martyrisais pas les autres pensionnaires, ou que je ne faisais rien brûler, mon silence et mon mutisme leur allait. Je crois pouvoir affirmer sans me vanter ni mentir que Madame Stappelton m’appréciait beaucoup ; elle voyait en moi un garçon prometteur, et admirait mon envie de toujours en apprendre plus. Ancienne institutrice dans un collège, elle m’a aidé à apprendre le latin et le grec ancien. Nous passions parfois des heures entières enfermés dans un coin reculé de la bibliothèque à échanger diverses opinions sur les livres que nous avions lu, ou a parler le latin pour notre simple plaisir… J’avais dix ans lorsqu’elle m’apprit qu’elle avait trouvé ma famille. Ou plutôt, que mes aïeuls maternels l’avaient contacté avec le désir de me rencontrer. J’acceptais, trouvant l’idée de connaître mes origines alléchante. La rencontre eu lieu, comme prévue. Mais ma déception fut grande ; le Lord Grant et son épouse avaient fait envoyer des domestiques, ne souhaitant pas se mélanger avec d’autres orphelins. Je fus amer avec les pauvres domestiques, et leur demandais de ne plus remettre les pieds dans ma maison. J’avais grandis au Wammy’s Orphanage, je vivais au Wammy’s Orphanage. Contre toute attente, les Grant annoncèrent à Madame Stappelton la somme de la fortune qui avait été placée à mon attention dans un coffre à la banque par ma mère. Ils m’envoyèrent une dernière lettre pour me prévenir qu’ils comprenaient ma décision, et que j’hériterais aussi de leur fortune, en plus de celle de ma défunte mère, à leur décès… Le drame survint trois mois plus tard, tout au plus.
Qu’avez-vous fait de cet argent ?
Je n’avais que dix ans et aucun droit sur cette fortune qui m’attendait… Je n’en ai rien fait. La vie a suivit son cours. La Directrice de l’orphelinat tomba malade trois ans plus tard, nous dûmes cesser de nous voir pour nos discussions habituelles. Elle voulait que je parle avec les jeunes de mon âge, plutôt que me renfermer sur moi-même. Je lui ai promis de faire des efforts, mais je ne tins pas cette promesse. Ces enfants, les autres orphelins, étaient indignes de tout intérêt. J’ai continué de dévorer les livres de la bibliothèque ; j’ai entamé la lecture d’épais livres documentaires sur la psychologie, j’ai trouvé cela intéressant. Passionnant, même. Mon sens de l’observation s’est alors développé ; j’ai commencé à mépriser ceux qui étaient incapable de voir, et de deviner. Je me suis lié avec un orphelin un peu plus vieux que moi, qui était arrivé quelques années plus tôt. Il était très renfermé, lui aussi, mais c’était par timidité.
Hm, oui, il s’appelait… Samuel Peter Jefferson Stanford. Il est… Décédé au cours de l’hiver quatre-vingt seize… » murmura la femme, levant les yeux du dossier pour observer tristement le psychologue.

Ce dernier s’était levé quelques minutes plus tôt. Il se tenait droit, les mains dans le dos. Thomas ne la regardait plus ; il s’était approché de la fenêtre, et avait ses yeux clairs rivés sur la rue. Il n’avait jamais rien dit sur sa vie passée, considérant que c’était privé, et qu’il était inutile de raviver les douleurs du passé. Jamais il n’aurait imaginé que c’était à Erin Strauss qu’il en parlerait. En fait, jamais il n’aurait pensé en parler. Dévoiler une vie antérieure qui ne représentait plus rien à ses yeux n’avait aucun intérêt. Il ne s’en souvenait presque plus, de toute manière. Et ses quelques souvenirs étaient brumeux, comme s’ils n’étaient pas réels. Après tout, peut-être était-ce le cas ? Peut-être s’était-il inventé une vie pour ne pas avoir à revivre un évènement traumatisant ? Il ne pouvait répondre à cette question. Et il n’en avait guère l’envie.

« Je suis désolée. Pour votre ami…
Cela ne fait rien. C’était il y a longtemps maintenant. Et puis il n’était pas réellement mon ami, vous savez. En réalité, on ne se parlait pas. Il s’asseyait à côté de moi, en classe, il venait à ma table le midi ; lorsque nous devions faire des travaux de groupe, il venait avec moi… Un soir, environ cinq jours avant son décès, il est venu me voir, dans ma chambre ; il m’a dit qu’il avait quelque chose d’important à me dire. Il semblait terrifié. J’ai appris au cours de cette nuit qu’il était malade, une maladie incurable. Il souffrait du syndrome d’Andersen. La maladie provoque une faiblesse voire une paralysie des muscles ainsi qu’une arythmie cardiaque qui peut entraîner une mort soudaine.
Oui, j’en ai entendu parler.
Je ne pouvais rien faire pour l’aider. Il savait qu’il pouvait mourir d’un instant à l’autre et tenait à me parler. Il est mort avant la fin de la semaine… Beaucoup ont pensé qu’il est décédé suite à un arrêt cardiaque probablement causé par sa maladie…
Vous non ? »

Thomas ne répondit pas. Toujours devant la fenêtre, il posa une main sur la vitre propre ; le visage de Samuel s’était lentement dessiné sur le carreau. Mais ses traits n’étaient pas nets, ils semblaient… Effacés. Comme le reste des souvenirs du jeune homme. Il fronça les sourcils, ferma les yeux. Pourquoi ne se souvenait-il pas ? Pourquoi n’y parvenait-il pas ? Lentement, il baissa la tête, se forçait à se rappeler. En vain. Lorsqu’il rouvrit les paupières, l’image de Samuel avait disparu.

« Non. Je n’avais pas eu l’autorisation de voir le corps, mais je sentais qu’il n’était pas mort de cause naturelle. Pourquoi, sinon, serait-il venu me voir précisément cinq jours avant ? Cela n’avait aucun sens.
Vous pensez qu’il savait qu’il allait mourir ?
Je l’ignore… »

Il ignorait beaucoup de choses, en vérité. Plus qu’il ne voulait l’avouer. Surtout à partir de cet épisode. Il avait essayé de parler aux autorités, mais personne n’avait écouté un adolescent de tout juste quatorze ans qui lisait beaucoup trop de romans policiers. Personne n’avait crut les théories d’un gamin fan des histoires du grand Sherlock Holmes, personnage fictif de Sir Arthur Conan Doyle. Le jeune garçon qu’il était alors avait demandé à parler à Madame Stappelton ; elle, avait-il pensé, l’écouterait. Mais la Directrice, toujours malade, n’avait jamais répondu à ses demandes de rendez-vous. Et elle avait finit par périr, à son tour, pendant les vacances de Noël. L’année dix-neuf cent quatre-vingt seize n’avait guère été une bonne année pour l’entourage du jeune garçon.

« Que voulait-il vous dire ?
Qui ?
Samuel. Cinq jours avant sa mort, il est venu vous voir pour vous dire quelque chose d’important, non ? Qu’était-ce ?
Je… », commença le psychologue consultant avant de se taire. « Je ne sais plus… »

Cette réponse étonna Erin ; lui qui était toujours si sûr de lui, si confiant, si hautain semblait à présent perdu, désespéré, en proie à un désarroi total. Il n’avait plus le contrôle de son corps, et ses épaules étaient secouées par d’imperceptibles tremblements. Habituellement aussi émotif qu’un monument historique, le jeune homme avait à présent bien du mal à contenir sa peur. Peur de ne pas réussir à se souvenir. Peur du passé. Peur de l’inconnu.

« … Bien. Que s’est-il passé par la suite ?
Je me suis enfermé dans le seul domaine où je pouvais avoir un contrôle sur tout ; les cours. Le savoir. Lorsque j’ai eu dix-huit ans, j’ai quitté l’orphelinat ; je voulais aller à l’Université de Nottingham ; comme j’avais atteint ma majorité, je pouvais piocher dans le compte ouvert par mes aïeuls maternels, mais aussi dans l’héritage laissé par Mary. Ainsi, je me suis trouvé une chambre sur le campus de la faculté. C’est comme ça que j’ai fais la connaissance de Basile ; lui était étudiant en médecine, et moi en psychologie. Les premiers jours, nous partagions juste notre chambre. Petit à petit, on a sympathisé, et on s’est aperçu que notre objectif à tous les deux était Scotland Yard. Je suis entré à l’Ecole de police, en parallèle de mes cours à l’Université, et j’ai été admis à Scotland Yard. Je ne pouvais plus vivre sur le campus, donc j’ai trouvé un logement sur Londres que j’ai payé ; mais… Avoir un appartement pour moi seul ne m’a jamais vraiment tenté, alors j’ai cherché un nouveau colocataire. Mais aucun ne me supportait aussi bien que Basile. Lui avait continué ses études et venait juste de passer son diplôme de médecin. Il a accepté de me rejoindre et de partager l’appartement avec moi ; il s’est spécialisé pour devenir médecin légiste, tandis que moi, j’enchaînais les enquêtes. J’étais, en quelque sorte, le meilleur Inspecteur du service. J’aimais cette gloire. Ce flot de reconnaissance. Et puis, une enquête m’a bloqué. Je dus faire appel à un profiler selon les désirs de mes supérieurs. L’homme parvint à réduire considérablement notre liste de suspects. Tout le monde l’acclama ; je restais amer. Une confrontation entre lui et moi m’a permis de voir que je voulais plus. Plus que les médailles que pouvait m’offrir Scotland Yard. Basile finissait sa spécialisation lorsque je pris ma décision ; j’allais quitter Londres, l’Angleterre, pour aller me terrer aux Etats-Unis. Ce ne fut pas du goût de Basile, mais je ne l’écoutais pas. Je devais devenir profiler. C’était plus qu’une envie. C’était un besoin… Je me suis trouvé un appartement à Arlington, en Virginie, à quelques kilomètres de Quantico, je me suis inscrit pour des cours de criminologie et je suis parti m’installer là-bas ; j’avais vingt-quatre ans. Un an plus tard j’ai intégré le Behavioral Analysis Unit en tant que stagiaire.
Oui, je m’en souviens.
L’environnement me plaisait. J’aimais l’ambiance qui régnait dans ces lieux, sans m’y sentir à ma place. Ou plutôt si, mais je savais que je n’aurai jamais ce sentiment de famille. Je ne me suis jamais vraiment sentit chez moi ailleurs qu’au Wammy’s Orphanage. Mon stage fut une réussite, vous en conviendrez. Les examens furent d’une facilité déconcertante ; bien que le test de l’aptitude physique ne fusse pas mon plus gros point fort. Je savais me débrouiller, et j’étais assez observateur pour éviter les attaques. Le reste n’était que pur instinct. Je devins profiler ; il ne me restait plus qu’à attendre d’être affecté à une équipe pour revenir dans ces modestes bureaux. Mais… Même là, il me manquait quelque chose. J’avais perdu mes repères dans l’immensité de ce pays, et j’avais besoin de me souvenir de mes origines. J’ai donc appelé Basile, en lui demandant de venir me rejoindre. Une nouvelle fois. Il fut d’abord réticent, mais je savais qu’il ne résisterait pas. Et en effet, il vint. Il a quitté son emploi à Scotland Yard pour un poste de médecin légiste au Federal Bureau of Investigation. Le retrouver m’a permis de me sentir en accord avec moi et ce nouvel environnement. Je m’y sentais bien.
Et pourtant, vous êtes parti », objecta la chef de section. « Au bout de dix mois, vous nous avez quitté.
C’est vrai. Je me suis vite aperçu que j’avais encore besoin de plus. Que faire des profils n’était pas ce je cherchais. Je voulais contrôler les profilers. Je voulais leur être supérieur. Je suis parti du Département ; j’ai repris les cours de criminologie et de psychologie. J’ai cherché ma voie. Et je pense l’avoir enfin trouvé. Si je veux avoir un certain pouvoir sur les profilers, il me faut être leur psychologue. Ainsi, je serai celui qui se sert de ses capacités pour prouver qu’ils ne sont pas les meilleurs. Pour être exact, c’est pour leur montrer qu’ils ne sont que des hommes.
Ils le savent déjà.
Je sais. Mais je veux le leur rappeler.
Aucun de nos hommes ne se prétend supérieur à ses collègues.
Ai-je dis cela ?
Eh bien…
En réalité, Madame, » la coupa Thomas avant même qu’elle n’ait put commencer sa phrase. « En réalité, je ne dis pas qu’ils se prennent pour une quelconque divinité parce qu’ils sont capables de trouver la marque de votre shampoing en observant votre façon de tuer, mais plutôt qu’ils peuvent douter de leur humanité en notant leur ressemblance passée avec de prolifiques et dangereux criminels. Voir quelqu’un de façon régulière, se libérer de leurs doutes ne peut que leur être bénéfique. C’est pourquoi j’ai choisit ce métier. Je n’ai peut-être aucune expérience en tant que psychologue, je n’ai jamais exercé cette profession, je suis peut-être plus jeune que tous vos autres candidats, je suis peut-être d’une arrogance sans nom, vous ne pouvez me supportez plus de dix minutes, j’ai un avantage. Un avantage que personne d’autre que moi n’a. Et que personne d’autre n’aura… »

Il lui faisait de nouveau face, et avait quitté la fenêtre pour se poster devant son bureau. Il se pencha, plaqua ses mains contre le bois poli de la table et planta son regard bleu foncé dans les yeux de sa supérieure. Celle-ci n’avait pas retint un léger sursaut qui tira à son interlocuteur un sourire sadique.

« Quel avantage ?
Celui d’avoir été profiler. Je sais ce qu’ils vivent. Je connais leurs doutes, je les comprends. Et c’est ça qu’il manque aux autres. C’est aussi pour cela que le Dr Lafferty ne pouvait accomplir un travail parfait. Et c’est pour cela que vous saviez, avant même que je vous raconte toute mon histoire, avant même que j’entre dans cette pièce, et avant même que vous ayez lu les autres CV, que c’est moi que vous choisiriez pour ce job. Parce qu’il est fait pour moi. Et que personne ne pourra être meilleur que moi. Ai-je tort ? »

La chef de section déglutit et secoua la tête ; non, il n’avait pas tort. Et c’est bien à cause de cela qu’elle ne le supportait pas. L’air terrifiant disparu du visage fin du jeune homme pour faire place à son sourire satisfait ; oui, elle le détestait, c’était certain. Thomas se redressa, attrapa son long manteau qu’il enfila rapidement et se dirigea vers la porte du bureau. Il allait sortir lorsqu’il tourna la tête vers Erin.

« Je vous dis à demain Madame. »

Il lui adressa un clin d’œil et quitta la pièce en relevant le col de son manteau. Il ne savait toujours pas pourquoi il avait un trou noir pendant quatre ans de son existence ; il savait juste que son emploi au Behavioral Analysis Unit allait sans doute lui laisser le temps de trouver des réponses à ses questions. Et sans doute de recouvrer une partie de sa mémoire envolée…



PSEUDO • Tasha. CELEBRITE CHOISIE • Benedict Cumberbatch. AGE IRL • Almost 17 yo. MULTICOMPTE • N. Williams - C. Roberts - N. Vassiliev. COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM • J'étais sur the first one. NIVEAU D'ACTIVITE • NIVEAU DE RP • DEBUTANT MOYEN BON TRES BON CONNAIS-TU CRIMINAL MIND• Course ! And Hotch is only mine ! AS-TU UNE REMARQUE/QUESTION • Tasha/Hotch forever. AS-TU LU LE REGLEMENT •


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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 19:13

Tasha, t'as osé ! HY Et tu as parfaitement réussi, Thomas est superbe CHIBI J'adore les clins d'oeil avec Arthur Conan Doyle (bref, comment tu as transformé l'univers Sherlock Holmes en univers "CM" :3) et aussi comment il remballe Strauss siffle
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 19:19

Ce personnage est vraiment trèèèès mystérieux je trouve siffle Et comme j'ai dit sur MSN, des fois il pourrait être psychopathe ! En plus il a même fait peur à Strauss, elle qui n'a peur de rien (ou presque). Bref, j'adore CHIBI Obligée, je veux un lien (ah non, on l'a déjà) *sors* Bref, éclates-toi avec ce personnage Wink




❝ sometimes there are no words, no clever quotes to neatly sum up what’s happened that day. sometimes you do everything right, everything exactly right, and still you feel like you failed. did it need to end that way ? like i said, sometimes there are no words, no clever quotes to sum up what’s happened that day. sometimes, the day just… ends. ❞
► a. hotchner
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 19:31

Eh oui Lyse, j'ai osé (AA) Mais c'est Benedict qui m'a poussé à le faire ! Il me disait " Vas-y Tasha, fais un autre personnage. Fais un autre personnage. Inspire-toi de Sherlock pour ton perso. Modifie son histoire. Vas-y Tasha, tu en meurs d'envie " sur Twitter ! Si si ! Et bon... Je ne dis pas non à Benedict (AA) Moi aussi, j'adore comment il remballe Strauss mon Thomas Heroe En fait, j'aime trop sa façon d'être et chaque réplique. (Ah ha, oui, je me suis basée sur les romans de Sir Arthur Conan Doyle, haha, mais bon... Je voulais quelque chose d'unique pour mon petit chéri... En fait, l'histoire de l'orphelinat, j'ai du la piquer à Voldy o.o et un peu de Death Note aussi (x ).

Bah, je suis sûre que Strauss elle a peur d'Aaron. OBLIGE ! Qui n'a pas peur d'Aaron, de toute façon OUT Et puis, hein, il fait peur, mais il n'est pas psychopathe (pas encore du moins...). HAN OUI ! Un lien avec le Vénérable Hotch CHIBI Viens là Coco, on va se taper dessus pendant nos séances (;
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 19:41

Rebienvenue HY Un psy a la BAU,intéressant,tous les profilers vont devoir se lier avec lui que ce soit en bon ou en mauvais terme^^ A voir le personnage plutot en mauvais terme je pense.


Derek Morgan

The noir hero is a knight in blood-caked armor. He's dirty and he does his best to deny the fact that he's a hero the whole time... But he has promises to keep, and miles to go before he sleeps, and miles to go before he sleeps.F. Miller & R. Frost
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 19:58

Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire par là (a) Thomas est un être plein de sympathie et d'amour siffle Et oui Milie, tous les profilers vont devoir avoir un lien avec moi. A commencer par toi Twisted Evil (okay, OUT )
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 20:21

t'as osé copiiiiiiiiiiiiiiiiiine xD
remarque, ça devrait pas m'étonner xD

Re...Bienvenue Cool
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 20:49

(Re) bienvenue à toi !!!

Benedict est trop excellent donc comment ne pas craquer ?? Smile Wink
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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 21:07

Mes respects Tashou ! Coeur Tu rentres maintenant dans le cercle des multicomptes ! Wink
Bienvenue au club CHIBI Je te souhaites de bien t'amuser avec ce nouveau personnage ^^
Au plaisir de le découvrir, d'ailleurs Razz


Nolan & Marilyn

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MessageSujet: Re: « Boring. Chinese tonight ? » Mer 18 Avr 2012 - 21:44

En effet Coupine, ça ne devrait pas t'étonner (a)

JE PLUSSOIE NATH ! Comment ne pas craquer ? CHIBI Surtout quand il fait sa petite bouille trop cutie CHIBI Et puis bon... Benedict tout de même ! Coeur

Eh, je te tiens compagnie Gregou, j'suis pas trop mignonne ? OUT Coeur
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